photo Cuba 98Pendant cette retraite de réflexion de 6 semaines que je me suis imposée, sur mes engagements, sur l’avenir du PG, sur mon combat ou ma retraite de combattant etc.etc. , j’avais prévu une petite coupure, un seul billet de blog pour commenter l’actualité si riche de ce moment et elle valait le coup…Jour de grand bonheur, celui où le sous-marin du FN est battu par son propre camp après avoir été rejeté par le peuple français en 2012, sortie de route de son successeur et autres joyeusetés en ce moment qui porte le candidat de la France Insoumise, le fondateur de notre beau Parti de Gauche vers une possible victoire du Peuple Français contre l’oligarchie.

J’avis prévu cet article qui se fera mais, il est des moments où l’hommage doit primer sur l’avis porté à la politique française.

Une nouvelle, hélas logiquement inévitable, nous est parvenue dans cette nuit de novembre, la mort d’un très grand, de celui qui avec Che et Camillo entrait victorieux dans La Habana ce deux janvier 1959 alors que le dictateur Batista et ses compagnons de la pègre qui Chefaisaient régner corruption et misère sur l’ile de Cuba, avaient pris la mer pour un pays qui les accueillit sans soucis et avec lequel ils allaient pendant des décennies combattre la Révolution Cubaine et le leader maximo par tous les moyens (attaques, désinformation, tentatives d’assassinat).

J’avais 12 ans quand l’évènement fut connu en France, je m’en souviens comme on se souvient à cet âge des infos que véhiculait notre poste de TSF entre 2 bulletins sur la situation algérienne et le retour de De Gaulle. J’avais 14 ans quand le valeureux peuple de Cuba repoussait l’attaque de Playa Giron et ceci avec le putsh d'Alger fait partie de la naissance de mon engagement militant.

Cuba fait partie en grande place de ma construction de résistant, un voyage y fut prévu en 1971 mais bon il m’a fallu choisir entre un premier voyage vers la belle Yougoslavie Titiste et les moyens étant ce qu’ils sont, nous avons priorisé ce choix renouvelé avec bonheur sous forme d’étude une seconde fois.

Le voyage à Cuba se fit lui, beaucoup plus tard, en fin de période spéciale en 1998, renouvelé une fois en 2000, accompagné avec bonheur d'un grand ami passionné de musique qui découvrait la révolution pendant que je vivais intensément l'intitiation à cette musique. Ce furent deux découvertes de rêve. Je pourrais y décrire l’hospitalité des Cubains, leur courage devant l’adversité, leur certitude que la Révolution ne peut pas mourir, leur ingéniosité devant toutes les difficultés imposées par le blocus nord-américain ( réparer un appareil, une voiture sans avoir accès aux pièces, faire tenir un mur qui s’écroule quand le blocus bloque le ciment etc.), je pourrais y décrire la fière beauté des hommes et des femmes de ce pays, je pourrais parler de la belle réussite en matière de médecine et d’éducation ou des vestiges préservés de la bataille décisive de Santa Clara et, à deux pas de là, le sentiment de cette résistance qui ne s’éteint pas ressenti devant le superbe monument à la mémoire du Che Che mais  Roger Grevoul dans la « lettre hebdomadaire de Cuba »  à laquelle je vous invite à vous abonner, l’exprime tellement mieux que je ne pourrais le faire, qu’il me semble judicieux de lui laisser la parole :

« La mort de Fidel représente une perte immense pour toutes celles et tous ceux qui ne se résignent pas aux inégalités, aux injustices. Il représente un symbole de résistance et l’aspiration des peuples à la dignité, à l’indépendance et à la souveraineté. Il incarne l’aspiration de tout un continent et au delà de tous les opprimés en une vie libre et digne. Précurseur et visionnaire il avait alerté sur les conséquences d’un développement prédateur et encouragé les modèles soucieux de bien être de tous et visant à préserver la planète.

Fidel Castro a inculqué au peuple cubain l’idée généreuse de solidarité. Cuba a accueilli les réfugiés politiques du Chili, d’Argentine et d’ailleurs, les enfants de Tchernobyl, les enfants Haïtiens. Cuba a apporté son aide aux militants d’Amérique centrale, aux pays africains… Et dernièrement aux victimes du virus Ebola…Cuba a contribué à redonner ou améliorer la vue à des centaines de milliers de mals voyants d’Amérique du Sud, sa méthode « Yo si Puedo » a permis à plusieurs millions d’analphabètes d’accéder au savoir…Ce n’est pas pour rien que l’ONU a reconnu Fidel Castro comme le symbole de la solidarité mondiale. Et des journalistes, sans aucune pudeur, peuvent du haut de leur mauvais foie, parler de dictature. Silence et respect devant la dimension historique de celui qui s’en va !

Pour notre part, nous sommes fiers de coopérer depuis plus de vingt ans avec ce grand peuple, d’une petite ile. Les enseignements, les combats de Fidel Castro, pour un monde de Paix, plus heureux, plus juste, plus solidaire continueront à guider nos amis cubains. Et l’amitié, la solidarité, la coopération seront toujours plus présents.

Nous remercions tous les amis de Cuba et de France qui nous ont adressé en ces si cruelles circonstances des messages d’amitié.

Roger Grévoul
Président Fondateur
Responsable politique du Site Internet et de la Lettre Hebdomadaire. »

Place de la Révolution

Avec le peuple Cubain, avec la volonté et le courage de tous les résistants du monde y compris de France, qu’il me soit permis d’accompagner, dans  ces  jours de deuil, leur tristesse et de crier avec eux, une fois encore et toujours ce même cri : Partia o muerte, hasta la victoria siempre.

Avec ce souhait, déjà exprimé, d’avoir la force, la santé et les capacités de retourner à Cuba et d’assister le deux janvier 2019 à la célébration des 60 ans de la victoire, là-bas sur cette belle place de la Révolution, sous le beau visage de Che Guevara où la présence Fidel tant espérée nous manquera tant.