50 ans après...

22 février 2018

De Siemens à Bure, ils n’ont qu’une réponse : la répression De Bure à Belleville, ils continuent leur industrie mortifère

27973258_155321615275899_1917419852262668404_nLa semaine dernière, nous apprenons qu’à Belleville-sur-Loire, au pied d’une des deux centrales qui encadrent le pays Giennois, serait envisagé un stockage énorme de déchets nucléaires. Bien sûr, cette information révélée par Reporterre qu’il nous faut remercier pour l’avoir sortie car bien entendu, le lobby nucléaire, bien rôdé par les années du secret qui entoure les implantations, n’en avait dit mot.

Catastrophe pour notre région, déclaration en semblant d‘indignation du président PS de la Région qui en profite pour glisser que nous avons déjà beaucoup de boulot pour la nécessaire prolongation de 20 ans des 4 centrales de la région Centre-Val de Loire…Bref, pour nous anti nucléaires de la première heure, convaincus à la position tenue sans faille par le Parti de Gauche depuis qu’il élabora la charte éco socialiste et qui n’est pas prêt à la sacrifier pour quelques sièges en s’alliant avec ceux qui ont tout renié de la Gauche et de l'écologie, il n’y a qu’une attitude logique, légitime : combattre un tel projet s’il vient à voir le jour avec tous les moyens appropriés et sans exclure, si nécessaire, l’occupation du site jusqu’au retrait d’une telle perspective.

Dans le projet en cours d’élaboration, là-bas dans la Meuse, à Bure, nos camarades anti nucléaires mènent ce combat depuis des années, les militants locaux du parti de Gauche sont à leurs côtés depuis le début et le temps, les évènements du jour commandent aujourd’hui d’être plus que jamais solidaires de nos camarades comme le fait la députée Caroline Fiat qui, portant l’écharpe de sa fonction est sur place et apporte le beau  soutien comme doit le faire une élue de la Nation appartenant au courant de gauche.

En effet depuis ce matin, aux premières lueurs de l’aube naissante, 500 policiers aux ordres du Préfet, représentant de la République française, vous savez ce beau régime issu des Lumières, de la grande Révolution et de la déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen,  sont à la manœuvre pour déloger 40 occupants. Ils y sont comme ils étaient à Sievens, ils y sont comme ils seront à Notre Dame des Landes sous les ordres d'un Etat qui ne connait que la répression.

Parce que le nucléaire a prouvé son caractère dangereux, parce que le lobby et en premier lieu EDF a bloqué toute possibilité de recherche sur le renouvelable, parce que la finalité dépasse largement la production d’électricité, il est vital, comme le préconise le programme l’Avenir en Commun porté par Jean-Luc Mélenchon, de décider le processus de sortie de cette énergie et de lancer la mise en route des énergies renouvelables pour prendre le relais au plus vite.

On pourrait parler de ça, on pourrait, notamment au Parlement, avoir ce débat sur les déchets produits car effectivement il y a matière à débat mais que nenni… Ils ont la solution…après avoir utilisé les fonds marins, l’enfouissement dans la terre… La situation de la planète, la mort des hectares de terre viable, on verra ça plus tard… c’est-à-dire dans 28000 ans quand les déchets commenceront seulement à perdre une partie de leur force radio active…

Alors oui, nous combattons cette politique énergétique, nous en voulons pas d’une terre piégée par la volonté de lobbies irresponsables et la seule réponse apportée aux courageux militants qui font obstruction à cette politique mortifère c’est 500 policiers pour 40 manifestants… Telle est la sinistre réalité de ces années d’irresponsabilité politique qui aboutit à Sievens à la mort de notre camarade Rémy Fraysse, mort dans laquelle  le donneur d’ordre n’a aucune sanction et le tireur sort blanchi. Souhaitons simplement ce soir que ce scenario dramatique ne se reproduise pas.

Ce soir, à 18 h, pour tous ceux et toutes celles qui le peuvent et qui sont près des villes où les rassemblements de protestation se font, exprimons notre refus de cette répression sauvage et notre solidarité avec les zadistes de Bure.

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02 février 2018

Fonctionnaires : Au nom de tous les nôtres.

10154533_10202461334187406_8914433111298552929_nLe président Macron, le gouvernement Philippe et leurs députés inféodés au point de s’octroyer le droit de ne pas  siéger dans l’hémicycle quand parlent les députés du groupe dit insoumis, s’attaquent aujourd’hui à la Fonction Publique après avoir cassé les 150 années d’acquis du code du travail.

Ils en ont décidé la fin, au travers de plans de sortie pour les fonctionnaires et de recours au droit privé pour l’embauche. Ce plan déjà testé depuis 1991 aux PTT, produit les résultats que l’on sait en matière de qualité de service et  de stress des agents.

Ce procès en emplois privilégiés lancé en 1982 par le gouvernement PS qui préparait sa régression vers le libéralisme, symbolisé en services non adaptés par la scandaleuse loi « socialo-cédétiste » de massacre des PTT par Rocard/Quilès, illustré par la désertification de nos zones rurales ou péri-urbaines, démontré dans la misère des services de santé ou dans le sort réservé aux enseignants du public quand des millions coulent à flots vers l’enseignement privé, tué par les décisions de privatisation de Mitterrand, Chirac, Jospin ou Sarkosi arrive aujourd’hui à sa phase braderie par un plan dit de départs volontaire où nos chers media se font déjà un plaisir immense à dévoiler ce que chacun va toucher dans cette généreuse opération….

Au nom de mes camarades fonctionnaires, au nom de 43 années de services que je crois loyaux, dans les différents services de ce qu’étaient les PTT, je vis ces évolutions avec douleur et tristesse, avec cette volonté déterminée aussi d’une mobilisation populaire de grande ampleur qui en finisse avec ces lamentables politiques….

Comment, dans ces tristes moments, oublier ce qu’est la Fonction Publique, ce modèle dont devrait se glorifier notre pays ; comment ne pas se souvenir du travail difficile, nécessaire et dont nous bénéficions toutes et tous de ces infirmières, de ces aides-soignants sur-employés, mal payés et malgré tout  avenants quand ils ont à nous supporter dans la maladie, comment oublier nos maîtres et maîtresses de l’école publique à qui nous devons notre instruction et notre culture, comment ne pas me souvenir des services effectués en 43 ans de services où j’ai vu des facteurs braver la Loire en crue en faisant un détour de 20 minutes pour passer le fleuve, de ceux qui en bottes sur les quais de Gien inondés faisaient leur tournée quotidienne, des agents des guichets allongeant leur temps de trajet pour rejoindre dans les temps, sur neige et verglas,  leur poste, et pourquoi ne pas exprimer ma fierté d’être de cette famille, de celle de mon grand-père blessé de guerre, devenant fonctionnaire facteur à ce titre qui effectuait ses 3 tournées quotidiennes (réduites à 2 le dimanche), dans les années 30, de mon père receveur remplaçant qui rejoignait ses bureaux à mobylette en respectant scrupuleusement l’obligation de présence du dimanche soir au samedi 16 h, de ma mère au téléphone avec ses horaires à la noix et ses rappels incessants pour le service soit parfait.

Oui, nous étions si privilégiés que les fins de mois étaient souvent difficiles et que depuis 6 années bientôt notre point d’indice est gelé, nous étions si nuls que le modèle de la Fonction Publique française s’imposait comme référence dans le monde, nous étions si peu performants que dans les jours et les nuits de galère, nous réparions le téléphone avec objectif d’en finir dans les 3 heures, nous assurions aux guichets les services bancaires de tous ces pauvres ou ces classes moyennes qui, à l’époque n’intéressaient en aucun cas les banques privées.

Mais bon, taper sur la Fonction Publique, c’est comme maltraiter la fonction d’homme et femme politique, c’est un sport national dans ce pays… Regrettable mais faut faire avec…

Dommage simplement que ceux qui ont été élus par le Peuple relaient ce sentiment pour se faire une clientèle électorale comme d’autres et pour certains, ils cumulent, font usage des idées nauséabondes du parti du racisme pour coller à ce qu’ils croient être le sentiment du peuple Français.

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29 janvier 2018

Faut-il se satisfaire d'une progression...ou analyser notre impuissance à mobiliser ?

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Certes, je me réjouis de voir notre progression dans les deux partielles, voir se laminer le parti des idées nauséabondes ne peut que me satisfaire et, cerise sur le gâteau, voir à ce niveau le PS dont je combats l’orientation prise depuis 1983 ne peut me laisser indifférent mais faut il se résigner à voir une éternelle 3ème place laissant libre court à un débat entre un mouvement fantoche au service du président et une droite ayant épousé définitivement la thèse sarkosiste d'intégration des idées du Front National…

Faut- il pour autant crier victoire, faut- il se satisfaire d’une troisième place tendant à devenir pérenne, faut- il nier que malgré un travail colossal accompli par le groupe parlementaire soutenant l’Avenir en Commun ne modifie en rien une situation de l’abstention qui nous est totalement préjudiciable ?

C’est ainsi que se pose véritablement la question de l’angle électoral de la Révolution citoyenne.

Tout se résume en fait à la seule solution de la mobilisation populaire, mobilisation dans les votes bien sûr et sachons nous interroger sur cette situation que nous ne pouvons résumer à des territoires de droite ce qui est vrai ou à une attitude médiatique qui désigne à chaque élection les finalistes du second tour, créant de ce fait la notion de résultat connu et de vote inutile au premier tour. Non il y a d’autres paramètres sur lesquels nous devons nous interroger. Le travail formidable des députés du groupe, les positions pertinentes développées sur tous les sujets à l’ordre du jour, les propositions de loi sur les sujets les plus ardus de notre société portés par des Adrien Quatennens, Ugo Bernalicis, Caroline Fiat et autres non moins productifs et valeureux ne permet pas de développer suffisamment l’espoir nécessaire.

L’incapacité du monde du travail, qui se bat vu le nombre de conflits qui existent réellement, mais qui sombre très vite dans le piège tendu de la satisfaction catégorielle par des syndicats qui, hormis la CGT (et encore) ou SUD, soutiennent au final la stratégie « macronienne ». Nous l’avons vu avec les dockers où nous espérions l’élargissement des luttes, nous l’avons vu avec les raffineries, nous le vivons avec les gardiens de prison.

Que faudra-t-il pour que manifeste l’étincelle qui mettra le feu à la plaine ? Je n’ai pas plus que d’autres, la réponse à cette question ou la solution à cette problématique mais toujours est- il que cette difficulté de mobilisation joue énormément sur l’indifférence qui préside aux participations électorales.

Nous avons cette chance rare d’avoir le porteur d’espoir, Jean-Luc Mélenchon, cette réalité, peut-être plus exceptionnelle encore, de sa volonté de transmettre aux jeunes générations, nos années communes au Parti de Gauche me l’ont prouvé, son attitude avec les jeunes députés le démontre encore plus clairement.

Nous avons la chance de 9 années de travail immense au PG qui ont élaboré la colonne vertébrale et même plus du programme de haut niveau que représente l’Avenir en Commun.

Dès lors, que manque-t-il pour aller plus loin, accéder enfin au second tour des scrutins importants que sont la présidentielle et les législatives ?

Sans doute des pratiques héritées du passé PS qui, le diable étant dans les détails, nous conduit parfois à nous mouler dans des pratiques et positions dans la logique de la Constitution que nous combattons, peut-être une attitude trop respectueuse, dont je ne défais pas non plus, qui est un frein à la généralisation des luttes  d’un mouvement syndical qui refuse obstinément d’exercer sa dimension politique au nom d’une charte que pour l'un d'entre eux, il respecte quand ça l’arrange, probablement  avons-nous du mal à transformer la volonté de réussite électorale en volonté de mobilisation populaire et je le pense vraiment,  le choix du PG de se fondre petit à petit dans le mouvement dit insoumis au lieu de construire le parti fort, clairement identifié et représentatif d’un espoir immense sont des élements de réponse à la situation du courant abstentionniste.

Tels sont les enjeux mes camarades, qu’il nous faut réfléchir pour enfin gravir aux scrutins d’importance à venir à savoir les Présidentielles qui peut, espérons-le,  ne pas attendre 2022 et les législatives partielles ou pas qui se produiront. Face à ce questionnement, le sempiternel appel à l'untié de forces hétérocytes au nom d'une conception dépassée d'union d'une gauche unie dans laquelles certains sont en fait de droite, ne pèse pas bien lourd..

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23 janvier 2018

Mobilisation populaire et Jean-Luc Mélenchon seuls porteurs d’espoir pour les jours heureux.

114428897Depuis les réussites du premier tour de la présidentielle (20%) et  de l’élection d’un groupe parlementaire porteur de l’Avenir en Commun en avril et juin 2017, la grande mode en cours est au dénigrement systématique de JLM et du mouvement qu’il a souhaité.

Même si la pérennisation de  ce mouvement n’est pas ma « tasse de thé » et si je crois à la nécessité d’un parti de Gauche refondé, même si je crains une évolution de ce mouvement vers un retour à gouverner au lieu d’entamer la nécessaire révolution citoyenne, il y a urgence à conquérir la Présidence dans ce but.

Jean-Luc Mélenchon, je l’ai découvert en 1989/90, en ce temps où après 2 décennies de lutte pour les droits des homosexuels, après  une décennie où dans les 18 mois de gouvernement de gauche, Robert Badinter confirmait la dépénalisation de l’homosexualité, un jeune sénateur me révélait son courage en présentant une proposition de loi permettant aux homos d’organiser leur vie commune.

Sans rejoindre pour autant le PS, même PRS, j’ai suivi le travail brillant du ministre de la formation professionnelle et surtout me suis inscrit dans le beau combat et dans notre victoire du 29 mai 2005 contre le traité européen.

2008 a consacré mon retour à l’engagement des années 68 dans le parti crée par Jean-Luc en lequel j’ai retrouvé nos slogans et nos combats du mois de mai et des années 70, le Parti de Gauche. Jean-Luc a donc ma confiance et il aura ma voix jusqu’au bout comme je me battrai tant que le pourrai pour que le PG revienne à ce qu’il aurait dû être depuis le début, le parti développé, organisé, porteur de la pédagogie et de la formation nécessaire à la Révolution citoyenne.

Cependant, contrairement à ce qui se dit ou s’écrit, Jean-Luc n’est pas pour moi un gourou et je ne sais pas être une groupie… Il est cependant une référence comme très peu ont existé depuis la grande Révolution.

A ce titre, il m’arrive d’être en désaccord et je le suis quand il s’agit de sortir du rôle de déclencheur de débats comme celui de la GPA pour se limiter aux slogans du commun, je le suis quand existent des tendances suicidaires de croire à la valeur de mouvements comme le fut celui du défunt Front de Gauche ou quand se développe l’idée de pérenniser le mouvement qui aurait dû rester électoral, de la FI, je le suis quand la volonté révolutionnaire cède le pas devant le réalisme du moment ou le légalisme de la 5ème République comme le referendum constituant ou le salaire net plutôt que le vrai salaire, le brut.

Mais la confiance, l’adhésion aux valeurs que porte notre camarade sont des atouts beaucoup plus précieux que ces points de divergence.

Outre une vision géopolitique de premier plan, une adhésion totale et claire à la vraie lutte pour l’écologie au travers de la charte éco socialiste élaborée par le PG, la lutte contre la casse du code du travail illustre nettement cette volonté. Tout au long de ces combats, le groupe parlementaire a porté la volonté de mobilisation des éléments concernés par cette ineptie. L’appel du 23 septembre, battu en brèche par les syndicats qui auraient dû la relier et qui s’y sont refusés au nom d’une illusoire union de syndicats et au nom d’une tragique séparation du politique et du syndical qui a déjà produit ses dégâts dans les suites de mai 68 était la solution. Son rejet fait que, comme l’a dit JLM, Macron a marqué le point.

Nous sommes dans ce stade où le pouvoir, beaucoup plus fragile qu’il n’en a l’air, a une crainte réelle et fondée, celle de voir se développer un mouvement populaire de grande ampleur qui, Macron étant loin d’être De Gaulle, risquerait fort d’amener le Président à se démettre avec toutes ses conséquences et d’imposer un Président porteur des espérances révélées. Ce Président ne pourrait être autre que Jean-Luc Mélenchon pour peu que les forces réactionnaires ne brisent à nouveau l’espoir par une négociation salariale certes victorieuse mais insuffisante à retrouver le goût du bonheur, bref le retour au scénario de mai 68, de Grenelle et de la tentation de Billancourt face à Charletty.

Dès lors, le gouvernement désamorce tout mouvement qui ne généralise pas, ce fut le cas pour les raffineries  dont nous nous rappelons l’espérance qu’ils portaient, ce peut être le cas pour les prisons si une négociation aboutit, ce qui est possible, avant que ne se développe une généralisation à d’autres secteurs.

Malgré la déception légitime issue du 23 septembre, il a urgence à la parole en ce sens, aux initiatives nécessaires, à l’appel solennel à l’ensemble des exploités, travailleurs, paysans et commerçants de proximité, bref à la France qui travaille et qui souffre.

Notre objectif ne doit pas être que celui de gouverner la France, il doit être celui d’entamer avec le peuple, le seul objectif qui vaille : une révolution citoyenne pour retrouver le goût du bonheu

 

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02 janvier 2018

Meilleurs voeux pour 2018, cinquantenaire d'un mouvement authentiquement révolutionnaire

 

15741187_646532938851467_8415851070963041619_nPour tous les lecteurs de ce blog, que chacun recoive pour sa vie militante, politique, personnelle, sociale, mes meilleurs voeux.

Que cette année soit une année de luttes victorieuses, de combats fructueux en marche vers cette Révolution citoyenne dans laquelle nous nous impliquons, chacun à notre manière et au poste que nous estimons le mieux adapté. Quelles qu'en aient été ou en soient les embûches et les difficultés, elle ne fait que continuer la longue route vers le goût du bonheur comme l'ont tracée celles et ceux qui depuis ces siècles combattent la classe dominante, les croquants des luttes paysannes, les esprits des Lumières, les sans-culotte de 1789 ou les braves de la Commune, comme j'ai essayé de l'exprimer au travers de ces pages.

1968-2018, 50 ans d'une vie militante passionnante où, contrairement à ce que certains affirment, la seule et peut être la plus gtrande victoire et elle est d'importance n'est pas que le SMIC et Grenelle, mais aussi l'ouverture à des conquêtes sociétales que la CFDT, qui essayait alors d'être le mouvement révolutionnaire indispensable porta tout au long des années 70.

J'aurai l'occasion tout au long de cette année, de relater nos combats aux côtés de ceux qui voulaient le respect et les droits pour tous, comme les homosexuels, qu'on disait "différents" quand ce n'était pas "qui devaient avoir honte d'exister", aux côtés des luttes des femmes, celels de la contraception, de l'IVG, des femmes battues, ceux qui découvraient et s'investissaient dans les combats écologistes anti-nucléaire, ceux qui combattaient les racismes... Oui que ces 10 années furent belles et pleines de tant d'espoirs.

Je savoure pour ma part, à chaque moment, la fierté d'avoir été investi dans ces mouvements et quel bonheur fut le mien de retrouver intacts nous idées et nos espoirs dans la création en 2008 du parti de Gauche par son fondateur Jean-Luc Mélenchon dont je connaissais la détermination et le courage depuis 20 années, après, pour ce qui me concerne, des années d'errance dans les méandres nés en 1983 de la dérive du PS et du Président  que nous aurions à minima espéré  voir porter la Gauche au pouvoir plus de 18 mois.

Aujourd'hui, de cette naissance du PG émerge une jeunesse passionnante, celle qui de tous temps, a porté les révolutions, que j'ai toujours admiré et à qui je fais confiance. Souhaitons simplement que 2018 ne soit pas le début des errements et virages inhérents aux pièges de la 5ème République, aux résultantes des traités européens et au monde de l'oligarchie politique ou financière.

Au moment où, grâce à vous tous, à vous toutes, nous allons bientôt célébrer les 10 000 visiteurs de ce blog, souhaitons nous pour 2018, la réalisation des nos souhaits personnels et militants les plus chers et, chers amis, à bientôt pour ce travail de notre connaissance de 53 années de vie militante.

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27 décembre 2017

Comment on privatise en douceur…Le PS nous a beaucoup appris

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Comme par hasard, à répétition, les incidents SNCF se multiplient. A ceci est venu s’ajouter le terrible drame (car c’est un horrible accident) de Millas. Il n’en faut pas plus pour que le service public de la SNCF soit mis au ban des accusés alors que l’instruction des faits est à peine commencée. Ainsi, de bonnes âmes ont vu des barrières ouvertes ou moitié ouvertes où mi-ouvertes, mi fermées…on ne sait pas trop finalement. Ainsi des journalistes qui savent, bien entendu, comme toujours, donnent en pâture le service public, utilisant la douleur bien légitime de parents qui ne demanderaient sûrement pas mieux que de se limiter à l’intime, affirmant sans rien savoir que la conductrice de bus est innocente alors que, qu’elle soit fautive ou non, purge déjà une peine bien lourde, ainsi des micro trottoirs tant sur l’accident que sur les incidents de Montparnasse ou Saint-Lazare, donnent un avis mûrement réfléchi sans doute sur la situation.

Oh ça ne veut pas dire que la SNCF est blanche comme neige et que la privatisation rampante n’a pas commencé par la séparation des métiers, par les transferts au territorial, par la différenciation des gestion voyageurs, fret et TGV (je parle de gestion non pas de cette belle technologie TGV que pour ma part, je défendrai jusqu’au bout).

Ceci rappelle une privatisation rampante réussie en douceur par les gouvernements « socialistes » des années 80/90, celle d’une des belles administrations du monde, celle des PTT.

Ça commence par la mise en condition de la situation, en cédant aux « lobbies » bancaires qui refusent toute ouverture sur la possibilité des prêts à la consommation ou qui limite les prêts logement.

Ça continue avec  l’utilisation d’un syndicat qui, sous influence PS, s’est converti en force de propositions et d’adhésion au programme libéral de 1983.

Ensuite on joue en interne, expliquant aux agents qu’ils seront «  gagnant gagnant » dans une réforme nécessaire, on explique que la rentabilité ne peut venir que du commercial, que les télécoms sont la vache à lait qui sert à combler les déficits de la branche poste, c’est le débat interne et le rapport Prévost.

Puis vient le moment du grand débat, on y trouve tout, notamment les fameuses et souvent fausses  files d’attente aux guichets, les soi-disant privilèges des agents, le temps d’abonnement aux services du téléphone ou la desserte du réseau et l’on va se mettre, en symbiose avec la CFDT à chercher des solutions et miracle, on en trouve…. Celles du fameux rapport Quilès qui par la loi de 1991, sépare les PTT en deux entités distinctes, France Télécoms et La Poste, abandonne le statut de comptable public pour les receveurs des Postes, limitant le recrutement de fonctionnaires pour des agents sous contrat CDI ou CDD et bien entendu presse et micro-trottoir applaudissent.

Ainsi la Poste va voir ses possibilités diminuées, préférant la suppression des établissements en zone rurale au service public, choisissant le tout commercial au détriment du service.

La loi ouvrant les portes, c’est France Télécoms la première  qui fera sous gouvernement Jospin l’ouverture du capital majoritaire au privé… Tout doit devenir rentable, les dérangements qui avaient la charte de dépanner dans la journée peuvent désormais s’octroyer quelques jours de réparation, la vente est désormais le seul critère, le service après- vente, l’entretien et la réparation sont transférés à divers sous-traitants, les boutiques fondent comme neige au soleil, laissant tout problème aux bons soins d’opérateurs téléphoniques très juteux.

Pour la Poste, c’est un peu plus complexe, on va commencer par séparer les métiers, la banque d’un côté, le courrier de l’autre (on a même tenté avec moins de succès la séparation courrier/colis) et la création de la filiale Chronopost, vous savez celle qui achemine et  vous présente vos colis à grand coût et vous avise en cas d’absence non pas au bureau de Poste ou centre courrier mais au bureau de tabac !!!! Et le scénario recommence, on explique aux agents de la Banque Postale (oui car on a fait ça aussi…) que le courrier coûte cher à la Poste (sans tenir compte de l’activité réelle de la branche colis), on cherche des adaptations permanentes de l’organisation du courrier et on supprime, à grands frais d’aménagement l’organisation du réseau grand public en poussant à l’automatisation et à la suppression d’emplois… La privatisation n’a pu atteindre pour le moment le niveau de France Télécoms, Sarkosi a cependant ouvert la porte de l’augmentation de capital et il ne fait aucun doute qu’avec la volonté de la commission européenne, cela se fera rapidement.

Oui à la SNCF comme aux PTT, comme aux Finances comme ailleurs, le PS nous aura appris une chose, savoir organiser l’asservissement des agents et des populations en finir en douceur avec le service public, c’était jusque-là, plus maladroitement l’objectif de la droite mais faut-il se poser la question de l'appartenance de ce parti à la gauche ?

Simplement, pour les gens réellement de gauche comme le sont ceux du PG ou de l’avenir en commun, ne tombons pas dans ce piège à Millas, à Montparnasse ou ailleurs, la seule volonté réelle est politique, celle d’en finir avec le service public.

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19 décembre 2017

La Révolution citoyenne et rien d’autre… L’heure du choix

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Une triple phase est nécessaire, indispensable à la réussite de notre projet: Une Révolution citoyenne pour retrouver les jours heureux et  redonner à notre peuple le goût du bonheur.

La phase capitale car je ne crois pas à l’issue positive d’une révolution violente venant du peuple même si je sais bien qu'il nous faudra de toutes façons nous défen contre une réaction prévisible et dure, c’est celle de la prise du pouvoir central de l’Etat que la constitution de la 5ème République confère au Président de la République. En l’état actuel des choses, sur l’échiquier politique de la seule gauche qui existe, par le malheur qui nous a frappé en nous enlevant notre camarade François Delapierre,  en un seul homme par sa stature d’homme d’état, par sa vision de la géopolitique, par son courage et ses capacités de détermination, est en mesure de réaliser cette ambition, c’est Jean-Luc Mélenchon pour peu qu’il ne soit pas happé par une vision seulement électorale et par une intégration de fait dans les arcanes du système.

La deuxième phase, c’est celle de l’exigence d’abattre la constitution de la 5ème République pour une nouvelle République sociale, sociétale et éco socialiste, c’est-à-dire par la convocation par le Président et comme premier acte fondateur de son mandat, de l’Assemblée nationale Constituante élue par le Peuple Français. C’est d’ailleurs ce qu’avait comme programme Jean-Luc Mélenchon avant que le mouvement FI, au travers d’une convention de tirés au sort en décide autrement et fasse un retour, hélas trop peu remarqué, sur un respect des institutions de la constitution que nous combattons et instituant un processus constituant suicidaire. Non il n’y a qu’une solution… Au nom du mandat reçu du peuple, le Président décide de la convocation et si consultation du peuple il doit y avoir, elle se fait sur un conflit entre le Président élu et le Conseil Constitutionnel désigné. Toute autre attitude ne peut se concevoir que comme une intégration au système porteuse, comme ce fut trop souvent le cas, des plus grands dangers de revirement.

La troisième phase, c’est celle de la nécessaire mobilisation du peuple et là aussi nous voyons bien la difficulté de mobiliser un peuple anesthésié par les médias, par l'intelligence des organisations d'entreprise, par des directions syndicales axées sur la seule défense de revendications souvent corporatistes, enclenchant des conflits certes prometteurs mais divisés, refusant au nom de la séparation absurde du politique et du syndical, toute initiative, toute proposition y compris la plus humble, venant de notre côté. Et pourtant la lutte contre les ordonnances était porteuse de tous les espoirs, une fois de plus, autour du 23 septembre, Jean-Luc Mélenchon avait raison et cette superbe proposition s’est échouée sur l’intransigeance des directions syndicales de ne pas défiler avec le politique surtout s’il se revendique de notre combat. Sur ce point nous retrouvons les réflexes et la limite de Mai 68, divisé de fait entre deux conceptions de la lutte, celle qui prévalait avec l’UNEF de l’époque, la CFDT de l’époque, le PSU orientés sur le changement de société et celle des forces du PC, de la CGT qui s’arc boutaient sur la négociation salariale et rien d‘autre. les acteurs et les faits sont semblables aujourd'hui et nous retrouvons de ce dilemme depuis 2008 avec un Parti de Gauche, quelques associations et un peu de SUD  axés sur la Révolution citoyenne, un PC et une CGT axés sur la revendication salariale et tirer le maximum du système capitaliste en force d’opposition. Ce n’est pas un reproche, ils en ont le droit et c’est respectable mais une bonne fois pour toutes, ayons le courage de reconnaître cette différence et acceptons la en cessant de croire, comme nous l’avons fait dans l’erreur du Front de Gauche, que ces données-là   peuvent évoluer, au regard de l’Histoire, elles ne changeront pas.

Dès lors, il convient de s’interroger sur la stratégie en cours, de se poser les bonnes questions sur l’utilité des « compétions électorales » hors présidentielles, de savoir ce que nous voulons, de notre attitude vis-à-vis des luttes, sur les notions de peuple et de classe ouvrière.

Il nous est nécessaire de bien nous situer en termes électoraux. Vouloir user notre énergie dans tous les  scrutins, en terminer un pour commencer l’autre, ce que nous faisons depuis 8 ans n’est pas forcément la bonne formule. Y a-t-il un intérêt quelconque, hormis financier,  à vouloir des élus, parfois au prix de douloureuses alliances comme aux régionales ou dans des conseils départementaux ? Y a-t-il nécessité absolue de jouer nos sigles dans les élections municipales alors que les enjeux sont ailleurs ? Autant de questions que nous devons calmement nous poser et, à tout prendre, y a-t-il un intérêt à un mouvement qui, clairement, au travers de son attitude, de sa recherche d’alliances y compris avec celui ou ceux qui nous ont fait rater le second tour de la présidentielle. Même si le groupe parlementaire FI fait un travail formidable avec des éléments très brillants comme mes camarades Corbière, Bernalicis, Quatennens, Fiat, Coquerel , ne risquons-nous pas d’entrer dans un système de démocratie bourgeoise où de toutes façons, sans victoire présidentielle, nous sommes condamnés à un travail de forcenés non écouté, non mobilisateur pour le peuple et donc non productif….

Vous l’aurez compris, je mesure nos erreurs collectives au PG, notre choix du parti creuset, notre erreur de la stratégie du Front de Gauche, les soucis de ligne nés à la fois des modifications de 2014 avec la création du M6R et celles du congrès de Villejuif et je ne crois pas  à la logique de la FI en tant que mouvement pérenne, je pense qu’elle nous conduit à un respect scrupuleux des codes de la 5ème République et qu’il est temps que sur la seule base qui devait être la nôtre, nous refondions le parti de gauche pour lui donner le statut qui devait être le sien, celui du Parti de la Révolution Citoyenne pour une République Sociale, Eco socialiste et  Solidaire, un parti démocratique, organisé, développé, structuré efficacement sur le territoir, aux militants formés, ouvert aux luttes sociales et écologistes, bref un parti capable de faire le poids. Au défaut hélas probable de cette solution, tout le reste n'est qu'agitation intellectuelle et bons sentiments.

Ce ne sont qu’éléments réflexion, à prendre en compte….ou pas… Cependant il y a urgence car nos adversaires sont clairs, déterminés à se défendre, nous le voyons sans être aux manettes alors demain….

 

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04 décembre 2017

Réflexions: France 2, Hamon, la FI et la Révolution citoyenne

 

révolution citoyenneJ’ai adhéré au parti qui portait un objectif noble, ambitieux, mobilisateur, celui de la Révolution citoyenne par la Constituante pour une nouvelle République.

9 ans après où en sommes- nous ? Les abstentionnistes du 1er tour, les jeux politiciens de Hamon et autres, les revirements de la FI à Lille sur le salaire net ou sur l’intransigeance de convocation de la Constituante dès la prise du pouvoir présidentiel nous ont privé d’une accession au second tour et d’une victoire possible.

Comment ont évolué les choses ? Que se-serait-il passé si nous avions gagné la Présidentielle ? Certes les données sur cette seconde question sont obligatoirement subjectives, personne ne peut savoir comment se serait comporté notre peuple ni si tout simplement, il se serait mobilisé pour un processus de nature révolutionnaire ou si l’anesthésie, entre autre  médiatique dont il est victime aurait conduit à une dérive à la Tsipras.

Mais ces mois de vie sous Macron nous donnent quand même quelques indices. Le Président élu par défaut, doté d’une logique assemblée de godillots, applique le programme qu’il avait présenté, celui du MEDEF, nous avons réussi autour du programme l’Avenir en Commun à avoir un groupe à l’Assemblée, lequel se bat avec une énergie et une conscience du rôle  remarquables, ceci doit être dit mais cela est- il suffisant ?

Depuis le mois de juin, un déchaînement sans précédent initié ou développé par une presse aux mains de 9 milliardaires, vise les uns après les autres, les militants les plus actifs de notre programme. Bien sûr, le prix fort est incontestablement payé par notre camarade Jean-Luc mais affecte également et de manière honteuse nos amis Alexis, Raquel, Danielle et ça va sans doute continuer. Qu’en aurait- il été si Jean-Luc Mélenchon avait été élu ? Comment dans ce climat aurions- nous mobilisé le peuple pour un vote oui à un hypothétique referendum sur la Constituante ?

Nous avons des éléments de réponse à cette question à la fois dans les combats  contre les ordonnances Macron, dans la scandaleuse émission C’est Politique du 30 novembre, dans les travaux inquiétants d’approche avec un tartuffe de l’ancien régime, hypocrite à souhaits….

Mélenchon et le mouvement dont il est le porte-parole n’ont en aucun cas à rougir de ce qu’ils ont fait. Le combat contre les ordonnances  à l’AN mené par mon camarade du PG Adrien Quatennens, les interventions de Ugo Bernalicis sur les lois sécuritaires, les interventions brillantes et structurées, (peut- il en être autrement d’ailleurs ) de Jean-Luc, les positions développées par Alexis Corbière se doivent d’être signalées mais à aucun moment, ce groupe parlementaire dans son intégralité n’a oublié la nécessaire mobilisation du peuple traduite par la manif impressionnante du 23 septembre malgré les regrettables attitudes de la direction syndicale de la CGT qui, invoquant la charte d’Amiens ( qu’ils ne respectent qu’en cas de besoin), a souhaité ne pas répondre aux appels répétés à conduire ce mouvement syndicalo politique. Quel dommage et quel gâchis malgré le respect que j’accorde à cette organisation à laquelle je suis adhérent, que les forces sociales et politiques n’aient pu, conformément aux appels répétés s’unir contre ces lois scélérates. Certes il y a ces erreurs syndicales mais le vrai problème est ailleurs, notre classe, celle des travailleurs est anesthésiée, empêtrée dans des soucis financiers, victime d'une pauvreté d'information orientée par des media qui préfèrent le baptème d'un panda à la réalité et aux causes de la misère... Nous le paierons très cher.

Le mouvement idéologique des media continue, lui, son œuvre malsaine de déstabilisation des forces qui peuvent contribuer à la mise en marche du peuple pour sa révolution. Le point pour le moment culminant, mais on fera sans doute encore mieux, a été apporté jeudi dernier par la scandaleuse organisation de l’émission du service public c’est politique. Passons sur la permanente présence des soi-disant experts attitrés de France 2, ils sont payés pour leur rôle, passons sur un invité politique jouant son rôle d’opposant (même si couper la parole tous les 3 mots est quelque peu manipulateur) mais concentrons-nous sur l’attitude de la présentatrice et sur ses choix. L’attitude est très claire, couper la parole, intervenir avec des arguments politiques qui ne sont pas de son, rôle mais ça se corse vraiment au niveau des invités « surprise », une chef d’entreprise présentée comme une citoyenne lambda venue explique que les Prud’hommes (où elle a d’ailleurs été bénéficiaire) était un frein réel à l’embauche, une dame, fille de Régis Debray,  qui comme tout un chacun n’est pas responsable de l’évolution de ses enfants, déclarée spécialiste du Venezuela, thème d’élection de tous les anti-Mélenchon comme si le Venezuela était au programme l’Avenir en Commun, un Philippe Val dont on connait le parcours, présenté comme un spécialiste de la laïcité, bref développement de tout le panel des anti Mélenchon de la première heure… Bref, tous les moyens furent mis en œuvre pour empêcher notre porte-parole de développer, comme il sait si bien le faire, les combats nécessaires anti Macron.

Ces éléments usants, bloquent l’énergie nécessaire dans ce que vit notre peuple et que Jean-Luc avait prévu dès les premiers jours de la campagne «  Si ceux-là sont élus, nous allons cracher des larmes et du sang » et la vie politique, la logique de la FI, l’absence hélas du Parti de Gauche en tant que tel, conduisent nos choix politiques dans une orientation de la Révolution Citoyenne vers un mouvement d’opposition à la politique de Macron.

C’est dans ce cadre qu’il faut regarder avec inquiétude ce rapprochement plus ou moins voilé depuis le 23 septembre vers la voie social-démocrate que représente Hamon. Comment en effet, prendre comme crédibles les déclarations de renoncement à l’attachement à l’Europe libérale, ce dernier étant le principal  thème développé dans sa campagne de barrage à l’accès de Mélenchon au second tour, comment ne pas voir que tout le reste de ses arguments étaient piqués au programme que nous défendons et adaptés aux exigences libérales, comment oublier ses attitudes comme ministre du PS libéral, ses positions comme membre de l’aile soi-disant gauche, son absence de soutien aux manifestants contre les lois scélérates, son absence de vote pour à la motion de censure contre le gouvernement Valls et au final pourquoi vouloir user une énergie nécessaire à trouver quelques voix chez cet individu pour en eprdre beaucoup d'autres ?

Pour conclure ce long, trop long sans doute, billet de blog, je dirais « ne vous réjouissez pas trop vite » les distances que vais prendre avec la vie politique ne sont en aucun cas une opposition à l’homme que je respecte et soutiens pour son courage, son honnêteté politique, sa pédagogie et surtout ses qualités humaines qu’il m’a été permis de vérifier ni une démission du parti qui a été pour moi celui de l’espoir retrouvé et que je ne quitterai pas, l’accompagnant et l’aidant dans ce qui sera sans doute son agonie et l’un des nombreux échecs de ma vie mais je suis un militant, pas un animal politique.

Comme pour beaucoup d’autres comme moi qui ont vécu et animé mai 68, qui ont vécu de l’intérieur les dérives du PSU et de la CFDT révolutionnaire, il est temps comme on dit « de laisser la place à ces jeunes prometteurs, croisés au PG qui sont aujourd’hui députés ou plus simplement combattants de la Révolution citoyenne, de les assurer de mon amitié,  de mon soutien et des discussions qu’ils peuvent souhaiter avoir, il est temps de rappeler que nous pouvons, si nous le voulons, sauver le PG pour lui redonner son objectif originel, la Révolution citoyenne et là aussi je ne refuse aucun débat, aucune participation à une réflexion alternative, en sachant avec douleur qu’elle n’aura pas lieu.

Michel Tissier

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18 novembre 2017

Etats d’âme

logo PG

Titre d’un excellent film des années 80 qui n’a pas reçu le succès qu’il méritait," Etats d’âme" décrivait ce que nous ressentions, nous militants fidèles  de mai 68, douloureuses victimes des virages à 240 degrés du PSU et de la CFDT des années 70 et tragiquement déçus par la trahison en 1983 des espoirs de mai 81.

Oui nous avons vécu ces années, recherché dans une quête infructueuse, l’organisation idéale qui nous permettrait de continuer le combat qui a toujours été le nôtre. C’est ainsi que, comme moi des milliers de militants se sont lancés dans cette quête, expérimentant les formes les plus diverses, celle des mouvements alternatifs de base comme nous disions, celles dans lesquelles je me suis lancé avec enthousiasme aux élections municipales de 1989 à Orléans, aux législatives de 1993 dans la deuxième circonscription du Loiret et aux cantonales de 1994 dans le quartier Saint Marceau d’Orléans. Oh les scores ne faisaient pas la une des médias, mais nous étions certains d’avoir semé quelque chose. Comme tout mouvement non structuré par l’adhésion et l‘organisation, ceux qui existaient n’ont pas fait mentir la règle, celle de l’autodestruction, certains d’entre nous partant vers les Verts, d’autres, la plupart en fait rejoignant l’immense cohorte, qui ressort à chaque élection, des déçus qui cherchent l’idéale organisation des non-organisés, nul doute qu'il en sera ainsi de la FI.

Pour ma part j’ai continué ma quête et ai fait en 1995 l’expérience de « compagnon de route du PCF dans des élections municipales à Gien, ma ville natale et adorée. Là aussi cet  engagement trouva ses limites dans le sens où le PCF, tu y adhère mais ses positions sur le nucléaire et sur le lien PC/PS m’en empêchaient et ce fut une nouvelle grande déception et un désengagement que je considérais comme définitif, me limitant aux combats qui sont ceux de ma vie : dans le sillage de la position plus que courageuse de Jean-Luc Mélenchon, je fus de tous les combats pour le droit à la vie commune des homosexuels, j’ai continué les combats écolos de l’anti-nucléaire, ceux du temps où nous occupions le Larzac, ceux de l’antiracisme et contre le scandale que fut la progression du FN orchestrée entre autres et surtout par le PS  et j’ai vécu la douleur des élections présidentielles de 2002.

Cependant 2005, là encore grâce à Mélenchon, m’a permis de retrouver l’optimisme avec notre beau combat et surtout notre victoire contre le traité européen. Enfin nous avions gagné, enfin nous allions pouvoir partir sur d’autres bases, enfin Mélenchon et ses camarades de PRS ne pourraient plus longtemps croire qu’il était possible de réformer ce parti renégat au socialisme, de l’intérieur.

2007 et la victoire d’un Président qui misait sa campagne sur l’anéantissement des idées de mai 68 et dont la récupération des idées et comportements du FN était notoirement connue fut un triste jour mais pouvait-il en être autrement dans ce système monarchique qu’est la 5ème République.

Et puis est venu le temps de l’espoir, en Novembre 2008, Jean-Luc Mélenchon et ses camarades quittent enfin le PS et créent un espoir immense avec le Parti de Gauche. Inquiet de la conception proclamée dès la naissance des notions de parti creuset mais surtout avec la confiance inadaptée faite au PCF que notre petit parti croyait faire évoluer, j'y adhère convaincu par un jeune militant sincère que j'avais découvert du haut de ses 24 ans en 2005.

Oui j’avais cette certitude que le Front de Gauche était voué dès sa naissance à l’échec, qu’à un moment donné le PCF se débarrasserait du PG quand celui-ci ne lui était plus utile. C’est ce qui se produisit aux présidentielles 2012, moyennant un accord de 80% des candidats aux législatives pour permettre au PCF de rebondir sur les 11% de Mélenchon, c’est ce qui se produisit aux municipales de 2014 où à Paris mais aussi dans 50 % des grandes villes, le PCF préféra l’accord avec le PS au nom de la sacro-sainte unité des forces de gauche (incluant le PS dans ces forces malgré 30 années de choix de droite pour ce parti). Nous étions un certain nombre à prôner, fort de cet attitude aussi logique qu'inacceptable la sortie du FDG mais bon.....

J’ai donc fait ce que j’ai pu avec mes camarades dans ce parti, où j’ai eu l’honneur et la joie  pendant 5 années d’être membre du CN, pour sortir de cette erreur du FDG et j’ai naïvement cru que nous avions réussi en 2015 au congrès de Villejuif… Ben non, ce que nous avions semé dans les têtes n’a pu aboutir à une position claire n’a pas passé le cap des élections régionales de décembre, créant dans notre parti une situation tragique  difficile à surmonter. Il ne s’agit pas pour moi, d’accuser qui que ce soit, ces erreurs sont notre fait commun entre ceux qui les ont portées et ceux qui, comme moi, n’ont pas réussi à les empêcher.

Le résultat, c’est que notre parti qui devait être celui de la Révolution citoyenne, empêtré dans la recherche d’un inaccessible ailleurs, s’est progressivement délité, priorisant le mouvement électoral appelé France Insoumise qui reste ce qu’il a été, l’outil de la prise du pouvoir présidentiel, étape essentielle du la Révolution citoyenne certes mais avec excès de  légalisme et de réalisme comme sont ses orientations sur le processus constituant ou sur le salaire net choisi par rapport au salaire brut ( problème important s’il en est).

Et nous pouvons pressentir ce qui risque de se passer en regardant le mouvement social d’aujourd’hui qui rappelle furieusement la fracture qui existait en mai 68, la priorité du social sur le sociétal illustré par la vision d’un mai 68 basé sur Grenelle et par l’oubli des aspirations profondes de la jeunesse et de la très jeune mais très claire CFDT, celle qui a conduit les uns à traiter les autres de jeunes irresponsables conduisant à la guerre civile sans reprendre pour la Nième fois la déclaration scandaleuse des jeunes « trotskistes, anarchistes à la solde de … »

Bref, si nous l’avions voulu, si nous avions été écoutés, ce que fait le FI aujourd’hui, le PG pouvait le faire, consolider l’engagement des soutiens à la candidature de Mélenchon, porter avec le peuple le vote de 7 millions de citoyens, bref, nous avons tragiquement et pour longtemps raté ce coche, laissant la FI évoluer, tel un bateau ivre, vers des rivages incertains qui, malgré tout je le souhaite, ira vers le  grand mouvement révolutionnaire pour une révolution citoyenne où sera  la nouvelle force destinée à remplacer le PS social- démocrate et à évoluer comme il a évolué.

Pour ma part je l’ai dit, l’avènement du PG fut pour moi une bouffée d’air politique, les jeunes que j’y ai côtoyé, certains étant devenus des amis, et certains, privilégiant l’amitié sur les divergences politiques, l’étant restés. J’y reste adhérent et si possible militant et je l’accompagnerai jusqu’à sa mort ou la mienne.

Voici donc revenu, hélas, le temps des états d’âme…..

 

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01 novembre 2017

18 ans après la valse-hésitation du PS, le PACS enfin célébré dans la maison commune.

2013-05-05-marche-6eme-republique-paris-photos-al5 mai égalitéC’était le 12 octobre 1998, depuis 1970, nous étions dans  le combat pour l’égalité des droits et le respect des homosexuels, en 1989, un sénateur, Jean-Luc Mélenchon pour ne pas le nommer  nous a entendu et compris et déposé courageusement une proposition de loi pour permettre aux couples homosexuels d’organiser leur vie commune.

Les divers aléas électoraux et surtout la pression qui existait sur ce thème, notamment les publications et engagements d’Elisabeth Badinter,  font que cette idée sera reprise par le gouvernement Jospin qui présente un projet de loi qui devait être débattu ce fameux jour.

En formation de cadre supérieur à l’ESSEC ( et oui «  l’évolution » que les socialistes ont imposée aux PTT a fait que l’on a troqué les cours de droit en Sorbonne pour la formation au commerce…), je décide de sécher mon cours pour assister à cet évènement historique, fruit de nos combats et du courage d’un politique.

Mais bon, une fois de plus, le PS s’est montré digne de sa réalité depuis 1983… Par absence d’une majorité de ses députés, le quorum n’étant pas atteint, la loi n’est pas votée sous les applaudissements de la droite…. Acte volontaire, certains assurent que non, moi je pense que oui si l’on en juge par la suite des évènements notamment les restrictions de 1999 et la nature de l’organisation du débat sur le mariage en 2013. Toujours est-il que Noël Mamère conclura par cette phrase approximative  «  les députés PS ne voulaient pas d’une loi pour des pédés »… Quoi qu’on puisse penser de lui par ailleurs, sur ce point, il s’est révélé lui aussi comme un homme de courage.

Donc, la loi est remise sur le métier, le gouvernement assurant la main sur le cœur que c’était un incident, rien de plus et qu’elle serait représentée fin 1999, ce qui fut fait sous l’égide d’Elisabeth Guigou.

Mais bien sûr, comme tout ce qui n’est pas voté dans les temps, le débat a continué dans le pays et un quarteron de maires de droite affirme haut et fort que jamais au grand jamais, ils ne célébreraient ce type de choses dans leur mairie…. Ceci fut remis au goût du jour d’ailleurs lors de la loi sur le mariage.

Et en 1999, comme en 2013, comme toujours, un gouvernement ne devrait avoir qu’une attitude dans ce genre de conflit «  un élu républicain applique la loi républicaine ou s’il refuse, il démissionne ou est radié ».

Cette attitude exigeant un sens trop aigu  de la République sans doute, dans les deux cas on a biaisé… En 2013, le président Hollande présente un droit à l’objection de conscience….

En 1999, on fit autrement, on contourna le problème en déclarant que le PACS ne serait pas célébré en mairie mais se limiterait à une signature au greffe du tribunal….

Bien sûr les homosexuels voire tous ceux qui choisissaient le PACS plutôt que le mariage avaient désormais des droits et des protections mais après l’affront de 1998, je dois dire que beaucoup de ceux qui, comme moi militaient depuis si longtemps pour cette organisation de vie ont vécu cette décision comme une trahison supplémentaire.

Certes il y a des droits, mais des droits cachés, dans l’intimité d’une signature au greffe, pas devant la République et le peuple français qui ne peut se manifester que devant son maire élu et dans la maison commune….

18 ans après, enfin dirais-je même si ceci se fait pour des raisons économiques plus qu’idéologiques, le choix du PACS se fait publiquement, au grand jour et c’est enfin une bonne chose

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