50 ans après...

18 mai 2017

4 000 visiteurs-5 000 pages vues MERCI et on continue jusqu’à la victoire du 18 juin

10620527_771823629522602_5891450159602612604_nCe blog vient de passer les 4 000 visiteurs, c’est avec grande reconnaissance que je remercie chaleureusement chacune et chacun de cette fidélité, de cet intérêt pour mes quelques pages de ressentis personnels sur l’actualité en cours, sur l’espoir que représente notre soutien à l’Avenir en Commun et à son porte-parole Jean-Luc Mélenchon.

Nous avons finalement de peu frôlé la victoire à cause essentiellement des grandes manœuvres déployées par le parti socialiste au travers du barrage Hamon dont la seule mission, et il s’en est très bien acquitté, était de siphonner les voix de Mélenchon. L’orientation du PS, claire depuis 1983, portait naturellement sa direction vers l’euro-libéralisme donc la victoire de Macron, en utilisant la ficelle usée du vote barrage au FN.

La suite de l’histoire, le bazar sans nom qui s’est institué dans tous les partis de cette droite, du FN au PS montre combien, malgré les analyses de comptoir et les insultes dont surtout notre porte parole fut la victime, nous avions raison de ne pas entrer dans cette logique mortifère.

Ceci est derrière nous, laissons les méthodes du vieux monde continuer leur cirque politico médiatique et consacrons nous à l’essentiel qui réside dans ce laconique slogan :

PLUS QUE JAMAIS, LA VICTOIRE EST A NOTRE PORTEE LES 11 ET 18 JUIN.

Nous avons enregistré plus de 7 millions de voix, soyons prudents, la situation des législatives n’est pas la situation de la présidentielle. Malheureusement, mais le système est ainsi fait, même si nous nous battons sur un seul programme, l’Avenir en Commun déployé partout avec enthousiasme par les équipes des 577 candidats, nous faut élire des députés pour lesquels les électeurs ont une tendance installée à faire des choix de terrain, a remercier celui ou celle qui est intervenu sur telle ou telle affaire parfois personnelle, à suivre l’avis de tel élu local qui a bénéficié d’une largesse due en partie à la scandaleusement discrète réserve parlementaire, à être influencés par une presse dite locale et régionale, laquelle est en réalité dans la main  des 9 à 15 groupes tenus par les milliardaires.

Non, la tâche est rude et nous le savons bien, c’est pour cela que nos équipes rétablissent la vérité des programmes par des tractages, des boîtages, des affichages, des initiatives en tous genre, que nous sommes des milliers sur les réseaux sociaux à développer le programme, à expliquer que dans le marasme installé, une seule solution existe, le vote pour les candidats qui portent ce programme.

Car si la marche est encore haute, elle est bien loin d’être infranchissable. Nous savons bien que tous ces acteurs du tout sauf Mélenchon, que ce gouvernement fait de bric et de broc, que ces media vont tous s’unir pour accentuer le phénomène «  imaginez une majorité différente du président…vous ne vous rendez pas compte de la pagaille » et puis vont revenir tous les arguments de bas étage qui sont coutumiers « Mélenchon-Poutine » Mélenchon-Cuba » « Mélenchon-El Assad » Mélenchon Chavez » « Mélenchon et son couteau entre les dents » et je ne sais quoi d’autre.

Soyons cependant confiants en notre peuple, développons notre programme, expliquons et réexpliquons, dénonçons sans cesse la supercherie de l’oligarchie, des ministres qui vont à la soupe, des écolos qui vont développer le programme nucléaire, des homophobes portés au plus hautes marches du pouvoir etc.….Dénonçons, partageons, expliquons car imaginons le 18 juin les deux défis qu’il nous faut relever :

Défi n° 1 : 185 députés nécessaires à l’engagement du processus constituant

Défi n° 2 : La majorité de 289 députés et c’est alors la cohabitation, Jean-Luc Mélenchon 1er ministre et tout le programme « l’Avenir en commun » qui se déroule enfin…

Oui le 18 juin, nous avons les moyens de retrouver le goût du bonheur et des jours heureux…..

08 mai 2017

En attendant la victoire des députés de l’Avenir en Commun le 18 juin

18199478_1539013066123041_651823163793571047_nC’est fait….comme prévu les grandes manœuvres "Hollando-Vallsistes-Hamonistes" ont abouti à leur double objectif, bloquer l’accès de Jean-Luc Mélenchon au second tour et faire élire le véritable candidat du parti libéral dit socialiste : M. Macron.

Comme l’a dit Jean-Luc dans sa brillante allocution du 7 mai au soir « il n’y a pas à barguigner, M. Macron est le nouveau Président de la République » j’ajouterai donc pris acte et le combat continue.

Dans l’histoire sociale, les luttes contre le capital prennent différentes formes et nous sommes de celles et ceux qui sont bien décidés à n’en occulter aucune.

Le nouveau Président a fait la preuve comme conseiller puis comme ministre de sa détermination à élaborer des lois scélérates antisociales et à leur passage en force à coup de 49-3, de matraquage de nos camarades manifestants et de dénigrement des organisations syndicales de classe, en priorité la CGT. Demain comme hier, il nous trouvera toujours en travers de sa route aux côtés des travailleurs en lutte et du peuple en manifestation.

Mais le terrain électoral fait aussi partie du combat, malgré tous les obstacles, les déchaînements médiatiques contre nous, malgré les fausses informations, les irrégularités du 1er tour, notre candidat s’est approché de la qualification à un niveau exceptionnel puisque n’ont manqué que 600 000 voix.

C’est fait, c’est du passé, l’étape qui nous occupe aujourd’hui c’est celle de la victoire possible de notre programme aux législatives de Juin. Le temps n’est pas venu de discuter sur les possibilités, du commentaire et de la supputation sur des sondages bidonnés, de la recherche d’alliances de la carpe et du lapin avec ceux qui nous ont savonné la planche du 23 avril, l’heure n’est pas à résoudre des équations mathématiques qui n’ont rien à voir avec une stratégie et qui font que 2 + 3 en politique font plus souvent 1,5 que 5.

Non notre seule attitude est de continuer comme nous l’avons menée notre mobilisation du peuple autour du programme l’Avenir en commun, de soutenir par les moyens qui sont ceux de chacun, les candidats (577 en principe énoncé) qui se sont engagés aux côtés de JLM et ont signé une charte claire et précise.

Pour ma part, je souhaite ardemment qu’une majorité des nôtres accède à l’Assemblée nationale, qu’elle impose une cohabitation avec notre porte-parole comme 1er ministre qui « conduise la politique de la nation », que se mette en oeuvre notre programme et que l’application de l’article 11 engageant la Constituante soit le premier acte de la législature….

Je voterai bien entendu dans cette logique pour les candidats qui la portent même si comme je l’ai dit, pour des raisons politiques que le temps n’est pas venu d’expliquer, je ne participerai pas dans mon département à cette campagne (même si je reste à disposition ailleurs pour les amis du PG candidats qui souhaiteraient mon aide).

Ce blog (et  certainement mes statuts et commentaires Facebook) seront donc muets jusqu’au 18 juin en matière de campagne législatives…N’en soyez pas étonnés.

Très bonne campagne à tou-te-s et hasta la victoria siempre

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02 mai 2017

Unis autour de l'Avenir en commun pour les combats à venir

TRIANGLE

Depuis ce dimanche 23 avril, chacun de nous est en réflexion personnelle, intime, sur sa responsabilité, sur l’attitude qu’il doit avoir ce dimanche 7 mai.

Pour ma part, mon choix est fait et je n’ai en aucun cas à le communiquer, à vouloir l’imposer à tou-te-s comme si j’avais trouvé la potion magique qui va nous sauver du marasme qui nous attend. Chacun de mes amis sait d’ailleurs pour quels candidats je ne voterai pas.  Comme chacun des soutiens de  Jean-Luc Mélenchon, j’ai exprimé ce choix sur la plate-forme et j’ai dans les temps impartis engagé  chacun à le faire pour que soit connue clairement, une répartition des options des camarades de ce beau combat.

Mais quel que soit le choix de chacun, une double réalité s’impose, celle de rester unis pour les combats à venir car dans toutes les hypothèses, y compris si elle avait eu lieu, celle de JLM, rien ne se fera, rien ne sera battu en brèche sans une forte mobilisation du peuple de gauche comme cela s’est toujours produit dans l’histoire et dans tous les pays.

Bien sûr, même si je suis dubitatif sur cette hypothèse, je m’en suis déjà longuement expliqué, je souhaite ardemment que cette victoire désastreuse aux présidentielles soit bloquée par une réussite éclatante aux législatives qui conduise Jean-Luc Mélenchon (qui, est, comme toujours à son poste de combat), à la fonction de Premier Ministre, donc à " décider et conduire la politique de la nation", à la Constituante, à l’annulation des scandaleuses lois Macron/El Khomri et à la mise en œuvre du programme de l’Avenir en commun.

Mais pour le temps présent, je supplie mes camarades, mes amis de cesser ce jeu de culpabilisation dans tous les sens qui ne sert à rien d’autre que nous diviser entre nous, les uns accusent les abstentionnistes de jouer le jeu du FN, les autres nous abjurent d’oublier ce que furent Macron et le PS ( lois travail, mise au ban de la CGT, répression, austérité et misère) pour faire un barrage à une victoire très hypothétique du fascisme, d’autres encore nous expliquent graphiques "à la Lenglet" à l’appui, qu’un vote blanc ou nul serait contre productif….Je dirai également que les soutiens de Jean-Luc Mélenchon dont je fais indéfectiblement partie n'ont pas de leçons d’antifascisme à recevoir surtout du PS ou des défenseurs d’une soi-disant gauche qui devrait se réunir en oubliant tout pour préférer un banquier dont la politique est pourvoyeuse des voix du FN, pas ceux d’entre nous qui ont toujours combattu le racisme, l'homophobie, la haine des musulmans et le refus de  l’autre en général, pas ceux d’entre nous qui ont vécu le scandaleux accord de Dreux dénoncé par le seul responsable politique de haut niveau J.Chirac, pas ceux pour qui l’amnistie des généraux d’Alger dès 1982 a été déterminant dans leur choix de quitter le PS, pas ceux qui ont vu le FN imposé par un Président PS comme parti normal sur les médias et encore Jean-Luc Mélenchon pour qui la lutte contre le fascisme est le combat d’une vie et qui s’est fait imposer une fin de non-recevoir quand avec quelques autres (très peu), il a voulu faire interdire ce parti contraire aux lois de la République.

Pour une bonne fois, foutez-nous la paix, laissez nous agir en conscience, les années de construction de l’ascension de nos idées, le travail positif que nous avons fait avec Jean-Luc dans et hors de notre parti nous permettent une culture politique que vos slogans de bazar n’atteignent pas et préparons pour la longue et difficile lutte que de toutes façons la situation imposera

En m’excusant d’allonger quelque peu cet article de blog, je tiens à faire profiter mes lecteurs d’une excellente analyse que le philosophe Henri Pena-Ruiz, fera paraître dans le Monde demain soir.

«Chères et chers toutes et tous
J'ai tenté d'approfondir et d'affiner la réflexion proposée dans mon article antérieur, en dialoguant avec deux amis très chers: Jean Paul Scot et Bruno Streiff.
Voici le résultat de cette réflexion écrite à trois, et qui paraitra cet après midi dans Le Monde daté de jeudi.
Bonne et patiente lecture...C'est un peu long.
Très cordialement
Henri Pena-Ruiz

Insoumis pour être lucides, osons penser librement
Henri Pena-Ruiz, philosophe et écrivain, Jean Paul Scot, historien et écrivain et Bruno Streiff, romancier et metteur en scène.

Comment voter le 7 Mai ? Battre le FN. Soit. Donc voter Macron, selon la pseudo évidence en forme de rengaine dont on nous accable. Mais un tel vote ne légitime-t-il pas un type de politique qui n’a cessé de nourrir le FN en causant une désespérance sociale ? Telle est la vive contradiction que peut éprouver une conscience citoyenne, insoumise. Et dès lors rien n’est aussi simple. Rejeter l’effet Le Pen sans remonter à la cause politique et sociale que perpétue le programme Macron, est-ce vraiment faire face à l’emprise de l’idéologie du FN, qui n’a cessé de s’étendre ces trente dernières années ? On peut s’interroger sans être aussitôt soupçonné de complicité avec l’extrême droite ! Ne serait-ce que pour éviter à Monsieur Macron de se croire tout permis en se méprenant sur le sens de son élection éventuelle, par rejet de son adversaire plutôt que par adhésion à sa personne et à son programme. Voter blanc est un acte de défiance à l’égard des deux candidats, qui prend en compte le moyen terme et pas seulement le court terme, la cause et pas seulement l’effet. On nous ressasse le principe de précaution en disant « une chose après l’autre ». Aujourd’hui faire gagner Macron. Et dès demain le combattre. C’est peut-être sage. Mais là encore les choses sont moins simples. Que fera le vainqueur de sa majorité présidentielle, en l’exploitant à fond pour en tirer une majorité législative qui entravera singulièrement toute possibilité de le combattre ? On voit que le principe de précaution peut se jouer à deux niveaux : présidentiel et législatif.

Un peu d’histoire pour comprendre le raz le bol concernant le rôle dévolu au FN, de François Mitterrand à François Hollande. On ne devrait pas jouer les apprentis sorciers avec le FN. C’est pourtant ce qu’ont fait le PS avec Mitterrand en le favorisant pour affaiblir le Parti Communiste, et la droite pour triompher de la gauche. Un argumentaire bien rôdé : « Bien entendu nous avons trahi nos engagements mais vous n’allez quand même pas les laisser passer ! » Le peuple floué est sommé d’intégrer le mal nommé Front Républicain. 82 % pour Jacques Chirac. Pour quel résultat ? Une montée continue du FN, et du nombre de chômeurs qui désespèrent. On ne peut que constater aujourd’hui l’échec de cette stratégie purement défensive qui ne répondait pas aux préoccupations des électeurs et a fini par déconsidérer les forces politiques.

Pendant ce temps, tout fonctionnait à merveille pour les puissances d’argent et les forces réactionnaires. On passait d’une vraie droite à une fausse gauche et vice-versa pour que tout change sans que rien ne change comme dans le Guépard de Lampedusa et de Visconti. Sous le coude un Front National comme repoussoir au cas où. Mais voilà que les affaires rattrapent Fillon et que les sondages annoncent une défaite inimaginable quelques semaines auparavant. Et si les Insoumis se retrouvaient au second tour face au FN ? Panique. Heureusement, les stratèges voient loin. On avait déjà lancé le produit d’appel Macron, un grand commis des banques d’affaires, celui qui, entre autres, avait permis à Patrick Drahi de faire des plus-values de plusieurs milliards et, une fois au gouvernement, brada Alsthom aux Américains en abattant les protections érigées par Arnaud Montebourg. Quatre-vingt-dix pour cent des médias sont entre les mains d’une poignée de milliardaires. Alors on bétonne : autant d’articles de presse pour Macron que pour Le Pen, Fillon et Mélenchon réunis ! Et la machine à décérébrer s’est mise en marche. Tous pour Macron : il fallait voter « utile » pour barrer la route à Marine Le Pen. Et les gogos ont gobé. Beaucoup doivent s’en mordre les doigts : s’ils avaient voté Mélenchon, Marine Le Pen ne serait pas au second tour ! Absurdité de la stratégie : c’est en votant « utile » contre le FN dès le premier tour qu’on le qualifie pour le second !

19,6% contre 21,3 %. Le coup passa si près…Alors jouons la dramatisation et refermons le piège habituel. Si vous ne votez pas Macron, vous voilà complices du fascisme. Rien que çà ! Au passage, le FN est tenu sans examen pour un parti fasciste. Mais si c’est vraiment le cas il faut l’interdire. Et si c’est seulement, si l’on ose dire, une extrême droite à tendance raciste et xénophobe avec des potentialités de fascisme, il faut le combattre idéologiquement en déconstruisant son idéologie, mais aussi en le privant d’électorat par une politique de justice sociale. C’est ce pourquoi lutte inlassablement la France Insoumise par un admirable travail d’éducation populaire. Avec les résultats remarquables que l’on sait. Pour la première fois dans l’histoire, le score du FN a baissé tandis que nombre de travailleurs écœurés par les trahisons sont revenus au bercail grâce à un programme de gauche authentique, formulé par les Insoumis dans « L’Avenir en commun ». Les donneurs de leçons en matière de lutte contre l’extrême droite doivent balayer devant leur porte, en assumant au regard de l’histoire le rôle qu’ils ont cru malin de faire jouer à la montée du FN.

Le cas échéant on brandit des analogies pour faire honte aux Insoumis qui hésitent parce qu’ils saisissent la contradiction évoquée entre le moyen (voter Macron) et la fin (combattre une politique responsable de l’essor du FN). S’interroger sur le vote Macron ? La calomnie est prompte : c’est être complice du fascisme. Rien que cela ! Osons penser à rebours des caricatures. Le programme de M.Macron, au-delà de la nouveauté apparente de l’homme, perpétue et prolonge trente ans d’oubli de la question sociale, et de destruction des acquis du programme du Conseil National de la Résistance. En 2007, Denis Kessler, ancien président du MEDEF, livrait la clef du néo-libéralisme à la française : « Adieu 1945, raccrochons notre pays au monde ». Il fallait selon lui « défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance » Donc privatiser les services publics, refondre la Sécurité sociale et déconstruire le statut de la fonction publique, réviser l’âge de la retraite. Et surtout raturer le code du travail, ce dont M. Hollande et M.Macron se sont chargés. M.Gattaz a exulté. Tout cela en phase avec la construction d’une Europe qui impose le néolibéralisme sous prétexte de sauver la paix, dessaisit les peuples de leur souveraineté sous prétexte d’efficience économique, fait du social et de l’écologie des résidus facultatifs d’une économie soucieuse des seuls profits de la haute finance. Fidèle à ce programme, M. Macron, en digne candidat du MEDEF, se propose de poursuivre la casse sociale exigée par l’Europe des banquiers, et notamment d’aggraver par ordonnance la Loi El Khomri, au cours des vacances d’été pour éviter la contestation. Dans sa finalité réactionnaire comme dans sa modalité antidémocratique, ce projet à lui seul doit nous alerter, car il grossira encore les rangs du FN.

30 années de trahison, au nom de « la concurrence libre et non faussée » ont abouti à de nouvelles formes de misère sociale, qui contrastent de façon saisissante avec l’insolence des revenus du capital. Voilà un système « Qui produit la richesse en créant la misère » (Victor Hugo dans Melancholia). Les insoumis, quant à eux, ne veulent pas seulement changer de politique. Ils veulent changer la politique, par une intelligence collective dépourvue de gourous, et c’est l’honneur de Jean Luc Mélenchon d’avoir fait droit à cette double volonté en organisant leur consultation. Certains insoumis s’apprêtent à voter Macron, d’autres à voter blanc. Pas de « ni-ni » donc, mais une conscience vive de la contradiction évoquée entre le moyen et la fin, la lutte contre l’effet et le maintien de la cause. Tous sont unis pour faire barrage au FN, mais en agissant sur les causes de son essor au lieu de s’en tenir à des discours à courte vue. Au lieu d’agiter un épouvantail pour fonder une victoire électorale sur la peur, ses militants mènent une double lutte, destinée à supprimer les causes qui font prospérer le FN. D’une part, ils livrent la bataille des idées pour souligner le rôle des immigrés dans la reconstruction de la richesse nationale. Pour promouvoir le devoir d’hospitalité universelle que Kant appelait de ses vœux. Enfin pour réfuter le nationalisme d’exclusion xénophobe ou raciste qui reprend l’opposition du « eux » et du « nous » chère à Carl Schmitt ou la thèse du choc des civilisations chère à Samuel Huntington. D’autre part, ils proposent dans « L’Avenir en commun » une refondation écologique et sociale de l’économie et une refonte de la politique par une sixième République.

Quant à ceux qui ressortent l’histoire et les analogies infondées pour orchestrer la peur et forcer un vote il convient de leur rappeler que comparaison n’est pas raison. L’Histoire ne se répète pas, sinon comme farce sinistre, comme le dit Marx du coup d’Etat du 18 Brumaire de Louis Napoléon Bonaparte. Les situations sont toujours uniques et spécifiques. Si le parti communiste allemand a commis une faute impardonnable en renvoyant dos à dos le social-fascisme du parti social-démocrate et le national-fascisme du parti nazi, en 1931, c'est que plusieurs bains de sang empêchaient toute action commune entre communistes et socialistes. Le président de la République allemande, Ebert et le ministre de l'intérieur Noske, tous deux socialistes de droite, avaient couvert l'assassinat de Rosa Luxembourg et de Karl Liebknecht par des corps francs nationalistes. L'écrasement de la république sociale de Munich en 1919, puis de l'insurrection ouvrière de Hambourg en 1924 par la Reichswehr avaient été ordonnés par les mêmes gouvernants socialistes et centristes. L’aveuglement du Parti communiste allemand (KPD), dénoncé à juste titre par Trotsky, n’en fut pas moins dramatique. Rien de tel en France en dépit du conflit aigu entre socialistes et communistes jusqu'à l'émeute fasciste du 6 février 1934! A l’époque certains tenants du patronat français lançaient le mot d’ordre « Plutôt Hitler que le Front Populaire ». Mais socialistes et communistes surent s’unir pour écrire une belle page du mouvement ouvrier par la conquête des congés payés et de nouveaux droits. Ile se désunirent hélas en raison de la non-intervention en Espagne, décidée par Léon Blum et Chamberlain, laissant les mains libres à Hitler et Mussolini pour forger la victoire de Franco. Par ailleurs, face aux terribles crises financières et économiques de 1923 et de 1929 le parti socialiste allemand préconisa des politiques d'austérité en s'alliant avec le Parti du centre catholique de Bruning, approuvant les réductions de salaires et des retraites comme un moindre mal. De plus, des 1931, le parti nazi reçut un soutien financier ouvert de nombre d'industriels allemands et profitèrent de la complaisance de la police et de la justice qui n'avaient pas été épurées sous la République de Weimar et pour lesquels les communistes étaient les pires ennemis. En France, la crise fut bien plus tardive et de bien moins grande violence. Comparer la position de Mélenchon à celle du KPD est absurde et scandaleux car lui ne se trompe pas d'adversaire principal et immédiat. Il ne cesse d’affirmer que le FN doit être combattu sans transiger, et il n'assimile pas Macron à un fasciste.

Sachons raison garder, et votons en notre âme et conscience pour faire échec à l’extrême droite selon un principe de précaution qui doit ouvrir sur une révolution citoyenne propre à assainir la politique tout en redonnant confiance aux laissés pour compte de la mondialisation malheureuse. La Sixième République est un horizon qui doit devenir une source.»

 

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24 avril 2017

Un seul programme…RESISTANCE

14053968_1236238763074043_4227564096527571278_nQue dire de ce premier tour, que comme mes camarades, je suis déçu bien sûr, que comme beaucoup je suis inquiet, c’est évident, que égal à moi-même et essayant d’être cohérent, j’ai choisi la seule attitude possible pour moi, manifester le 7 mai mon soutien à notre programme et à son porte parole par un bulletin de vote JLM, idée qui je l’espère sera reprise par beaucoup pour manifester notre force, notre détermination à ne rien lâcher, notre refus du libéralisme et de la misère sociale dont il est la cause.

Entre la banque et fascisme, tous 2 historiquement liés d’une manière ou d’une autre, s’impose un seul programme, un seul mot d’ordre… RESISTANCE.

Je tiens d’abord à apporter à Jean-Luc toute l’expression de ma sympathie, mon amitié, mon soutien dans l’épreuve difficile qu’il traverse, sans doute encore plus douloureusement que nous compte tenu de la manière magnifique et épuisante avec laquelle il a mené cette campagne, tant nous avons cru avec lui, que l’heure du peuple était venue… Je tiens à dire à toutes ces équipes, à cette jeunesse extraordinaire comme l’est toujours l’espoir sans cesse régénéré, à ces camarades côtoyés depuis 8 années qui restent pour moi le bain de jouvence qui m’a redonné un espoir formidable, que le travail accompli aux côtés de Jean-Luc dans le Parti de Gauche et qui s’est continué dans cette campagne d’un niveau sans égal est la promesse qu’inévitablement reviendra le temps des fleurs et le goût du bonheur…

Beaucoup a déjà été dit sur l’analyse, sur les responsabilités des uns et des autres, sur les soutiens au libéralisme mortifère de Macron venant des Hamon, Laurent, et autres… Avec la crainte que la CGT s’y mette, ce qui serait pour moi un cas de divorce avec elle, je n’ajouterai pas de commentaires ici…et me limite à redire  La situation commande une seule attitude….Résistance

Mais c’est quoi la Résistance, sûrement pas, comme nous l’avons trop fait, l’investissement de nos moyens, de nos militants dans une pratique électorale permanente, constamment en campagne pour le moindre poste de la moindre élection. Même si pour des raisons locales, départementales et quelques autres, j’ai dit que ne participerais pas au scrutin des législatives, ce n’est pas la volonté de faire, au sein de ce qui reste et, hélas pour longtemps, la Vème République, un score de 15 députés dans une assemblée organisée, fait aggravé par l'institution du quinquennat, (autre cadeau PS) pour être le porte voix de la majorité présidentielle qui peut sauver nos idées et notre programme.

Non la Résistance, c’est se donner les outils de lutte face au système, être aux côtés des travailleurs en lutte, des associations, des migrants, des sans papiers, associations de lutte contre le racisme et l'homophobie etc....Il m’en est venu cette nuit un à l’esprit, celui de reconquérir les outils d’information. Nous l’avons vu dans cette campagne, le pouvoir médiatique est l’une ses superstructures du système, nous avons bien mesurer  son activité dans la fabrication du phénomène Macron en m^me temps que de déjà longue date, il a a aidé le PS et les LR à faire monter les Le Pen; nous devons nous y attaquer et comment s’y attaquer autrement qu’en investissant nos moyens, nos compétences dans une presse écrite, audio visuelle, numérique, indépendante et démocratiquement gérée. Dans nos cantons, nos villes, tous les journaux locaux ont été récupérés par les magnats, travaillons à une presse décentralisée de Résistance suivant nos aspirations (écrite, audiovisuelle, numérique) et fédérons là… sachant que je ne serai désormais plus jamais élu où que ce soit, la Constituante étant de fait dans les choux et l’âge faisant que mes possibilités politiques sont derrière moi….même si je ne suis qu’un autodidacte, sans doute un piètre rédacteur, je reste disponible pour cette réflexion ici ou ailleurs…..

Je tiens aussi à saluer tous mes amis et camarades du beau Parti de Gauche que Jean-Luc a mis sur les rails un jour de 2008 et que j'ai rejoint peu de temps après. Je tiens à associer à ce salut fraternel, celui qui m'a impressionné dans mes mes premiers mois de Conseil national, notre ami François Delapierre qui nous manque tant. Je voudrais leur dire que nous avons bien travaillé, élaboré années après années un programme, une dynamique, sorti la charte écosocialiste, même si parfois les aiguillages se sont rouillés, même si nous avons collectivement fait des erreurs, celle de croire que le parti n’était voué qu’à créer autre chose au lieu de nous structurer, nous organiser et ne négocier accords ou alliances qu’en position de force, celle de rester dans un Front de Gauche dont nous avions la preuve du dévoiement dès juin 2012, celle d’un congrès de Villejuif que nous avons laissé « interpréter » par l’exécutif sans jouer notre rôle de conseil national directeur, celle de mes propres erreurs liées à ce que je suis, un être sensible aux accusations injustes et qui ne m’ont pas permis un dimanche de 2016, de reprendre la tribune pour dénoncer certains reniements d’une signature ou d’un accord donné quelques jours ou quelques heures auparavant et de rester pour contribuer à fédérer une opposition au sein du CN.

Au moment où va se tenir en fin de semaine un conseil national important, je veux rappeler à mes camarades décideurs que le temps est venu de reprendre en main l’outil merveilleux qu’est le PG, que la nécessité de sa refondation est le point crucial de l’avenir de la gauche, que l’outil existe, qu'il est inutile et qu'il serait suicidaire d'en chercher un autre et que la porte doit s’ouvrir très grande pour que les camarades non adhérents à un parti, fédérés dans cette campagne nous rejoignent dans un grand courant d’adhésion et qu’ensemble nous faisions de ce parti ce qu’il ne devrait pas avoir cessé d’être le parti de la Révolution citoyenne, le parti de la Résistance et de l’Insoumission. Par expérience des années 80, je sais très bien que les anti partis qui foisonnent chez les Insoumis resteront ce qu'ils sonts....des camarades sympathiques, en recherche perpétuelle et errante d'une organisation des inorganisés.

L’élection n’est qu’un outil, notre combat c’est celui de la Résistance au capitalisme, celui que beaucoup d’entre nous n’ont jamais cessé dans les entreprises, dans les quartiers, dans les associations.

Certes nous avons perdu une des batailles, il en reste beaucoup qui peuvent être menées.

Nous sommes dans une guerre de classe et quand l’ennemi s’est installé chez nous, ben nous le savons dans ce pays, la solution n’est pas la collaboration, la solution s’appelle Résistance.

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20 avril 2017

Qualification…J-3

Crédit photo Christian Rodriguez

17799926_10155198847416057_3245009657614952167_nDans 3 jours et quelques heures, nous vivrons, je l’espère la superbe nouvelle de la qualification de Jean-Luc Mélenchon pour le second tour de l’élection présidentielle.

Même si nous savons les sondages faux, malhonnêtement exploités et tout compte fait, absolument manipulatoires, force est de constater dans les réunions publiques, les discussions de chaque jour, les échanges sur les réseaux sociaux, la liste des intellectuels qui soutiennent et surtout la hargne multipliée par l’oligarchie, ses media, ses portes-parole, une chance réelle, et espérée depuis si longtemps, de qualification du porteur de notre programme existe. Ne nous endormons surtout pas et dans ces 30 heures de campagne qui nous restent, n’ayons à l’esprit qu’un objectif, convaincre, convaincre et encore convaincre… Rien en effet ne serait plus désastreux que le manque d’une poignée de voix dimanche soir.

A tous mes lecteurs, mes amis, mes camarades indécis encore ce soir, je voudrais dire que bien sûr rien n’est parfait, que j’ai, comme chacun d’entre nous, ma part de doutes, voire de désaccord sur tel ou tel point du programme, sur la stratégie choisie, sur l’avenir du parti qui depuis 8 ans travaille à cette victoire et surtout que ce n’est ni le jour ni l’heure d’en parler, ces débats viendront à leur place et en son temps.

Aujourd’hui je voudrais redire ici et avec force, ce qui motive mon choix de voter aux deux tours Jean-Luc Mélenchon et personne d’autre, quelle que soit la situation de dimanche soir.

Je voterai Mélenchon pour l’homme dont j'ai découvert le courage il y a 27 ans, la clarté et l'honnêteté politique dans le combat victorieux pour le NON en 2005, que j’ai côtoyé depuis 2010 dans la belle aventure du Parti de Gauche et dont la campagne entamée en février 2016 fut ce qu’il peut exister de plus enthousiasmant mais ce n’est pas, à mes yeux, là l’essentiel.

L’essentiel c’est un programme élaboré, publié, diffusé, chiffré « l’Avenir en Commun » dont :

- Le pivot est la remise à plat d’un système à bout de souffle, celui de la Constitution de la Vème République conçue dans des circonstances exceptionnelles, pour un homme exceptionnel qui, modifiée 27 fois, a atteint les limites de ses possibilités et porte en elle les vices d’un régime monarchique, aggravé par l’erreur du passage au quinquennat, qui permet tous les débordements et toutes les impunités que nous avons vécu tant sous Sarkosi que sous Hollande.

- Le programme social correspond aux nécessités d’une situation aggravée par le libéralisme dans lequel s’est fourvoyé le PS, un programme social qui se relance par l’augmentation des salaires, la mise au pas de la finance, le respect de l’égalité salariale des hommes et des femmes, la sécurité sociale intégrale, une réforme fiscale juste et clairement explicitée, une situation économique volontairement dégradée au service des grandes fortunes et du système bancaire.

- La mise en œuvre, sans doute, le point le plus important du programme, de la planification écologique qui menace la planète entière et donc la survie de l’espèce humaine, par la sortie du nucléaire pour laquelle avec tant d’autres je me bats depuis 4 décennies, le passage aux circuits courts de distribution, l’agriculture écologique et paysanne, la forêt, le retour des services publics tant abimés par le PS et la droite depuis 30 ans.

- Une politique sociétale au service de l’humain avec de véritables changements de logiques sur la santé, les addictions, la souffrance au travail, la libre disposition de son corps et de sa vie.

- Et enfin dans une situation internationale incertaine où la paix est gravement menacée, la garantie d’une politique autonome de la France par la sortie de l’OTAN (dans le commandement de laquelle nous a réintégré Sarkosi et que Hollande a maintenu).

Pour toutes ces raisons et parce que rien n’est jamais gagné, les 30 % d’indécis de ce jour se doivent de bien réfléchir, d’éviter l’attitude dangereuse de l’abstention, de savoir que le seul vote utile pour faire barrage à l’horreur que serait la qualification des forces du racisme et de la xénophobie, à l’impasse que représenterait l’hypothèse Macron et le retour au recul social de la possibilité Fillon, il n’y a qu’une solution, un coche qu’il ne nous faut en aucun cas rater, c’est le vote Jean-Luc Mélenchon.

DANS LA SITUATION QUE NOUS VIVONS, DANS LA PRECARITE QUE SUBIT UNE MAJORITE DE NOTRE PEUPLE,

LE TEMPS EST VENU DE RETROUVER LE GOÛT DU BONHEUR.

 

 

06 avril 2017

En route vers le second tour

5 mai ensembleBientôt 400 000 soutiens déclarés, un 18 mars plus que réussi, une participation physique aux réunions publiques qui oscille entre  3000 à 6000 personnes multipliée par dix si l’on se réfère aux chiffres d’écoute télé et chaîne Youtube, des émissions de débat télé TF1 ou BFM qui confirment notre candidat comme le plus convaincant, oui la dynamique de notre programme l’Avenir en Commun nous incite à former les plus grands espoirs pour le candidat qui le porte en notre nom Jean-Luc Mélenchon.

Peu importent en ce jour mes quelques inquiétudes sur le processus constituant, peu importent mes souhaits et mes peurs sur l’avenir du parti que nous construisons depuis 8 ans et dont je ne parlerai qu’en interne, peu importent mes craintes sur la méthode choisie pour les législatives et leurs conséquences, comme l’a dit Jean-Luc à Châteauroux : «  ce qui importe aujourd’hui, c’est le 23 avril, nous nous occuperons du reste après ».

Oui ce 23 avril sent très bon, reprenons pour le démontrer, ce débat récent de mardi dernier sur BFM TV avec les onze candidats, qu’a-t-il révélé ?

Un M. Fillon empêtré dans ses certitudes, voulant paraître serein dans les affaires qui le concernent, qui s’offusque qu’un ouvrier candidat lui mette les points sur les i en ce qui concerne les pratiques hélas trop répandues qui sont le résultat d’une République monarchique et un Jean-Luc Mélenchon qui, patiemment, tranquillement déroule notre programme : droit de révocation, interdiction de tout mandat à vie pour un élu corrompu, mise en place du nettoyage des écuries d’Augias avec un haut commissaire à la lutte anti-corruption.

Une Mme Le Pen, égale à elle-même et aux pratiques de son parti du racisme et de la xénophobie qui se fait remettre en place par P.  Poutou, imperturbable, qui sait rappeler que lorsque « un ouvrier est convoqué devant la justice, il ne bénéficie pas d’impunité, il y va ». On peu peut-être regretter de ne pas l'avoir dit nous mêmes mais P.Poutou était de fait le mieux placé pour le faire.

Un M. Macron, creux comme à son habitude, capable d’oublier les lois qu’il a lui-même portées et qui se révèle comme ce qu’il est, le porteur de la continuation des politiques droitières de M. Hollande et Valls, son dernier, et pas ultime, soutien en date.

M. Dupont-Aignan avec qui, nous ne pouvons être d’accord en termes de conception, mais qui a eu un discours structuré, proche de certains de nos concepts économiques.

Un M. Lassalle, disons….bien gentil

Une N. Arthaud certes brillante mais qui attend son seul but, celui du grand soir révolutionnaire du peuple mais qui pense que l’Europe n’est pas le problème ? Que l’euro  on s’en fout et que la Constitution globalement on s’en moque…Respectable certes mais tout à fait aussi irréaliste que contradictoire, le libéralisme européen comme la Constitution de la 5ème étant responsables de la misère actuelle.

Un M. Hamon, axé sur l’attaque de Mélenchon (quel que soient les accords passés), partisan de l’Europe actuelle, critiquant, sans démonstration claire, notre programme, bref un digne représentant de ce qu’est le PS, opportuniste et soumis aux diktats.

Je ne parle pas d’Asselineau et de son long déroulé de numéros d’articles constitutionnels, sa proximité avec Mme Le Pen se voit comme un nez au milieu de la figure….

Je ne jugerai pas de l’intérêt d’une telle émission, inquiet à son lancement, elle m’a bien plu finalement mais au cours de celle-ci qu’avons-nous vu ? Notre candidat, calme, posé, serein qui explique la situation, qui déroule dans ce débat difficile, les chapitres de notre programme et sa vision géopolitique extraordinairement structurée, qui termine sur une conclusion de très haut niveau appelant à la Paix menacée et nous invitant à "retrouver le goût du bonheur".

Oui je l’ai ressenti dans ce débat comme ce que je savais, mais qui s’est révélé au grand public ce soir, la possibilité de donner à la France, un Président dont la stature d’Homme d’Etat apparaît comme évidente.

Oui vraiment, j’ai ce sentiment qui s’avère de plus en plus partagé : NOUS SOMMES EN ROUTE VERS LE SECOND TOUR.

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28 mars 2017

Il faut que le PS meure pour que revive le socialisme

Quand très jeune m17523638_1206427629502869_7467086423602286951_nilitant, je me suis trouvé propulsé au cœur de la belle espérance de mai 68, la SFIO était discréditée par ses erreurs, par ses choix dans la guerre d’Algérie, par son incompréhension des réalités sociales de ce temps. Avec mes camarades de la jeune CFDT, avec mes amis du PSU, nous n’avions aucune confiance dans Mitterrand que, très politisés, nous jugions sur son passé de ministre de l’Intérieur. Nous nous nous estimions porteurs de la volonté de construire autour de nos forces, le mouvement révolutionnaire qui mettrait les revendications de mai 68 et notamment le concept autogestionnaire au cœur de notre vie.

Malgré tout, à Epinay, la SFIO disparaissait pour faire place au Parti Socialiste et nous ne pouvions ignorer qu’il se passait quelque chose autour d’une phrase claire, nette, précise « celui qui ne veut pas de la rupture avec le système capitalisme, celui-là n’a aucune place au parti socialiste »

Puis est venu le programme commun, cassé d’ailleurs en 1978 par le PC, puis est venu la victoire de 1981, les communistes au gouvernement, les lois sociales, l’abolition de la peine de mort, la dépénalisation de l’homosexualité etc.… 18 mois de bonheur et certains d’entre nous commençaient à y croire….

Ce fut de courte durée, fin 1982 Mitterrand gracie les généraux félons d’Alger, première fissure. Jospin et le PS protestent mais ne censurent pas…Et est arrivée en 1983 la nouvelle stratégie, imposée par les réalités nous dit-on, l’Europe sociale cède le pas devant l’Europe libérale des marchands, contre Mitterrand nous disent certains, je n’en suis pas sûr, contre Mauroy, je le sais, et nous sommes des centaines à quitter ce qui fut pour moi une erreur de 5 années, le PS.

Récupération de la CFDT par le PS et sa logique libérale, le PSU avait depuis longtemps rejoint le PS pour tenter de satisfaire les visées électorales de son fondateur. Années de recherche, années de perte de repaires, recherche du côté des mouvements alternatifs qui n’ont rien produit d’autre que des déçus errant d’élection en élection en s’accrochant aux partis avec le concept du non-encarté qui serait l’homme libre et pur, recherches du côté du PCF, nouvelle déception avec le constat qu’il n’a pas changé et ne le peut pas, bref je fais ma carrière professionnelle en essayant de trahir mes idées le moins possible et je ne réussis pas trop mal les deux options.

Et puis, enfin, est arrivé 2008. Un membre du PS, Jean-Luc Mélenchon, que je respecte profondément depuis 1989 pour ses qualités et surtout son courage fait le constat que rien n’est possible dans ce parti et le quitte avec des centaines de camarades. Ensemble ils fondent le parti de Gauche sous le concept de Révolution Citoyenne. Je les rejoins peu de temps après et nous tentons de bâtir cet outil indispensable, nécessaire à notre objectif. Je m’y investis au maximum de ce que je puis y faire et nous mettons du vert sur notre drapeau avec la superbe charte écosocialiste. Le rouge de la Commune et le vert e l’Ecologie politique sont désormais et pour longtemps les couleurs d’un espoir retrouvé, d’une renaissance personnelle où se mélangent mes combats de mai 68, de la défense des droits des homosexuels, des combats contre le nucléaire etc.

Jean-Luc porte, du Prado au serment de la Porte de Versailles, la belle campagne de 2012, aux accents de Ferrat et de la France belle et rebelle et notre objectif d’un score à deux chiffres est atteint.Tout est possible pour notre beau parti. La direction nationale du PCF nous y aide grandement par son attitude de casse du Front de Gauche aux municipales de Paris et dans les grandes villes de France. Avons-nous su saisir cette opportunité, nous développer sur les bases de ce que nous sommes, le parti de la Révolution citoyenne écosocialiste ?….Hélas la vie politique n’est jamais aussi simple.

Et puis, le Parti Socialiste, ramené aux affaires à cause de  l’attitude et des positions du Président Sarkosi a fait la preuve ultime des ses choix de 1983, il a voté toutes les lois scélérates que souhaitait le libéralisme européen, il est entré dans la répression des syndicalistes, il a renié tous les faux-engagements écologistes de sa campagne et termine par une rivalité de façade entre deux candidats « stratégiques », l’un qui porte l’étoile ternie du libéralisme, l’autre qui a mission de perdre et surtout de saboter les chances de notre campagne avec Jean-Luc Mélenchon.

Et maintenant ?

Oui aujourd’hui, le choix est clair, il ne peut y avoir d'unité avec ceux qui se sont eux-mêmes condamnés.

Le moment n’est il pas venu, enfin de se poser la question de l’assise du PG à gauche, de réfléchir à tout remettre à plat dans notre fonctionnement, nos statuts, de dire clairement à ces centaines milliers d’insoumis que le sans-parti est une impasse et que nous les accueillons à bras ouverts pour refonder ensemble cette force constructrice d’un autre monde possible et d’envisager dès les élections passées, le grand débat interne nécessaire.

 

Oui aujourd’hui, comme en 1971, il faut que le PS meure pour revive l’espérance du socialisme, aujourd’hui comme en 2008, un parti peut porter l’espoir pour peu qu’il en prenne les moyens, le Parti de la Révolution Citoyenne Ecosocialiste, le Parti de Gauche.

 

 

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20 mars 2017

130 000 pour la VIème République par la Constituante

17362939_1768766246773914_8727219184446799028_n« Peuple de France, et toi, le monde qui nous regarde si souvent étonné, nous sommes la révolution citoyenne toujours recommencée comme la passion de ce peuple pour les droits universels des êtres humains et des citoyens qu’ils veulent être. »

Jean-Luc Mélenchon Paris République 18 mars 2017.

Cette phrase magnifique prononcée par Jean-Luc Mélenchon dans un magnifique discours sur cette place symbolique de la République révèle tout le sens de ce qu’était cette mobilisation historique du 18 mars, jour anniversaire de la glorieuse Commune de Paris.

Oui 130 000 personnes enthousiastes venues de toute la France ont parcouru ce chemin de lumière, celui qui mène de la place de la Bastille où commença la grande Révolution vers la place la République où la Marianne de bronze porte le symbole de la République Universelle, celui des Droits de l’Homme et du Citoyen.

Car c’est bien de cela qu’il s’agissait, le peuple français exige en masse que cesse la dangereuse Constitution désormais obsolète de la Vème République, celle qui, mise dans des mains qui font peur, permet d’utiliser l’article 16, celle qui a permis la négation même des représentants du peuple lors des lois Macron et El Khomri rejetées par 65 % de nos concitoyens et imposées par 6 fois à coup de 49-3, celle qui permet à un monarque élu de décider seul de la paix et de la guerre.

Oui la 6ème République,  18 ans après que notre candidat l’ait l’ai portée dans une Convention dès 1992 est la clé de voûte nécessaire, indispensable à ce que depuis 8 années nous préparons avec le Parti de Gauche : la Révolution citoyenne qui commencera avec la victoire par les urnes du candidat qui la porte avec nous, Jean-Luc Mélenchon.

Et comme l’a rappelé Jean-Luc, ce samedi, il ne s’agit pas de modifier 3/4 articles sur un coin de table entre quelques amis et de la faire passer par un référendum plébiscite sous appellation 6ème République.

Non il s’agit bel et bien d’autre chose, il s’agir de la mobilisation du peuple pour l’écriture de la loi fondamentale au travers d’une Constituante qui prendra le temps de réfléchir, d’écouter, de débattre, d’écrire et de ne se séparer qu’après que le Peuple français ait validé ses travaux.

Je ne suis ni juriste constitutionnel ni même habilité à donner des conseils, qu’il me soit cependant permis, sans ambiguïté sur mon vote assuré à JLM, d’émettre ici des avis et inquiétudes personnels qui peuvent être utiles au débat et sont encore intégrables dans les processus prévus. Il me semble, n’étant pas une groupie et Jean-Luc n’étant pas un gourou, important d’écrire ici ce ressenti sur un point fondamental, qui étonnement, dans cette période où se véhiculent tant de polémiques sur le détail, cette convocation de la Constituante par procédure référendaire, fasse une telle unanimité…. Et pourtant, convaincu pour ma part que Jean-Luc Mélenchon peut être, et même sera, élu le 7 mai, cette affaire me semble capitale, à tort ou à raison…

La présentation claire faite par Jean-Luc Mélenchon était enthousiasmante «  Dès le soir de mon élection, je convoquerai l’Assemblée Constituante » Belle position, celle de la rupture nécessaire pour entamer un véritable processus révolutionnaire.

Dans un programme intelligent, construit démocratiquement, réfléchi s’est inséré et a été porté à la connaissance des « tirés au sort » de Lille, une formulation intégrant « le référendum constituant ». De quoi s’agit-il ? Les rédacteurs de cette formule qui ont parfaitement le droit de la défendre, et qui sont beaucoup plus que moi de véritables spécialistes de droit constitutionnel, intègrent en préalable, le respect des procédures imposées par la Constitution actuelle en arguant du fait que toute autre attitude serait barrée par le Conseil constitutionnel.

Je le redis, ce choix est respectable, il l’aurait été d’autant plus s’il avait été discuté avec arguments contradictoires lors d’une Convention qui s’est transformée en opération de communication.

Alors qu’est ce qui m’inquiète dans tout ça…Sans parler des risques énormes d’une telle procédure à un mois d’une victoire, on peut considérer simplement qu’il y a d’autres choix possibles, plus motivants, plus mobilisateurs, plus conformes à ce que nous voulons faire, ceux d’exprimer clairement que l’élection de notre candidat a force de loi pour son programme et donc que nous l’appliquerons contre vents et marées, ce qui revient à dire que dès le soir de l’investiture, il faut revenir à l’idée initiale de convoquer la Constituante dont l’élection pourrait être concomitante à celles des députés car bien sûr, je n’imagine pas une seconde qu’elle pourrait concerner des députés battus aux législatives.

Bien sûr je ne suis pas naïf, du moins je le pense, et je sais très bien la somme des blocages de toute nature qui seront mis sur notre route, avec ou sans procédure référendaire d’ailleurs car rien ne prouve non plus que ce fameux référendum ne sera pas dévoyé, contesté, porté en recours mais honnêtement, pourquoi anticiper de tels blocages, pourquoi vouloir absolument se mouler dans la Constitution que nous voulons abattre ? Il est légitime de se poser ces questions non ?

Enfin si blocages il doit y avoir, n’est il pas, stratégiquement, tactiquement, judicieux de vouloir imposer le programme pour lequel les gens ont voté majoritairement quitte à acter, ce qui serait une démonstration claire qu'ils s'opposent à la volonté populaire, que le système voulant nous bloquer, on fait appel au Peuple plutôt que d’anticiper ce blocage en décidant par avance qu’il faut le contourner ?

Bien sûr, il ne s’agit pour moi, ’un camarade passionné par ce projet ambitieux, que d’avis, de questionnement, de recherche d’un débat qui n’a pas eu lieu venant d’un simple militant un peu déboussolé par le peu d’intérêt porté à cet aspect sur le principal point de notre programme,  magnifique qui conditionne notre seul objectif : la victoire du 7 mai pour, enfin, commencer la Révolution Citoyenne.

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17 mars 2017

De la Commune à Mélenchon, l’autre 18 mars.

429727234_1845907488007731544A mon grand regret, je ne serai pas à Paris…. Je sais ce que certains penseront très fort, rengainez vos arguments de bazar, mon absence n’est pas politique même si je regrette quelques maladresses du type drapeaux et partis, elle a d’autres raisons importantes que je n’ai pas à exprimer ici…

CETTE JOURNEE DU 18 MARS, ANNIVERSAIRE DU DECLENCHEMENT DE LA COMMUNE QUE MES CAMARADES FÊTERONT DIGNEMENT AU PERE LACHAISE A 11H30 REVÊT EN 2017 UN AUTRE CARACTERE HISTORIQUE, CELUI DE LA MARCHE VERS LA 6ème REPUBLIQUE QUI S’ELANCERA A 14 H DE LA BASTILLE, LIEU HISTORIQUE DE LA GRANDE REVOLUTION POUR REJOINDRE REPUBLIQUE,AUTRE PLACE SYMBOLIQUE DES VICTOIRES DE LA REPUBLIQUE

Car c’est bien de cet élément fondamental du programme « l’Avenir en Commun qui est en jeu, l’élément sur lequel il est impossible de revenir tant la réalité qui s’impose à nous est claire.

La 5ème République est arrivée au bout de ses limites, un pouvoir monarcal qui lui a été conféré par l’élection au suffrage universel direct du président de la République sur la base « d’un homme/un peuple » institua une règle qui veut que le Peuple choisisse son souverain confortée par une autre réforme absurde qui abandonnera le septennat pour le quinquennat faisant de fait du Président le vrai Premier Ministre et l’Assemblée nationale quasiment assurée d’être largement majoritaire en soutien au Président élu.

Cette situation était porteuse de toutes les dérives, la situation actuelle nous le confirme amplement. Donc demain, oui demain 18 mars 2017, j’appelle mes amis, mes camarades et toutes celles et ceux qui veulent changer cette société française se rendre à la Bastille pour en finir avec l’oligarchie dominante, poser les bases réelles d’une volonté de sortir par le haut de la situation de précarité, de domination, de répression dans laquelle nous ont plongé 10 années de droite des Sarkosistes et du PS, tous les deux le doigt sur la couture du pantalon face aux exigences de l’Europe libérale, tous les deux s’asseyant allègrement sur la volonté du peuple français exprimées en large majorité par le peuple français le 29 mai 2005.

Je ne suis pas juriste, mon insertion à 17 ans dans le monde du travail ne l’ayant pas permis, j’ai tout juste étudié les éléments de droit constitutionnel que ma situation de fonctionnaire m’a permis d’aborder pour l’exigence des concours de cadre et cadre supérieur qu’elle m’a permis d’atteindre. J’aurais aimé travailler plus sur le projet de 6ème République et de la Constituante mais les choix de mon parti ne l’ont pas permis et ce n’est ni le lieu ni le moment d’en parler.

Cependant je puis témoigner, comme le démontre d’ailleurs le livret thématique qui vient de sortir, que les équipes de Jean-Luc Mélenchon ont fait sur ce point un travail poussé, réfléchi, sérieux que j’encourage chacun à s’approprier tant il démontre clairement que, après la victoire du 7 mai, la 6ème République par la Constituante est la condition sine qua non d’une réussite de la mise en chantier de la Révolution Citoyenne.

Ce que j’aimerais beaucoup, comme je l’ai dit et écrit depuis la réunion des tirés au sort de Lille, entendre clairement et si c’était le cas dans le discours que Jean-Luc prononcera demain vers 15h à République, je serais le plus heureux des militants, c’est que nous ne pouvons pas jouer sur plusieurs tableaux et que notre volonté affirmée clairement est une volonté de rupture avec la 5ème, que dès le soir de l’investiture, sans ambiguïté, avec des règles précises d’élection et de composition, le Président élu convoquera le corps électoral à l’élection de l’Assemblée Constituante, le choix par le peuple français de ce Président et de son programme ayant force de loi.

Il sera bien temps, après le 7 mai, si tous les caciques du système, tous les rouages de la 5ème République se mettent en action pour l’empêcher, d’en appeler au Peuple français mais de grâce n’anticipons cette situation par le maintien de l’idée d’un référendum risqué, mangeur de temps et inutile, ce serait à la fois interprété comme l’idée qu’on accepte de rester éventuellement dans cette situation constitutionnelle et ça ne peut que desservir l’objectif de la victoire.

Soyons clairs, ce que j’écris n’est que l’avis d’un militant qui comme tous les militants de cette tendance réfléchit, en aucun cas une remise en cause d’un soutien indéfectible.

Alors mes amis, mes camarades, et tous ceux qui veulent sortir par le haut de notre situation, demain par dizaines et si possible par centaines milliers,

répondez « aujourd’hui j’ai Bastille »

14 mars 2017

Objectif suivant : assurer la présence au second tour

5 mai ensembleCa y est, la barre des 500 signatures est largement  franchie (666 ce jour)…

Loin derrière nous le rêve d’un gouvernement qui a modifié les règles pour éviter au maximum les candidats hors du système « bipartiste » de la 5ème où l’on se repasse le pouvoir en alternance de droite et de fausse gauche, inopérantes les pressions de certains élus sur les maires à coup de « fais gaffe à ta subvention », ridiculisé le chantage au gel des parrainages pour cause de législatives, les soutiens du programme l’Avenir en commun porté par Jean-Luc Mélenchon ont fait le boulot, démarchant la plus grande partie des ssignataires, celle des maires sans étiquette…Quoi qu’il arrive, c’est à eux que reviendra le bonheur et l’honneur d’avoir permis cette candidature hors du commun des élections traditionnelles.

L’Avenir en commun est désormais la base d’une rupture, celle qui renverra à ses rêves de domination, l’oligarchie qui a conduit ce pays à la situation où il est, ce monde au bord de la guerre, remède éternel des crises du capitalisme triomphant, cette planète au seuil de l’implosion à cause de notre inconséquence écologique.

Le 18 mars, sans doute, marque le début d’une marche vers la victoire, celle du refus d’un peuple tout entier de se laisser conduire à la catastrophe, celle d’une volonté de sortir par le haut, par la convocation sans ambiguïté et sans fausse démocratie de l’Assemblée constituante pour une 6ème République.

Je n’ai pas les compétences stratégiques, loin s’en faut d’un Jean-Luc Mélenchon, je ne suis qu’un simple militant plus syndicaliste que politique, un modeste adhérent du beau Parti de Gauche que Jean-Luc nous a permis de construire et je ne donne ici aucune leçon, simplement un ressenti qui permet de dire que tous les éléments d’une validation pour le second tour sont réunis pour la rendre possible et atteignable.

Oui, face à la sempiternelle interrogation des médias et des devins qui connaissent à ce jour le duo final, face à cette question sans cesse posée de notre attitude au second tour nous ne pouvons et ne devrions avoir qu’une seule réponse : Jean-Luc Mélenchon sera au second tour.

Car tel est bien notre objectif, comme nous avons voulu une candidature soutenue par le peuple et les bientôt 300 000 soutiens sont là pour la confirmer, comme nous avons voulu un programme élaboré par des milliers de contributeurs, nous voulons un point de départ à la Révolution citoyenne et ce point de départ c’est bien la victoire de notre porte parole le 7 mai 2017.

Dès lors nous n’avons pas d’autre choix que de gagner et nous devons porter haut et fort ce message pour vaincre le doute que les médias et autres instituts de sondages voudraient faire entrer de force dans les têtes ce qui fait notre peuple et ce message ne tient qu’en 8 mots :

ALLEZ VOTER POUR IMPOSER NOTRE CANDIDAT AU SECOND TOUR

Tel est l’objectif porté désormais et si nous savons le porter comme nous avons su valider  notre soutien massif, comme nous avons su élaborer notre programme, comme nous avons su déjouer tous les pièges des parrainages, alors mes amis, nous allons gagner.

Et si par malheur, que nous devons considérer comme improbable, le passage du premier tour n’était pas au rendez-vous et bien, il est temps de dire clairement que jamais nous ne retomberons dans ce piège qui nous a coûté si cher aux présidentielles comme au régionales, ce piège hérité des tripatouillages du PS qui voudrait que nous ne puissions jouer le second tour avant le premier et ne pas nous situer sur une attitude, ce piège qui consiste à décider d’une attitude sur un coin de table le soir du premier tour car ce piège c’est celui du moindre mal et comme le dit Jean-Luc Mélenchon, le moindre mal c’est quand même le mal.

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