50 ans après...

02 janvier 2018

Meilleurs voeux pour 2018, cinquantenaire d'un mouvement authentiquement révolutionnaire

 

15741187_646532938851467_8415851070963041619_nPour tous les lecteurs de ce blog, que chacun recoive pour sa vie militante, politique, personnelle, sociale, mes meilleurs voeux.

Que cette année soit une année de luttes victorieuses, de combats fructueux en marche vers cette Révolution citoyenne dans laquelle nous nous impliquons, chacun à notre manière et au poste que nous estimons le mieux adapté. Quelles qu'en aient été ou en soient les embûches et les difficultés, elle ne fait que continuer la longue route vers le goût du bonheur comme l'ont tracée celles et ceux qui depuis ces siècles combattent la classe dominante, les croquants des luttes paysannes, les esprits des Lumières, les sans-culotte de 1789 ou les braves de la Commune, comme j'ai essayé de l'exprimer au travers de ces pages.

1968-2018, 50 ans d'une vie militante passionnante où, contrairement à ce que certains affirment, la seule et peut être la plus gtrande victoire et elle est d'importance n'est pas que le SMIC et Grenelle, mais aussi l'ouverture à des conquêtes sociétales que la CFDT, qui essayait alors d'être le mouvement révolutionnaire indispensable porta tout au long des années 70.

J'aurai l'occasion tout au long de cette année, de relater nos combats aux côtés de ceux qui voulaient le respect et les droits pour tous, comme les homosexuels, qu'on disait "différents" quand ce n'était pas "qui devaient avoir honte d'exister", aux côtés des luttes des femmes, celels de la contraception, de l'IVG, des femmes battues, ceux qui découvraient et s'investissaient dans les combats écologistes anti-nucléaire, ceux qui combattaient les racismes... Oui que ces 10 années furent belles et pleines de tant d'espoirs.

Je savoure pour ma part, à chaque moment, la fierté d'avoir été investi dans ces mouvements et quel bonheur fut le mien de retrouver intacts nous idées et nos espoirs dans la création en 2008 du parti de Gauche par son fondateur Jean-Luc Mélenchon dont je connaissais la détermination et le courage depuis 20 années, après, pour ce qui me concerne, des années d'errance dans les méandres nés en 1983 de la dérive du PS et du Président  que nous aurions à minima espéré  voir porter la Gauche au pouvoir plus de 18 mois.

Aujourd'hui, de cette naissance du PG émerge une jeunesse passionnante, celle qui de tous temps, a porté les révolutions, que j'ai toujours admiré et à qui je fais confiance. Souhaitons simplement que 2018 ne soit pas le début des errements et virages inhérents aux pièges de la 5ème République, aux résultantes des traités européens et au monde de l'oligarchie politique ou financière.

Au moment où, grâce à vous tous, à vous toutes, nous allons bientôt célébrer les 10 000 visiteurs de ce blog, souhaitons nous pour 2018, la réalisation des nos souhaits personnels et militants les plus chers et, chers amis, à bientôt pour ce travail de notre connaissance de 53 années de vie militante.

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27 décembre 2017

Comment on privatise en douceur…Le PS nous a beaucoup appris

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Comme par hasard, à répétition, les incidents SNCF se multiplient. A ceci est venu s’ajouter le terrible drame (car c’est un horrible accident) de Millas. Il n’en faut pas plus pour que le service public de la SNCF soit mis au ban des accusés alors que l’instruction des faits est à peine commencée. Ainsi, de bonnes âmes ont vu des barrières ouvertes ou moitié ouvertes où mi-ouvertes, mi fermées…on ne sait pas trop finalement. Ainsi des journalistes qui savent, bien entendu, comme toujours, donnent en pâture le service public, utilisant la douleur bien légitime de parents qui ne demanderaient sûrement pas mieux que de se limiter à l’intime, affirmant sans rien savoir que la conductrice de bus est innocente alors que, qu’elle soit fautive ou non, purge déjà une peine bien lourde, ainsi des micro trottoirs tant sur l’accident que sur les incidents de Montparnasse ou Saint-Lazare, donnent un avis mûrement réfléchi sans doute sur la situation.

Oh ça ne veut pas dire que la SNCF est blanche comme neige et que la privatisation rampante n’a pas commencé par la séparation des métiers, par les transferts au territorial, par la différenciation des gestion voyageurs, fret et TGV (je parle de gestion non pas de cette belle technologie TGV que pour ma part, je défendrai jusqu’au bout).

Ceci rappelle une privatisation rampante réussie en douceur par les gouvernements « socialistes » des années 80/90, celle d’une des belles administrations du monde, celle des PTT.

Ça commence par la mise en condition de la situation, en cédant aux « lobbies » bancaires qui refusent toute ouverture sur la possibilité des prêts à la consommation ou qui limite les prêts logement.

Ça continue avec  l’utilisation d’un syndicat qui, sous influence PS, s’est converti en force de propositions et d’adhésion au programme libéral de 1983.

Ensuite on joue en interne, expliquant aux agents qu’ils seront «  gagnant gagnant » dans une réforme nécessaire, on explique que la rentabilité ne peut venir que du commercial, que les télécoms sont la vache à lait qui sert à combler les déficits de la branche poste, c’est le débat interne et le rapport Prévost.

Puis vient le moment du grand débat, on y trouve tout, notamment les fameuses et souvent fausses  files d’attente aux guichets, les soi-disant privilèges des agents, le temps d’abonnement aux services du téléphone ou la desserte du réseau et l’on va se mettre, en symbiose avec la CFDT à chercher des solutions et miracle, on en trouve…. Celles du fameux rapport Quilès qui par la loi de 1991, sépare les PTT en deux entités distinctes, France Télécoms et La Poste, abandonne le statut de comptable public pour les receveurs des Postes, limitant le recrutement de fonctionnaires pour des agents sous contrat CDI ou CDD et bien entendu presse et micro-trottoir applaudissent.

Ainsi la Poste va voir ses possibilités diminuées, préférant la suppression des établissements en zone rurale au service public, choisissant le tout commercial au détriment du service.

La loi ouvrant les portes, c’est France Télécoms la première  qui fera sous gouvernement Jospin l’ouverture du capital majoritaire au privé… Tout doit devenir rentable, les dérangements qui avaient la charte de dépanner dans la journée peuvent désormais s’octroyer quelques jours de réparation, la vente est désormais le seul critère, le service après- vente, l’entretien et la réparation sont transférés à divers sous-traitants, les boutiques fondent comme neige au soleil, laissant tout problème aux bons soins d’opérateurs téléphoniques très juteux.

Pour la Poste, c’est un peu plus complexe, on va commencer par séparer les métiers, la banque d’un côté, le courrier de l’autre (on a même tenté avec moins de succès la séparation courrier/colis) et la création de la filiale Chronopost, vous savez celle qui achemine et  vous présente vos colis à grand coût et vous avise en cas d’absence non pas au bureau de Poste ou centre courrier mais au bureau de tabac !!!! Et le scénario recommence, on explique aux agents de la Banque Postale (oui car on a fait ça aussi…) que le courrier coûte cher à la Poste (sans tenir compte de l’activité réelle de la branche colis), on cherche des adaptations permanentes de l’organisation du courrier et on supprime, à grands frais d’aménagement l’organisation du réseau grand public en poussant à l’automatisation et à la suppression d’emplois… La privatisation n’a pu atteindre pour le moment le niveau de France Télécoms, Sarkosi a cependant ouvert la porte de l’augmentation de capital et il ne fait aucun doute qu’avec la volonté de la commission européenne, cela se fera rapidement.

Oui à la SNCF comme aux PTT, comme aux Finances comme ailleurs, le PS nous aura appris une chose, savoir organiser l’asservissement des agents et des populations en finir en douceur avec le service public, c’était jusque-là, plus maladroitement l’objectif de la droite mais faut-il se poser la question de l'appartenance de ce parti à la gauche ?

Simplement, pour les gens réellement de gauche comme le sont ceux du PG ou de l’avenir en commun, ne tombons pas dans ce piège à Millas, à Montparnasse ou ailleurs, la seule volonté réelle est politique, celle d’en finir avec le service public.

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19 décembre 2017

La Révolution citoyenne et rien d’autre… L’heure du choix

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Une triple phase est nécessaire, indispensable à la réussite de notre projet: Une Révolution citoyenne pour retrouver les jours heureux et  redonner à notre peuple le goût du bonheur.

La phase capitale car je ne crois pas à l’issue positive d’une révolution violente venant du peuple même si je sais bien qu'il nous faudra de toutes façons nous défen contre une réaction prévisible et dure, c’est celle de la prise du pouvoir central de l’Etat que la constitution de la 5ème République confère au Président de la République. En l’état actuel des choses, sur l’échiquier politique de la seule gauche qui existe, par le malheur qui nous a frappé en nous enlevant notre camarade François Delapierre,  en un seul homme par sa stature d’homme d’état, par sa vision de la géopolitique, par son courage et ses capacités de détermination, est en mesure de réaliser cette ambition, c’est Jean-Luc Mélenchon pour peu qu’il ne soit pas happé par une vision seulement électorale et par une intégration de fait dans les arcanes du système.

La deuxième phase, c’est celle de l’exigence d’abattre la constitution de la 5ème République pour une nouvelle République sociale, sociétale et éco socialiste, c’est-à-dire par la convocation par le Président et comme premier acte fondateur de son mandat, de l’Assemblée nationale Constituante élue par le Peuple Français. C’est d’ailleurs ce qu’avait comme programme Jean-Luc Mélenchon avant que le mouvement FI, au travers d’une convention de tirés au sort en décide autrement et fasse un retour, hélas trop peu remarqué, sur un respect des institutions de la constitution que nous combattons et instituant un processus constituant suicidaire. Non il n’y a qu’une solution… Au nom du mandat reçu du peuple, le Président décide de la convocation et si consultation du peuple il doit y avoir, elle se fait sur un conflit entre le Président élu et le Conseil Constitutionnel désigné. Toute autre attitude ne peut se concevoir que comme une intégration au système porteuse, comme ce fut trop souvent le cas, des plus grands dangers de revirement.

La troisième phase, c’est celle de la nécessaire mobilisation du peuple et là aussi nous voyons bien la difficulté de mobiliser un peuple anesthésié par les médias, par l'intelligence des organisations d'entreprise, par des directions syndicales axées sur la seule défense de revendications souvent corporatistes, enclenchant des conflits certes prometteurs mais divisés, refusant au nom de la séparation absurde du politique et du syndical, toute initiative, toute proposition y compris la plus humble, venant de notre côté. Et pourtant la lutte contre les ordonnances était porteuse de tous les espoirs, une fois de plus, autour du 23 septembre, Jean-Luc Mélenchon avait raison et cette superbe proposition s’est échouée sur l’intransigeance des directions syndicales de ne pas défiler avec le politique surtout s’il se revendique de notre combat. Sur ce point nous retrouvons les réflexes et la limite de Mai 68, divisé de fait entre deux conceptions de la lutte, celle qui prévalait avec l’UNEF de l’époque, la CFDT de l’époque, le PSU orientés sur le changement de société et celle des forces du PC, de la CGT qui s’arc boutaient sur la négociation salariale et rien d‘autre. les acteurs et les faits sont semblables aujourd'hui et nous retrouvons de ce dilemme depuis 2008 avec un Parti de Gauche, quelques associations et un peu de SUD  axés sur la Révolution citoyenne, un PC et une CGT axés sur la revendication salariale et tirer le maximum du système capitaliste en force d’opposition. Ce n’est pas un reproche, ils en ont le droit et c’est respectable mais une bonne fois pour toutes, ayons le courage de reconnaître cette différence et acceptons la en cessant de croire, comme nous l’avons fait dans l’erreur du Front de Gauche, que ces données-là   peuvent évoluer, au regard de l’Histoire, elles ne changeront pas.

Dès lors, il convient de s’interroger sur la stratégie en cours, de se poser les bonnes questions sur l’utilité des « compétions électorales » hors présidentielles, de savoir ce que nous voulons, de notre attitude vis-à-vis des luttes, sur les notions de peuple et de classe ouvrière.

Il nous est nécessaire de bien nous situer en termes électoraux. Vouloir user notre énergie dans tous les  scrutins, en terminer un pour commencer l’autre, ce que nous faisons depuis 8 ans n’est pas forcément la bonne formule. Y a-t-il un intérêt quelconque, hormis financier,  à vouloir des élus, parfois au prix de douloureuses alliances comme aux régionales ou dans des conseils départementaux ? Y a-t-il nécessité absolue de jouer nos sigles dans les élections municipales alors que les enjeux sont ailleurs ? Autant de questions que nous devons calmement nous poser et, à tout prendre, y a-t-il un intérêt à un mouvement qui, clairement, au travers de son attitude, de sa recherche d’alliances y compris avec celui ou ceux qui nous ont fait rater le second tour de la présidentielle. Même si le groupe parlementaire FI fait un travail formidable avec des éléments très brillants comme mes camarades Corbière, Bernalicis, Quatennens, Fiat, Coquerel , ne risquons-nous pas d’entrer dans un système de démocratie bourgeoise où de toutes façons, sans victoire présidentielle, nous sommes condamnés à un travail de forcenés non écouté, non mobilisateur pour le peuple et donc non productif….

Vous l’aurez compris, je mesure nos erreurs collectives au PG, notre choix du parti creuset, notre erreur de la stratégie du Front de Gauche, les soucis de ligne nés à la fois des modifications de 2014 avec la création du M6R et celles du congrès de Villejuif et je ne crois pas  à la logique de la FI en tant que mouvement pérenne, je pense qu’elle nous conduit à un respect scrupuleux des codes de la 5ème République et qu’il est temps que sur la seule base qui devait être la nôtre, nous refondions le parti de gauche pour lui donner le statut qui devait être le sien, celui du Parti de la Révolution Citoyenne pour une République Sociale, Eco socialiste et  Solidaire, un parti démocratique, organisé, développé, structuré efficacement sur le territoir, aux militants formés, ouvert aux luttes sociales et écologistes, bref un parti capable de faire le poids. Au défaut hélas probable de cette solution, tout le reste n'est qu'agitation intellectuelle et bons sentiments.

Ce ne sont qu’éléments réflexion, à prendre en compte….ou pas… Cependant il y a urgence car nos adversaires sont clairs, déterminés à se défendre, nous le voyons sans être aux manettes alors demain….

 

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04 décembre 2017

Réflexions: France 2, Hamon, la FI et la Révolution citoyenne

 

révolution citoyenneJ’ai adhéré au parti qui portait un objectif noble, ambitieux, mobilisateur, celui de la Révolution citoyenne par la Constituante pour une nouvelle République.

9 ans après où en sommes- nous ? Les abstentionnistes du 1er tour, les jeux politiciens de Hamon et autres, les revirements de la FI à Lille sur le salaire net ou sur l’intransigeance de convocation de la Constituante dès la prise du pouvoir présidentiel nous ont privé d’une accession au second tour et d’une victoire possible.

Comment ont évolué les choses ? Que se-serait-il passé si nous avions gagné la Présidentielle ? Certes les données sur cette seconde question sont obligatoirement subjectives, personne ne peut savoir comment se serait comporté notre peuple ni si tout simplement, il se serait mobilisé pour un processus de nature révolutionnaire ou si l’anesthésie, entre autre  médiatique dont il est victime aurait conduit à une dérive à la Tsipras.

Mais ces mois de vie sous Macron nous donnent quand même quelques indices. Le Président élu par défaut, doté d’une logique assemblée de godillots, applique le programme qu’il avait présenté, celui du MEDEF, nous avons réussi autour du programme l’Avenir en Commun à avoir un groupe à l’Assemblée, lequel se bat avec une énergie et une conscience du rôle  remarquables, ceci doit être dit mais cela est- il suffisant ?

Depuis le mois de juin, un déchaînement sans précédent initié ou développé par une presse aux mains de 9 milliardaires, vise les uns après les autres, les militants les plus actifs de notre programme. Bien sûr, le prix fort est incontestablement payé par notre camarade Jean-Luc mais affecte également et de manière honteuse nos amis Alexis, Raquel, Danielle et ça va sans doute continuer. Qu’en aurait- il été si Jean-Luc Mélenchon avait été élu ? Comment dans ce climat aurions- nous mobilisé le peuple pour un vote oui à un hypothétique referendum sur la Constituante ?

Nous avons des éléments de réponse à cette question à la fois dans les combats  contre les ordonnances Macron, dans la scandaleuse émission C’est Politique du 30 novembre, dans les travaux inquiétants d’approche avec un tartuffe de l’ancien régime, hypocrite à souhaits….

Mélenchon et le mouvement dont il est le porte-parole n’ont en aucun cas à rougir de ce qu’ils ont fait. Le combat contre les ordonnances  à l’AN mené par mon camarade du PG Adrien Quatennens, les interventions de Ugo Bernalicis sur les lois sécuritaires, les interventions brillantes et structurées, (peut- il en être autrement d’ailleurs ) de Jean-Luc, les positions développées par Alexis Corbière se doivent d’être signalées mais à aucun moment, ce groupe parlementaire dans son intégralité n’a oublié la nécessaire mobilisation du peuple traduite par la manif impressionnante du 23 septembre malgré les regrettables attitudes de la direction syndicale de la CGT qui, invoquant la charte d’Amiens ( qu’ils ne respectent qu’en cas de besoin), a souhaité ne pas répondre aux appels répétés à conduire ce mouvement syndicalo politique. Quel dommage et quel gâchis malgré le respect que j’accorde à cette organisation à laquelle je suis adhérent, que les forces sociales et politiques n’aient pu, conformément aux appels répétés s’unir contre ces lois scélérates. Certes il y a ces erreurs syndicales mais le vrai problème est ailleurs, notre classe, celle des travailleurs est anesthésiée, empêtrée dans des soucis financiers, victime d'une pauvreté d'information orientée par des media qui préfèrent le baptème d'un panda à la réalité et aux causes de la misère... Nous le paierons très cher.

Le mouvement idéologique des media continue, lui, son œuvre malsaine de déstabilisation des forces qui peuvent contribuer à la mise en marche du peuple pour sa révolution. Le point pour le moment culminant, mais on fera sans doute encore mieux, a été apporté jeudi dernier par la scandaleuse organisation de l’émission du service public c’est politique. Passons sur la permanente présence des soi-disant experts attitrés de France 2, ils sont payés pour leur rôle, passons sur un invité politique jouant son rôle d’opposant (même si couper la parole tous les 3 mots est quelque peu manipulateur) mais concentrons-nous sur l’attitude de la présentatrice et sur ses choix. L’attitude est très claire, couper la parole, intervenir avec des arguments politiques qui ne sont pas de son, rôle mais ça se corse vraiment au niveau des invités « surprise », une chef d’entreprise présentée comme une citoyenne lambda venue explique que les Prud’hommes (où elle a d’ailleurs été bénéficiaire) était un frein réel à l’embauche, une dame, fille de Régis Debray,  qui comme tout un chacun n’est pas responsable de l’évolution de ses enfants, déclarée spécialiste du Venezuela, thème d’élection de tous les anti-Mélenchon comme si le Venezuela était au programme l’Avenir en Commun, un Philippe Val dont on connait le parcours, présenté comme un spécialiste de la laïcité, bref développement de tout le panel des anti Mélenchon de la première heure… Bref, tous les moyens furent mis en œuvre pour empêcher notre porte-parole de développer, comme il sait si bien le faire, les combats nécessaires anti Macron.

Ces éléments usants, bloquent l’énergie nécessaire dans ce que vit notre peuple et que Jean-Luc avait prévu dès les premiers jours de la campagne «  Si ceux-là sont élus, nous allons cracher des larmes et du sang » et la vie politique, la logique de la FI, l’absence hélas du Parti de Gauche en tant que tel, conduisent nos choix politiques dans une orientation de la Révolution Citoyenne vers un mouvement d’opposition à la politique de Macron.

C’est dans ce cadre qu’il faut regarder avec inquiétude ce rapprochement plus ou moins voilé depuis le 23 septembre vers la voie social-démocrate que représente Hamon. Comment en effet, prendre comme crédibles les déclarations de renoncement à l’attachement à l’Europe libérale, ce dernier étant le principal  thème développé dans sa campagne de barrage à l’accès de Mélenchon au second tour, comment ne pas voir que tout le reste de ses arguments étaient piqués au programme que nous défendons et adaptés aux exigences libérales, comment oublier ses attitudes comme ministre du PS libéral, ses positions comme membre de l’aile soi-disant gauche, son absence de soutien aux manifestants contre les lois scélérates, son absence de vote pour à la motion de censure contre le gouvernement Valls et au final pourquoi vouloir user une énergie nécessaire à trouver quelques voix chez cet individu pour en eprdre beaucoup d'autres ?

Pour conclure ce long, trop long sans doute, billet de blog, je dirais « ne vous réjouissez pas trop vite » les distances que vais prendre avec la vie politique ne sont en aucun cas une opposition à l’homme que je respecte et soutiens pour son courage, son honnêteté politique, sa pédagogie et surtout ses qualités humaines qu’il m’a été permis de vérifier ni une démission du parti qui a été pour moi celui de l’espoir retrouvé et que je ne quitterai pas, l’accompagnant et l’aidant dans ce qui sera sans doute son agonie et l’un des nombreux échecs de ma vie mais je suis un militant, pas un animal politique.

Comme pour beaucoup d’autres comme moi qui ont vécu et animé mai 68, qui ont vécu de l’intérieur les dérives du PSU et de la CFDT révolutionnaire, il est temps comme on dit « de laisser la place à ces jeunes prometteurs, croisés au PG qui sont aujourd’hui députés ou plus simplement combattants de la Révolution citoyenne, de les assurer de mon amitié,  de mon soutien et des discussions qu’ils peuvent souhaiter avoir, il est temps de rappeler que nous pouvons, si nous le voulons, sauver le PG pour lui redonner son objectif originel, la Révolution citoyenne et là aussi je ne refuse aucun débat, aucune participation à une réflexion alternative, en sachant avec douleur qu’elle n’aura pas lieu.

Michel Tissier

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18 novembre 2017

Etats d’âme

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Titre d’un excellent film des années 80 qui n’a pas reçu le succès qu’il méritait," Etats d’âme" décrivait ce que nous ressentions, nous militants fidèles  de mai 68, douloureuses victimes des virages à 240 degrés du PSU et de la CFDT des années 70 et tragiquement déçus par la trahison en 1983 des espoirs de mai 81.

Oui nous avons vécu ces années, recherché dans une quête infructueuse, l’organisation idéale qui nous permettrait de continuer le combat qui a toujours été le nôtre. C’est ainsi que, comme moi des milliers de militants se sont lancés dans cette quête, expérimentant les formes les plus diverses, celle des mouvements alternatifs de base comme nous disions, celles dans lesquelles je me suis lancé avec enthousiasme aux élections municipales de 1989 à Orléans, aux législatives de 1993 dans la deuxième circonscription du Loiret et aux cantonales de 1994 dans le quartier Saint Marceau d’Orléans. Oh les scores ne faisaient pas la une des médias, mais nous étions certains d’avoir semé quelque chose. Comme tout mouvement non structuré par l’adhésion et l‘organisation, ceux qui existaient n’ont pas fait mentir la règle, celle de l’autodestruction, certains d’entre nous partant vers les Verts, d’autres, la plupart en fait rejoignant l’immense cohorte, qui ressort à chaque élection, des déçus qui cherchent l’idéale organisation des non-organisés, nul doute qu'il en sera ainsi de la FI.

Pour ma part j’ai continué ma quête et ai fait en 1995 l’expérience de « compagnon de route du PCF dans des élections municipales à Gien, ma ville natale et adorée. Là aussi cet  engagement trouva ses limites dans le sens où le PCF, tu y adhère mais ses positions sur le nucléaire et sur le lien PC/PS m’en empêchaient et ce fut une nouvelle grande déception et un désengagement que je considérais comme définitif, me limitant aux combats qui sont ceux de ma vie : dans le sillage de la position plus que courageuse de Jean-Luc Mélenchon, je fus de tous les combats pour le droit à la vie commune des homosexuels, j’ai continué les combats écolos de l’anti-nucléaire, ceux du temps où nous occupions le Larzac, ceux de l’antiracisme et contre le scandale que fut la progression du FN orchestrée entre autres et surtout par le PS  et j’ai vécu la douleur des élections présidentielles de 2002.

Cependant 2005, là encore grâce à Mélenchon, m’a permis de retrouver l’optimisme avec notre beau combat et surtout notre victoire contre le traité européen. Enfin nous avions gagné, enfin nous allions pouvoir partir sur d’autres bases, enfin Mélenchon et ses camarades de PRS ne pourraient plus longtemps croire qu’il était possible de réformer ce parti renégat au socialisme, de l’intérieur.

2007 et la victoire d’un Président qui misait sa campagne sur l’anéantissement des idées de mai 68 et dont la récupération des idées et comportements du FN était notoirement connue fut un triste jour mais pouvait-il en être autrement dans ce système monarchique qu’est la 5ème République.

Et puis est venu le temps de l’espoir, en Novembre 2008, Jean-Luc Mélenchon et ses camarades quittent enfin le PS et créent un espoir immense avec le Parti de Gauche. Inquiet de la conception proclamée dès la naissance des notions de parti creuset mais surtout avec la confiance inadaptée faite au PCF que notre petit parti croyait faire évoluer, j'y adhère convaincu par un jeune militant sincère que j'avais découvert du haut de ses 24 ans en 2005.

Oui j’avais cette certitude que le Front de Gauche était voué dès sa naissance à l’échec, qu’à un moment donné le PCF se débarrasserait du PG quand celui-ci ne lui était plus utile. C’est ce qui se produisit aux présidentielles 2012, moyennant un accord de 80% des candidats aux législatives pour permettre au PCF de rebondir sur les 11% de Mélenchon, c’est ce qui se produisit aux municipales de 2014 où à Paris mais aussi dans 50 % des grandes villes, le PCF préféra l’accord avec le PS au nom de la sacro-sainte unité des forces de gauche (incluant le PS dans ces forces malgré 30 années de choix de droite pour ce parti). Nous étions un certain nombre à prôner, fort de cet attitude aussi logique qu'inacceptable la sortie du FDG mais bon.....

J’ai donc fait ce que j’ai pu avec mes camarades dans ce parti, où j’ai eu l’honneur et la joie  pendant 5 années d’être membre du CN, pour sortir de cette erreur du FDG et j’ai naïvement cru que nous avions réussi en 2015 au congrès de Villejuif… Ben non, ce que nous avions semé dans les têtes n’a pu aboutir à une position claire n’a pas passé le cap des élections régionales de décembre, créant dans notre parti une situation tragique  difficile à surmonter. Il ne s’agit pas pour moi, d’accuser qui que ce soit, ces erreurs sont notre fait commun entre ceux qui les ont portées et ceux qui, comme moi, n’ont pas réussi à les empêcher.

Le résultat, c’est que notre parti qui devait être celui de la Révolution citoyenne, empêtré dans la recherche d’un inaccessible ailleurs, s’est progressivement délité, priorisant le mouvement électoral appelé France Insoumise qui reste ce qu’il a été, l’outil de la prise du pouvoir présidentiel, étape essentielle du la Révolution citoyenne certes mais avec excès de  légalisme et de réalisme comme sont ses orientations sur le processus constituant ou sur le salaire net choisi par rapport au salaire brut ( problème important s’il en est).

Et nous pouvons pressentir ce qui risque de se passer en regardant le mouvement social d’aujourd’hui qui rappelle furieusement la fracture qui existait en mai 68, la priorité du social sur le sociétal illustré par la vision d’un mai 68 basé sur Grenelle et par l’oubli des aspirations profondes de la jeunesse et de la très jeune mais très claire CFDT, celle qui a conduit les uns à traiter les autres de jeunes irresponsables conduisant à la guerre civile sans reprendre pour la Nième fois la déclaration scandaleuse des jeunes « trotskistes, anarchistes à la solde de … »

Bref, si nous l’avions voulu, si nous avions été écoutés, ce que fait le FI aujourd’hui, le PG pouvait le faire, consolider l’engagement des soutiens à la candidature de Mélenchon, porter avec le peuple le vote de 7 millions de citoyens, bref, nous avons tragiquement et pour longtemps raté ce coche, laissant la FI évoluer, tel un bateau ivre, vers des rivages incertains qui, malgré tout je le souhaite, ira vers le  grand mouvement révolutionnaire pour une révolution citoyenne où sera  la nouvelle force destinée à remplacer le PS social- démocrate et à évoluer comme il a évolué.

Pour ma part je l’ai dit, l’avènement du PG fut pour moi une bouffée d’air politique, les jeunes que j’y ai côtoyé, certains étant devenus des amis, et certains, privilégiant l’amitié sur les divergences politiques, l’étant restés. J’y reste adhérent et si possible militant et je l’accompagnerai jusqu’à sa mort ou la mienne.

Voici donc revenu, hélas, le temps des états d’âme…..

 

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01 novembre 2017

18 ans après la valse-hésitation du PS, le PACS enfin célébré dans la maison commune.

2013-05-05-marche-6eme-republique-paris-photos-al5 mai égalitéC’était le 12 octobre 1998, depuis 1970, nous étions dans  le combat pour l’égalité des droits et le respect des homosexuels, en 1989, un sénateur, Jean-Luc Mélenchon pour ne pas le nommer  nous a entendu et compris et déposé courageusement une proposition de loi pour permettre aux couples homosexuels d’organiser leur vie commune.

Les divers aléas électoraux et surtout la pression qui existait sur ce thème, notamment les publications et engagements d’Elisabeth Badinter,  font que cette idée sera reprise par le gouvernement Jospin qui présente un projet de loi qui devait être débattu ce fameux jour.

En formation de cadre supérieur à l’ESSEC ( et oui «  l’évolution » que les socialistes ont imposée aux PTT a fait que l’on a troqué les cours de droit en Sorbonne pour la formation au commerce…), je décide de sécher mon cours pour assister à cet évènement historique, fruit de nos combats et du courage d’un politique.

Mais bon, une fois de plus, le PS s’est montré digne de sa réalité depuis 1983… Par absence d’une majorité de ses députés, le quorum n’étant pas atteint, la loi n’est pas votée sous les applaudissements de la droite…. Acte volontaire, certains assurent que non, moi je pense que oui si l’on en juge par la suite des évènements notamment les restrictions de 1999 et la nature de l’organisation du débat sur le mariage en 2013. Toujours est-il que Noël Mamère conclura par cette phrase approximative  «  les députés PS ne voulaient pas d’une loi pour des pédés »… Quoi qu’on puisse penser de lui par ailleurs, sur ce point, il s’est révélé lui aussi comme un homme de courage.

Donc, la loi est remise sur le métier, le gouvernement assurant la main sur le cœur que c’était un incident, rien de plus et qu’elle serait représentée fin 1999, ce qui fut fait sous l’égide d’Elisabeth Guigou.

Mais bien sûr, comme tout ce qui n’est pas voté dans les temps, le débat a continué dans le pays et un quarteron de maires de droite affirme haut et fort que jamais au grand jamais, ils ne célébreraient ce type de choses dans leur mairie…. Ceci fut remis au goût du jour d’ailleurs lors de la loi sur le mariage.

Et en 1999, comme en 2013, comme toujours, un gouvernement ne devrait avoir qu’une attitude dans ce genre de conflit «  un élu républicain applique la loi républicaine ou s’il refuse, il démissionne ou est radié ».

Cette attitude exigeant un sens trop aigu  de la République sans doute, dans les deux cas on a biaisé… En 2013, le président Hollande présente un droit à l’objection de conscience….

En 1999, on fit autrement, on contourna le problème en déclarant que le PACS ne serait pas célébré en mairie mais se limiterait à une signature au greffe du tribunal….

Bien sûr les homosexuels voire tous ceux qui choisissaient le PACS plutôt que le mariage avaient désormais des droits et des protections mais après l’affront de 1998, je dois dire que beaucoup de ceux qui, comme moi militaient depuis si longtemps pour cette organisation de vie ont vécu cette décision comme une trahison supplémentaire.

Certes il y a des droits, mais des droits cachés, dans l’intimité d’une signature au greffe, pas devant la République et le peuple français qui ne peut se manifester que devant son maire élu et dans la maison commune….

18 ans après, enfin dirais-je même si ceci se fait pour des raisons économiques plus qu’idéologiques, le choix du PACS se fait publiquement, au grand jour et c’est enfin une bonne chose

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17 octobre 2017

Mobilisation sociale. Ce qui nous pousse à nous battre….ce sur quoi nous pouvons échouer…

10620527_771823629522602_5891450159602612604_nJe n’avais pas prévu ce billet de blog dans le sens où je le rédige aujourd’hui. Je pensais plus à un ressenti des évènements internes à notre parti et aux inquiétudes et positionnements  qui sont miens quant à son avenir avec une FI qui évolue, à mon sens, vers un tournant qui m’interroge.

Mais les débats qui se développent sur le dernier billet de Jean-Luc relatif à la situation sociale m’incitent à remettre à plus tard ce dossier.

Oui Jean-Luc Mélenchon a parfaitement raison dans son analyse de l’évolution du climat social, des difficultés de mobilisation et du rôle qu’y jouent à la fois le mouvement FI et le mouvement syndical.

Depuis les débuts de l’histoire sociale, illustré par la magnifique vague révolutionnaire de mai 68, nous sommes, nous le peuple, engagés dans une lutte constante, celle du peuple contre l’oligarchie, en quelques mots, celle de la lutte contre le capitalisme et son cortège d’injustices, d’exploitation et de misère.

J’ai vécu de très près mai 68, je pensais que nos constats du moment entre un mouvement de refondation complète du système représenté par la jeune CFDT (attention je parle de celle de cette époque, de celle qui conduira au congrès de 1970 et à la participation à tous les combats sociétaux des années 70) et une lutte exclusivement sociale et salariale que je ne néglige pas et qui a enregistré de belles victoires sur ce point avaient été intégré et que nous n’étions plus les « gauchistes à la solde d’un anarchiste, trotskyste juif allemand". C’est, pensant à cette évolution de la CGT que j’y ai adhéré après avoir quitté la CFDT noyautée PS libéral, c’est persuadé que les conditions de remise à l’ordre du jour de nos aspirations par ce qui naissait que j’ai adhéré et me suis engagé avec passion dans le parti de gauche. Je ne regrette en aucun cas ce dernier choix même si conscient des réalités qui allaient se faire jour, j’ai toujours combattu la notion de parti creuset et l’engagement dans le Front de Gauche dont les lignes divergentes se voyaient comme le nez au milieu de la figure.

Hélas l’Histoire repasse parfois les plats et les différences d’appréciation de 68 renaissent de leurs cendres au moment où la globalisation des combats est une nécessité absolue. 

Nos luttes d’aujourd’hui n’ont pas d’autre finalité que d’abattre les outils de ce système, en premier lieu, la Constitution monarchique qui le pérennise et les privilèges du patronat qui l’incarne, c’est bien le rôle d’un parti ou mouvement politique et que cela plaise ou pas, Jean-Luc Mélenchon, le groupe parlementaire et les militants des forces dites insoumises font admirablement leur travail en étant le groupe le plus actif de l’Assemblée nationale et en tenant la rue sur les objectifs globaux à partir des ressentis de notre peuple. C’est bien en effet sue la chute du système monarchique qu’il faut travailler car tout le reste en découle et pour cela nous avons besoin comme cela fut fait le 13 mai 68 d’une conjonction des luttes sociales et des aspirations sociétales.

Force est de constater que le mouvement social n’arrive pas à s’enclencher de manière globale. Il y a, à mon sens une logique et des causes. La logique c’est cette volonté de tous les gouvernements (et le PS n’a pas été en reste sur ce point)  en lien avec le patronat, de briser depuis la grande peur des années 70, toute possibilité de lien collectif, ce furent le recours massif  à l’intérim, la séparation des métiers à l’intérieur d’une même entreprise, le concept d’évaluation individuelle, les recours massif aux CDD et autres contrats précaires, l’appauvrissement et l’endettement des ménages. C’est aussi la volonté farouche d’enfermer les directions syndicales dans des systèmes de négociation permanents avec l’illusion donnée qu’elles peuvent arracher quelques bribes. C’est enfin l’évolution tragique, pour qui connait ce que nous avions voulu en faire, de la CFDT et son fameux syndicalisme de proposition. Volontairement je ne parle pas de FO dont la ligne a toujours été constante, exister et influer plutôt que de contester et de vouloir changer le mode de production. Soyons clair, lorsque je dis ceci, je sais en connaissance de cause et pour y avoir gardé des amis, qu’il y a entreprise par entreprise, des camarades de ces organisations, courageux, actifs, pas forcément soumis aux diktats leurs confédérations. Il n’est donc aucunement étonnant qu’en ce qui concerne les directions de  la CFDT et de FO, les choses se passent dans les négo et les cabinets ministériels, histoire de récupérer quelques points positifs qui font que c’est mieux que rien et que si on rétablissait l'exclavage, il faudrait négocier le poids des chaïnes.

La CGT est actuellement dans une autre position. D’une part, reconnaissons lui le courage de porter quasiment seule la volonté d’une réaction forte et massive du monde du travail mais nous sommes bien là au cœur de la divergence de fond qu’elle partage d’ailleurs (sans que j’en fasse un point de polémique, la courroie de transmission étant coupée depuis longtemps), avec le parti Communiste, celle de vouloir croire ou faire croire qu’il faut l’unité sur la base de la contestation sociale, sinon que rien n’est possible. Ainsi nous arrivons à la situation présente, celle de négociations avec le pouvoir politique qui n’ont aucune chance d’aboutir et qu’elle ne veut ou ne sait boycotter et celle de réunions intersyndicales qui n’ont pas plus d’espoirs de succès et qui arrivent à des grèves inefficaces à répétition en même temps que corps de métiers par corps de métiers, se développent des journées d’action….Passons sur les routiers qui ont toujours joué le même jeu de « ma boutique d’abord » et regardons les fonctionnaires d’un côté, telle ou telle branche de l’autre sans se préoccuper de la nécessaire globalisation.

Et réfléchissons ensemble une bonne fois pour toutes à ce qu’aurait donné un appel de la CGT, à une grande journée de grève et de manifestations interprofessionnelle derrière laquelle se seraient immédiatement rangés les tenants du programme l’Avenir en Commun. Ca aurait une autre allure et le million que nous aurions réuni sur les Champs Elysées ou ailleurs aurait plus fait trembler le pouvoir que quelques discussions ( et je ne doute absolument pas qu’elles fussent viriles) avec Macron ou Philippe.

Invoquer comme l’ont fait à pas mal de reprise, les dirigeants de la CGT, la charte d’Amiens qui date de 1906 et dont ils se sont affranchis à pas mal de reprises, ne peut expliquer ce refus permanent d’une attitude claire sur un objectif précis faire tomber cette République et instituer une République sociale par la Constituante élue par le  Peuple,  sinon à dire que comme en 1968, il n’est pas partagé par nos camarades et dans ce cas autant le dire clairement, mais souvenons-nous pour l’Histoire que si Macron gagne cette manche sur la loi travail, nous avons perdu pour longtemps.

 

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15 septembre 2017

Difficultés sociales oui….mais nous avons les JO et un Président avec programme de com….

De retour au clavier après qu10154533_10202461334187406_8914433111298552929_nelques semaines d’indisponibilité….

« Enfin ! » Diront les uns, « ça ne nous a pas manqué ! » diront les autres…

Peu importe, même si les prochains mois, l’âge, les réalités de la vie vont sans doute me contraindre à une activité moins présente, moins physique, à réaliser si possible ce vieux rêve d’écriture.

L’important c’est d’être soi-même, d’exprimer ce désir profond qui depuis plus de 50 ans dans les luttes de notre peuple veut conduire sur la ligne qui permettra de retrouver le goût du bonheur et puis comment ne pas reprendre cette phrase sublime du camarade Ernesto Che Guevara «  A tous moment, d’où qu’elle vienne, la mort peut nous surprendre…L’important c’est que nos idées soient comprises par ceux à qui elles sont destinées et que d’autres mains se tendent pour ramasser nos fusils »

De ce point de vue, la valeur, la culture, l’expression, le courage de nos jeunes militants devenus camarades de combat ou amis, en symbiose sur certains points, en incompréhension sur d’autres, dans la belle aventure du Parti de Gauche me rassure quant à l’avenir de notre combat porté courageusement par Jean-Luc et initié par notre beau parti.

Donc, conformément à la logique de l’oligarchie qui mène le monde autour des forces de l’argent, c’est parti pour quelques années d’intox autour de soi-disant valeurs désintéressées du sport qui conduiront au gaspillage sans nom des moyens et où sans doute, comme à Rio ou ailleurs, les SDF parisiens seront priés d’aller dormir sous des ponts moins voyants, c’est parti pour des mois d’insultes des parvenus de la REM, c’’est parti pour les opérations de com type lit de camp ou machette canne à sucre avec souliers vernis du Président brillamment élu par 18% de notre peuple.

Conformément à l’histoire, tout ceci ne sert, grâce à un système médiatique formaté et complaisant, qu’un dessein réel, celui d’occulter la misère et surtout la lutte de notre peuple pour un Avenir en Commun.

Venons-en donc à la seule réalité qui vaille, celle d’un système oligarchique basé sur la réalité du capitalisme et la volonté permanente des droites et du patronat de casser tous les acquis de 150 années de lutte. Nous sommes dans la logique des choses et rien ne sert de se traiter de tous les noms d’oiseaux, il y a d’un côté les tenants de la droite ou de la social-démocratie qui n’en est qu’un volet rendant moins douloureux les choix de la classe dominante et de l’autre les forces révolutionnaires qui croient que seul, un renversement de la table, l’établissement de nouvelles règles sociales et institutionnelles est porteur d'espoir. C’est la logique ce qu’avec Jean-Luc Mélenchon nous avons construit et qui porte ses fruits même si pour ma part, je n’adhère pas à ce que, à tort ou à raison je considère comme une impasse, la FI.

Depuis des décennies nous sommes de ce combat dont la dernière démonstration de force fut mai 68 et qui a montré les limites et les écueils des relations syndicats/partis.

Le mouvement social se joue sur le terrain politique et syndical, syndical par l’organisation des luttes au cœur même de la production et c’est bien là que se situe le nœud du problème même si depuis 30 ans, tous les moyens ont été pris pour le limiter, qu’il s’agisse de la précarité, de l’appauvrissement, du système d‘endettement, du recours à l’intérim etc… Faute de cette mobilisation, de cette paralysie économique nécessaire, quelle que soit l’ampleur de la mobilisation de la rue, le combat sera très dur et très complexe. L’autre volet, c’est le volet politique, celui de l’émergence d’une force politique mobilisée autour d’un parti dont l’objectif n’est pas l’occupation du pouvoir mais la Révolution que nous voulons citoyenne car aucune autre option ne semble plausible ou souhaitable dans nos pays développés. Ce parti porteur aurait pu être le Parti de Gauche s’il ne s’était embourbé dans ce concept de dépassement et de recherche d’un ailleurs….Mais bon, nous avons fait ce que nous avons pu.

Il n’y a donc aucune opposition entre les actions syndicales et politiques, les 12 et 23 septembre sont complémentaires et la mobilisation sociale devrait se développer. Dès lors, celles et ceux qui crient à tout vat Union de la Gauche, celles et ceux qui croient à la conversion des hommes et femmes de la social-démocratie autour du 23 septembre ont le droit de le croire, celles et ceux qui pensent qu’à chaque élection, il faut s’installer dans des sièges et qu’il vaut mieux un social-démocrate qu’un homme ou femme de droite ont le droit de le penser mais ne sont pas dans notre processus et il reste toujours, le Front de Gauche ou les régionales nous l’ont appris à nos dépens, très hasardeux de tendre des mains pour se les faire mordre.

Comme toujours, cette note de blog ne dispense aucune vérité, juste des éléments de débat….

 

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23 août 2017

Absence et soutien

Bonjour à tou-te-s,

Pour des raisons qui n'ont rien à voir avec la politique, je vais être "privé" de connexion Internet pour quelque temps... Ne vous étonnez donc pas de mon silence sur ce blog.

Pour les mêmes raisons, il me sera impossible de participer aux manifestations que je souhaite voir réussies contre les lois scélérates en cours du 12 septembre et du 23 septembre toutes aussi untiles et nécessaires l'une que l'autre et que je souhaite voir se développer dans les entreprises comme dans la rue.

Soyez assurés de mon total soutien et de voeux de parfaite réussite.

A bienôt les amis, je serai avec vous de nouveau pour ces combats qui nous conduisent n'en doutons pas à la victoire de nos idées, à la fin de la 5ème République par la Constituante dans lesquels notre beau Parti de Gauche déploiera en tête, notre drapeau, notre triangle rouge et l'oeillet à la boutonniére.

Bon courage à vous tou-te-s.

Michel

Posté par Micmilitant Gien à 08:55 - Commentaires [0] - Permalien [#]
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12 août 2017

6000 visiteurs-Merci

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6000 visiteurs, 1000 supplémentaires en 18 jours soit une moyenne de 55 par jour.

Cette modeste contribution aux débats de notre temps essaie de faire le point avec ma petite expérience de 53 ans d'engagements sur des causes (antiracisme, égalité des droits, respect de l'homosexualité, défense de l'homoparentalité, combats antinucléaires, soutien au peuple palestinien, à la révolution cubaine, aux luttes des travailleurs d'ici et d'ailleurs) qui, toutes ont été reprises dans la création et le beau travail du Parti de Gauche auquel je reste viscéralement attaché pour ce qu'il m'a apporté et parce qu'il est la seule solution d'avenir. J'espère qu'elle est utile à la compréhension des situations.

Comment ne pas se souvenir en effet de mai 68, de ce contact marquant avec Jean-Louis Bory en 1970, des voyages en Yougoslavie et des études concomittantes, de la découverte avec Tazzieff et Bombard des dangers du nucléaire à partir de Dampierre en 1973, de ces quelques mois d'occupation du Larzac, du bel espoir trahi de la CFDT syndicat révolutionnaire et de son congrès de 1970, de ce combat solitaire, mais au combien majeur,du dossier d'adoption par parent masculin célibataire en 1984, de l'échec vécu dans le mouvement alternatif des années 80 ou de l'impasse dans l'accompagnement du PCF dans les années 90, de cette victoire volée du 29 mai 2005 et de ces années d'enthousiasme, avec ma part d'impuissance devant certaines stratégies, dans la belle aventure du PG. Quoi qu'ils en pensent ou quoi qu'ils en fassent, cette expérience de vie est et reste à disposition de mes jeunes camarades, c'est l'objet de l'existence de ce blog même si l'actualité politique intense oblige trop souvent à limiter les articles aux faits du moment.

Une situation personnelle fait que je vais devoir ralentir le rythme des articles au minimum sur fin août et septembre mais auparavant, paraitra une analyse personnelle de la situation ...travail du groupe parlementaire, Venezuela et intox médiatique, Gaza, rendez-vous estival de la FI et place du PG etc...

Encore une fois, grande reconnaissance à tou-te-s pour votre lecture assidue, votre confiance, vos remarques etc....

M.T.

 

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