50 ans après...

15 septembre 2017

Difficultés sociales oui….mais nous avons les JO et un Président avec programme de com….

De retour au clavier après qu10154533_10202461334187406_8914433111298552929_nelques semaines d’indisponibilité….

« Enfin ! » Diront les uns, « ça ne nous a pas manqué ! » diront les autres…

Peu importe, même si les prochains mois, l’âge, les réalités de la vie vont sans doute me contraindre à une activité moins présente, moins physique, à réaliser si possible ce vieux rêve d’écriture.

L’important c’est d’être soi-même, d’exprimer ce désir profond qui depuis plus de 50 ans dans les luttes de notre peuple veut conduire sur la ligne qui permettra de retrouver le goût du bonheur et puis comment ne pas reprendre cette phrase sublime du camarade Ernesto Che Guevara «  A tous moment, d’où qu’elle vienne, la mort peut nous surprendre…L’important c’est que nos idées soient comprises par ceux à qui elles sont destinées et que d’autres mains se tendent pour ramasser nos fusils »

De ce point de vue, la valeur, la culture, l’expression, le courage de nos jeunes militants devenus camarades de combat ou amis, en symbiose sur certains points, en incompréhension sur d’autres, dans la belle aventure du Parti de Gauche me rassure quant à l’avenir de notre combat porté courageusement par Jean-Luc et initié par notre beau parti.

Donc, conformément à la logique de l’oligarchie qui mène le monde autour des forces de l’argent, c’est parti pour quelques années d’intox autour de soi-disant valeurs désintéressées du sport qui conduiront au gaspillage sans nom des moyens et où sans doute, comme à Rio ou ailleurs, les SDF parisiens seront priés d’aller dormir sous des ponts moins voyants, c’est parti pour des mois d’insultes des parvenus de la REM, c’’est parti pour les opérations de com type lit de camp ou machette canne à sucre avec souliers vernis du Président brillamment élu par 18% de notre peuple.

Conformément à l’histoire, tout ceci ne sert, grâce à un système médiatique formaté et complaisant, qu’un dessein réel, celui d’occulter la misère et surtout la lutte de notre peuple pour un Avenir en Commun.

Venons-en donc à la seule réalité qui vaille, celle d’un système oligarchique basé sur la réalité du capitalisme et la volonté permanente des droites et du patronat de casser tous les acquis de 150 années de lutte. Nous sommes dans la logique des choses et rien ne sert de se traiter de tous les noms d’oiseaux, il y a d’un côté les tenants de la droite ou de la social-démocratie qui n’en est qu’un volet rendant moins douloureux les choix de la classe dominante et de l’autre les forces révolutionnaires qui croient que seul, un renversement de la table, l’établissement de nouvelles règles sociales et institutionnelles est porteur d'espoir. C’est la logique ce qu’avec Jean-Luc Mélenchon nous avons construit et qui porte ses fruits même si pour ma part, je n’adhère pas à ce que, à tort ou à raison je considère comme une impasse, la FI.

Depuis des décennies nous sommes de ce combat dont la dernière démonstration de force fut mai 68 et qui a montré les limites et les écueils des relations syndicats/partis.

Le mouvement social se joue sur le terrain politique et syndical, syndical par l’organisation des luttes au cœur même de la production et c’est bien là que se situe le nœud du problème même si depuis 30 ans, tous les moyens ont été pris pour le limiter, qu’il s’agisse de la précarité, de l’appauvrissement, du système d‘endettement, du recours à l’intérim etc… Faute de cette mobilisation, de cette paralysie économique nécessaire, quelle que soit l’ampleur de la mobilisation de la rue, le combat sera très dur et très complexe. L’autre volet, c’est le volet politique, celui de l’émergence d’une force politique mobilisée autour d’un parti dont l’objectif n’est pas l’occupation du pouvoir mais la Révolution que nous voulons citoyenne car aucune autre option ne semble plausible ou souhaitable dans nos pays développés. Ce parti porteur aurait pu être le Parti de Gauche s’il ne s’était embourbé dans ce concept de dépassement et de recherche d’un ailleurs….Mais bon, nous avons fait ce que nous avons pu.

Il n’y a donc aucune opposition entre les actions syndicales et politiques, les 12 et 23 septembre sont complémentaires et la mobilisation sociale devrait se développer. Dès lors, celles et ceux qui crient à tout vat Union de la Gauche, celles et ceux qui croient à la conversion des hommes et femmes de la social-démocratie autour du 23 septembre ont le droit de le croire, celles et ceux qui pensent qu’à chaque élection, il faut s’installer dans des sièges et qu’il vaut mieux un social-démocrate qu’un homme ou femme de droite ont le droit de le penser mais ne sont pas dans notre processus et il reste toujours, le Front de Gauche ou les régionales nous l’ont appris à nos dépens, très hasardeux de tendre des mains pour se les faire mordre.

Comme toujours, cette note de blog ne dispense aucune vérité, juste des éléments de débat….

 

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23 août 2017

Absence et soutien

Bonjour à tou-te-s,

Pour des raisons qui n'ont rien à voir avec la politique, je vais être "privé" de connexion Internet pour quelque temps... Ne vous étonnez donc pas de mon silence sur ce blog.

Pour les mêmes raisons, il me sera impossible de participer aux manifestations que je souhaite voir réussies contre les lois scélérates en cours du 12 septembre et du 23 septembre toutes aussi untiles et nécessaires l'une que l'autre et que je souhaite voir se développer dans les entreprises comme dans la rue.

Soyez assurés de mon total soutien et de voeux de parfaite réussite.

A bienôt les amis, je serai avec vous de nouveau pour ces combats qui nous conduisent n'en doutons pas à la victoire de nos idées, à la fin de la 5ème République par la Constituante dans lesquels notre beau Parti de Gauche déploiera en tête, notre drapeau, notre triangle rouge et l'oeillet à la boutonniére.

Bon courage à vous tou-te-s.

Michel

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12 août 2017

6000 visiteurs-Merci

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6000 visiteurs, 1000 supplémentaires en 18 jours soit une moyenne de 55 par jour.

Cette modeste contribution aux débats de notre temps essaie de faire le point avec ma petite expérience de 53 ans d'engagements sur des causes (antiracisme, égalité des droits, respect de l'homosexualité, défense de l'homoparentalité, combats antinucléaires, soutien au peuple palestinien, à la révolution cubaine, aux luttes des travailleurs d'ici et d'ailleurs) qui, toutes ont été reprises dans la création et le beau travail du Parti de Gauche auquel je reste viscéralement attaché pour ce qu'il m'a apporté et parce qu'il est la seule solution d'avenir. J'espère qu'elle est utile à la compréhension des situations.

Comment ne pas se souvenir en effet de mai 68, de ce contact marquant avec Jean-Louis Bory en 1970, des voyages en Yougoslavie et des études concomittantes, de la découverte avec Tazzieff et Bombard des dangers du nucléaire à partir de Dampierre en 1973, de ces quelques mois d'occupation du Larzac, du bel espoir trahi de la CFDT syndicat révolutionnaire et de son congrès de 1970, de ce combat solitaire, mais au combien majeur,du dossier d'adoption par parent masculin célibataire en 1984, de l'échec vécu dans le mouvement alternatif des années 80 ou de l'impasse dans l'accompagnement du PCF dans les années 90, de cette victoire volée du 29 mai 2005 et de ces années d'enthousiasme, avec ma part d'impuissance devant certaines stratégies, dans la belle aventure du PG. Quoi qu'ils en pensent ou quoi qu'ils en fassent, cette expérience de vie est et reste à disposition de mes jeunes camarades, c'est l'objet de l'existence de ce blog même si l'actualité politique intense oblige trop souvent à limiter les articles aux faits du moment.

Une situation personnelle fait que je vais devoir ralentir le rythme des articles au minimum sur fin août et septembre mais auparavant, paraitra une analyse personnelle de la situation ...travail du groupe parlementaire, Venezuela et intox médiatique, Gaza, rendez-vous estival de la FI et place du PG etc...

Encore une fois, grande reconnaissance à tou-te-s pour votre lecture assidue, votre confiance, vos remarques etc....

M.T.

 

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29 juillet 2017

Vous avez tenu la tranchée…Bravo et grand merci

19275092_1547825985248651_2897465629780982761_nLes élections législatives marquées par le taux difficile et irresponsable d’abstentions au premier tour, n’ont pas empêché le courant ressenti dans tout le pays lors des présidentielles et ont donné aux députés de notre combat un groupe parlementaire qu’ils ont choisi d’appeler France Insoumise.

La session exceptionnelle du Parlement se termine. Elle fut exceptionnelle à bien des égards et une caractéristique en ressort, celle d’une volonté farouche d’isoler, de réduire au silence, de ridiculiser parfois ce groupe qui détonne dans le paysage habituel d’une assemblée que la Constitution de 1958, aggravée par la réforme Chirac/Jospin dite du quinquennat, cantonnait au service de l’exécutif et au spectacle d’échanges sans conséquence entre les deux partis qui se partageaient depuis 59 ans le pouvoir de l’oligarchie…. Tout juste avions nous droit parfois à un faux suspense d’une fausse fronde au sein de la majorité en place et, respectons le, le combat désespéré mais réel et souvent sincère des députés de la vraie gauche, ceux du PCF ou d’une Martine Billard 2007-2012) dans le  groupe GDR.

Dès lors, tout devait être fait pour ne pas briser cette belle harmonie, ramener ces trublions de la FI au sens de ce qu’ils appellent les réalités.

Dès le départ, session exceptionnelle à rythme plus que soutenu, calendrier intenable, installation des bureaux et recrutement des collaborateurs retardée au maximum et autres amuse-gueules.

Ce groupe de députés ose braver un certain code vestimentaire, scandale dans les rangs du groupe fantoche des EM, cris d’orfraies chez les LR etc… bref beaucoup de bruit pour pas grand-chose.

Et puis on entame le débat sur les premières lois scélérates, celle sur la destruction du code du travail issu de plus d’un siècle de luttes ouvrières, celle sur le droit de légiférer par ordonnances et qu’à cela ne tienne, même s’il n’ont pas de bureaux, pas de collaborateurs, même si le débat commence sans tarder et que les amendements doivent être déposés le lundi pour 17 heures, on va museler facilement ces députés et c’est le monarque qui s’en occupe en les convoquant à écouter son bon vouloir à Versailles ce jour même du dépôt des amendements…

Monarque ou pas, le groupe se réunit sans tarder, prend les décisions adéquates et mandate son président pour faire une déclaration claire qui se résume approximativement à   »Nous n’irons pas  à Versailles, nous ne sommes pas au service du Pharaon »

Pendant ce temps, le groupe travaille, rédige plus de 200 amendements. Le rythme accéléré des débats se heurte à une équipe formidable et ceux qui accusent Mélenchon de tout piloter, d’être un gourou, un homme seul, que sais-je encore…. voient se révéler tant à la tribune qu’en discussion d’amendements une série des camarades que nous, membres du CN du PG, connaissions pour leur niveau et leur sérieux mais qui étaient inconnus du grand public. Mauvaise foi mise à part, qui peut nier le niveau, la qualité, la force d’argumentation des députés Adrien Quatennens, Ugo Bernicalis, Alexis Corbière, Caroline Fiat, Bastien Lachaud ou Danièle Obono. Comment, mais ça nous en avons l’habitude, ne pas garder en mémoire les belles et pédagogiques interventions de Jean-Luc Mélenchon.

Et puis le rythme infernal continue, des séances jusqu’à 2 ou 3 heures de chaque matin. Ce n’est sûrement pas ce que l’Elysée, Matignon escomptaient mais fatigués, usés par ce rythme infernal qui fait suite à 18 mois de campagne ininterrompue, nos vaillants députés sont à leur poste en commission et en séance  alors que l‘hémicycle compte parfois  20 à 30 députés et ils bataillent, amendement par amendement qu’ils savent, à coup sûr, refusés tant le bloc monolithique, et tout compte fait fantoche, des EM a décidé de leur tenir la dragée haute jusqu'à ne pas voter un de leurs amendements parce qu'il était également soutenu par un député FI.

C’est bien mal connaître le niveau de conscience acquis lors de nos campagnes, le sens des responsabilités qu’implique notre combat, la détermination qui est la nôtre à combattre pied à pied.

Encore une fois, merci et bravo mes camarades et prenez soin de vous dans les quelques jours de repos qui sont tant mérités car le combat à l’assemblée, dans les entreprises et dans la rue ne fait que commencer et la rentrée sera chaude à commencer par la séquence qui englobe les 12 où nous espérons bien une globalisation des luttes et le 23 septembre où à Paris, nous espérons tant le million de manifestants… et la suite car le combat sera rude….

Hasta la victoria siempre…

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24 juillet 2017

5000 visiteurs.....MERCI A TOU-TE-S

10620527_771823629522602_5891450159602612604_nDans la nuit de dimanche à lundi, ce blog a franchi les 5000 visiteurs dont 230 sur la dernière parution du jeudi 20. Vraiment cette fidélité fait chaud au coeur, dans des moments  disons un peu difficiles, et très très très grand merci à vous tou-te-s.

Conçu à sa création" sur 50 ans de vie militante" sur les conseils d'un ami qui souhaitait que j'écrive cette vie pleine d'expérience ce que j'espère pouvoir faire un jour sous une autre forme mais..., il s'est bien entendu trouvé percuté par les superbes 17 mois de campagne que nous avons vécus et dans lesquels je me suis trouvé naturellement impliqué, porté par l'un des politiques (et ils en sont pas si nombreux), les plus talentueux que j'aurai connu, Jean-Luc Mélenchon et par un programme dans lequel nos années de travail au parti de gauche ont apporté le maximum.

Mais comment ne pas repenser, au moment où se prouve une belle fidélité à ces 54 années de militantisme avec ses espoirs, son enthousiasme, ses nombreux ratés et ses quelques victoires.

Comment ne pas penser à Bernard qui me fit adhérer un soir de décembre 1964 à cette CFDT, née quelques jours plus tôt de la CFTC, comment ne pas se souvenir de nos premiers combats, de ma première grève le 11 décembre de ce même mois et de cette belle section syndicale avec les premières adhésions, avec ces jeunes militants plus raisonnables comme Michel et réfléchis ou plus "aventuriers" suivant les cas comme celui qui deviendra mon ami pour la vie qui l'a arraché au monde un soir de janvier 1976: Jean-Pierre.

Et puis, vint la base de tous nos combats depuis, Mai 68 où ce jeune secrétaire d'Union Départementale, après tous ces discours lénifiants des autres syndicats sur base "Nos salaires,nos salaires" prononce un discours sur les thèmes sociétaux portés par la jeunesse étudiante et conclu par une phrase rédigée en commun " Nous en vivons pas la fin d'une lutte mais le début d'une libération"

Comment ne pas resituer ce parcours sûrement pas sans faute mais en tous cas sans reniement, dans tout ce qui s'est passé, notre implication dans le congrès de l 'évolution de 1970, les soutiens à la Palestine, la découverte de l'espoir avec l'autogestion Yougoslave, mon travail avec Eugène Descamps, Edmond Maire, mes rencontres avec des Jean-Louis Bory, Guy Hocquenheim, Louis Lecoin, les combats pour l'agalité des droits et la dépénalisation de l'homosexualité, ma découverte de l'horreur du danger nucléaire à Dampierre, l'objection de conscience soutenue et un peu ratée et nos séminaires au domaine de Bierville.

Et comment ne pas garder avec tristesse la mémoire les trahisons de 1983, l'impasse tentée dans les mouvements dits alternatifs, la fin de 27 ans de militantisme CFDT sur la base de la lamentable loi Rocard/Quilès et l'adhésion à la CGT, la réalité de compagnon de route d'un PC qui finalement n'avait pas changé et les relatifs échecs électoraux aux législatives comme à la mairie de Gien.

Oui l'objectif de ce blog était bien de retracer ce parcours, de dire et redire que tout l'espoir m'est revenu un soir de novembre 2008 quand Jean-Luc, admiré depuis un acte courageux de 1989, fonde le Parti de Gauche dans lequel se retrouvent toutes les traces de nos combats, de nos objectifs, de nos espoirs de mai 68...Tout y est...

Et puis, parce que j'ai toujours admiré la jeunesse, à laquelle s'ajoute, en notre temps, la culture universitaire que, pour cause, je n'ai pas eue, ayant choisi de travailler à presque 17 ans, je retrouve aujourd'hui chez des tas de camarades, des Matthias, des Boris, des Alexandre, des Alexis, des Arthur, des Marie, des Hélène, des Selin, des Sacha, des Sylvain et tant d'autres la détermination, la fougue, la force, la lutte réfléchie que j'avais à leur âge, je suis subjugué par nos jeunes députés brillants et porteurs de grands espoirs, camarades connus dans le conseil national et les commissions de notre beau parti: Adrien et Ugo, un vrai bonheur non feint.

Oui vraiment, 54 ans après, les implications, les participations sont marquées par les début du naufrage de l'âge mais l'espoir est toujours là, incarné par la jeunesse et n'hésitons pas nous souvenir que mai 68 était " le début d'une libération".... Rien n'est jamais achevé et le combat continue.

Encore une fois Grand merci à Tou-te-s.

 

 

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20 juillet 2017

53 années d’insoumission

10154533_10202461334187406_8914433111298552929_nInsoumis je le suis depuis mon adolescence, depuis que mes lectures de Montaigne et La Boétie à Victor Hugo et Jaurès, que m’ont fait découvrir mes excellents profs de l’école républicaine, m'ont enseigné ces valeurs. Je n’ai pas besoin de cliquer sur un logiciel, de m’inscrire dans un groupe insoumis, de recevoir ce mot à toutes les sauces qui vont de « cher insoumis » aux « bises insoumises » en passant par le baptême obligé de tous les groupes qui deviennent « nuit insoumise » « télé insoumise » etc….

Mon insoumission, ce furent mon adhésion en décembre 64 et mon militantisme actif dans la CFDT de sa période révolutionnaire qui va de mai 68, du congrès dit de l'évolution en 70 à sa subordination au PS dans les années 80, mes combats pour l’égalité des droits, contre tous les racismes, contre la peine de mort, pour la dépénalisation de l’homosexualité, contre le nucléaire à Dampierre, pour le respect et les droits du peuple palestinien.

Mon insoumission alla de "l'occupation d'un bar d'Orléans qui "refusait de servir les Arabes" en nous présentant à 18 dont un camarade algérien pour commander des consommations chères et quitter le bar quand il refusa de le servir jusqu'à mon combat et ma détermination téméraire à vouloir réaliser l’adoption par un père célibataire.

Mon insoumission ce fut aussi de ne pas suivre dans leurs erreurs les forces qui dérivaient et de savoir démissionner des endroits où tout ce à quoi je croyais était perdu qu’il s’agisse du PS en 83, de la CFDT en 91 ou de certain conseil national PG triste et insultant pour certains d'entre nous.

Oh certes l’insoumission m’a conduit à des erreurs dont on apprend toujours quelque chose, celle d’avoir cru trop souvent être suivi dans mes logiques comme ces tentatives de candidature en solitaire à la mairie de Gien, comme celle d’avoir cru dans les années 80 à une pérennité des mouvements dits alternatifs ou d’avoir pensé dans les années 90 que le PCF avait changé et de tenter de l’accompagner.

Mon parcours fut jalonné de rencontres exceptionnelles  de travaux en commun avec Eugène Descamps, de rencontre avec Louis Lecoin, d’universités d’été avec Edmond Maire bien avant que celui-ci ne résiste pas, hélas, à la dérive de Rocard et il y en eut beaucoup d’autres…

L’admiration et l’adhésion que je porte à Jean-Luc Mélenchon ne date pas non plus d’hier, elle est liée au relais courageux qu’il apporta aux couples homosexuels en 1989 et je ne l’ai vraiment rencontré qu’en 2010, dans le très beau parcours du Parti de Gauche et de l’honneur que m’ont fait mes camarades de m’élire au conseil national de ce parti. J’y ai découvert « en vrai » l’humaniste courageux, abordable, doté d’une culture immense, visionnaire et qu’elles que puissent être nos divergences très éventuelles sur l’avenir du Parti de Gauche et sur l’aventure dangereuse que représenterait son allégeance à la France Insoumise, il bénéficiera de tous mon soutien et de ma confiance pour très longtemps.

Je ne suis pas un insoumis institutionnalisé, le beau nom de camarade me suffit amplement, je en porte pas le phi mais les attributs de notre beau parti, l’écharpe rouge de sa création, l’œillet rouge que nous fit distribuer notre regretté camarade François au congrès de Bordeaux et le triangle rouge des déportés politiques symbole de notre combat antifasciste.

Notre parti est dans la réalité des choses, le porteur de notre projet, celui de la Révolution citoyenne, celui de la définition de la charte éco socialiste, celui qui a permis l’essentiel des programmes électoraux du candidat Mélenchon que ce soit l’Humain d’Abord ou l’Avenir en commun et formé les brillants jeunes députés brillants que nous voyons se battre avec talent à l'Assemblée nationale.

53 ans après, je reste avec joie et honneur fidèle à ce que je fus toujours, un insoumis qui tient au vocable de Camarade, qui préfère Jean Ferrat aux remix et mises en scène diverses, qui croit que toute révolution ne se fera pas par "les gens" mais par la classe exploitée  représentée par ses syndicats et partis de la vraie gauche.

C’est en ce sens que jusqu’au bout, je reste fidèle au fondateur de mon parti, je reste persuadé qu’il nous faut refonder le Parti de Gauche dès le congrès de 2018, sortir de cette recherche infernale d’un ailleurs inaccessible et au bout du bout….Peu importe que je gagne ou, ce qui est plus probable vu les obstacles à franchir, que je perde, s’il n’en reste qu’un, comme l'écrivit Victor Hugo, je serai celui-là…..

 

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09 juillet 2017

Nous sommes l’alternative au monde que vous représentez.

19702211_10211562064641532_5326904921879001818_nDésolé pour ce silence un peu long sur ce blog, dicté par des contingences de type personnel .

La séquence que nous vivons est inédite, passionnante, porteuse d’espoirs.

Porté par les 20 % de votes à la présidentielle, les candidats de l’Avenir en Commun sont à l’Assemblée nationale avec un groupe parlementaire qui a élu à sa présidence Jean-Luc Mélenchon. Ce n’est pas une mince victoire que celle-ci.

L’électorat a dégagé les deux partis qui inlassablement depuis 1983 se partageaient le pouvoir pour y faire, à quelques détails près, la même politique droitière et libérale de la commission européenne. Les électeurs, qui hélas pour nombre d’entre eux ont oublié de se déplacer deux fois aux premiers tours, ont porté au pouvoir le candidat mis en scène par le PS, utilisant une campagne marketing portée par le système médiatique et l’argument qui était désormais rôdé de la peur du FN qu’ils ont fait monté afin qu’il serve de repoussoir au second tour. Il n’en reste pas moins vrai que ce Président et son mouvement  restent minoritaire dans le pays. Par le même tour de passe-passe, la réforme Jospin du quinquennat et le taux d’abstention ont permis qu’une majorité qui devait être introuvable et n’est finalement que majoritaire domine l’Assemblée Nationale au service du prince, où elle applaudit sur commande et n’a qu’un objectif brider toute opposition.

Tant pis et dommage que le second groupe, celui des LR n’ait rien compris à ce qui se passe et se limite à s’abstenir au lieu de voter contre la confiance au gouvernement mais en fait sont-ils vraiment en opposition ?

Face à tout ce cirque, notre groupe composé de députés très brillants comme Adrien Quatennens, Ugo Bernicalis, Danièle Obono, Jean-Luc Mélenchon, Alexis Corbière et d’autres que nous entendrons dans les prochains jours fait son boulot, celui d’une force de résistance organisée, argumentant pied à pied, argument par argument, rédigeant et défendant avec talent les amendements en face d’un majorité qui n’a pour objectif que de les refuser tous avec la seule réponse qu’ils donnent « évidemment, aucun de vos amendements n’est accepté » , en même temps qu’ils sont à la place où se trouve tout militant, dans la rue aux côtés de manifestants contre les lois scélérates en cours d’examen.

Le ton a été donné, brillamment  ça c’était évident, mais avec sincérité et précision par le président de groupe Jean-Luc Mélenchon :

«  Nous ne sommes pas votre opposition mais l’alternative à tout ce que vous représentez »

Cette parole est désormais la marque de fabrique de notre combat et c’est dans ce sens qu’il faut analyser toute la logique, tout le fonctionnement de ce qui ne devra jamais être un parti mais un mouvement populaire dans lequel les partis y compris et surtout le Parti de Gauche qui doit enfin afficher ce qu’il est en réalité: la colonne vertébrale du mouvement, les syndicats, les associations doivent cesser de rester timides, neutres ou effacés mais doivent s’inscrire dans la logique du grand mouvement populaire en cours de construction.

Ceci explique clairement pourquoi nous ne pouvons, et j’espère ne le ferons jamais, céder aux sirènes de tous ces appels à la tambouille qu’ils appellent UNITE, sur des bases de calculs aléatoires d’addition des voix ou des intentions de vote, qui, dans l’histoire, n’ont jamais prouvé qu’ils avaient une quelconque valeur, ou qui balaient pour faire les concessions nécessaires, des divergences fondamentales comme celles qui sont réelles sur le productivisme et l’écologie comme nous l’avons hélas fait dans la désastreuse aventure du front de Gauche…..

Oui vraiment, nous sommes dans la phase de l’espérance, soyons assez matures et réfléchis pour ne pas la gâcher.

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09 juin 2017

Veillée d’armes…..le choix se fait entre l’ère du peuple et le règne de l’oligarchie

13412914_10154323058788750_2013601280772191203_nDans quelques heures, respectueux de la règle républicaine, la campagne sera terminée, nous serons muets et chacun réfléchit avant le résultat capital de dimanche soir…

Nous avons vécu depuis des mois ce qui est certainement la campagne la plus ordurière de l’histoire de la 5ème République sur fond de révélations qui n’ont servi qu’à empêcher les seuls débats ayant une valeur en démocratie, celui de la confrontation des idées et des programmes.

Nous avons eu à supporter de basses manœuvres médiatico-politiques visant à imposer comme une évidence, l’accession au rôle de monarque du représentant de la dictature financière, candidat caché du PS et réel de l’Europe libérale.

Nous avons dû répondre heure par heure à ceux qui, tombés dans le piège PS de la candidature Hamon, chargé simplement du rôle de siphonage de nos voix, nous ont fait passer pour des diviseurs alors que notre candidat était en campagne depuis un an, que notre programme précis, clair était publié depuis décembre.

Nous avons assumé la juste position prise en notre nom par JLM de pas une voix pour le FN mais pas de soutien à Macron alors que des torrents de boue se déversaient devant ce refus de ne pas entrer dans un nœud si bien ficelé par ceux à qui la candidature FN n’est pas si dangereuse qu'elle est très utile.

Une fois le monarque élu comme prévu, notre programme frôlant les 20 %, le fleuve des déchets nauséabonds se mit à couler, utilisant tous les ingrédients qui donnent la nausée. Ingrédient putride utilisant la mémoire de notre camarade François, ingrédients aux relents écœurants concernant Jean-Luc Mélenchon accusé jusque dans ses expressions les plus banales comme celle du gazage pourtant bien réel de nos camarades manifestants. Ingrédient triste et purulent des directions du PCF nous accusant de diviseurs alors que la porte de la FI est grande ouverte depuis sa création, que des centaines de communistes s’y sont introduits et qu’un soutien de la 25ème heure à la Présidentielle n’avait d’autre but que de revenir à l’ancienne habitude de la répartition des candidats comme en 2012, sans doute sur la même base "80% pour nous le reste pour vous"….Merci mon brave.

Bon, malgré tout ça, l’aura qu’aura donné Jean-Luc Mélenchon à la campagne présidentielle est dans nos têtes, 7 000 000 d’électeurs ont validé notre programme et la bataille n’est pas terminée, la route continue jusqu’à la victoire finale…..

Le monarque est sur son trône, il a prévu pour son bon peuple un subtil avenir basé sur la casse de toutes les règles du travail, sur la démolition des instances de négociation par la primauté du contrat sur la loi, par la discussion entreprise par entreprise, il a prévu l’entrée de l’état d’urgence dans la Constitution ce qui n’est autre que la priorité à la police sur la justice contraire à tout état de droit, il a organisé la saignée des retraités, le tout sans avis d’un Parlement qu’il veut majoritaire sur sa ligne pour qu’il lui offre sur un plateau le droit absolu de légiférer sur ordonnance.

CE QUI SE JOUE DIMANCHE EST DONC CLAIR…OU BIEN LAISSER S’INSTALLER UNE ASSEMBLEE AUX ORDRES DANS LAQUELLE NOS ELUS NE POURRONT QUE MULTIPLIER INTERVENTIONS ET VOTES CONTRE BIEN INOPERANTS OU BIEN DONNER LE POUVOIR A UNE AUTRE MAJORITE POUR QUE SELON LA CONSTITUTION UN GOUVERNEMENT ISSU DE SES RANGS « DECIDE ET CONDUISE LA POLITIQUE DE LA NATION »

Quoi qu’en disent les Instituts de sondage et leur relais médiatique inconditionnel, rien n’est joué et nous avons chacun un certain nombre d’erreurs à ne pas commettre :

-          La plus grosse erreur, celle de croire que tout est joué et qu’il est inutile de se déplacer pour voter…. Il faut faire mentir ce chiffre d’abstentions prévu annoncé en boucle sur tous les tons et remplir ce rôle élémentaire de citoyen.

-          Nous étions 7 000 000 le 23 avril, si nous sommes 7 000 000 le 11 juin, 75% de nos candidats sont au second tour… Ne nous laissons donc pas abuser par des sirènes jouant la division pour réaliser les 2% qui nous manqueront.

Voilà, pour ces dernières heures de campagne quelle doit être la feuille de route… Ensuite chacun dans les méandres de sa conscience et dans l’isoloir fait ses choix en n’oubliant en aucun cas que chacun d’entre nous est comptable du résultat, celui des 5 ans de galère qui peuvent arriver ou celui de l’espoir que nous pouvons redonner à notre peuple dès le 18 juin au soir.

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06 juin 2017

Casse du code du travail…article 1 la hiérarchie des normes

C’est parti pour la casse du code du travail au travers des bonnes intentions de ce bon M.Macron adulé par les medias qui d’ailleurs ont déjà les résultats de l’élection législative comme ils avaient terminé bien avant le 7 mai  l’élection Présidentielle….

Aux électeurs de passer outre l’intox d’une poignée de milliardaires qui se basent sur des instituts de sondages dirigés aux aussi par la caste. C’était possible le 7 mai, c’est vital les 11 et 18 juin pour éviter la catastrophe qui se profile à horizon rapproché…

Après à chacun de voir, soit rester chez soi au nom du non-intérêt et accepter sa misère, soit voter pour le Président parce que ça se fait et se faire tondre ou bien donner à un programme, celui de l’Avenir en Commun le nombre de députés nécessaires pour qu’enfin reviennent les jours heureux, notre sort est donc dans la main du peuple….

Aujourd’hui parlons de cette fameuse inversion de la hiérarchie des normes… Les combats de tous temps des politiques de gauche et surtout des travailleurs avec leurs syndicats ont imposé une hiérarchie pour faire respecter les droits acquis :

En 1: la loi exemple l’interdiction du travail des enfants, incontournable à laquelle personne ne peut déroger.

En 2 : la convention collective ou le statut des fonctionnaires qui ne peut en aucun cas être contraire ou inférieur à la loi et qui est, elle aussi le résultat imposé par la lutte car le patronat ne désarme jamais

En 3 : l’accord qui ne peut en aucun cas déroger à la loi où à la convention est qui résulte toujours d’une négociation qui dans 90% des cas n’aboutit que portée par des luttes logues et difficiles.

BIEN SUR LE PATRONAT N’A JAMAIS ADMIS CETTE CONTRAINTE ; IL L’A CONSIDEREE DE TOUS TEMPS COMME UN FREIN AU RESULTAT DE L’ENTREPRISE QU’IL JUSTIFIE COMME HANDICAP POUR L’EMPLOI ALORS QU’EN FAIT IL BLOQUE LA CONSIDERABLE MANNE FINANCIERE QU’IL OBTIENDRAIT SANS CONTRAINTE DE CE GENRE.

Tous ceux qui, comme moi, ont une modeste expérience syndicale, savent comment se comportent les patrons. Ils connaissent ce refrain éternel…. »Je n’ai pas besoin de syndicat dans ma boîte, mes ouvriers me parlent, je suis avec eux sur le chantier et on s’arrange mieux comme ça ».

La réalité du monde du travail est beaucoup moins angélique, en fait il existe une forme de chantage affectif ou pas, paternaliste ou autoritaire qui conduit l’ouvrier à comprendre les problèmes du patron et à accepter son blocage de salaire ou même son licenciement «  parce que M.X. ne peut pas faire autrement » «  parce que « M.Y ne peut pas suivre ce truc que les syndicats ont imposé » «  parce que « la loi de gauche met l’entreprise sur la paille en empêchant de travailler plus de 40h, de 39 h, de 35h »….Ces exemples se multiplient à l’envi, nous l’avons tous connu, les camarades non ?

En mai 68, quand nous avons obtenu cette magistrale augmentation du SMIC, qui d’entre nous n’a pas entendu ce refrain chez les belles personnes « Et bien l’entreprise UNTEL va fermer et on sera bien avancés » Elles n’ont pas fermé tout au moins à cause de cela….

Toute cette démonstration pour dire que les futures ordonnances Macron, si par malheur une Assemblée nationale qui lui serait favorable les lui permettaient aboutiraient à briser cette hiérarchie des normes et à donner tous pouvoirs à l’Entreprise qui, au moyen du chantage qu’elle sait très bien faire, fera accepter par son personnel les pires des réformes : majoration du temps de travail pour un mois, pour 6 mois ou pour toujours, non respect de la convention collective pour tel ou tel article qui « freinerait la production » etc.

Il y a dans cette affaire encore beaucoup plus grave : le contournement en réalité de la négociation sociale y compris dans l’entreprise avec suppression de tout blocage syndical qui serait contourné par referendum du genre « préférez vous 120 licenciements pour en éviter 130 ou prenez vous le risque de fermer la boîte ».

Qu’on le veuille ou pas, le syndicat est à l’entreprise ce que le parti politique est à la démocratie, un outil indispensable, un outil de conscientisation, un outil de progression de la vie sociale vers le meilleur et par nature, il ne peut y avoir confrontation avec la classe patronale ou avec l’oligarchie libérale qu’au travers de ces deux outils…TOUT AUTRE ATTITUDE EST UN ELEMENT D’ALIENATION .

Je ne suis pas juriste, juste un modeste militant qui, avec l’expérience, croit savoir certains dangers. Sans doute cette démonstration est incomplète, discutable par certains points mais une chose est sûre….

NE VOUS TROMPEZ PAS DE BULLETIN DE VOTE LES GENS SAUF SI VOUS VOULEZ ETRE TONDUS DANS LA SUITE ET L’AGGRAVATION DE SLOIS MACRON ET EL KHOMRI.

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05 juin 2017

Semaine de la qualification….Semaine de l’espérance

18951135_1691819124457699_5963821223961605048_nIl y a 146 ans, du 21 au 28 mai 1871, nos valeureux camarades de la Commune  connaissaient le massacre que l’Histoire sociale a retenu sous le vocable de Semaine sanglante…Certes, ne comparons pas ce qui ne peut être comparé mais quel plus beau tribut à apporter à leur mémoire que de nous qualifier pour la plus belle des réussites, la qualification de deux à trois centaines de nos candidats pour le second tour.Pour nous, c'est la Semaine de l'espérance.

Oh oui, je vois bien d’ici vos remarques… "si le PCF", "si Mélenchon…" "si le PG …" " si tu avais le courage de sortir de derrière ton ordi pour tracter" sans savoir pourquoi cette situation existe…"si la FI était moins sectaire…" "si.." ."si…", le tout agrémenté d’une campagne de diabolisation de notre porte parole par les chevaux de retour de quelques partis à l’agonie et de notables oligarques définitivement discrédités. Je vois bien les calculs des statisticiens de service qui savent déjà le nombre de nos sièges et entrent dans le piège si bien rôdé des Instituts de sondage et des médias qui les véhiculent, je mesure bien la difficulté, celle issue de la réforme Jospin/Chirac qui, au travers du quinquennat, a crée toutes les conditions d’une Assemblée nationale obligatoirement inféodée au président élu, mais nous avons le droit de faire mentir ce dernier précepte,

Je l’ai déjà dit, chaque chose en son temps, que nous soyons victorieux ou pas, la critique de cette campagne viendra en son temps, la critique des rôles du PG et de la FI se fera là où elle doit se faire et pour ma part, je ne me suis jamais dispensé de ma propre autocritique mais le temps est à la semaine de communication, à la semaine de la mère des batailles, celle de la qualification.

Nous vivons une situation inédite depuis les débuts de la Vème République, celle d’un Président élu par 24 % du corps électoral, celle d’une agonie certaine des deux forces qui se partageaient le pouvoir alternativement depuis 30 ans pour faire la même politique dictée par Bruxelles, celle du recul que, grâce à L’Avenir en Commun et à Jean-Luc Mélenchon, notre peuple a imposé aux forces du racisme et de la xénophobie.

Nous sommes devant une réalité, un système qui se défend par une offensive oligarchique, celle qui conduit les medias à n’envisager qu’une seule hypothèse, celle d’une victoire massive du parti, qui n’est en réalité qu’un méli-mélo, du Président. Dès lors, les multiples, originales, nombreuses initiatives des candidats de l’Avenir en Commun, l’investissement admirable et dynamique de notre porte parole, passent au second plan et, comme pour le premier tour, l’on matraque sur l’opinion des sondages aléatoires qui tous veulent démontrer que la FI ne dépassera pas 20 à 30 députés, que nous aurons une « chambre introuvable » autour de Macron etc.…, celle qui conduit la Société Générale à déposer plainte sur une phrase justifiée de JLM.

Du côté des forces agonisantes qui se prétendent la gauche et des journaux qui lmes soutiennent, nous atteignons les sommets de l’ignominie. Ils n’hésitent pas à exploiter la douleur, qui reste vive chez chacun des militants du Parti de Gauche, de la disparition de notre ami et camarade François Delapierre.

Les insultes pleuvent comme à Gravelotte sur la tête de Jean-Luc Mélenchon qu’ils ont réussi en 2012 à éloigner de l’Assemblée nationale par le défilé des notables PS contre lui plutôt que contre le FN à Hénin Beaumont et à qui ils reprochent aujourd’hui de ne pas se prêter de nouveau à leurs jeux lamentables. La grande possibilité de sa victoire sur les petits arrangements du PS à Marseille et l’éventualité d’une entrée massive des candidats de l’Avenir en commun le 18 juin rendent fous les Solfériniens et leur score qui sera inévitablement et logiquement rendu ridicule par leurs propres choix.

Nous n’en sommes plus aux accusations d’avoir appartenu à la Franc-maçonnerie, ce qui d’ailleurs, n’est aucunement un défaut, nous n’en sommes plus aux affirmations de soutien à Chavez, Castro,  et je ne sais qui encore… Non nous progressons dans l’abject pour les uns (accusations de soutien du FN, amalgames sur l'utilisation de termes pourtant bien français du type gazages, menaces de dépôt de plainte par M. Cazeneuve que nous espérons bien suivi de passage à l’acte etc.).

Passons sur les accusations et piratages d’affiches répétées de la direction du PCF qui justifie son refus de s’intégrer dans le processus de l’Avenir en Commun pour venir face à nos candidats réaliser les 2 ou 3 % qui nous manqueront sans doute à certains endroits et grand merci à tous les militants communistes dans de nombreuses circonscriptions qui ont rejoint notre programme et sont candidats ou soutiennent en tant que « communistes insoumis ».

MAIS TOUT CECI NE PROUVE QU’UNE CHOSE, S’ILS S’AFFOLENT AUTANT C’EST QUE NOS CHANCES SONT REELLES ET QU’IL NOUS FAUT ACCEDER A LA QUALIFICATION DIMANCHE SOIR POUR VIVRE LA VICTOIRE POSSIBLE DU 18 JUIN.

Soyons clairs, nous n’avons dans cette affaire qu’un objectif, ne pas permettre aux candidats du Président de disposer d’une majorité à l’Assemblée nationale, nous avons un angle d’attaque précis : LA CASSE DU CODE DU TRAVAIL.

Nous en connaissons les grandes lignes, ce devrait être encore plus précis demain mais nous savons une certitude, c’est l’intention du Président de tordre le bras de la représentation nationale en légiférant par ordonnances. Nous ne devons pas laisser faire Ca.

Dès connaissance plus précise dès demain et jusqu’à vendredi, si divers paramètres (santé, outil informatique etc.) me le permettent, un article par jour pour convaincre sur les différents éléments de ce projet maudit…

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