50 ans après...

18 novembre 2017

Etats d’âme

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Titre d’un excellent film des années 80 qui n’a pas reçu le succès qu’il méritait," Etats d’âme" décrivait ce que nous ressentions, nous militants fidèles  de mai 68, douloureuses victimes des virages à 240 degrés du PSU et de la CFDT des années 70 et tragiquement déçus par la trahison en 1983 des espoirs de mai 81.

Oui nous avons vécu ces années, recherché dans une quête infructueuse, l’organisation idéale qui nous permettrait de continuer le combat qui a toujours été le nôtre. C’est ainsi que, comme moi des milliers de militants se sont lancés dans cette quête, expérimentant les formes les plus diverses, celle des mouvements alternatifs de base comme nous disions, celles dans lesquelles je me suis lancé avec enthousiasme aux élections municipales de 1989 à Orléans, aux législatives de 1993 dans la deuxième circonscription du Loiret et aux cantonales de 1994 dans le quartier Saint Marceau d’Orléans. Oh les scores ne faisaient pas la une des médias, mais nous étions certains d’avoir semé quelque chose. Comme tout mouvement non structuré par l’adhésion et l‘organisation, ceux qui existaient n’ont pas fait mentir la règle, celle de l’autodestruction, certains d’entre nous partant vers les Verts, d’autres, la plupart en fait rejoignant l’immense cohorte, qui ressort à chaque élection, des déçus qui cherchent l’idéale organisation des non-organisés, nul doute qu'il en sera ainsi de la FI.

Pour ma part j’ai continué ma quête et ai fait en 1995 l’expérience de « compagnon de route du PCF dans des élections municipales à Gien, ma ville natale et adorée. Là aussi cet  engagement trouva ses limites dans le sens où le PCF, tu y adhère mais ses positions sur le nucléaire et sur le lien PC/PS m’en empêchaient et ce fut une nouvelle grande déception et un désengagement que je considérais comme définitif, me limitant aux combats qui sont ceux de ma vie : dans le sillage de la position plus que courageuse de Jean-Luc Mélenchon, je fus de tous les combats pour le droit à la vie commune des homosexuels, j’ai continué les combats écolos de l’anti-nucléaire, ceux du temps où nous occupions le Larzac, ceux de l’antiracisme et contre le scandale que fut la progression du FN orchestrée entre autres et surtout par le PS  et j’ai vécu la douleur des élections présidentielles de 2002.

Cependant 2005, là encore grâce à Mélenchon, m’a permis de retrouver l’optimisme avec notre beau combat et surtout notre victoire contre le traité européen. Enfin nous avions gagné, enfin nous allions pouvoir partir sur d’autres bases, enfin Mélenchon et ses camarades de PRS ne pourraient plus longtemps croire qu’il était possible de réformer ce parti renégat au socialisme, de l’intérieur.

2007 et la victoire d’un Président qui misait sa campagne sur l’anéantissement des idées de mai 68 et dont la récupération des idées et comportements du FN était notoirement connue fut un triste jour mais pouvait-il en être autrement dans ce système monarchique qu’est la 5ème République.

Et puis est venu le temps de l’espoir, en Novembre 2008, Jean-Luc Mélenchon et ses camarades quittent enfin le PS et créent un espoir immense avec le Parti de Gauche. Inquiet de la conception proclamée dès la naissance des notions de parti creuset mais surtout avec la confiance inadaptée faite au PCF que notre petit parti croyait faire évoluer, j'y adhère convaincu par un jeune militant sincère que j'avais découvert du haut de ses 24 ans en 2005.

Oui j’avais cette certitude que le Front de Gauche était voué dès sa naissance à l’échec, qu’à un moment donné le PCF se débarrasserait du PG quand celui-ci ne lui était plus utile. C’est ce qui se produisit aux présidentielles 2012, moyennant un accord de 80% des candidats aux législatives pour permettre au PCF de rebondir sur les 11% de Mélenchon, c’est ce qui se produisit aux municipales de 2014 où à Paris mais aussi dans 50 % des grandes villes, le PCF préféra l’accord avec le PS au nom de la sacro-sainte unité des forces de gauche (incluant le PS dans ces forces malgré 30 années de choix de droite pour ce parti). Nous étions un certain nombre à prôner, fort de cet attitude aussi logique qu'inacceptable la sortie du FDG mais bon.....

J’ai donc fait ce que j’ai pu avec mes camarades dans ce parti, où j’ai eu l’honneur et la joie  pendant 5 années d’être membre du CN, pour sortir de cette erreur du FDG et j’ai naïvement cru que nous avions réussi en 2015 au congrès de Villejuif… Ben non, ce que nous avions semé dans les têtes n’a pu aboutir à une position claire n’a pas passé le cap des élections régionales de décembre, créant dans notre parti une situation tragique  difficile à surmonter. Il ne s’agit pas pour moi, d’accuser qui que ce soit, ces erreurs sont notre fait commun entre ceux qui les ont portées et ceux qui, comme moi, n’ont pas réussi à les empêcher.

Le résultat, c’est que notre parti qui devait être celui de la Révolution citoyenne, empêtré dans la recherche d’un inaccessible ailleurs, s’est progressivement délité, priorisant le mouvement électoral appelé France Insoumise qui reste ce qu’il a été, l’outil de la prise du pouvoir présidentiel, étape essentielle du la Révolution citoyenne certes mais avec excès de  légalisme et de réalisme comme sont ses orientations sur le processus constituant ou sur le salaire net choisi par rapport au salaire brut ( problème important s’il en est).

Et nous pouvons pressentir ce qui risque de se passer en regardant le mouvement social d’aujourd’hui qui rappelle furieusement la fracture qui existait en mai 68, la priorité du social sur le sociétal illustré par la vision d’un mai 68 basé sur Grenelle et par l’oubli des aspirations profondes de la jeunesse et de la très jeune mais très claire CFDT, celle qui a conduit les uns à traiter les autres de jeunes irresponsables conduisant à la guerre civile sans reprendre pour la Nième fois la déclaration scandaleuse des jeunes « trotskistes, anarchistes à la solde de … »

Bref, si nous l’avions voulu, si nous avions été écoutés, ce que fait le FI aujourd’hui, le PG pouvait le faire, consolider l’engagement des soutiens à la candidature de Mélenchon, porter avec le peuple le vote de 7 millions de citoyens, bref, nous avons tragiquement et pour longtemps raté ce coche, laissant la FI évoluer, tel un bateau ivre, vers des rivages incertains qui, malgré tout je le souhaite, ira vers le  grand mouvement révolutionnaire pour une révolution citoyenne où sera  la nouvelle force destinée à remplacer le PS social- démocrate et à évoluer comme il a évolué.

Pour ma part je l’ai dit, l’avènement du PG fut pour moi une bouffée d’air politique, les jeunes que j’y ai côtoyé, certains étant devenus des amis, et certains, privilégiant l’amitié sur les divergences politiques, l’étant restés. J’y reste adhérent et si possible militant et je l’accompagnerai jusqu’à sa mort ou la mienne.

Voici donc revenu, hélas, le temps des états d’âme…..

 

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01 novembre 2017

18 ans après la valse-hésitation du PS, le PACS enfin célébré dans la maison commune.

2013-05-05-marche-6eme-republique-paris-photos-al5 mai égalitéC’était le 12 octobre 1998, depuis 1970, nous étions dans  le combat pour l’égalité des droits et le respect des homosexuels, en 1989, un sénateur, Jean-Luc Mélenchon pour ne pas le nommer  nous a entendu et compris et déposé courageusement une proposition de loi pour permettre aux couples homosexuels d’organiser leur vie commune.

Les divers aléas électoraux et surtout la pression qui existait sur ce thème, notamment les publications et engagements d’Elisabeth Badinter,  font que cette idée sera reprise par le gouvernement Jospin qui présente un projet de loi qui devait être débattu ce fameux jour.

En formation de cadre supérieur à l’ESSEC ( et oui «  l’évolution » que les socialistes ont imposée aux PTT a fait que l’on a troqué les cours de droit en Sorbonne pour la formation au commerce…), je décide de sécher mon cours pour assister à cet évènement historique, fruit de nos combats et du courage d’un politique.

Mais bon, une fois de plus, le PS s’est montré digne de sa réalité depuis 1983… Par absence d’une majorité de ses députés, le quorum n’étant pas atteint, la loi n’est pas votée sous les applaudissements de la droite…. Acte volontaire, certains assurent que non, moi je pense que oui si l’on en juge par la suite des évènements notamment les restrictions de 1999 et la nature de l’organisation du débat sur le mariage en 2013. Toujours est-il que Noël Mamère conclura par cette phrase approximative  «  les députés PS ne voulaient pas d’une loi pour des pédés »… Quoi qu’on puisse penser de lui par ailleurs, sur ce point, il s’est révélé lui aussi comme un homme de courage.

Donc, la loi est remise sur le métier, le gouvernement assurant la main sur le cœur que c’était un incident, rien de plus et qu’elle serait représentée fin 1999, ce qui fut fait sous l’égide d’Elisabeth Guigou.

Mais bien sûr, comme tout ce qui n’est pas voté dans les temps, le débat a continué dans le pays et un quarteron de maires de droite affirme haut et fort que jamais au grand jamais, ils ne célébreraient ce type de choses dans leur mairie…. Ceci fut remis au goût du jour d’ailleurs lors de la loi sur le mariage.

Et en 1999, comme en 2013, comme toujours, un gouvernement ne devrait avoir qu’une attitude dans ce genre de conflit «  un élu républicain applique la loi républicaine ou s’il refuse, il démissionne ou est radié ».

Cette attitude exigeant un sens trop aigu  de la République sans doute, dans les deux cas on a biaisé… En 2013, le président Hollande présente un droit à l’objection de conscience….

En 1999, on fit autrement, on contourna le problème en déclarant que le PACS ne serait pas célébré en mairie mais se limiterait à une signature au greffe du tribunal….

Bien sûr les homosexuels voire tous ceux qui choisissaient le PACS plutôt que le mariage avaient désormais des droits et des protections mais après l’affront de 1998, je dois dire que beaucoup de ceux qui, comme moi militaient depuis si longtemps pour cette organisation de vie ont vécu cette décision comme une trahison supplémentaire.

Certes il y a des droits, mais des droits cachés, dans l’intimité d’une signature au greffe, pas devant la République et le peuple français qui ne peut se manifester que devant son maire élu et dans la maison commune….

18 ans après, enfin dirais-je même si ceci se fait pour des raisons économiques plus qu’idéologiques, le choix du PACS se fait publiquement, au grand jour et c’est enfin une bonne chose

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17 octobre 2017

Mobilisation sociale. Ce qui nous pousse à nous battre….ce sur quoi nous pouvons échouer…

10620527_771823629522602_5891450159602612604_nJe n’avais pas prévu ce billet de blog dans le sens où je le rédige aujourd’hui. Je pensais plus à un ressenti des évènements internes à notre parti et aux inquiétudes et positionnements  qui sont miens quant à son avenir avec une FI qui évolue, à mon sens, vers un tournant qui m’interroge.

Mais les débats qui se développent sur le dernier billet de Jean-Luc relatif à la situation sociale m’incitent à remettre à plus tard ce dossier.

Oui Jean-Luc Mélenchon a parfaitement raison dans son analyse de l’évolution du climat social, des difficultés de mobilisation et du rôle qu’y jouent à la fois le mouvement FI et le mouvement syndical.

Depuis les débuts de l’histoire sociale, illustré par la magnifique vague révolutionnaire de mai 68, nous sommes, nous le peuple, engagés dans une lutte constante, celle du peuple contre l’oligarchie, en quelques mots, celle de la lutte contre le capitalisme et son cortège d’injustices, d’exploitation et de misère.

J’ai vécu de très près mai 68, je pensais que nos constats du moment entre un mouvement de refondation complète du système représenté par la jeune CFDT (attention je parle de celle de cette époque, de celle qui conduira au congrès de 1970 et à la participation à tous les combats sociétaux des années 70) et une lutte exclusivement sociale et salariale que je ne néglige pas et qui a enregistré de belles victoires sur ce point avaient été intégré et que nous n’étions plus les « gauchistes à la solde d’un anarchiste, trotskyste juif allemand". C’est, pensant à cette évolution de la CGT que j’y ai adhéré après avoir quitté la CFDT noyautée PS libéral, c’est persuadé que les conditions de remise à l’ordre du jour de nos aspirations par ce qui naissait que j’ai adhéré et me suis engagé avec passion dans le parti de gauche. Je ne regrette en aucun cas ce dernier choix même si conscient des réalités qui allaient se faire jour, j’ai toujours combattu la notion de parti creuset et l’engagement dans le Front de Gauche dont les lignes divergentes se voyaient comme le nez au milieu de la figure.

Hélas l’Histoire repasse parfois les plats et les différences d’appréciation de 68 renaissent de leurs cendres au moment où la globalisation des combats est une nécessité absolue. 

Nos luttes d’aujourd’hui n’ont pas d’autre finalité que d’abattre les outils de ce système, en premier lieu, la Constitution monarchique qui le pérennise et les privilèges du patronat qui l’incarne, c’est bien le rôle d’un parti ou mouvement politique et que cela plaise ou pas, Jean-Luc Mélenchon, le groupe parlementaire et les militants des forces dites insoumises font admirablement leur travail en étant le groupe le plus actif de l’Assemblée nationale et en tenant la rue sur les objectifs globaux à partir des ressentis de notre peuple. C’est bien en effet sue la chute du système monarchique qu’il faut travailler car tout le reste en découle et pour cela nous avons besoin comme cela fut fait le 13 mai 68 d’une conjonction des luttes sociales et des aspirations sociétales.

Force est de constater que le mouvement social n’arrive pas à s’enclencher de manière globale. Il y a, à mon sens une logique et des causes. La logique c’est cette volonté de tous les gouvernements (et le PS n’a pas été en reste sur ce point)  en lien avec le patronat, de briser depuis la grande peur des années 70, toute possibilité de lien collectif, ce furent le recours massif  à l’intérim, la séparation des métiers à l’intérieur d’une même entreprise, le concept d’évaluation individuelle, les recours massif aux CDD et autres contrats précaires, l’appauvrissement et l’endettement des ménages. C’est aussi la volonté farouche d’enfermer les directions syndicales dans des systèmes de négociation permanents avec l’illusion donnée qu’elles peuvent arracher quelques bribes. C’est enfin l’évolution tragique, pour qui connait ce que nous avions voulu en faire, de la CFDT et son fameux syndicalisme de proposition. Volontairement je ne parle pas de FO dont la ligne a toujours été constante, exister et influer plutôt que de contester et de vouloir changer le mode de production. Soyons clair, lorsque je dis ceci, je sais en connaissance de cause et pour y avoir gardé des amis, qu’il y a entreprise par entreprise, des camarades de ces organisations, courageux, actifs, pas forcément soumis aux diktats leurs confédérations. Il n’est donc aucunement étonnant qu’en ce qui concerne les directions de  la CFDT et de FO, les choses se passent dans les négo et les cabinets ministériels, histoire de récupérer quelques points positifs qui font que c’est mieux que rien et que si on rétablissait l'exclavage, il faudrait négocier le poids des chaïnes.

La CGT est actuellement dans une autre position. D’une part, reconnaissons lui le courage de porter quasiment seule la volonté d’une réaction forte et massive du monde du travail mais nous sommes bien là au cœur de la divergence de fond qu’elle partage d’ailleurs (sans que j’en fasse un point de polémique, la courroie de transmission étant coupée depuis longtemps), avec le parti Communiste, celle de vouloir croire ou faire croire qu’il faut l’unité sur la base de la contestation sociale, sinon que rien n’est possible. Ainsi nous arrivons à la situation présente, celle de négociations avec le pouvoir politique qui n’ont aucune chance d’aboutir et qu’elle ne veut ou ne sait boycotter et celle de réunions intersyndicales qui n’ont pas plus d’espoirs de succès et qui arrivent à des grèves inefficaces à répétition en même temps que corps de métiers par corps de métiers, se développent des journées d’action….Passons sur les routiers qui ont toujours joué le même jeu de « ma boutique d’abord » et regardons les fonctionnaires d’un côté, telle ou telle branche de l’autre sans se préoccuper de la nécessaire globalisation.

Et réfléchissons ensemble une bonne fois pour toutes à ce qu’aurait donné un appel de la CGT, à une grande journée de grève et de manifestations interprofessionnelle derrière laquelle se seraient immédiatement rangés les tenants du programme l’Avenir en Commun. Ca aurait une autre allure et le million que nous aurions réuni sur les Champs Elysées ou ailleurs aurait plus fait trembler le pouvoir que quelques discussions ( et je ne doute absolument pas qu’elles fussent viriles) avec Macron ou Philippe.

Invoquer comme l’ont fait à pas mal de reprise, les dirigeants de la CGT, la charte d’Amiens qui date de 1906 et dont ils se sont affranchis à pas mal de reprises, ne peut expliquer ce refus permanent d’une attitude claire sur un objectif précis faire tomber cette République et instituer une République sociale par la Constituante élue par le  Peuple,  sinon à dire que comme en 1968, il n’est pas partagé par nos camarades et dans ce cas autant le dire clairement, mais souvenons-nous pour l’Histoire que si Macron gagne cette manche sur la loi travail, nous avons perdu pour longtemps.

 

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15 septembre 2017

Difficultés sociales oui….mais nous avons les JO et un Président avec programme de com….

De retour au clavier après qu10154533_10202461334187406_8914433111298552929_nelques semaines d’indisponibilité….

« Enfin ! » Diront les uns, « ça ne nous a pas manqué ! » diront les autres…

Peu importe, même si les prochains mois, l’âge, les réalités de la vie vont sans doute me contraindre à une activité moins présente, moins physique, à réaliser si possible ce vieux rêve d’écriture.

L’important c’est d’être soi-même, d’exprimer ce désir profond qui depuis plus de 50 ans dans les luttes de notre peuple veut conduire sur la ligne qui permettra de retrouver le goût du bonheur et puis comment ne pas reprendre cette phrase sublime du camarade Ernesto Che Guevara «  A tous moment, d’où qu’elle vienne, la mort peut nous surprendre…L’important c’est que nos idées soient comprises par ceux à qui elles sont destinées et que d’autres mains se tendent pour ramasser nos fusils »

De ce point de vue, la valeur, la culture, l’expression, le courage de nos jeunes militants devenus camarades de combat ou amis, en symbiose sur certains points, en incompréhension sur d’autres, dans la belle aventure du Parti de Gauche me rassure quant à l’avenir de notre combat porté courageusement par Jean-Luc et initié par notre beau parti.

Donc, conformément à la logique de l’oligarchie qui mène le monde autour des forces de l’argent, c’est parti pour quelques années d’intox autour de soi-disant valeurs désintéressées du sport qui conduiront au gaspillage sans nom des moyens et où sans doute, comme à Rio ou ailleurs, les SDF parisiens seront priés d’aller dormir sous des ponts moins voyants, c’est parti pour des mois d’insultes des parvenus de la REM, c’’est parti pour les opérations de com type lit de camp ou machette canne à sucre avec souliers vernis du Président brillamment élu par 18% de notre peuple.

Conformément à l’histoire, tout ceci ne sert, grâce à un système médiatique formaté et complaisant, qu’un dessein réel, celui d’occulter la misère et surtout la lutte de notre peuple pour un Avenir en Commun.

Venons-en donc à la seule réalité qui vaille, celle d’un système oligarchique basé sur la réalité du capitalisme et la volonté permanente des droites et du patronat de casser tous les acquis de 150 années de lutte. Nous sommes dans la logique des choses et rien ne sert de se traiter de tous les noms d’oiseaux, il y a d’un côté les tenants de la droite ou de la social-démocratie qui n’en est qu’un volet rendant moins douloureux les choix de la classe dominante et de l’autre les forces révolutionnaires qui croient que seul, un renversement de la table, l’établissement de nouvelles règles sociales et institutionnelles est porteur d'espoir. C’est la logique ce qu’avec Jean-Luc Mélenchon nous avons construit et qui porte ses fruits même si pour ma part, je n’adhère pas à ce que, à tort ou à raison je considère comme une impasse, la FI.

Depuis des décennies nous sommes de ce combat dont la dernière démonstration de force fut mai 68 et qui a montré les limites et les écueils des relations syndicats/partis.

Le mouvement social se joue sur le terrain politique et syndical, syndical par l’organisation des luttes au cœur même de la production et c’est bien là que se situe le nœud du problème même si depuis 30 ans, tous les moyens ont été pris pour le limiter, qu’il s’agisse de la précarité, de l’appauvrissement, du système d‘endettement, du recours à l’intérim etc… Faute de cette mobilisation, de cette paralysie économique nécessaire, quelle que soit l’ampleur de la mobilisation de la rue, le combat sera très dur et très complexe. L’autre volet, c’est le volet politique, celui de l’émergence d’une force politique mobilisée autour d’un parti dont l’objectif n’est pas l’occupation du pouvoir mais la Révolution que nous voulons citoyenne car aucune autre option ne semble plausible ou souhaitable dans nos pays développés. Ce parti porteur aurait pu être le Parti de Gauche s’il ne s’était embourbé dans ce concept de dépassement et de recherche d’un ailleurs….Mais bon, nous avons fait ce que nous avons pu.

Il n’y a donc aucune opposition entre les actions syndicales et politiques, les 12 et 23 septembre sont complémentaires et la mobilisation sociale devrait se développer. Dès lors, celles et ceux qui crient à tout vat Union de la Gauche, celles et ceux qui croient à la conversion des hommes et femmes de la social-démocratie autour du 23 septembre ont le droit de le croire, celles et ceux qui pensent qu’à chaque élection, il faut s’installer dans des sièges et qu’il vaut mieux un social-démocrate qu’un homme ou femme de droite ont le droit de le penser mais ne sont pas dans notre processus et il reste toujours, le Front de Gauche ou les régionales nous l’ont appris à nos dépens, très hasardeux de tendre des mains pour se les faire mordre.

Comme toujours, cette note de blog ne dispense aucune vérité, juste des éléments de débat….

 

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23 août 2017

Absence et soutien

Bonjour à tou-te-s,

Pour des raisons qui n'ont rien à voir avec la politique, je vais être "privé" de connexion Internet pour quelque temps... Ne vous étonnez donc pas de mon silence sur ce blog.

Pour les mêmes raisons, il me sera impossible de participer aux manifestations que je souhaite voir réussies contre les lois scélérates en cours du 12 septembre et du 23 septembre toutes aussi untiles et nécessaires l'une que l'autre et que je souhaite voir se développer dans les entreprises comme dans la rue.

Soyez assurés de mon total soutien et de voeux de parfaite réussite.

A bienôt les amis, je serai avec vous de nouveau pour ces combats qui nous conduisent n'en doutons pas à la victoire de nos idées, à la fin de la 5ème République par la Constituante dans lesquels notre beau Parti de Gauche déploiera en tête, notre drapeau, notre triangle rouge et l'oeillet à la boutonniére.

Bon courage à vous tou-te-s.

Michel

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12 août 2017

6000 visiteurs-Merci

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6000 visiteurs, 1000 supplémentaires en 18 jours soit une moyenne de 55 par jour.

Cette modeste contribution aux débats de notre temps essaie de faire le point avec ma petite expérience de 53 ans d'engagements sur des causes (antiracisme, égalité des droits, respect de l'homosexualité, défense de l'homoparentalité, combats antinucléaires, soutien au peuple palestinien, à la révolution cubaine, aux luttes des travailleurs d'ici et d'ailleurs) qui, toutes ont été reprises dans la création et le beau travail du Parti de Gauche auquel je reste viscéralement attaché pour ce qu'il m'a apporté et parce qu'il est la seule solution d'avenir. J'espère qu'elle est utile à la compréhension des situations.

Comment ne pas se souvenir en effet de mai 68, de ce contact marquant avec Jean-Louis Bory en 1970, des voyages en Yougoslavie et des études concomittantes, de la découverte avec Tazzieff et Bombard des dangers du nucléaire à partir de Dampierre en 1973, de ces quelques mois d'occupation du Larzac, du bel espoir trahi de la CFDT syndicat révolutionnaire et de son congrès de 1970, de ce combat solitaire, mais au combien majeur,du dossier d'adoption par parent masculin célibataire en 1984, de l'échec vécu dans le mouvement alternatif des années 80 ou de l'impasse dans l'accompagnement du PCF dans les années 90, de cette victoire volée du 29 mai 2005 et de ces années d'enthousiasme, avec ma part d'impuissance devant certaines stratégies, dans la belle aventure du PG. Quoi qu'ils en pensent ou quoi qu'ils en fassent, cette expérience de vie est et reste à disposition de mes jeunes camarades, c'est l'objet de l'existence de ce blog même si l'actualité politique intense oblige trop souvent à limiter les articles aux faits du moment.

Une situation personnelle fait que je vais devoir ralentir le rythme des articles au minimum sur fin août et septembre mais auparavant, paraitra une analyse personnelle de la situation ...travail du groupe parlementaire, Venezuela et intox médiatique, Gaza, rendez-vous estival de la FI et place du PG etc...

Encore une fois, grande reconnaissance à tou-te-s pour votre lecture assidue, votre confiance, vos remarques etc....

M.T.

 

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29 juillet 2017

Vous avez tenu la tranchée…Bravo et grand merci

19275092_1547825985248651_2897465629780982761_nLes élections législatives marquées par le taux difficile et irresponsable d’abstentions au premier tour, n’ont pas empêché le courant ressenti dans tout le pays lors des présidentielles et ont donné aux députés de notre combat un groupe parlementaire qu’ils ont choisi d’appeler France Insoumise.

La session exceptionnelle du Parlement se termine. Elle fut exceptionnelle à bien des égards et une caractéristique en ressort, celle d’une volonté farouche d’isoler, de réduire au silence, de ridiculiser parfois ce groupe qui détonne dans le paysage habituel d’une assemblée que la Constitution de 1958, aggravée par la réforme Chirac/Jospin dite du quinquennat, cantonnait au service de l’exécutif et au spectacle d’échanges sans conséquence entre les deux partis qui se partageaient depuis 59 ans le pouvoir de l’oligarchie…. Tout juste avions nous droit parfois à un faux suspense d’une fausse fronde au sein de la majorité en place et, respectons le, le combat désespéré mais réel et souvent sincère des députés de la vraie gauche, ceux du PCF ou d’une Martine Billard 2007-2012) dans le  groupe GDR.

Dès lors, tout devait être fait pour ne pas briser cette belle harmonie, ramener ces trublions de la FI au sens de ce qu’ils appellent les réalités.

Dès le départ, session exceptionnelle à rythme plus que soutenu, calendrier intenable, installation des bureaux et recrutement des collaborateurs retardée au maximum et autres amuse-gueules.

Ce groupe de députés ose braver un certain code vestimentaire, scandale dans les rangs du groupe fantoche des EM, cris d’orfraies chez les LR etc… bref beaucoup de bruit pour pas grand-chose.

Et puis on entame le débat sur les premières lois scélérates, celle sur la destruction du code du travail issu de plus d’un siècle de luttes ouvrières, celle sur le droit de légiférer par ordonnances et qu’à cela ne tienne, même s’il n’ont pas de bureaux, pas de collaborateurs, même si le débat commence sans tarder et que les amendements doivent être déposés le lundi pour 17 heures, on va museler facilement ces députés et c’est le monarque qui s’en occupe en les convoquant à écouter son bon vouloir à Versailles ce jour même du dépôt des amendements…

Monarque ou pas, le groupe se réunit sans tarder, prend les décisions adéquates et mandate son président pour faire une déclaration claire qui se résume approximativement à   »Nous n’irons pas  à Versailles, nous ne sommes pas au service du Pharaon »

Pendant ce temps, le groupe travaille, rédige plus de 200 amendements. Le rythme accéléré des débats se heurte à une équipe formidable et ceux qui accusent Mélenchon de tout piloter, d’être un gourou, un homme seul, que sais-je encore…. voient se révéler tant à la tribune qu’en discussion d’amendements une série des camarades que nous, membres du CN du PG, connaissions pour leur niveau et leur sérieux mais qui étaient inconnus du grand public. Mauvaise foi mise à part, qui peut nier le niveau, la qualité, la force d’argumentation des députés Adrien Quatennens, Ugo Bernicalis, Alexis Corbière, Caroline Fiat, Bastien Lachaud ou Danièle Obono. Comment, mais ça nous en avons l’habitude, ne pas garder en mémoire les belles et pédagogiques interventions de Jean-Luc Mélenchon.

Et puis le rythme infernal continue, des séances jusqu’à 2 ou 3 heures de chaque matin. Ce n’est sûrement pas ce que l’Elysée, Matignon escomptaient mais fatigués, usés par ce rythme infernal qui fait suite à 18 mois de campagne ininterrompue, nos vaillants députés sont à leur poste en commission et en séance  alors que l‘hémicycle compte parfois  20 à 30 députés et ils bataillent, amendement par amendement qu’ils savent, à coup sûr, refusés tant le bloc monolithique, et tout compte fait fantoche, des EM a décidé de leur tenir la dragée haute jusqu'à ne pas voter un de leurs amendements parce qu'il était également soutenu par un député FI.

C’est bien mal connaître le niveau de conscience acquis lors de nos campagnes, le sens des responsabilités qu’implique notre combat, la détermination qui est la nôtre à combattre pied à pied.

Encore une fois, merci et bravo mes camarades et prenez soin de vous dans les quelques jours de repos qui sont tant mérités car le combat à l’assemblée, dans les entreprises et dans la rue ne fait que commencer et la rentrée sera chaude à commencer par la séquence qui englobe les 12 où nous espérons bien une globalisation des luttes et le 23 septembre où à Paris, nous espérons tant le million de manifestants… et la suite car le combat sera rude….

Hasta la victoria siempre…

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24 juillet 2017

5000 visiteurs.....MERCI A TOU-TE-S

10620527_771823629522602_5891450159602612604_nDans la nuit de dimanche à lundi, ce blog a franchi les 5000 visiteurs dont 230 sur la dernière parution du jeudi 20. Vraiment cette fidélité fait chaud au coeur, dans des moments  disons un peu difficiles, et très très très grand merci à vous tou-te-s.

Conçu à sa création" sur 50 ans de vie militante" sur les conseils d'un ami qui souhaitait que j'écrive cette vie pleine d'expérience ce que j'espère pouvoir faire un jour sous une autre forme mais..., il s'est bien entendu trouvé percuté par les superbes 17 mois de campagne que nous avons vécus et dans lesquels je me suis trouvé naturellement impliqué, porté par l'un des politiques (et ils en sont pas si nombreux), les plus talentueux que j'aurai connu, Jean-Luc Mélenchon et par un programme dans lequel nos années de travail au parti de gauche ont apporté le maximum.

Mais comment ne pas repenser, au moment où se prouve une belle fidélité à ces 54 années de militantisme avec ses espoirs, son enthousiasme, ses nombreux ratés et ses quelques victoires.

Comment ne pas penser à Bernard qui me fit adhérer un soir de décembre 1964 à cette CFDT, née quelques jours plus tôt de la CFTC, comment ne pas se souvenir de nos premiers combats, de ma première grève le 11 décembre de ce même mois et de cette belle section syndicale avec les premières adhésions, avec ces jeunes militants plus raisonnables comme Michel et réfléchis ou plus "aventuriers" suivant les cas comme celui qui deviendra mon ami pour la vie qui l'a arraché au monde un soir de janvier 1976: Jean-Pierre.

Et puis, vint la base de tous nos combats depuis, Mai 68 où ce jeune secrétaire d'Union Départementale, après tous ces discours lénifiants des autres syndicats sur base "Nos salaires,nos salaires" prononce un discours sur les thèmes sociétaux portés par la jeunesse étudiante et conclu par une phrase rédigée en commun " Nous en vivons pas la fin d'une lutte mais le début d'une libération"

Comment ne pas resituer ce parcours sûrement pas sans faute mais en tous cas sans reniement, dans tout ce qui s'est passé, notre implication dans le congrès de l 'évolution de 1970, les soutiens à la Palestine, la découverte de l'espoir avec l'autogestion Yougoslave, mon travail avec Eugène Descamps, Edmond Maire, mes rencontres avec des Jean-Louis Bory, Guy Hocquenheim, Louis Lecoin, les combats pour l'agalité des droits et la dépénalisation de l'homosexualité, ma découverte de l'horreur du danger nucléaire à Dampierre, l'objection de conscience soutenue et un peu ratée et nos séminaires au domaine de Bierville.

Et comment ne pas garder avec tristesse la mémoire les trahisons de 1983, l'impasse tentée dans les mouvements dits alternatifs, la fin de 27 ans de militantisme CFDT sur la base de la lamentable loi Rocard/Quilès et l'adhésion à la CGT, la réalité de compagnon de route d'un PC qui finalement n'avait pas changé et les relatifs échecs électoraux aux législatives comme à la mairie de Gien.

Oui l'objectif de ce blog était bien de retracer ce parcours, de dire et redire que tout l'espoir m'est revenu un soir de novembre 2008 quand Jean-Luc, admiré depuis un acte courageux de 1989, fonde le Parti de Gauche dans lequel se retrouvent toutes les traces de nos combats, de nos objectifs, de nos espoirs de mai 68...Tout y est...

Et puis, parce que j'ai toujours admiré la jeunesse, à laquelle s'ajoute, en notre temps, la culture universitaire que, pour cause, je n'ai pas eue, ayant choisi de travailler à presque 17 ans, je retrouve aujourd'hui chez des tas de camarades, des Matthias, des Boris, des Alexandre, des Alexis, des Arthur, des Marie, des Hélène, des Selin, des Sacha, des Sylvain et tant d'autres la détermination, la fougue, la force, la lutte réfléchie que j'avais à leur âge, je suis subjugué par nos jeunes députés brillants et porteurs de grands espoirs, camarades connus dans le conseil national et les commissions de notre beau parti: Adrien et Ugo, un vrai bonheur non feint.

Oui vraiment, 54 ans après, les implications, les participations sont marquées par les début du naufrage de l'âge mais l'espoir est toujours là, incarné par la jeunesse et n'hésitons pas nous souvenir que mai 68 était " le début d'une libération".... Rien n'est jamais achevé et le combat continue.

Encore une fois Grand merci à Tou-te-s.

 

 

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20 juillet 2017

53 années d’insoumission

10154533_10202461334187406_8914433111298552929_nInsoumis je le suis depuis mon adolescence, depuis que mes lectures de Montaigne et La Boétie à Victor Hugo et Jaurès, que m’ont fait découvrir mes excellents profs de l’école républicaine, m'ont enseigné ces valeurs. Je n’ai pas besoin de cliquer sur un logiciel, de m’inscrire dans un groupe insoumis, de recevoir ce mot à toutes les sauces qui vont de « cher insoumis » aux « bises insoumises » en passant par le baptême obligé de tous les groupes qui deviennent « nuit insoumise » « télé insoumise » etc….

Mon insoumission, ce furent mon adhésion en décembre 64 et mon militantisme actif dans la CFDT de sa période révolutionnaire qui va de mai 68, du congrès dit de l'évolution en 70 à sa subordination au PS dans les années 80, mes combats pour l’égalité des droits, contre tous les racismes, contre la peine de mort, pour la dépénalisation de l’homosexualité, contre le nucléaire à Dampierre, pour le respect et les droits du peuple palestinien.

Mon insoumission alla de "l'occupation d'un bar d'Orléans qui "refusait de servir les Arabes" en nous présentant à 18 dont un camarade algérien pour commander des consommations chères et quitter le bar quand il refusa de le servir jusqu'à mon combat et ma détermination téméraire à vouloir réaliser l’adoption par un père célibataire.

Mon insoumission ce fut aussi de ne pas suivre dans leurs erreurs les forces qui dérivaient et de savoir démissionner des endroits où tout ce à quoi je croyais était perdu qu’il s’agisse du PS en 83, de la CFDT en 91 ou de certain conseil national PG triste et insultant pour certains d'entre nous.

Oh certes l’insoumission m’a conduit à des erreurs dont on apprend toujours quelque chose, celle d’avoir cru trop souvent être suivi dans mes logiques comme ces tentatives de candidature en solitaire à la mairie de Gien, comme celle d’avoir cru dans les années 80 à une pérennité des mouvements dits alternatifs ou d’avoir pensé dans les années 90 que le PCF avait changé et de tenter de l’accompagner.

Mon parcours fut jalonné de rencontres exceptionnelles  de travaux en commun avec Eugène Descamps, de rencontre avec Louis Lecoin, d’universités d’été avec Edmond Maire bien avant que celui-ci ne résiste pas, hélas, à la dérive de Rocard et il y en eut beaucoup d’autres…

L’admiration et l’adhésion que je porte à Jean-Luc Mélenchon ne date pas non plus d’hier, elle est liée au relais courageux qu’il apporta aux couples homosexuels en 1989 et je ne l’ai vraiment rencontré qu’en 2010, dans le très beau parcours du Parti de Gauche et de l’honneur que m’ont fait mes camarades de m’élire au conseil national de ce parti. J’y ai découvert « en vrai » l’humaniste courageux, abordable, doté d’une culture immense, visionnaire et qu’elles que puissent être nos divergences très éventuelles sur l’avenir du Parti de Gauche et sur l’aventure dangereuse que représenterait son allégeance à la France Insoumise, il bénéficiera de tous mon soutien et de ma confiance pour très longtemps.

Je ne suis pas un insoumis institutionnalisé, le beau nom de camarade me suffit amplement, je en porte pas le phi mais les attributs de notre beau parti, l’écharpe rouge de sa création, l’œillet rouge que nous fit distribuer notre regretté camarade François au congrès de Bordeaux et le triangle rouge des déportés politiques symbole de notre combat antifasciste.

Notre parti est dans la réalité des choses, le porteur de notre projet, celui de la Révolution citoyenne, celui de la définition de la charte éco socialiste, celui qui a permis l’essentiel des programmes électoraux du candidat Mélenchon que ce soit l’Humain d’Abord ou l’Avenir en commun et formé les brillants jeunes députés brillants que nous voyons se battre avec talent à l'Assemblée nationale.

53 ans après, je reste avec joie et honneur fidèle à ce que je fus toujours, un insoumis qui tient au vocable de Camarade, qui préfère Jean Ferrat aux remix et mises en scène diverses, qui croit que toute révolution ne se fera pas par "les gens" mais par la classe exploitée  représentée par ses syndicats et partis de la vraie gauche.

C’est en ce sens que jusqu’au bout, je reste fidèle au fondateur de mon parti, je reste persuadé qu’il nous faut refonder le Parti de Gauche dès le congrès de 2018, sortir de cette recherche infernale d’un ailleurs inaccessible et au bout du bout….Peu importe que je gagne ou, ce qui est plus probable vu les obstacles à franchir, que je perde, s’il n’en reste qu’un, comme l'écrivit Victor Hugo, je serai celui-là…..

 

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09 juillet 2017

Nous sommes l’alternative au monde que vous représentez.

19702211_10211562064641532_5326904921879001818_nDésolé pour ce silence un peu long sur ce blog, dicté par des contingences de type personnel .

La séquence que nous vivons est inédite, passionnante, porteuse d’espoirs.

Porté par les 20 % de votes à la présidentielle, les candidats de l’Avenir en Commun sont à l’Assemblée nationale avec un groupe parlementaire qui a élu à sa présidence Jean-Luc Mélenchon. Ce n’est pas une mince victoire que celle-ci.

L’électorat a dégagé les deux partis qui inlassablement depuis 1983 se partageaient le pouvoir pour y faire, à quelques détails près, la même politique droitière et libérale de la commission européenne. Les électeurs, qui hélas pour nombre d’entre eux ont oublié de se déplacer deux fois aux premiers tours, ont porté au pouvoir le candidat mis en scène par le PS, utilisant une campagne marketing portée par le système médiatique et l’argument qui était désormais rôdé de la peur du FN qu’ils ont fait monté afin qu’il serve de repoussoir au second tour. Il n’en reste pas moins vrai que ce Président et son mouvement  restent minoritaire dans le pays. Par le même tour de passe-passe, la réforme Jospin du quinquennat et le taux d’abstention ont permis qu’une majorité qui devait être introuvable et n’est finalement que majoritaire domine l’Assemblée Nationale au service du prince, où elle applaudit sur commande et n’a qu’un objectif brider toute opposition.

Tant pis et dommage que le second groupe, celui des LR n’ait rien compris à ce qui se passe et se limite à s’abstenir au lieu de voter contre la confiance au gouvernement mais en fait sont-ils vraiment en opposition ?

Face à tout ce cirque, notre groupe composé de députés très brillants comme Adrien Quatennens, Ugo Bernicalis, Danièle Obono, Jean-Luc Mélenchon, Alexis Corbière et d’autres que nous entendrons dans les prochains jours fait son boulot, celui d’une force de résistance organisée, argumentant pied à pied, argument par argument, rédigeant et défendant avec talent les amendements en face d’un majorité qui n’a pour objectif que de les refuser tous avec la seule réponse qu’ils donnent « évidemment, aucun de vos amendements n’est accepté » , en même temps qu’ils sont à la place où se trouve tout militant, dans la rue aux côtés de manifestants contre les lois scélérates en cours d’examen.

Le ton a été donné, brillamment  ça c’était évident, mais avec sincérité et précision par le président de groupe Jean-Luc Mélenchon :

«  Nous ne sommes pas votre opposition mais l’alternative à tout ce que vous représentez »

Cette parole est désormais la marque de fabrique de notre combat et c’est dans ce sens qu’il faut analyser toute la logique, tout le fonctionnement de ce qui ne devra jamais être un parti mais un mouvement populaire dans lequel les partis y compris et surtout le Parti de Gauche qui doit enfin afficher ce qu’il est en réalité: la colonne vertébrale du mouvement, les syndicats, les associations doivent cesser de rester timides, neutres ou effacés mais doivent s’inscrire dans la logique du grand mouvement populaire en cours de construction.

Ceci explique clairement pourquoi nous ne pouvons, et j’espère ne le ferons jamais, céder aux sirènes de tous ces appels à la tambouille qu’ils appellent UNITE, sur des bases de calculs aléatoires d’addition des voix ou des intentions de vote, qui, dans l’histoire, n’ont jamais prouvé qu’ils avaient une quelconque valeur, ou qui balaient pour faire les concessions nécessaires, des divergences fondamentales comme celles qui sont réelles sur le productivisme et l’écologie comme nous l’avons hélas fait dans la désastreuse aventure du front de Gauche…..

Oui vraiment, nous sommes dans la phase de l’espérance, soyons assez matures et réfléchis pour ne pas la gâcher.

Posté par Micmilitant Gien à 12:23 - Commentaires [0] - Permalien [#]
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