50 ans après...

20 juillet 2017

53 années d’insoumission

10154533_10202461334187406_8914433111298552929_nInsoumis je le suis depuis mon adolescence, depuis que mes lectures de Montaigne et La Boétie à Victor Hugo et Jaurès, que m’ont fait découvrir mes excellents profs de l’école républicaine, m'ont enseigné ces valeurs. Je n’ai pas besoin de cliquer sur un logiciel, de m’inscrire dans un groupe insoumis, de recevoir ce mot à toutes les sauces qui vont de « cher insoumis » aux « bises insoumises » en passant par le baptême obligé de tous les groupes qui deviennent « nuit insoumise » « télé insoumise » etc….

Mon insoumission, ce furent mon adhésion en décembre 64 et mon militantisme actif dans la CFDT de sa période révolutionnaire qui va de mai 68, du congrès dit de l'évolution en 70 à sa subordination au PS dans les années 80, mes combats pour l’égalité des droits, contre tous les racismes, contre la peine de mort, pour la dépénalisation de l’homosexualité, contre le nucléaire à Dampierre, pour le respect et les droits du peuple palestinien.

Mon insoumission alla de "l'occupation d'un bar d'Orléans qui "refusait de servir les Arabes" en nous présentant à 18 dont un camarade algérien pour commander des consommations chères et quitter le bar quand il refusa de le servir jusqu'à mon combat et ma détermination téméraire à vouloir réaliser l’adoption par un père célibataire.

Mon insoumission ce fut aussi de ne pas suivre dans leurs erreurs les forces qui dérivaient et de savoir démissionner des endroits où tout ce à quoi je croyais était perdu qu’il s’agisse du PS en 83, de la CFDT en 91 ou de certain conseil national PG triste et insultant pour certains d'entre nous.

Oh certes l’insoumission m’a conduit à des erreurs dont on apprend toujours quelque chose, celle d’avoir cru trop souvent être suivi dans mes logiques comme ces tentatives de candidature en solitaire à la mairie de Gien, comme celle d’avoir cru dans les années 80 à une pérennité des mouvements dits alternatifs ou d’avoir pensé dans les années 90 que le PCF avait changé et de tenter de l’accompagner.

Mon parcours fut jalonné de rencontres exceptionnelles  de travaux en commun avec Eugène Descamps, de rencontre avec Louis Lecoin, d’universités d’été avec Edmond Maire bien avant que celui-ci ne résiste pas, hélas, à la dérive de Rocard et il y en eut beaucoup d’autres…

L’admiration et l’adhésion que je porte à Jean-Luc Mélenchon ne date pas non plus d’hier, elle est liée au relais courageux qu’il apporta aux couples homosexuels en 1989 et je ne l’ai vraiment rencontré qu’en 2010, dans le très beau parcours du Parti de Gauche et de l’honneur que m’ont fait mes camarades de m’élire au conseil national de ce parti. J’y ai découvert « en vrai » l’humaniste courageux, abordable, doté d’une culture immense, visionnaire et qu’elles que puissent être nos divergences très éventuelles sur l’avenir du Parti de Gauche et sur l’aventure dangereuse que représenterait son allégeance à la France Insoumise, il bénéficiera de tous mon soutien et de ma confiance pour très longtemps.

Je ne suis pas un insoumis institutionnalisé, le beau nom de camarade me suffit amplement, je en porte pas le phi mais les attributs de notre beau parti, l’écharpe rouge de sa création, l’œillet rouge que nous fit distribuer notre regretté camarade François au congrès de Bordeaux et le triangle rouge des déportés politiques symbole de notre combat antifasciste.

Notre parti est dans la réalité des choses, le porteur de notre projet, celui de la Révolution citoyenne, celui de la définition de la charte éco socialiste, celui qui a permis l’essentiel des programmes électoraux du candidat Mélenchon que ce soit l’Humain d’Abord ou l’Avenir en commun et formé les brillants jeunes députés brillants que nous voyons se battre avec talent à l'Assemblée nationale.

53 ans après, je reste avec joie et honneur fidèle à ce que je fus toujours, un insoumis qui tient au vocable de Camarade, qui préfère Jean Ferrat aux remix et mises en scène diverses, qui croit que toute révolution ne se fera pas par "les gens" mais par la classe exploitée  représentée par ses syndicats et partis de la vraie gauche.

C’est en ce sens que jusqu’au bout, je reste fidèle au fondateur de mon parti, je reste persuadé qu’il nous faut refonder le Parti de Gauche dès le congrès de 2018, sortir de cette recherche infernale d’un ailleurs inaccessible et au bout du bout….Peu importe que je gagne ou, ce qui est plus probable vu les obstacles à franchir, que je perde, s’il n’en reste qu’un, comme l'écrivit Victor Hugo, je serai celui-là…..

 

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09 juillet 2017

Nous sommes l’alternative au monde que vous représentez.

19702211_10211562064641532_5326904921879001818_nDésolé pour ce silence un peu long sur ce blog, dicté par des contingences de type personnel .

La séquence que nous vivons est inédite, passionnante, porteuse d’espoirs.

Porté par les 20 % de votes à la présidentielle, les candidats de l’Avenir en Commun sont à l’Assemblée nationale avec un groupe parlementaire qui a élu à sa présidence Jean-Luc Mélenchon. Ce n’est pas une mince victoire que celle-ci.

L’électorat a dégagé les deux partis qui inlassablement depuis 1983 se partageaient le pouvoir pour y faire, à quelques détails près, la même politique droitière et libérale de la commission européenne. Les électeurs, qui hélas pour nombre d’entre eux ont oublié de se déplacer deux fois aux premiers tours, ont porté au pouvoir le candidat mis en scène par le PS, utilisant une campagne marketing portée par le système médiatique et l’argument qui était désormais rôdé de la peur du FN qu’ils ont fait monté afin qu’il serve de repoussoir au second tour. Il n’en reste pas moins vrai que ce Président et son mouvement  restent minoritaire dans le pays. Par le même tour de passe-passe, la réforme Jospin du quinquennat et le taux d’abstention ont permis qu’une majorité qui devait être introuvable et n’est finalement que majoritaire domine l’Assemblée Nationale au service du prince, où elle applaudit sur commande et n’a qu’un objectif brider toute opposition.

Tant pis et dommage que le second groupe, celui des LR n’ait rien compris à ce qui se passe et se limite à s’abstenir au lieu de voter contre la confiance au gouvernement mais en fait sont-ils vraiment en opposition ?

Face à tout ce cirque, notre groupe composé de députés très brillants comme Adrien Quatennens, Ugo Bernicalis, Danièle Obono, Jean-Luc Mélenchon, Alexis Corbière et d’autres que nous entendrons dans les prochains jours fait son boulot, celui d’une force de résistance organisée, argumentant pied à pied, argument par argument, rédigeant et défendant avec talent les amendements en face d’un majorité qui n’a pour objectif que de les refuser tous avec la seule réponse qu’ils donnent « évidemment, aucun de vos amendements n’est accepté » , en même temps qu’ils sont à la place où se trouve tout militant, dans la rue aux côtés de manifestants contre les lois scélérates en cours d’examen.

Le ton a été donné, brillamment  ça c’était évident, mais avec sincérité et précision par le président de groupe Jean-Luc Mélenchon :

«  Nous ne sommes pas votre opposition mais l’alternative à tout ce que vous représentez »

Cette parole est désormais la marque de fabrique de notre combat et c’est dans ce sens qu’il faut analyser toute la logique, tout le fonctionnement de ce qui ne devra jamais être un parti mais un mouvement populaire dans lequel les partis y compris et surtout le Parti de Gauche qui doit enfin afficher ce qu’il est en réalité: la colonne vertébrale du mouvement, les syndicats, les associations doivent cesser de rester timides, neutres ou effacés mais doivent s’inscrire dans la logique du grand mouvement populaire en cours de construction.

Ceci explique clairement pourquoi nous ne pouvons, et j’espère ne le ferons jamais, céder aux sirènes de tous ces appels à la tambouille qu’ils appellent UNITE, sur des bases de calculs aléatoires d’addition des voix ou des intentions de vote, qui, dans l’histoire, n’ont jamais prouvé qu’ils avaient une quelconque valeur, ou qui balaient pour faire les concessions nécessaires, des divergences fondamentales comme celles qui sont réelles sur le productivisme et l’écologie comme nous l’avons hélas fait dans la désastreuse aventure du front de Gauche…..

Oui vraiment, nous sommes dans la phase de l’espérance, soyons assez matures et réfléchis pour ne pas la gâcher.

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09 juin 2017

Veillée d’armes…..le choix se fait entre l’ère du peuple et le règne de l’oligarchie

13412914_10154323058788750_2013601280772191203_nDans quelques heures, respectueux de la règle républicaine, la campagne sera terminée, nous serons muets et chacun réfléchit avant le résultat capital de dimanche soir…

Nous avons vécu depuis des mois ce qui est certainement la campagne la plus ordurière de l’histoire de la 5ème République sur fond de révélations qui n’ont servi qu’à empêcher les seuls débats ayant une valeur en démocratie, celui de la confrontation des idées et des programmes.

Nous avons eu à supporter de basses manœuvres médiatico-politiques visant à imposer comme une évidence, l’accession au rôle de monarque du représentant de la dictature financière, candidat caché du PS et réel de l’Europe libérale.

Nous avons dû répondre heure par heure à ceux qui, tombés dans le piège PS de la candidature Hamon, chargé simplement du rôle de siphonage de nos voix, nous ont fait passer pour des diviseurs alors que notre candidat était en campagne depuis un an, que notre programme précis, clair était publié depuis décembre.

Nous avons assumé la juste position prise en notre nom par JLM de pas une voix pour le FN mais pas de soutien à Macron alors que des torrents de boue se déversaient devant ce refus de ne pas entrer dans un nœud si bien ficelé par ceux à qui la candidature FN n’est pas si dangereuse qu'elle est très utile.

Une fois le monarque élu comme prévu, notre programme frôlant les 20 %, le fleuve des déchets nauséabonds se mit à couler, utilisant tous les ingrédients qui donnent la nausée. Ingrédient putride utilisant la mémoire de notre camarade François, ingrédients aux relents écœurants concernant Jean-Luc Mélenchon accusé jusque dans ses expressions les plus banales comme celle du gazage pourtant bien réel de nos camarades manifestants. Ingrédient triste et purulent des directions du PCF nous accusant de diviseurs alors que la porte de la FI est grande ouverte depuis sa création, que des centaines de communistes s’y sont introduits et qu’un soutien de la 25ème heure à la Présidentielle n’avait d’autre but que de revenir à l’ancienne habitude de la répartition des candidats comme en 2012, sans doute sur la même base "80% pour nous le reste pour vous"….Merci mon brave.

Bon, malgré tout ça, l’aura qu’aura donné Jean-Luc Mélenchon à la campagne présidentielle est dans nos têtes, 7 000 000 d’électeurs ont validé notre programme et la bataille n’est pas terminée, la route continue jusqu’à la victoire finale…..

Le monarque est sur son trône, il a prévu pour son bon peuple un subtil avenir basé sur la casse de toutes les règles du travail, sur la démolition des instances de négociation par la primauté du contrat sur la loi, par la discussion entreprise par entreprise, il a prévu l’entrée de l’état d’urgence dans la Constitution ce qui n’est autre que la priorité à la police sur la justice contraire à tout état de droit, il a organisé la saignée des retraités, le tout sans avis d’un Parlement qu’il veut majoritaire sur sa ligne pour qu’il lui offre sur un plateau le droit absolu de légiférer sur ordonnance.

CE QUI SE JOUE DIMANCHE EST DONC CLAIR…OU BIEN LAISSER S’INSTALLER UNE ASSEMBLEE AUX ORDRES DANS LAQUELLE NOS ELUS NE POURRONT QUE MULTIPLIER INTERVENTIONS ET VOTES CONTRE BIEN INOPERANTS OU BIEN DONNER LE POUVOIR A UNE AUTRE MAJORITE POUR QUE SELON LA CONSTITUTION UN GOUVERNEMENT ISSU DE SES RANGS « DECIDE ET CONDUISE LA POLITIQUE DE LA NATION »

Quoi qu’en disent les Instituts de sondage et leur relais médiatique inconditionnel, rien n’est joué et nous avons chacun un certain nombre d’erreurs à ne pas commettre :

-          La plus grosse erreur, celle de croire que tout est joué et qu’il est inutile de se déplacer pour voter…. Il faut faire mentir ce chiffre d’abstentions prévu annoncé en boucle sur tous les tons et remplir ce rôle élémentaire de citoyen.

-          Nous étions 7 000 000 le 23 avril, si nous sommes 7 000 000 le 11 juin, 75% de nos candidats sont au second tour… Ne nous laissons donc pas abuser par des sirènes jouant la division pour réaliser les 2% qui nous manqueront.

Voilà, pour ces dernières heures de campagne quelle doit être la feuille de route… Ensuite chacun dans les méandres de sa conscience et dans l’isoloir fait ses choix en n’oubliant en aucun cas que chacun d’entre nous est comptable du résultat, celui des 5 ans de galère qui peuvent arriver ou celui de l’espoir que nous pouvons redonner à notre peuple dès le 18 juin au soir.

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06 juin 2017

Casse du code du travail…article 1 la hiérarchie des normes

C’est parti pour la casse du code du travail au travers des bonnes intentions de ce bon M.Macron adulé par les medias qui d’ailleurs ont déjà les résultats de l’élection législative comme ils avaient terminé bien avant le 7 mai  l’élection Présidentielle….

Aux électeurs de passer outre l’intox d’une poignée de milliardaires qui se basent sur des instituts de sondages dirigés aux aussi par la caste. C’était possible le 7 mai, c’est vital les 11 et 18 juin pour éviter la catastrophe qui se profile à horizon rapproché…

Après à chacun de voir, soit rester chez soi au nom du non-intérêt et accepter sa misère, soit voter pour le Président parce que ça se fait et se faire tondre ou bien donner à un programme, celui de l’Avenir en Commun le nombre de députés nécessaires pour qu’enfin reviennent les jours heureux, notre sort est donc dans la main du peuple….

Aujourd’hui parlons de cette fameuse inversion de la hiérarchie des normes… Les combats de tous temps des politiques de gauche et surtout des travailleurs avec leurs syndicats ont imposé une hiérarchie pour faire respecter les droits acquis :

En 1: la loi exemple l’interdiction du travail des enfants, incontournable à laquelle personne ne peut déroger.

En 2 : la convention collective ou le statut des fonctionnaires qui ne peut en aucun cas être contraire ou inférieur à la loi et qui est, elle aussi le résultat imposé par la lutte car le patronat ne désarme jamais

En 3 : l’accord qui ne peut en aucun cas déroger à la loi où à la convention est qui résulte toujours d’une négociation qui dans 90% des cas n’aboutit que portée par des luttes logues et difficiles.

BIEN SUR LE PATRONAT N’A JAMAIS ADMIS CETTE CONTRAINTE ; IL L’A CONSIDEREE DE TOUS TEMPS COMME UN FREIN AU RESULTAT DE L’ENTREPRISE QU’IL JUSTIFIE COMME HANDICAP POUR L’EMPLOI ALORS QU’EN FAIT IL BLOQUE LA CONSIDERABLE MANNE FINANCIERE QU’IL OBTIENDRAIT SANS CONTRAINTE DE CE GENRE.

Tous ceux qui, comme moi, ont une modeste expérience syndicale, savent comment se comportent les patrons. Ils connaissent ce refrain éternel…. »Je n’ai pas besoin de syndicat dans ma boîte, mes ouvriers me parlent, je suis avec eux sur le chantier et on s’arrange mieux comme ça ».

La réalité du monde du travail est beaucoup moins angélique, en fait il existe une forme de chantage affectif ou pas, paternaliste ou autoritaire qui conduit l’ouvrier à comprendre les problèmes du patron et à accepter son blocage de salaire ou même son licenciement «  parce que M.X. ne peut pas faire autrement » «  parce que « M.Y ne peut pas suivre ce truc que les syndicats ont imposé » «  parce que « la loi de gauche met l’entreprise sur la paille en empêchant de travailler plus de 40h, de 39 h, de 35h »….Ces exemples se multiplient à l’envi, nous l’avons tous connu, les camarades non ?

En mai 68, quand nous avons obtenu cette magistrale augmentation du SMIC, qui d’entre nous n’a pas entendu ce refrain chez les belles personnes « Et bien l’entreprise UNTEL va fermer et on sera bien avancés » Elles n’ont pas fermé tout au moins à cause de cela….

Toute cette démonstration pour dire que les futures ordonnances Macron, si par malheur une Assemblée nationale qui lui serait favorable les lui permettaient aboutiraient à briser cette hiérarchie des normes et à donner tous pouvoirs à l’Entreprise qui, au moyen du chantage qu’elle sait très bien faire, fera accepter par son personnel les pires des réformes : majoration du temps de travail pour un mois, pour 6 mois ou pour toujours, non respect de la convention collective pour tel ou tel article qui « freinerait la production » etc.

Il y a dans cette affaire encore beaucoup plus grave : le contournement en réalité de la négociation sociale y compris dans l’entreprise avec suppression de tout blocage syndical qui serait contourné par referendum du genre « préférez vous 120 licenciements pour en éviter 130 ou prenez vous le risque de fermer la boîte ».

Qu’on le veuille ou pas, le syndicat est à l’entreprise ce que le parti politique est à la démocratie, un outil indispensable, un outil de conscientisation, un outil de progression de la vie sociale vers le meilleur et par nature, il ne peut y avoir confrontation avec la classe patronale ou avec l’oligarchie libérale qu’au travers de ces deux outils…TOUT AUTRE ATTITUDE EST UN ELEMENT D’ALIENATION .

Je ne suis pas juriste, juste un modeste militant qui, avec l’expérience, croit savoir certains dangers. Sans doute cette démonstration est incomplète, discutable par certains points mais une chose est sûre….

NE VOUS TROMPEZ PAS DE BULLETIN DE VOTE LES GENS SAUF SI VOUS VOULEZ ETRE TONDUS DANS LA SUITE ET L’AGGRAVATION DE SLOIS MACRON ET EL KHOMRI.

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05 juin 2017

Semaine de la qualification….Semaine de l’espérance

18951135_1691819124457699_5963821223961605048_nIl y a 146 ans, du 21 au 28 mai 1871, nos valeureux camarades de la Commune  connaissaient le massacre que l’Histoire sociale a retenu sous le vocable de Semaine sanglante…Certes, ne comparons pas ce qui ne peut être comparé mais quel plus beau tribut à apporter à leur mémoire que de nous qualifier pour la plus belle des réussites, la qualification de deux à trois centaines de nos candidats pour le second tour.Pour nous, c'est la Semaine de l'espérance.

Oh oui, je vois bien d’ici vos remarques… "si le PCF", "si Mélenchon…" "si le PG …" " si tu avais le courage de sortir de derrière ton ordi pour tracter" sans savoir pourquoi cette situation existe…"si la FI était moins sectaire…" "si.." ."si…", le tout agrémenté d’une campagne de diabolisation de notre porte parole par les chevaux de retour de quelques partis à l’agonie et de notables oligarques définitivement discrédités. Je vois bien les calculs des statisticiens de service qui savent déjà le nombre de nos sièges et entrent dans le piège si bien rôdé des Instituts de sondage et des médias qui les véhiculent, je mesure bien la difficulté, celle issue de la réforme Jospin/Chirac qui, au travers du quinquennat, a crée toutes les conditions d’une Assemblée nationale obligatoirement inféodée au président élu, mais nous avons le droit de faire mentir ce dernier précepte,

Je l’ai déjà dit, chaque chose en son temps, que nous soyons victorieux ou pas, la critique de cette campagne viendra en son temps, la critique des rôles du PG et de la FI se fera là où elle doit se faire et pour ma part, je ne me suis jamais dispensé de ma propre autocritique mais le temps est à la semaine de communication, à la semaine de la mère des batailles, celle de la qualification.

Nous vivons une situation inédite depuis les débuts de la Vème République, celle d’un Président élu par 24 % du corps électoral, celle d’une agonie certaine des deux forces qui se partageaient le pouvoir alternativement depuis 30 ans pour faire la même politique dictée par Bruxelles, celle du recul que, grâce à L’Avenir en Commun et à Jean-Luc Mélenchon, notre peuple a imposé aux forces du racisme et de la xénophobie.

Nous sommes devant une réalité, un système qui se défend par une offensive oligarchique, celle qui conduit les medias à n’envisager qu’une seule hypothèse, celle d’une victoire massive du parti, qui n’est en réalité qu’un méli-mélo, du Président. Dès lors, les multiples, originales, nombreuses initiatives des candidats de l’Avenir en Commun, l’investissement admirable et dynamique de notre porte parole, passent au second plan et, comme pour le premier tour, l’on matraque sur l’opinion des sondages aléatoires qui tous veulent démontrer que la FI ne dépassera pas 20 à 30 députés, que nous aurons une « chambre introuvable » autour de Macron etc.…, celle qui conduit la Société Générale à déposer plainte sur une phrase justifiée de JLM.

Du côté des forces agonisantes qui se prétendent la gauche et des journaux qui lmes soutiennent, nous atteignons les sommets de l’ignominie. Ils n’hésitent pas à exploiter la douleur, qui reste vive chez chacun des militants du Parti de Gauche, de la disparition de notre ami et camarade François Delapierre.

Les insultes pleuvent comme à Gravelotte sur la tête de Jean-Luc Mélenchon qu’ils ont réussi en 2012 à éloigner de l’Assemblée nationale par le défilé des notables PS contre lui plutôt que contre le FN à Hénin Beaumont et à qui ils reprochent aujourd’hui de ne pas se prêter de nouveau à leurs jeux lamentables. La grande possibilité de sa victoire sur les petits arrangements du PS à Marseille et l’éventualité d’une entrée massive des candidats de l’Avenir en commun le 18 juin rendent fous les Solfériniens et leur score qui sera inévitablement et logiquement rendu ridicule par leurs propres choix.

Nous n’en sommes plus aux accusations d’avoir appartenu à la Franc-maçonnerie, ce qui d’ailleurs, n’est aucunement un défaut, nous n’en sommes plus aux affirmations de soutien à Chavez, Castro,  et je ne sais qui encore… Non nous progressons dans l’abject pour les uns (accusations de soutien du FN, amalgames sur l'utilisation de termes pourtant bien français du type gazages, menaces de dépôt de plainte par M. Cazeneuve que nous espérons bien suivi de passage à l’acte etc.).

Passons sur les accusations et piratages d’affiches répétées de la direction du PCF qui justifie son refus de s’intégrer dans le processus de l’Avenir en Commun pour venir face à nos candidats réaliser les 2 ou 3 % qui nous manqueront sans doute à certains endroits et grand merci à tous les militants communistes dans de nombreuses circonscriptions qui ont rejoint notre programme et sont candidats ou soutiennent en tant que « communistes insoumis ».

MAIS TOUT CECI NE PROUVE QU’UNE CHOSE, S’ILS S’AFFOLENT AUTANT C’EST QUE NOS CHANCES SONT REELLES ET QU’IL NOUS FAUT ACCEDER A LA QUALIFICATION DIMANCHE SOIR POUR VIVRE LA VICTOIRE POSSIBLE DU 18 JUIN.

Soyons clairs, nous n’avons dans cette affaire qu’un objectif, ne pas permettre aux candidats du Président de disposer d’une majorité à l’Assemblée nationale, nous avons un angle d’attaque précis : LA CASSE DU CODE DU TRAVAIL.

Nous en connaissons les grandes lignes, ce devrait être encore plus précis demain mais nous savons une certitude, c’est l’intention du Président de tordre le bras de la représentation nationale en légiférant par ordonnances. Nous ne devons pas laisser faire Ca.

Dès connaissance plus précise dès demain et jusqu’à vendredi, si divers paramètres (santé, outil informatique etc.) me le permettent, un article par jour pour convaincre sur les différents éléments de ce projet maudit…

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30 mai 2017

Haro sur Mélenchon et les candidats….Soutien total pour la victoire du 18 juin.

12733381_1013524508718898_2084957615836840409_nEt c’est parti, comme avant le premier tour….sondages minorés, propagande permanente pour les candidats du chouchou des médias devenu Président, accusations tout azimuts pour notre porte parole.

Et comme l’entre deux tours, réapparaissent les accusations par des partis dits amis de saboter les chances de la gauche . C’est  comme si la gauche n’avait pas été dénaturée par 30 ans de dérives du Parti socialiste, comme s’il n’y avait pas eu  5 années d’une droitisation de la politique par les propositions et lois sur la déchéance de nationalité, sur la dérégulation du travail par M.Macron ministre du gouvernement PS aujourd’hui Président de la République et par Mme El Khomry, ministre du même gouvernement et aujourd’hui candidate investie du PS. C'est comme si tout était clair dans les relations de nos camarades des directions du PCF avec ce parti à chaque élection, oubliant qu'un grand nombre des leurs ont dès le départ fait le choix d'être candidats dans notre mouvement et c’est comme si nous avions dit qu’ils n’avaient pas le droit, en fonction des choix de leur direction nationale, de faire leur campagne et comme s’il n’était de bonne guerre d’éviter de nous accuser de tous les maux quand nous faisons la nôtre.

Des dizaines de nos camarades candidats ou soutiens de l’Avenir en Commun voient leurs comptes Facebook bloqués pour un temps plus ou moins long dès lors qu’ils abordent la campagne ou mettent en cause tel ou tel programme qui ne correspond pas à la pensée dominante.

Et comme ça ne suffit pas, c’est aux personnes que l’on s’attaque, à la manifestation de notre douleur consécutive à la perte de notre ami François Delapierre en nous traitant de secte pour avoir organisé la belle et triste cérémonie à laquelle il avait largement droit, à notre camarade Jean-Luc qui aurait dû se présenter ici ou là, peut être plutôt là-bas ou ailleurs, face à un tel ou une telle ou qu’on accuse de vouloir le pouvoir absolu alors que nous sommes tout sauf obéissants et que la charte que signent les candidats n’est dictée que par la volonté de réaliser l’intérêt général de notre programme au dessus des éventuels écarts ou tentations de toute nature humaine.

Et pour couronner le tout, les coups pleuvent sur Jean-Luc Mélenchon qui n’a joué, en notre nom à tou-te-s que son rôle de militant et de candidat en dénonçant les pratiques financières de la Société Générale. Peu importent les accusations habituelles du PS prochainement disparu du paysage politique ou d’un Cambadélis avide permanent d’un anti-mélenchonisme délirant mais les éléments prennent une autre dimension quand, saisissant une phrase de meeting tout à fait justifiée, M. Cazeneuve s’empresse d’annoncer le dépôt d’une plainte en diffamation.

Les choses sont en fait beaucoup plus claires qu’elles en ont l’air. Ils savent que les candidats de l’Avenir en Commun feront  à ces législatives un très beau résultat . Ils savent que 15 députés, c’est un groupe parlementaire, que 58 députés c’est la possibilité d’une motion de censure, que 185 députés c’est la mise en route du processus pour la convocation d’une Assemblée constituante et que 289 députés c’est la majorité de gouvernement et l’application du programme l’Avenir en Commun. Ils savent que les deux premiers cas sont à peu près sûrs, que les deux derniers sont des hypothèses envisageables, ils savent que M.Valls peut être battu par l'une des nôtres et ils ne peuvent absolument pas l’accepter.

Mon attachement à Jean-Luc Mélenchon est notoirement connu, mon adhésion au programme l’Avenir en Commun est totale et mes critiques sur la FI et sur certains aspects de sa gestion des législatives ne sont pas à l’ordre du jour, le temps de l’analyse et des choix de chacun d'entre nous viendra après,….

Aujourd’hui c’est le temps de faire face au raz de marée des campagnes anti Mélenchon de bas-étage, c’est le temps de convaincre, chacun avec pour les uns ses moyens physiques si possible, pour les autres son combat numérique et réseaux sociaux et pour la plupart les deux réunis.

En conclusion, quelqu’un qui présente beaucoup mieux que je ne le fais, la réalité de cette élection, la conférence de presse de ce jour de Jean-Luc Mélenchon :

https://youtu.be/rRF0pSJywC0

 

18 mai 2017

4 000 visiteurs-5 000 pages vues MERCI et on continue jusqu’à la victoire du 18 juin

10620527_771823629522602_5891450159602612604_nCe blog vient de passer les 4 000 visiteurs, c’est avec grande reconnaissance que je remercie chaleureusement chacune et chacun de cette fidélité, de cet intérêt pour mes quelques pages de ressentis personnels sur l’actualité en cours, sur l’espoir que représente notre soutien à l’Avenir en Commun et à son porte-parole Jean-Luc Mélenchon.

Nous avons finalement de peu frôlé la victoire à cause essentiellement des grandes manœuvres déployées par le parti socialiste au travers du barrage Hamon dont la seule mission, et il s’en est très bien acquitté, était de siphonner les voix de Mélenchon. L’orientation du PS, claire depuis 1983, portait naturellement sa direction vers l’euro-libéralisme donc la victoire de Macron, en utilisant la ficelle usée du vote barrage au FN.

La suite de l’histoire, le bazar sans nom qui s’est institué dans tous les partis de cette droite, du FN au PS montre combien, malgré les analyses de comptoir et les insultes dont surtout notre porte parole fut la victime, nous avions raison de ne pas entrer dans cette logique mortifère.

Ceci est derrière nous, laissons les méthodes du vieux monde continuer leur cirque politico médiatique et consacrons nous à l’essentiel qui réside dans ce laconique slogan :

PLUS QUE JAMAIS, LA VICTOIRE EST A NOTRE PORTEE LES 11 ET 18 JUIN.

Nous avons enregistré plus de 7 millions de voix, soyons prudents, la situation des législatives n’est pas la situation de la présidentielle. Malheureusement, mais le système est ainsi fait, même si nous nous battons sur un seul programme, l’Avenir en Commun déployé partout avec enthousiasme par les équipes des 577 candidats, nous faut élire des députés pour lesquels les électeurs ont une tendance installée à faire des choix de terrain, a remercier celui ou celle qui est intervenu sur telle ou telle affaire parfois personnelle, à suivre l’avis de tel élu local qui a bénéficié d’une largesse due en partie à la scandaleusement discrète réserve parlementaire, à être influencés par une presse dite locale et régionale, laquelle est en réalité dans la main  des 9 à 15 groupes tenus par les milliardaires.

Non, la tâche est rude et nous le savons bien, c’est pour cela que nos équipes rétablissent la vérité des programmes par des tractages, des boîtages, des affichages, des initiatives en tous genre, que nous sommes des milliers sur les réseaux sociaux à développer le programme, à expliquer que dans le marasme installé, une seule solution existe, le vote pour les candidats qui portent ce programme.

Car si la marche est encore haute, elle est bien loin d’être infranchissable. Nous savons bien que tous ces acteurs du tout sauf Mélenchon, que ce gouvernement fait de bric et de broc, que ces media vont tous s’unir pour accentuer le phénomène «  imaginez une majorité différente du président…vous ne vous rendez pas compte de la pagaille » et puis vont revenir tous les arguments de bas étage qui sont coutumiers « Mélenchon-Poutine » Mélenchon-Cuba » « Mélenchon-El Assad » Mélenchon Chavez » « Mélenchon et son couteau entre les dents » et je ne sais quoi d’autre.

Soyons cependant confiants en notre peuple, développons notre programme, expliquons et réexpliquons, dénonçons sans cesse la supercherie de l’oligarchie, des ministres qui vont à la soupe, des écolos qui vont développer le programme nucléaire, des homophobes portés au plus hautes marches du pouvoir etc.….Dénonçons, partageons, expliquons car imaginons le 18 juin les deux défis qu’il nous faut relever :

Défi n° 1 : 185 députés nécessaires à l’engagement du processus constituant

Défi n° 2 : La majorité de 289 députés et c’est alors la cohabitation, Jean-Luc Mélenchon 1er ministre et tout le programme « l’Avenir en commun » qui se déroule enfin…

Oui le 18 juin, nous avons les moyens de retrouver le goût du bonheur et des jours heureux…..

08 mai 2017

En attendant la victoire des députés de l’Avenir en Commun le 18 juin

18199478_1539013066123041_651823163793571047_nC’est fait….comme prévu les grandes manœuvres "Hollando-Vallsistes-Hamonistes" ont abouti à leur double objectif, bloquer l’accès de Jean-Luc Mélenchon au second tour et faire élire le véritable candidat du parti libéral dit socialiste : M. Macron.

Comme l’a dit Jean-Luc dans sa brillante allocution du 7 mai au soir « il n’y a pas à barguigner, M. Macron est le nouveau Président de la République » j’ajouterai donc pris acte et le combat continue.

Dans l’histoire sociale, les luttes contre le capital prennent différentes formes et nous sommes de celles et ceux qui sont bien décidés à n’en occulter aucune.

Le nouveau Président a fait la preuve comme conseiller puis comme ministre de sa détermination à élaborer des lois scélérates antisociales et à leur passage en force à coup de 49-3, de matraquage de nos camarades manifestants et de dénigrement des organisations syndicales de classe, en priorité la CGT. Demain comme hier, il nous trouvera toujours en travers de sa route aux côtés des travailleurs en lutte et du peuple en manifestation.

Mais le terrain électoral fait aussi partie du combat, malgré tous les obstacles, les déchaînements médiatiques contre nous, malgré les fausses informations, les irrégularités du 1er tour, notre candidat s’est approché de la qualification à un niveau exceptionnel puisque n’ont manqué que 600 000 voix.

C’est fait, c’est du passé, l’étape qui nous occupe aujourd’hui c’est celle de la victoire possible de notre programme aux législatives de Juin. Le temps n’est pas venu de discuter sur les possibilités, du commentaire et de la supputation sur des sondages bidonnés, de la recherche d’alliances de la carpe et du lapin avec ceux qui nous ont savonné la planche du 23 avril, l’heure n’est pas à résoudre des équations mathématiques qui n’ont rien à voir avec une stratégie et qui font que 2 + 3 en politique font plus souvent 1,5 que 5.

Non notre seule attitude est de continuer comme nous l’avons menée notre mobilisation du peuple autour du programme l’Avenir en commun, de soutenir par les moyens qui sont ceux de chacun, les candidats (577 en principe énoncé) qui se sont engagés aux côtés de JLM et ont signé une charte claire et précise.

Pour ma part, je souhaite ardemment qu’une majorité des nôtres accède à l’Assemblée nationale, qu’elle impose une cohabitation avec notre porte-parole comme 1er ministre qui « conduise la politique de la nation », que se mette en oeuvre notre programme et que l’application de l’article 11 engageant la Constituante soit le premier acte de la législature….

Je voterai bien entendu dans cette logique pour les candidats qui la portent même si comme je l’ai dit, pour des raisons politiques que le temps n’est pas venu d’expliquer, je ne participerai pas dans mon département à cette campagne (même si je reste à disposition ailleurs pour les amis du PG candidats qui souhaiteraient mon aide).

Ce blog (et  certainement mes statuts et commentaires Facebook) seront donc muets jusqu’au 18 juin en matière de campagne législatives…N’en soyez pas étonnés.

Très bonne campagne à tou-te-s et hasta la victoria siempre

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02 mai 2017

Unis autour de l'Avenir en commun pour les combats à venir

TRIANGLE

Depuis ce dimanche 23 avril, chacun de nous est en réflexion personnelle, intime, sur sa responsabilité, sur l’attitude qu’il doit avoir ce dimanche 7 mai.

Pour ma part, mon choix est fait et je n’ai en aucun cas à le communiquer, à vouloir l’imposer à tou-te-s comme si j’avais trouvé la potion magique qui va nous sauver du marasme qui nous attend. Chacun de mes amis sait d’ailleurs pour quels candidats je ne voterai pas.  Comme chacun des soutiens de  Jean-Luc Mélenchon, j’ai exprimé ce choix sur la plate-forme et j’ai dans les temps impartis engagé  chacun à le faire pour que soit connue clairement, une répartition des options des camarades de ce beau combat.

Mais quel que soit le choix de chacun, une double réalité s’impose, celle de rester unis pour les combats à venir car dans toutes les hypothèses, y compris si elle avait eu lieu, celle de JLM, rien ne se fera, rien ne sera battu en brèche sans une forte mobilisation du peuple de gauche comme cela s’est toujours produit dans l’histoire et dans tous les pays.

Bien sûr, même si je suis dubitatif sur cette hypothèse, je m’en suis déjà longuement expliqué, je souhaite ardemment que cette victoire désastreuse aux présidentielles soit bloquée par une réussite éclatante aux législatives qui conduise Jean-Luc Mélenchon (qui, est, comme toujours à son poste de combat), à la fonction de Premier Ministre, donc à " décider et conduire la politique de la nation", à la Constituante, à l’annulation des scandaleuses lois Macron/El Khomri et à la mise en œuvre du programme de l’Avenir en commun.

Mais pour le temps présent, je supplie mes camarades, mes amis de cesser ce jeu de culpabilisation dans tous les sens qui ne sert à rien d’autre que nous diviser entre nous, les uns accusent les abstentionnistes de jouer le jeu du FN, les autres nous abjurent d’oublier ce que furent Macron et le PS ( lois travail, mise au ban de la CGT, répression, austérité et misère) pour faire un barrage à une victoire très hypothétique du fascisme, d’autres encore nous expliquent graphiques "à la Lenglet" à l’appui, qu’un vote blanc ou nul serait contre productif….Je dirai également que les soutiens de Jean-Luc Mélenchon dont je fais indéfectiblement partie n'ont pas de leçons d’antifascisme à recevoir surtout du PS ou des défenseurs d’une soi-disant gauche qui devrait se réunir en oubliant tout pour préférer un banquier dont la politique est pourvoyeuse des voix du FN, pas ceux d’entre nous qui ont toujours combattu le racisme, l'homophobie, la haine des musulmans et le refus de  l’autre en général, pas ceux d’entre nous qui ont vécu le scandaleux accord de Dreux dénoncé par le seul responsable politique de haut niveau J.Chirac, pas ceux pour qui l’amnistie des généraux d’Alger dès 1982 a été déterminant dans leur choix de quitter le PS, pas ceux qui ont vu le FN imposé par un Président PS comme parti normal sur les médias et encore Jean-Luc Mélenchon pour qui la lutte contre le fascisme est le combat d’une vie et qui s’est fait imposer une fin de non-recevoir quand avec quelques autres (très peu), il a voulu faire interdire ce parti contraire aux lois de la République.

Pour une bonne fois, foutez-nous la paix, laissez nous agir en conscience, les années de construction de l’ascension de nos idées, le travail positif que nous avons fait avec Jean-Luc dans et hors de notre parti nous permettent une culture politique que vos slogans de bazar n’atteignent pas et préparons pour la longue et difficile lutte que de toutes façons la situation imposera

En m’excusant d’allonger quelque peu cet article de blog, je tiens à faire profiter mes lecteurs d’une excellente analyse que le philosophe Henri Pena-Ruiz, fera paraître dans le Monde demain soir.

«Chères et chers toutes et tous
J'ai tenté d'approfondir et d'affiner la réflexion proposée dans mon article antérieur, en dialoguant avec deux amis très chers: Jean Paul Scot et Bruno Streiff.
Voici le résultat de cette réflexion écrite à trois, et qui paraitra cet après midi dans Le Monde daté de jeudi.
Bonne et patiente lecture...C'est un peu long.
Très cordialement
Henri Pena-Ruiz

Insoumis pour être lucides, osons penser librement
Henri Pena-Ruiz, philosophe et écrivain, Jean Paul Scot, historien et écrivain et Bruno Streiff, romancier et metteur en scène.

Comment voter le 7 Mai ? Battre le FN. Soit. Donc voter Macron, selon la pseudo évidence en forme de rengaine dont on nous accable. Mais un tel vote ne légitime-t-il pas un type de politique qui n’a cessé de nourrir le FN en causant une désespérance sociale ? Telle est la vive contradiction que peut éprouver une conscience citoyenne, insoumise. Et dès lors rien n’est aussi simple. Rejeter l’effet Le Pen sans remonter à la cause politique et sociale que perpétue le programme Macron, est-ce vraiment faire face à l’emprise de l’idéologie du FN, qui n’a cessé de s’étendre ces trente dernières années ? On peut s’interroger sans être aussitôt soupçonné de complicité avec l’extrême droite ! Ne serait-ce que pour éviter à Monsieur Macron de se croire tout permis en se méprenant sur le sens de son élection éventuelle, par rejet de son adversaire plutôt que par adhésion à sa personne et à son programme. Voter blanc est un acte de défiance à l’égard des deux candidats, qui prend en compte le moyen terme et pas seulement le court terme, la cause et pas seulement l’effet. On nous ressasse le principe de précaution en disant « une chose après l’autre ». Aujourd’hui faire gagner Macron. Et dès demain le combattre. C’est peut-être sage. Mais là encore les choses sont moins simples. Que fera le vainqueur de sa majorité présidentielle, en l’exploitant à fond pour en tirer une majorité législative qui entravera singulièrement toute possibilité de le combattre ? On voit que le principe de précaution peut se jouer à deux niveaux : présidentiel et législatif.

Un peu d’histoire pour comprendre le raz le bol concernant le rôle dévolu au FN, de François Mitterrand à François Hollande. On ne devrait pas jouer les apprentis sorciers avec le FN. C’est pourtant ce qu’ont fait le PS avec Mitterrand en le favorisant pour affaiblir le Parti Communiste, et la droite pour triompher de la gauche. Un argumentaire bien rôdé : « Bien entendu nous avons trahi nos engagements mais vous n’allez quand même pas les laisser passer ! » Le peuple floué est sommé d’intégrer le mal nommé Front Républicain. 82 % pour Jacques Chirac. Pour quel résultat ? Une montée continue du FN, et du nombre de chômeurs qui désespèrent. On ne peut que constater aujourd’hui l’échec de cette stratégie purement défensive qui ne répondait pas aux préoccupations des électeurs et a fini par déconsidérer les forces politiques.

Pendant ce temps, tout fonctionnait à merveille pour les puissances d’argent et les forces réactionnaires. On passait d’une vraie droite à une fausse gauche et vice-versa pour que tout change sans que rien ne change comme dans le Guépard de Lampedusa et de Visconti. Sous le coude un Front National comme repoussoir au cas où. Mais voilà que les affaires rattrapent Fillon et que les sondages annoncent une défaite inimaginable quelques semaines auparavant. Et si les Insoumis se retrouvaient au second tour face au FN ? Panique. Heureusement, les stratèges voient loin. On avait déjà lancé le produit d’appel Macron, un grand commis des banques d’affaires, celui qui, entre autres, avait permis à Patrick Drahi de faire des plus-values de plusieurs milliards et, une fois au gouvernement, brada Alsthom aux Américains en abattant les protections érigées par Arnaud Montebourg. Quatre-vingt-dix pour cent des médias sont entre les mains d’une poignée de milliardaires. Alors on bétonne : autant d’articles de presse pour Macron que pour Le Pen, Fillon et Mélenchon réunis ! Et la machine à décérébrer s’est mise en marche. Tous pour Macron : il fallait voter « utile » pour barrer la route à Marine Le Pen. Et les gogos ont gobé. Beaucoup doivent s’en mordre les doigts : s’ils avaient voté Mélenchon, Marine Le Pen ne serait pas au second tour ! Absurdité de la stratégie : c’est en votant « utile » contre le FN dès le premier tour qu’on le qualifie pour le second !

19,6% contre 21,3 %. Le coup passa si près…Alors jouons la dramatisation et refermons le piège habituel. Si vous ne votez pas Macron, vous voilà complices du fascisme. Rien que çà ! Au passage, le FN est tenu sans examen pour un parti fasciste. Mais si c’est vraiment le cas il faut l’interdire. Et si c’est seulement, si l’on ose dire, une extrême droite à tendance raciste et xénophobe avec des potentialités de fascisme, il faut le combattre idéologiquement en déconstruisant son idéologie, mais aussi en le privant d’électorat par une politique de justice sociale. C’est ce pourquoi lutte inlassablement la France Insoumise par un admirable travail d’éducation populaire. Avec les résultats remarquables que l’on sait. Pour la première fois dans l’histoire, le score du FN a baissé tandis que nombre de travailleurs écœurés par les trahisons sont revenus au bercail grâce à un programme de gauche authentique, formulé par les Insoumis dans « L’Avenir en commun ». Les donneurs de leçons en matière de lutte contre l’extrême droite doivent balayer devant leur porte, en assumant au regard de l’histoire le rôle qu’ils ont cru malin de faire jouer à la montée du FN.

Le cas échéant on brandit des analogies pour faire honte aux Insoumis qui hésitent parce qu’ils saisissent la contradiction évoquée entre le moyen (voter Macron) et la fin (combattre une politique responsable de l’essor du FN). S’interroger sur le vote Macron ? La calomnie est prompte : c’est être complice du fascisme. Rien que cela ! Osons penser à rebours des caricatures. Le programme de M.Macron, au-delà de la nouveauté apparente de l’homme, perpétue et prolonge trente ans d’oubli de la question sociale, et de destruction des acquis du programme du Conseil National de la Résistance. En 2007, Denis Kessler, ancien président du MEDEF, livrait la clef du néo-libéralisme à la française : « Adieu 1945, raccrochons notre pays au monde ». Il fallait selon lui « défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance » Donc privatiser les services publics, refondre la Sécurité sociale et déconstruire le statut de la fonction publique, réviser l’âge de la retraite. Et surtout raturer le code du travail, ce dont M. Hollande et M.Macron se sont chargés. M.Gattaz a exulté. Tout cela en phase avec la construction d’une Europe qui impose le néolibéralisme sous prétexte de sauver la paix, dessaisit les peuples de leur souveraineté sous prétexte d’efficience économique, fait du social et de l’écologie des résidus facultatifs d’une économie soucieuse des seuls profits de la haute finance. Fidèle à ce programme, M. Macron, en digne candidat du MEDEF, se propose de poursuivre la casse sociale exigée par l’Europe des banquiers, et notamment d’aggraver par ordonnance la Loi El Khomri, au cours des vacances d’été pour éviter la contestation. Dans sa finalité réactionnaire comme dans sa modalité antidémocratique, ce projet à lui seul doit nous alerter, car il grossira encore les rangs du FN.

30 années de trahison, au nom de « la concurrence libre et non faussée » ont abouti à de nouvelles formes de misère sociale, qui contrastent de façon saisissante avec l’insolence des revenus du capital. Voilà un système « Qui produit la richesse en créant la misère » (Victor Hugo dans Melancholia). Les insoumis, quant à eux, ne veulent pas seulement changer de politique. Ils veulent changer la politique, par une intelligence collective dépourvue de gourous, et c’est l’honneur de Jean Luc Mélenchon d’avoir fait droit à cette double volonté en organisant leur consultation. Certains insoumis s’apprêtent à voter Macron, d’autres à voter blanc. Pas de « ni-ni » donc, mais une conscience vive de la contradiction évoquée entre le moyen et la fin, la lutte contre l’effet et le maintien de la cause. Tous sont unis pour faire barrage au FN, mais en agissant sur les causes de son essor au lieu de s’en tenir à des discours à courte vue. Au lieu d’agiter un épouvantail pour fonder une victoire électorale sur la peur, ses militants mènent une double lutte, destinée à supprimer les causes qui font prospérer le FN. D’une part, ils livrent la bataille des idées pour souligner le rôle des immigrés dans la reconstruction de la richesse nationale. Pour promouvoir le devoir d’hospitalité universelle que Kant appelait de ses vœux. Enfin pour réfuter le nationalisme d’exclusion xénophobe ou raciste qui reprend l’opposition du « eux » et du « nous » chère à Carl Schmitt ou la thèse du choc des civilisations chère à Samuel Huntington. D’autre part, ils proposent dans « L’Avenir en commun » une refondation écologique et sociale de l’économie et une refonte de la politique par une sixième République.

Quant à ceux qui ressortent l’histoire et les analogies infondées pour orchestrer la peur et forcer un vote il convient de leur rappeler que comparaison n’est pas raison. L’Histoire ne se répète pas, sinon comme farce sinistre, comme le dit Marx du coup d’Etat du 18 Brumaire de Louis Napoléon Bonaparte. Les situations sont toujours uniques et spécifiques. Si le parti communiste allemand a commis une faute impardonnable en renvoyant dos à dos le social-fascisme du parti social-démocrate et le national-fascisme du parti nazi, en 1931, c'est que plusieurs bains de sang empêchaient toute action commune entre communistes et socialistes. Le président de la République allemande, Ebert et le ministre de l'intérieur Noske, tous deux socialistes de droite, avaient couvert l'assassinat de Rosa Luxembourg et de Karl Liebknecht par des corps francs nationalistes. L'écrasement de la république sociale de Munich en 1919, puis de l'insurrection ouvrière de Hambourg en 1924 par la Reichswehr avaient été ordonnés par les mêmes gouvernants socialistes et centristes. L’aveuglement du Parti communiste allemand (KPD), dénoncé à juste titre par Trotsky, n’en fut pas moins dramatique. Rien de tel en France en dépit du conflit aigu entre socialistes et communistes jusqu'à l'émeute fasciste du 6 février 1934! A l’époque certains tenants du patronat français lançaient le mot d’ordre « Plutôt Hitler que le Front Populaire ». Mais socialistes et communistes surent s’unir pour écrire une belle page du mouvement ouvrier par la conquête des congés payés et de nouveaux droits. Ile se désunirent hélas en raison de la non-intervention en Espagne, décidée par Léon Blum et Chamberlain, laissant les mains libres à Hitler et Mussolini pour forger la victoire de Franco. Par ailleurs, face aux terribles crises financières et économiques de 1923 et de 1929 le parti socialiste allemand préconisa des politiques d'austérité en s'alliant avec le Parti du centre catholique de Bruning, approuvant les réductions de salaires et des retraites comme un moindre mal. De plus, des 1931, le parti nazi reçut un soutien financier ouvert de nombre d'industriels allemands et profitèrent de la complaisance de la police et de la justice qui n'avaient pas été épurées sous la République de Weimar et pour lesquels les communistes étaient les pires ennemis. En France, la crise fut bien plus tardive et de bien moins grande violence. Comparer la position de Mélenchon à celle du KPD est absurde et scandaleux car lui ne se trompe pas d'adversaire principal et immédiat. Il ne cesse d’affirmer que le FN doit être combattu sans transiger, et il n'assimile pas Macron à un fasciste.

Sachons raison garder, et votons en notre âme et conscience pour faire échec à l’extrême droite selon un principe de précaution qui doit ouvrir sur une révolution citoyenne propre à assainir la politique tout en redonnant confiance aux laissés pour compte de la mondialisation malheureuse. La Sixième République est un horizon qui doit devenir une source.»

 

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24 avril 2017

Un seul programme…RESISTANCE

14053968_1236238763074043_4227564096527571278_nQue dire de ce premier tour, que comme mes camarades, je suis déçu bien sûr, que comme beaucoup je suis inquiet, c’est évident, que égal à moi-même et essayant d’être cohérent, j’ai choisi la seule attitude possible pour moi, manifester le 7 mai mon soutien à notre programme et à son porte parole par un bulletin de vote JLM, idée qui je l’espère sera reprise par beaucoup pour manifester notre force, notre détermination à ne rien lâcher, notre refus du libéralisme et de la misère sociale dont il est la cause.

Entre la banque et fascisme, tous 2 historiquement liés d’une manière ou d’une autre, s’impose un seul programme, un seul mot d’ordre… RESISTANCE.

Je tiens d’abord à apporter à Jean-Luc toute l’expression de ma sympathie, mon amitié, mon soutien dans l’épreuve difficile qu’il traverse, sans doute encore plus douloureusement que nous compte tenu de la manière magnifique et épuisante avec laquelle il a mené cette campagne, tant nous avons cru avec lui, que l’heure du peuple était venue… Je tiens à dire à toutes ces équipes, à cette jeunesse extraordinaire comme l’est toujours l’espoir sans cesse régénéré, à ces camarades côtoyés depuis 8 années qui restent pour moi le bain de jouvence qui m’a redonné un espoir formidable, que le travail accompli aux côtés de Jean-Luc dans le Parti de Gauche et qui s’est continué dans cette campagne d’un niveau sans égal est la promesse qu’inévitablement reviendra le temps des fleurs et le goût du bonheur…

Beaucoup a déjà été dit sur l’analyse, sur les responsabilités des uns et des autres, sur les soutiens au libéralisme mortifère de Macron venant des Hamon, Laurent, et autres… Avec la crainte que la CGT s’y mette, ce qui serait pour moi un cas de divorce avec elle, je n’ajouterai pas de commentaires ici…et me limite à redire  La situation commande une seule attitude….Résistance

Mais c’est quoi la Résistance, sûrement pas, comme nous l’avons trop fait, l’investissement de nos moyens, de nos militants dans une pratique électorale permanente, constamment en campagne pour le moindre poste de la moindre élection. Même si pour des raisons locales, départementales et quelques autres, j’ai dit que ne participerais pas au scrutin des législatives, ce n’est pas la volonté de faire, au sein de ce qui reste et, hélas pour longtemps, la Vème République, un score de 15 députés dans une assemblée organisée, fait aggravé par l'institution du quinquennat, (autre cadeau PS) pour être le porte voix de la majorité présidentielle qui peut sauver nos idées et notre programme.

Non la Résistance, c’est se donner les outils de lutte face au système, être aux côtés des travailleurs en lutte, des associations, des migrants, des sans papiers, associations de lutte contre le racisme et l'homophobie etc....Il m’en est venu cette nuit un à l’esprit, celui de reconquérir les outils d’information. Nous l’avons vu dans cette campagne, le pouvoir médiatique est l’une ses superstructures du système, nous avons bien mesurer  son activité dans la fabrication du phénomène Macron en m^me temps que de déjà longue date, il a a aidé le PS et les LR à faire monter les Le Pen; nous devons nous y attaquer et comment s’y attaquer autrement qu’en investissant nos moyens, nos compétences dans une presse écrite, audio visuelle, numérique, indépendante et démocratiquement gérée. Dans nos cantons, nos villes, tous les journaux locaux ont été récupérés par les magnats, travaillons à une presse décentralisée de Résistance suivant nos aspirations (écrite, audiovisuelle, numérique) et fédérons là… sachant que je ne serai désormais plus jamais élu où que ce soit, la Constituante étant de fait dans les choux et l’âge faisant que mes possibilités politiques sont derrière moi….même si je ne suis qu’un autodidacte, sans doute un piètre rédacteur, je reste disponible pour cette réflexion ici ou ailleurs…..

Je tiens aussi à saluer tous mes amis et camarades du beau Parti de Gauche que Jean-Luc a mis sur les rails un jour de 2008 et que j'ai rejoint peu de temps après. Je tiens à associer à ce salut fraternel, celui qui m'a impressionné dans mes mes premiers mois de Conseil national, notre ami François Delapierre qui nous manque tant. Je voudrais leur dire que nous avons bien travaillé, élaboré années après années un programme, une dynamique, sorti la charte écosocialiste, même si parfois les aiguillages se sont rouillés, même si nous avons collectivement fait des erreurs, celle de croire que le parti n’était voué qu’à créer autre chose au lieu de nous structurer, nous organiser et ne négocier accords ou alliances qu’en position de force, celle de rester dans un Front de Gauche dont nous avions la preuve du dévoiement dès juin 2012, celle d’un congrès de Villejuif que nous avons laissé « interpréter » par l’exécutif sans jouer notre rôle de conseil national directeur, celle de mes propres erreurs liées à ce que je suis, un être sensible aux accusations injustes et qui ne m’ont pas permis un dimanche de 2016, de reprendre la tribune pour dénoncer certains reniements d’une signature ou d’un accord donné quelques jours ou quelques heures auparavant et de rester pour contribuer à fédérer une opposition au sein du CN.

Au moment où va se tenir en fin de semaine un conseil national important, je veux rappeler à mes camarades décideurs que le temps est venu de reprendre en main l’outil merveilleux qu’est le PG, que la nécessité de sa refondation est le point crucial de l’avenir de la gauche, que l’outil existe, qu'il est inutile et qu'il serait suicidaire d'en chercher un autre et que la porte doit s’ouvrir très grande pour que les camarades non adhérents à un parti, fédérés dans cette campagne nous rejoignent dans un grand courant d’adhésion et qu’ensemble nous faisions de ce parti ce qu’il ne devrait pas avoir cessé d’être le parti de la Révolution citoyenne, le parti de la Résistance et de l’Insoumission. Par expérience des années 80, je sais très bien que les anti partis qui foisonnent chez les Insoumis resteront ce qu'ils sonts....des camarades sympathiques, en recherche perpétuelle et errante d'une organisation des inorganisés.

L’élection n’est qu’un outil, notre combat c’est celui de la Résistance au capitalisme, celui que beaucoup d’entre nous n’ont jamais cessé dans les entreprises, dans les quartiers, dans les associations.

Certes nous avons perdu une des batailles, il en reste beaucoup qui peuvent être menées.

Nous sommes dans une guerre de classe et quand l’ennemi s’est installé chez nous, ben nous le savons dans ce pays, la solution n’est pas la collaboration, la solution s’appelle Résistance.

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