50 ans après...

04 mai 2022

Le temps du silence et des vrais combats

Je l’ai t33585434_10213295834689505_3124957022760468480_noujours écrit et dit, je n’attaquerai jamais Jean-Luc Mélenchon. Le temps des grands désaccords, je ferai silence, me concentrant sur les combats de ma vie qui ont nom luttes sociales, luttes anti racisme, anti fascisme, contre l’homophobie, pour les droits des faibles, des minorités, pour écosocialisme et la refondation du Parti de Gauche qui se devra d'être présent et fort dans les temps viennent.

Chacun le sait, depuis que l’ai découvert un soir de 1990 au travers de l’une de ses positions des plus courageuses, j’ai suivi Jean-Luc, soutenu notamment dans notre combat victorieux de 2005, accompagné avec bonheur dans cette belle aventure du Parti de Gauche, admiré dans ses discours et sa vision géopolitique,  défendu face à certaines critiques quand il se bat contre vents et marées pour nos camarades musulmans en permanence attaqués depuis le comptoir des bistrots jusque dans les rangs de la majorité actuelle ou passée.

Comme il n’est pas mon gourou,  je l’ai aussi critiqué dans certaines de ses positions ou attitudes quand il a choisi de transformer la stratégie électorale FI en mouvement permanent, quand il n’a pas réagi aux propos d’une tête de liste aux européennes mettant sur le même plan le fasciste téléguidé Guaido et le président légitime élu du Venezuela, ou encore lorsque dès octobre 2016, il laissa dériver le programme FI vers une stratégie PS Bis et parfois d’autres positions mais je lui souhaite de réussir à être notre premier ministre et à porter les éléments du programme qui survivent à la stratégie en cours et si victoire il y a, ce qui me parait impossible, à tout prendre j’en serai heureux.

CE TEMPS DU SILENCE EST VENU CAR MA VIE MILITANTE, MES COMBATS, MES OBJECTIFS, MES VALEURS NE SONT PAS CEUX D’UNE VICTOIRE AU PRIX DE CERTAINES COMBINAISONS. JE NE SERAI DONC PAS DE CETTE CAMPAGNE, JE NE LA COMMENTERAI PAS ET MON VOTE, CAR BIEN SÛR VOTE IL Y AURA, SERA ETUDIE EN FONCTION DES CANDIDATS DE MA CIRCONSCRIPTION, DE LA CONNAISSANCE QUE J’AURAI DE LEURS ATTITUDES ET DE LEUR APPARTENANCE POLITIQUE (à l’exception bien sûr de candidats de droite, d’extrême droite ou du PS) AVEC UNE POINTE DE PREFERENCE POUR UN CANDIDAT QUI APPARTIENDRAIT AU PARTI DE GAUCHE.

Car dans quelle situation sommes-nous. En fin 2016, pour quelques raisons locales mais surtout parce que les choix de la 1ère convention à Lille portait les prémices d’un fonctionnement peu démocratique (tirage au sort des délégués, programme proposé en numérique et voté à coups de clics) mais aussi et surtout parce que les variantes dans les  choix du programme comme la non-reprise des propositions syndicales de SMIC qu’on osait porter en salaire net avec tous les dangers que ceci représente ou encore le recours à la CSG rocardienne donnait clairement le signal d’une évolution du mouvement vers une social-démocratie de type PS Bis, je me suis éloigné de ce mouvement. Les choix ultérieurs du comité électoral, les désignations de 2017, encore bien pire des européennes ont confirmé cette orientation.

La stratégie de l’Union Populaire, brillamment développée par les militants et bien sûr le tribun exceptionnel qu’il est a conduit, malgré les chausse-trappes et les insultes des partis  de la fausse gauche comme du PCF, Jean-Luc Mélenchon aux portes du second tour. Ceci illustrait bien le serment que nous entendîmes un soir de 2012 « Nous ne arrangeons qu’avec le peuple lui-même ». Elle fut une bonne initiative et je suis de ceux qui espéraient qu’un JLM arrivant à la présidence s’affranchisse des errements de la FI ou qu’une mobilisation populaire l’y contraindrait.

Malheureusement, cet accès au second tour, entravé par cette volonté médiatico-politicienne nous fut refusé et là encore la réaction de notre tribun fut empreinte de grandeur et le rebondissement porteur d’espoir en appelant le peuple à le porter au poste de 1er Ministre par la victoire de l’UP aux législatives.

Outre le fait que je reste convaincu que cette majorité semble impossible, la réforme Jospin du quinquennat ayant été conçue pour empêcher toute cohabitation (mais je puis et je le souhaite être contredit par les faits) pourquoi diable fallait- il que la FI s’embarque dans cette attitude d’union des forces politiques sans distinguer ce qui était de gauche ou ne l’était pas ?

Pourquoi fallait-il notamment car c’est le point crucial de mon opposition inviter le parti dit socialiste à la table des négociations et s’acharner jusqu’à plus soif à vouloir avec lui un accord qui , entre nous soi-dit comporte quand même un paragraphe édifiant sur le renoncement à ce qu’avec le PG nous avions bâti sur l’Europe et la monnaie unique ? Comment pourrions-nous croire que ceux qui ont tout trahi de leur programme de 81 en matière de défense des services publics, en matière de primauté économique de la nation, en matière de combat antifasciste, seraient demain loyaux et fidèles ? Comment croire que le PCF, qui depuis le début de nos combats contre cette énergie, ne mettra aucun bâton dans les roues du choix de l’AEC de sortie de cette énergie nucléaire mortifère ? Comment être sûr que les positions d’EELV sur l’Europe ne ressortiront pas aux premiers choix sur la planification écologique ?

Bref, nous risquons fort, s’il victoire il y avait, ce qui je le répète est loin d’être gagné, que cette majorité où l’on aura quand même sacrifié (j’en connais assez certains pour le dire) des militants de grande valeur qui s’y préparent depuis des mois pour distribuer des circonscriptions, ne soit fidèle que le temps d’une élection et contraignent le premier ministre à faire du Mitterrand voire pire, du Rocard ou du Tsipras…

Je sais combien est populaire la fausse espérance de l’unité certes porteuse de victoire mais à un prix que je ne souhaite pas payer.  Désolé ce n’est ni ma vie, ni mon combat et je regarderai cette campagne de loin en privilégiant ce qui est ma véritable expérience, celle du soutien aux luttes syndicales, celle des combats associatifs pour les valeurs qui sont les miennes pour une société nouvelle, pas pour un aménagement un peu moins inconfortable de l’actuel libéralisme européen .

Comme je l’ai dit souvent….Je suis un militant, pas un politicien et la vraie lutte pour un autre monde anticapitaliste, égalitaire en droits, anti raciste continue….

 

 

16 avril 2022

Fin de partie…ou plutôt retour aux sources : les luttes

276086122_777125983257301_2065653604072899080_nCe dimanche 10 avril, chargé de toutes les espérances aura finalement été le révélateur de certaines limites, celle du combat électoral, celle de la révolution fut elle citoyenne par les urnes, celle de la politique politicienne.

Tout d’abord, je dirai à Jean-Luc Mélenchon un énorme merci. Enorme merci pour sa vie de combat exemplaire, pour son courage, pour tous ces faits de chaque séquence de ces 30 dernières années qui devaient le porter avec nous, milliers de militants, ceux qui comme moi ont 55 années de militantisme, qui ont été tant de fois déçus et trompés et qui, derrière lui ont découvert un milieu politique sincère, combatif, réfléchi, qui avec lui et la belle aventure du Parti de Gauche ont fait que la gauche, la vraie, celle qui ne combine pas avec l’ultra libéralisme a frôlé le second tour d’une élection capitale et peut être la victoire et ceux qui sont notre avenir, les milliers de jeunes, certains votant fièrement pour la première fois au seuil de leur majorité avec ceux qui avaient, par désespoir abandonné ce terrain et qui, grâce à Jean-Luc, ont retrouvé un chemin qu’ils ne sont pas près de quitter et où ils porteront l’espoir.

 Mais après ce merci, regardons la situation au travers de son histoire et de ses réalités.

Comme le dit ma camarade Bernadette Leyder dans un de ses statuts : » Mais c'est comme si on découvrait que le fascisme existait et qu'il était à la porte de l’Élysée !

Outre la période de la guerre, mais en fait ça fait 40 ans qu'il est une menace !

Ça a commencé avec l'affaire de Dreux, lorsque le 11 septembre 1983, le Parti socialiste a perdu la mairie au profit d'une liste RPR-Front national. « 

En effet, il faut regarder cette situation au regard des 40 ans passés. Il y a certes cette affaire de Dreux où la porosité RPR/FN s’est révélée, en notant cependant qu’à cette époque, le RPR était encore un parti républicain traditionnel que je combattais mais respectais, il le restera jusqu’à l’avènement de Sarkosy qui, au travers de la ligne Buisson a scellé la dérive des idées nauséabondes  banalisées.

Mais n’oublions rien…en 1982, il se trouvait des ministres PS  qui savaient quitter les plateaux de télé dès lors que M. Le Pen était invité à la même table mais c’était sans compter sur le président Mitterrand qui, après avoir donné le signal en amnistiant les généraux de l’OAS, intimait l’ordre aux différents media de considérer le FN comme un parti républicain et donc priait les  « socialistes » de bien vouloir accepter le débat. S’ils ont mollement protesté pour l’amnistie, ils se sont joyeusement prêtés aux débats avec l’engeance raciste et xénophobe qui avait désormais table ouverte…

Et les années passèrent ainsi, sous de beaux prétextes, la proportionnelle ouvrit au FN les portes de l’Assemblée nationale.

Vers 1995, notre camarade Mélenchon, alors encore au PS, arguant du fait des positions anti républicaines du FN, et du fait juridiquement incotestable que ses positions racistes étaient incompatibles avec notre République, demanda , avec quelques autres, son interdiction…fin de non-recevoir…

La période Jospin, parmi toutes ses ambiguïtés, fit voter la réforme institutionnelle qui instituait le quinquennat qui portait en elle les germes d’une cohabitation désormais impossible.

Et puis arriva ce qui devait arriver le 21 avril 2002, un électorat profondément marqué et déçu par les années PS tentait un tour de valse autour d’un Le Pen dédiabolisé, et la classe politique bourgeoise appréciait un nouveau joujou…l’assurance-vie du second tour est là, une peur qui fait élire le sortant dans un mouchoir de poche.

Puis arrivent les épisodes concomitants, un Sarkosy qui fait son trou à coups de menton malgré les réserves honorables, sur ce point, d’un président Chirac et le projet d’un nouveau traité européen livrant notre pays pieds et poings liés aux diktats ultra-libéraux de la commission européenne dans lesquels le président Mitterrand nous avait engagé dès 1983. Le PS appelle au OUI et Jean-Luc Mélenchon prend avec d’autres la tête du combat pour le NON qui devait aboutir à la belle victoire du 29 mai 2005.

Mais 2007 vit la victoire du sinistre Sarkosy et de ses coups de menton, « je liquiderai l’héritage de mai 68 » lequel, entre autres méfaits comme la ligne Buisson, le retour dans l‘OTAN ou la Lybie, s’empressa de répondre à la commission pour balayer le vote du peuple français d’un revers de main à Lisbonne.

De cette affaire est probablement né le dégoût de l’électorat pour la politique que la période Hollande ne va pas arranger avec sa reconduction du traité de Lisbonne sans changer une virgule, sa répression violente de tout ce qui conteste les lois travail….

Et 2017 consacra les records d’abstention en même temps que le joujou de 2002 faisait son office en voyant arriver face à un Macron porté par la finance,  la fifille de l’autre dédiabolisée par des media inconscients de leurs propres risques en cas de victoire. La période Macron devrait consacrer quant à elle la propension historique de la finance à tenir dans les mains le pouvoir politique jusqu’à encourager la montée des extrêmes droites, ce à quoi  le président Macron s’attacha avec brio quoi qu’il en coûte en mutilations diverses et variées et quelques décès.

Le temps avait fait son œuvre, le climat raciste spécialement anti musulman, le soutien aux répressions par peur d’une violence même si celle-ci venait de proches collaborateurs de l’Elysée ou d’une police dynamisée par un syndicat dont nous connaissons les tendances, des media tenus par 9 milliardaires montant en épingle jusqu’à la candidature un polémiste d’extrême-droite et une soi-disant « gauche responsable » rejointe, contre toute logique par une direction PCF soutenant une manifestation de policiers réclamant primauté de la police sur la justice, le tout n’ayant qu’une seule cible : Mélenchon que la presse avait démoli ou ignoré pendant tant d’années, les esprits étaient prêts pour un duel autoritarisme financier contre dictature fasciste…

Malgré l’abstention restant à haut niveau par dégoût de ces joutes électorales (ce qui n’excuse en rien l’absence de civisme) et les campagnes anti Mélenchon, il s’en fallu de bien peu pour que le scenario voulu ne se réalise pas…malheureusement il s’en fallu de peu.

Aujourd’hui, la triste réalité s’impose à nouveau, révélant les tendances de tous ceux, toutes celles, qui vont sans honte, avec tous les prétextes y compris celui de préférer le fascisme à un nouveau mandat Macron,  pouvoir se déclarer ouvertement votants pour la représentante du racisme, de la haine et de l’anti social.

Loin de moi l’idée de trancher ce débat cornélien entre vote Macron, vote blanc/nul ou abstention, je respecte à la lettre la recommandation de Jean-Luc, comme toujours teintée de sa connaissance de l’électorat de vraie gauche « Pas une voix des nôtres ne doit aller à Marine le Pen » et de l’interpréter comme « pour le reste chacun fait selon sa conscience »

Mais la suite des évènements s’impose à moi, avec la vie militante qui fut la mienne, avec mon combat permanent contre le racisme, le fascisme, pour l’égalité des droits, pour l’écologie et c’est très clair dans mon esprit.

Je garde mon soutien sans faille à l’homme Mélenchon avec qui je revendique 30 ans de fidélité au courage et à la clairvoyance, avec qui j’ai vécu ce beau parcours du Parti de Gauche dont je reste militant jusqu’à sa mort ou la mienne mais la politique politicienne, ses joutes électorales permanentes et irréalistes pour moi c’est terminé. Je sais ce que je fais le 24 avril, je ne crois pas (et je respecte mes camarades qui en cultivent l’illusion) à une victoire/revanche possible aux législatives, la lamentable réforme Jospin (quinquennat) ayant été conçue pour que ce ne soit pas possible. Aux législatives, je voterai bien sûr, mais en  fonction des réalités de ma circonscription sans illusion sur les résultats…

MAIS CE N’EST EN AUCUN CAS LA FIN D’UN ENGAGEMENT.

Tout ce qui lutte et se bat pour un autre monde possible, tout ce qui combattra contre le racisme, le fascisme, le sexisme, l’homophobie, tout ce qui dans les entreprises combattra la réalité de la classe dirigeante en matière de salaires, de dignité, de conditions de travail, tous sur le terrain syndical ou associatif, tout ce qui combattra pour un avenir radieux de notre  rapport à la planète, tout ce qui sera fait pour éviter la catastrophe nucléaire des apprentis sorciers, tous peuvent compter sur ce que l’âge et les forces me permettront de partager et en tous les cas sur mon soutien.

Et si par malheur, la situation amène l’impensable à présider le pays de Jaurès, Robespierre ou Jean Moulin, quel qu’en soit le prix soyons clairs, je serai du bon côté de la barricade.

CAR C’EST BIEN SUR LE TERRAIN DES LUTTES ET SUR LE RAPPORT DES FORCES, SUR LA LUTTE DES CLASSES  QUE TOUT SE JOUERA…OU PAS

 

08 avril 2022

Dernière ligne droite avant l’espoir…ou le chaos

277352441_10160046453284923_9190508261909738171_nC’est dans quelques heures que se tairont l’information et la propagande sur ce premier tour des élections présidentielles.

En effet la veille du scrutin, le silence est de rigueur pour que chacun en son for intérieur réfléchisse à son attitude et pour ma part, je suis attaché à ce silence et mes appels au vote Mélenchon, bandeaux et textes de soutien cesseront dès minuit aujourd’hui.

Cette campagne aura été marquée par l’espoir, l’écœurement  et la déception.

Espoir porté par notre candidat Jean-Luc Mélenchon qui aura fait ce qui restera probablement comme la meilleure de ses campagnes, espoir porté par l’Union Populaire dans laquelle mon parti, le Parti de Gauche aura retrouvé la place qu’il n’aurait jamais dû perdre, celle du parti de la Révolution citoyenne, du parti de la vraie gauche... . Qu’ils faisaient chaud au cœur ces drapeaux rouge et vert de nos 14 ans de construction, espoir de ces milliers de camarades investis jusqu’à la dernière minute pour lutter contre ce fléau encouragé de l’abstention.

Déception de voir des camarades communistes avec qui nous nous retrouvons dans les luttes de chaque instant, n’avoir qu’une seule cible, Jean-Luc Mélenchon accusé de dérive social-démocrate alors que ces derniers n’ont de cesse de discuter partout, à chaque élection, et celle-ci ne fait pas exception à la règle, des accords avec le PS pour quelques strapontins et quelques subsides, face aux dangers d’un retour des droites fascistes et de la droite financière et répressive.

Écœurement de voir tout un système médiatique, certes ce n’est pas nouveau, organiser le « Tout sauf Mélenchon, l’ignorant dans la presse écrite, notamment PQR, organisant les interviews-piège (heureusement qu’il s’y est rôdé) et la chausse-trappe dans l’audiovisuel, écœurement de voir un candidat refuser le débat et l’ensemble des media se plier à sa volonté. Gageons que si Mélenchon ou même Poutou, Hidalgo ou Roussel avaient annoncé un refus, le débat aurait eu lieu en chargeant les absents mais quand il s’agit du candidat Macron, c’est une autre paire de manches…

Écœurement enfin de voir depuis deux jours, les mêmes media, sous couvert de « comprendre » donner la parole dans chaque journal aux abstentionnistes pour qu’ils expliquent bien leurs raisons de ne pas voter et expliquer à longueur d’antenne que le scrutin est plié, que dimanche soir ce sera Macron/Le Pen, circulez rien à voir….

MAIS BON, il reste une réalité de chaque instant…Que cela plaise ou pas aux media, que les instituts de sondages publient bulletin bidonné sur bulletin bidonné, l’investissement exceptionnel des militants, les qualités du candidat et pour ce qui me concerne, je sais depuis 32 ans sa droiture, sa culture, son courage politique, son amour de la France et de l’Histoire, sa stature internationale, font que Mélenchon est aux portes du second tour.

COURAGE AMIS ET CAMARADES, C’EST LA DERNIERE LIGNE DROITE, SI NOUS LE VOULONS DIMANCHE A 20 HEURES CE SERA CHAMPAGNE ET COMMENCERA LA ROUTE VERS LA VICTOIRE DU 24 QUE NOUS SERONS DES CENTAINES DE MILLIERS A PREPARER LE 17 A CHARLETTY .

Entre l’espoir de dimanche et le chaos, à chacun de choisir, moi c’est clair JE VOTE MELENCHON.

31 mars 2022

Ce qui se joue le 10 avril n’est pas un concours de belote….

lycéens à genouxParce que nous ne voulons plus jamais revivre cette image, dans cette partie capitale qui se joue pour l’avenir de notre peuple, pour notre jeunesse et bien plus important encore pour la survie de notre espèce, il conviendrait de bien regarder les enjeux…..

Pour les forces politiques en présence, hormis l’Union populaire et peut-être le NPA, il semble bien que nous soyons dans une phase électorale habituelle. L’essentiel est de témoigner pour les uns, de gagner un petit pourcentage, histoire de se situer aux législatives et d’encaisser les quelques sièges qui vont avec pour d’autres, de battre Macron pour beaucoup, d'espérer la victoire de leurs aspirations racistes pour d'autres, bref de rester entre amis dans ces joutes habituelles où chacun depuis son canapé, sur les réseaux ou au comptoir de son bistrot préféré commente, compte les points et parle de démocratie à tort ou à travers, croyant dur comme fer, que ce vote aux présidentielles en est le garant, que le vote aux législatives biseauté par la lamentable réforme du quinquennat dite Jospin/Chirac n’est pas qu’illusion…

Ainsi certains pronostiquent sur le résultat, sont sûr du résultat Macron/Le Pen, publient sondages sur sondages comme si ces derniers étaient dignes de foi…Bref tout un pays, toute une médiacratie se comporte comme si l’élection n’était qu’une vaste compétition de laquelle, il convient de débattre sur le vainqueur ou les défauts des concurrents.

Une telle situation est sans doute logique puisque tout l’électorat, 65 ans ce n’est pas rien dans un pays où chacun, hormis ceux qui se sont intéressés à l’histoire et ils ne sont pas si nombreux, n’a connu qu’une forme de Constitution avec son élection capitale réduite à un vaste concours de belote où chacun est réduit à commenter, pronostiquer, préparer la revanche au tour suivant.

Sauf que peut-être pour la première fois et en tous cas sans doute pour la dernière, cette édition 2022 offre une chance incroyable, celle de présenter un autre enjeu, celui d’une modification sociale, institutionnelle avec la possibilité réelle d’accès d’un candidat et d’un programme porteur de cette rupture indispensable.

Non mesdames, messieurs les commentateurs, l’enjeu n’est pas celui d’élection d’un Président, auquel est acquise par la bêtise que fut la réforme du quinquennat, quasiment d’office la majorité législative sur laquelle en cas de défaite aux présidentielles, on peut perdre beaucoup de temps et d'argent pour peu de résultats.

Alors on peut supputer que le slogan ridicule du « au premier tour on choisit, au second on élimine en choisissant le moindre mal », que la position qui court ici ou là que l’on peut sauter l’importance de la présidentielle en se limitant à une candidature de témoignage parce qu’on mettra le paquet sur les législatives, on peut jouer la partie à charge de revanche mais désolé de dire qu’on se trompe en ce cas et de combat et d’analyse.

Car dans ce qui se joue, le 10 avril, l’électeur que nous sommes n’a le choix qu’entre deux attitudes :

-          Continuer la partie comme si de rien n’était, commenter, appeler au sursaut, aux alliances de circonstance, au tir de barrage d’une droite extrême financière contre une extrême droite fasciste…tout ceci n’a aucun intérêt et comporte les pires dangers pour notre espèce humaine, notre vie sociale, nos libertés

ou

-          Porter au second tour, la seule force capable d’engager la rupture indispensable, porteuse de la volonté d’en finir avec des institutions monarquales au service de la finance et du capital, réagir enfin face à un dérèglement climatique dont personne ne peut espérer sortir autrement que par la volonté organisée et planifiée de poser les actes anticapitalistes nécessaires.

C’est donc clair, c’est bien le 10 avril que tout se joue, c’est bien du 10 avril que découle ou pas la victoire du 24, c’est bien  de la volonté de s’engager résolument dans la Constituante sans barguigner sur un référendum de lancement inutile et dangereux, dans la rupture avec les traités mais aussi dans l’affrontement pacifiquement mené avec les institutions de la 5ème, bref ce dont il s‘agit c’est bien de se lancer dans l’exaltante reconstruction d’un autre monde possible, un monde où notre peuple récupère les droits élémentaires qu'il a si chèrement gagnés et tristement perdus en 40 ans de libéralisme effréné, où notre classe impose dans l'usine et dans la société ses légitimes revencications.

C’est bien dans cette magnifique et extraordinaire aventure quelque que soit notre sentiment sur Jean-Luc Mélenchon, qui ne nous demande ni de l'aimer ni de l'épouser mais de l'aider, nous sommes conviés en assurant dès le 10 avril, son accès au second tour et sa victoire le 24, pas d’autre chose, pas d’un match de polo ou d’un concours de belote, faute de quoi, la France des Lumières entrera pour très longtemps dans une nuit bien sombre.

 

14 février 2022

10 avril 2022-Mélenchon au second tour, un enjeu historique et capital

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Nous sommes à 55 jours de l’échéance du 1er tour d’une élection présidentielle dont l’enjeu pour l’avenir de notre pays, de nos libertés, de notre système social et de l’évolution climatique n’a jamais été aussi important.

Quelle analyse, pour autant que je puisse employer ce mot que mes modestes capacités se doivent de relativiser, pouvons-nous faire de la situation ?

Dans cette sortie de crise sanitaire, dont la gestion peut se discuter tout au moins au niveau de l’état du service hospitalier qui motive l’ensemble des décisions prises, nous nous trouvons dans une situation de décrets et lois liberticides qui font peser sur nos droits fondamentaux les plus grandes inquiétudes.

Née de la décennie passée dominée par le virage inspiré par Nicolas Sarkosy vers une droite extrême, épousant certaines thèses de FN/RN, la confirmation par les gouvernements de François Hollande de la dérive du PS initiée dès 1983 vers une société néo-libérale soumise aux diktats de l’Europe qui fut créée pour cela suivie d’une présidence Macron qui met en application les préceptes du système financier qui l’a porté au pouvoir, notre situation est celle d’un pays exsangue,  appauvri jusqu’à une limite intolérable, soumis en plus à une alliance atlantiste dans laquelle Sarkosy nous a fait revenir, ridiculisé sur la scène internationale, incapable parce que capitaliste de prendre à bras le corps les défis d’une évolution climatique qui va devenir incontrôlable.

Enfin, il convient d'ajouter au tableau, la désespérance née de la dérive PS de 1983, la trahison du referendum de 2005, la gestion 2012/2017 ont éloigné des urnes l’électorat populaire, provoquant de fait des élections avec peu de sens des forces portées par le capital et leur support médiatique dont la propriété qu’ils exercent permettent de révéler les candidats favorables au système financier en ignorant ou dénaturant les principales forces d’opposition.

Ajoutons à ceci, l’impuissance dont nous avons fait preuve en matière d’écologie dont l’évolution était prévue par René Dumont dès 1974 et notre échec à démonter les velléités des gouvernements et d’EDF en matière d’énergie nucléaire mortifère et leur blocage pendant 40 années de toute recherche sur les énergies alternatives rendant de fait la sortie urgente impossible dans un temps raisonnable nous avons l’ensemble d’une situation qui pourrait se trouver ou tout au moins paraître apocalyptique.

La situation politique du moment est le reflet de cette évolution…

Sur la droite, l’émergence du candidat des media Zemmour joue la montre avec sa « concurrente » Le Pen, deux faces d’une même logique, celle de la haine, du racisme et de la xénophobie, la candidate du LR surfe sur un parti divisé entre sa tendance sarkosyste vers les thèses d’extrême droite et ce qui est sans doute sa minorité vers le macronisme.

LREM quant à lui essaie de se prouver que 5 années de plus sont possibles et lui permettraient de continuer les basses œuvres entreprises, se trouve quelque peu empêtré dans son impopularité, l’impossibilité dans laquelle des trouve son candidat président de se déclarer sans dégâts et espère en sa carte usée jusqu’à la corde d’un affrontement de second tour avec l’extrême-droite.

Dans la soi-disant gauche, les cartes ne sont pas meilleures, la candidate du PS joue le va-tout d’un parti qui paie au prix fort  son adhésion sans réserve aux thèses du néolibéralisme et sa soumission, inconditionnelle depuis 1983,  à Bruxelles ainsi que les inacceptables décisions et attitudes de la période Hollande. L’opération Taubira ne pourra qu’échouer dans l’escarcelle de LREM.

Les Verts quant à eux proposent une vision de la transition écologique qui par certains points parait séduisante mais se heurte inévitablement à leur refus de considérer que l’écologie et le capitalisme sont par nature incompatibles et cherchant par ailleurs des solutions dans le cadre d’une Europe qui telle qu’est conçue ne peut pas les accepter.

Venons-en donc à la Gauche.

Pour logique qu’elle puisse être comprise en raison du droit à un grand parti de se présenter et en raison de divergences qui ne sont pas mineures dans le programme Mélenchon porté par la FI (CSG, conception de la revendication salariale, nucléaire), la candidature de Roussel porte en elle sa part d’ambiguïté et de dangers…Dangers pour le parti qui peut et même risque fort de ne pas passer la barre fatidique des 5% mais bon ça c'est son affaire mais danger beaucoup plus inquiétant et bien triste d’empêcher l’accès au second tour du candidat Jean-Luc Mélenchon et donc la fin de l’espoir auquel on peut ajouter les difficultés nées des inévitables polémiques de campagne rendant difficiles les accords de second tour ou de législatives.

Les mêmes remarques mais elles habituelles, moins porteuses de conséquences  et audibles pour le candidat Poutou.

Reste donc la seule sortie possible vers un espoir renaissant : l’accès au second tour de Jean-Luc Mélenchon.

Passé l’épisode des blocages de parrainages organisés par certains, les hésitations de maires conséquence de la décision de les rendre nominatifs et surtout d’un refus d’une évolution vers un système moins désuet et avec le souhait que le candidat Mélenchon passe ce cap, le contraire serait un comble, il nous faut tout mettre en œuvre pour que l’accès au second tour soit une réalité au soir du 10 avril.

C’est de la fin du taux anormal d’abstentions que tout dépend. Il y a dans cette attitude plusieurs raisons :

- Celle du découragement qui fait suite à 40 ans de frasques et trahisons diverses, il est nécessaire que chacun passe outre et se dise qu’il a la chance historique d’en finir par un bulletin de vote qui apportera le programme social, la fin de la 5ème République et la règle verte notamment.

- Celle de l’abstention politique qui mise sur l’émergence d’un mouvement de type révolutionnaire qui emporterait tout sur son passage et poserait les bases d’une société nouvelle…C’est respectable, pour ma part je n’y crois pas en France en 2022 à voir les limites que nous ont apportées le mouvement Gilets Jaunes et autres convois d ela Liberté qui méritent soutien mais qui ont leurs limites.

Pour tout cela, il y a urgence à se mobiliser pour le candidat qui de Nantes à Montpellier, qui dans les riches débats qu’ont bien voulu concéder les chaînes audiovisuelles démontre de jour en jour, la validité du programme, la capacité du candidat à maîtriser les sujets, la stature internationale et nationale démontrées.

Il y a urgence, parce que c’est la seule solution à s’inscrire avant le 3 mars sur les listes électorales si ce n’est fait, à partager et participer si possible à la grande marche du 20 mars qui doit démontrer l’adhésion populaire et surtout, surtout, surtout à porter dans l’urne le 10 avril, le seul bulletin qui peut permettre de nous sortir du marasme dans lequel nous nous trouvons : LE BULLETIN JEAN-LUC MELENCHON.

02 janvier 2022

Malgré les diverses salissures....Mélenchon le seul et dernier espoir....

 

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"Je suis d’accord avec votre programme mais je ne veux pas de Mélenchon," j’aurais préféré untel, une telle…entend-on ici où là, au comptoir du bistrot, sur les marchés, dans les réunions d’amis ou de famille….

Voilà une sacré matière à discussion…qui porte en elle tous les défauts de cette satanée 5ème République et du rôle d’une presse au logique service de ceux qui la financent, les fameux neuf milliardaires qui la contrôlent pour 90 %.

La Constitution actuelle fait de l’élection présidentielle, la rencontre d’un homme ou d’une femme et d’un peuple et quel que soit la valeur d’un programme, nul ne peut empêcher la réalité que c’est l’homme ou la femme qu’on juge sur son apparence, sur ce que veut en montrer le système médiatique. Dès lors peu importe pour la masse d’électeurs que Jean-Luc Mélenchon soit porteur d’un programme pour le moins structuré et alléchant, peu importent les déclarations infâmes, dégoulinantes de racisme et de xénophobie d’un Zemmour ou des  Le Pen, peu importe le bilan désastreux d’un PS à la dérive, d’un EELV européiste et pro capitaliste, d’un Montebourg rallié au nucléaire et le tragique ralliement permanent pour quelques strapontins et les subsides qui les accompagnent d’un PC aux sirènes social-démocrate dudit PS et peu importe que Mélenchon porte le seul et surtout le plus séduisant des programmes…On élit sur quelques aspects physiques, sur le port ou la couleur de la cravate, sur la mise en valeur ou l’oubli de telle ou telle déclaration…ainsi va ce que d’aucuns baptisent du beau nom de démocratie en stigmatisant les pays qui appliquent d’autres formes de relations sociales tout aussi respectables…

Au service du système, au travers de ses propriétaires, les media font la politique de la France en mettant en scène les tenants de la finance, en portant au pinacle s’il le faut les tenants des positions les plus abjectes type  la montée d’un Zemmour, en oubliant volontairement les actes ou positions d’un Mélenchon ou en dénaturant ses propos, en jouant sur des sondages dont on connaît à la fois la méthode et l’objectif poursuivi, en faisant la promotion de leur résultat préféré, l’ancrant dans la tête de leurs auditoires ou lectorat et plus tard en jouant le second tour avant le résultat du premier et les journalistes qui peuvent par ailleurs être excellents se trouvent qu’ils le veuillent ou pas, pris dans ce triste engrenage malgré leur refus de toute critique au nom d’une forme d’esprit de corps…

Il en est ainsi en 5ème République, on élit un homme ou une femme, lui donnant un pouvoir exorbitant et tout repose sur la confiance que l’on peut accorder à l’élu pour appliquer le programme qu’il a porté. Sur ce point soyons précis, quels que soient les divergences que je puis avoir avec 3 points du programme de l’AEC, pour soutenir Jean-Luc depuis 30 ans, pour l’avoir accompagné dans la belle aventure du Parti de Gauche, pour sa vie de militant, son courage politique maintes démontré depuis 1990, pour son honnêteté personnelle et intellectuelle, je sais qui il est et j’ai confiance en Jean-Luc pour appliquer et j’espère dépasser avec la pression populaire les points quelque peu dérivants du programme de la FI, J’AI CONFIANCE

Mais, outre le fait qu’il ne soit candidat qu’après avoir proposé maintes et maintes fois, sans succès, aux forces de gauche de rejoindre, sur la base de notre programme, une union populaire, après avoir consulté les candidats potentiels de notre mouvance, après avoir souhaité l’adhésion de 150 000 citoyens à sa candidature, au final que reproche-t-on à Jean-Luc Mélenchon ?

Il serait ceci ou cela…il serait colérique…il serait, il serait etc…oui, il est un humain, porteur de sentiments, de réactions, et pas suffisamment hypocrite pour ne pas les exprimer….

En fait deux évènements majeurs sont à la base de cette réputation :

Sur dénonciation de problèmes de comptes de campagne (par ailleurs validés) aussi ridicule qu’haineuse d’une élue FN, avec l’assentiment d’une garde des sceaux PS, le parquet décide d’une magistrale perquisition au domicile de notre candidat, de 16 de ses collaborateurs, du siège de notre parti et de la permanence du mouvement LFI par 100 policiers interdisant les accès et saisissant entre autres les fichiers d’adhérents. Face à cela, au refus qui lui est imposé d'accéder à ses locaux, notre candidat exprima en 3 minutes sur une matinée une légitime colère. Ce furent ces 3 minutes qui firent les choux gras du système médiatique, influençant tous ces beaux esprits qui « ne votent pas pour un tel caractère » et sont prêts à donner leur voix aux différents candidats, certains étant d'ailleurs condamnés ou mis en examen pour divers délits dont des délits de racisme, d'autres exprimant sans vergogne leur adhésion aux idées portées par l'extrême-droite….

Alors que les musulmans ou présumés tels, en fait toutes les populations issues du Maghreb sont partout, en permanence stigmatisées, qu’un attentat vise directement des fidèles sortant d’une mosquée, que Mélenchon fidèle à tout antiracisme comme je le suis, militant de la première heure comme moi contre toutes les discriminations, laïc de conviction qui respecte toutes les croyances, y compris celles et ceux qui n’en ont aucune, s’écrie « Foutez la paix aux musulmans » et participe à une manifestation de soutien comme il l’avait fait suite à un attentat contre les juifs, les bien-pensants organisent une campagne de dénigrement au prétexte de la présence dans la manif d’une organisation communautariste au milieu de 39 autres organisations dont la CGT et la presse s’empare de cette pseudo polémique pour couler encore un peu plus notre candidat…Les bonnes âmes charitables que les stigmatisation des musulmans ne choquent pas bien au contraire répandent le venin d’un Mélenchon communautariste, les mêmes d'ailleurs qui ne s'offusquent aucunement d'une manifestation policière aux accents d'extrême droite devant l'Assemblée nationale et à laquelle participaient certains candidats dits de gauche.

Voici comment est née la légende, sans rien connaître de lui, sans rien lire de lui, d’un candidat infréquentable, qui ne peut pas gouverner notre pays parce que…on ne sait pas trop pourquoi d’ailleurs….Déjà militant en 1980, cette période me rappelle les campagnes contre Mitterrand et cette brave dame de ménage de nos locaux syndicaux qui nous déclarait chaque fois qu’elle voyait sa photo dans la presse « Mon Dieu comme il a l’air méchant »

A mes lecteurs, à mes amis, à mes camarades, connaissant et soutenant Mélenchon, je déclare et redis aujourd’hui : ne vous laissez pas influencer par des media qui n’ont de cesse qu’empêcher son élection, n’écoutez pas les sondages faux comme avant chaque campagne, faux comme ils l’étaient au Chili, lisez son programme et faites confiance comme je fais confiance car contrairement aux habitudes ancrées, il fera ce qu’il dit et si la situation l'oblige à dériver il sera prêt à ce que nous le peuple de gauche lui rappelions par notre mobilisation les fondamentaux de nos idées communes.

13 décembre 2021

Militant de cette gauche, celle qui allie social, sociétal et éco socialisme, faut-il céder à l’inévitable découragement ?

408780_2973933543496_1116512132_33228482_1833726367_n« Toujours militante, mais complètement découragée » dit l’admirable camarade Marie-Georges Buffet.

En militant de la vraie gauche, même et surtout si je ne suis pas au PCF, il est bien sûr des moments de questionnements et de bas-moral dans cette  campagne où l’extrême-droite est portée au pinacle par un système médiatique avide de ses prestations, par une droite dont la fonction est de sauver ce système capitaliste et les privilèges qu’il lui procure y compris au prix des glissements droitiers les plus infâmes, par des forces s’intitulant de gauche qui ont tout trahi depuis 1983 et par une direction du PCF qui les rejoints pour de seules raisons alimentaires….

Dans ce marasme, ne barguignons pas, il n’est qu’une solution saine, un seul réel mais mince espoir, celui porté par Jean-Luc Mélenchon et la volonté qu’il affiche d’appliquer un programme social, sociétal basé sur ce que nous construisons ensemble depuis 14 ans au PG, la Révolution citoyenne par la Constituante.

Mais ce système est retors, cette satanée 5ème République, mais surtout ceux, tous ceux qui l’ont servie avec célérité, a prévu toutes les parades…

Ainsi en est- il de cette règle absurde et éliminatoire des 500 signatures sur laquelle butent tous les candidats qui n’ont pas la base d’élus acquise dans les jeux électoraux au prix d’alliances parfois impensables.

Parlons également de cette réforme constitutionnelle signée Jospin qui, au travers du quinquennat, sacre le nouveau roi pour 5 années avec tous les pouvoirs et institue l’élection législative concomitante avec une certitude à 80 % que l’assemblée sera ultra majoritairement de la couleur du Président élu.

Dès lors, regardons de plus près ces certitudes absolues de tous experts Facebook qui circulent sur les réseaux :

L’idée sentimentalement agréable que 1+4 font 5 et donc qu’il faut non pas, avoir la volonté populaire de sortir du système, d’assumer la rupture avec lui mais de sortir le sortant, certes porteur du gêne de tous nos maux en le remplaçant par un élu issu de la fusion de 4 ou 5 prétendants sans programme et qui feront peu ou prou la même politique, dans le cadre de la même Constitution, dans la même soumission aux diktats financiers et européens…Ceci me rappelle un temps de ma jeunesse à Orléans quand le résistant Roger Secrétain, maire certes pas de gauche, a été battu et des cris de joie de certains collègues ou camarades « on a viré Secrétain »…Oui et alors…Orléans est- il devenu socialiste pour autant ?

Le concept de sauter l’élection présidentielle en disant que tout se joue aux législatives ou de considérer que l’élection présidentielle ne serait pas celle d’un homme ou d’une femme mais celle d’un programme…Si c’était si  simple…Non que cela nous plaise ou pas et je suis de ceux à qui ça ne plaît pas, l’esprit de la constitution actuelle c’est bien la rencontre d’un « homme ou d’une femme et d’un peuple » et qu’on le veuille ou pas, l’homme ou la femme élue a le maximum de pouvoirs qui lui permettent de porter avec autorité le déclenchement des réformes nécessaires. De Gaulle n’a jamais hésité à se passer des corps constitués dans certaines situations, Mitterrand ne s’est pas embarrassé de formalités en amnistiant par exemple, scandale absolu, les généraux d’Alger ou en refusant de signer les ordonnances du premier ministre Chirac.

Et ne faisons pas de fausse rigueur intellectuelle en disant que l’élection de J.L. Mélenchon est la clé qui permet d’enclencher cette rupture nécessaire pour peu qu’il le veuille et que le mouvement qui le porte ne lui permette pas d’y résister.

Or la situation présente laisse planer dans le programme de l’AEC ou dans les déclarations du candidat les plus grandes inquiétudes

Outre  l’erreur dans le programme qui consiste à prévoir pour le peuple Français un referendum pour confirmer à nouveau la volonté exprimée par l’élection du Président qui porte ce choix en pierre angulaire, outre le quasi abandon de la sortie des traités européens, voici que se profile un nouveau referendum pour se gagner un accord avec ceux qui ne se privent pas dans leurs diverses tribunes de tacler notre candidat sur le nucléaire et même sur notre choix assumé de légaliser le cannabis.

Tout d’abord, il est paradoxal de crier partout « le programme avant le candidat » et d’envisager de revenir consulter sur de ses autres pierres angulaires : la sortie du nucléaire. Soyons conscients que des militants anti -nucléaire comme je le suis depuis 48 ans ne peuvent pas comprendre ce message même si, comme j’en ai toujours donné les raisons, mon vote d’avril ira de toute manière à Jean-Luc Mélenchon.

Or quelle est l’utilité d’une telle proposition ? Si l’on se situe dans cette réalité que le PCF a fait son choix et que son candidat ira à l’élection d’Avril et que les législatives ont toutes les chances d’être de la couleur du Président, ou bien notre candidat est élu et sa majorité se composera à partir de ce qui l’a élu, la représentation populaire ou bien il est battu et qu’apportera de plus un groupe parlementaire commun qui ne sera pas plus écouté que les groupes LFI et PCF actuels.

Donc ressaisissons-nous, laissons loin de nous ces fantasmes d’unité et développons notre réalité, celle d‘un candidat honnête, déterminé, d’un courage démontré entre autres qualités et organisons la nécessaire mobilisation populaire pour l’aider dans son engagement de rupture…

Tout le reste n’est que jeux politiciens qui ne nous concernent pas et dans lesquels nous-serions bien avisés de ne pas tenter d’entrer.

Je suis de ceux qui gardent intacte, je sais et j’ai souvent dit pourquoi, la confiance en Jean-Luc Mélenchon, que les situations du moment, les pressions médiatiques ne me poussent pas après tant d’années de combats, après l’espoir que m’a redonné le Parti de Gauche, à céder mi aussi à ce funeste découragement.

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22 novembre 2021

Avril 2022…la rupture ou le chaos

259166142_10224629627715341_3203093044585278547_n« Celui qui ne conçoit pas la rupture avec l’ordre établi, c’est-à-dire avec le système capitaliste, celui-là je le dis, il ne peut pas être adhérent du Parti Socialiste »

C’était le discours de François Mitterrand en 1971...

Oh dans les militants de 68 que nous étions, dans la jeunesse marquée par la guerre d’Algérie et les positions de certain ministre de l’Intérieur de l’époque, nous étions nombreux à n’apporter aucun crédit au porteur de cette parole…

1983 nous montra combien nous avions raison mais qu’il a fallu du temps de soumission de ce parti à l’Europe libérale pour que tout un chacun mesure l’ampleur de la supercherie, le quinquennat Hollande a sonné pour tant et tant la fin de l’illusion PS, il n’est pas utile dans ce billet de tirer à nouveau sur l’ambulance…

Dans ces années funestes pour la gauche auxquelles tant et tant qui se présentent aujourd’hui comme des recours ont collaboré à la dégringolade, un homme s’est toujours démarqué. La proposition de loi pour la vie commune des couples de même sexe (1991), la convention pour la 6ème République (1992), la demande d’interdiction du FN (1995), le NON au referendum (2005) sont autant d’actes de résistance interne qui accompagnent son louable aveu d’erreur du OUI au traité de Maastricht et conduisirent à son impossibilité de continue à appartenir à ce parti en 2008 pour refonder l’espoir d’une rupture par la révolution citoyenne avec le Parti de Gauche.

Ce camarade, qui a redonné à tant et tant d’espoir à nous autres désormais vieux militants anticapitalistes, pour beaucoup éloignés depuis longtemps du PS ou qui n'y ont jamais adhéré en même temps qu’il enthousiasmait et apportait son expérience à une jeunesse réfléchie, militante, c’est vous l’aurez compris, celui que j’admire, que je soutiens depuis 30 ans et que je veux voir présider à la renaissance de notre pays, c’est bien sûr Jean-Luc Mélenchon.

Quelles que soient certaines ambiguïtés du programme qui accompagne sa candidature, Il est aujourd’hui la seule hypothèse d’une rupture tant attendue et qui justifie effectivement la seule gauche réelle, celle de l’anticapitalisme, celle qui fait le lien entre social, sociétal, écologie, celle que nous portons depuis 2008 avec Jean-Luc.

La rupture c’est clair est notre ADN, elle ne souffre aucune compromission avec l’ordre établi, elle doit se retrouver sans barguigner dans la réforme profonde des institutions de cette 5ème République en les changeant de fond en comble par la convocation immédiate de la Constituante d’abord, pas par une nouvelle consultation référendaire en période estivale mais par un affrontement aussi clair que symbolique avec le conseil constitutionnel, par un programme social ambitieux dans les 100 jours suivant l’investiture ménageant clairement la conception du salaire net auquel est ajouté le socialisé c’est à dire le salaire brut, par des actions décisives en matière sociétale sur l’égalité hommes/femmes, sur la fin du patriarcat et des choix radicaux en matière d’écologie…

Toute l'énergie dont nous serons capables doit s'orienter vers une volonté de sa victoire mais le Président Mélenchon, même épaulé d’une majorité législative, puisque tout a été prévu par cette satanée loi du quinquennat pour que l’Assemblée ait la couleur du Président, ne pourra rien faire si la rupture n’est pas portée par une mobilisation populaire exprimée fortement dès la victoire.

Sachons clairement nous y préparer, savoir que la révolution citoyenne n’est pas un diner de gala, nos camarades d’Amérique latine le mesurent tous les jours, que le capitalisme, ses outils, ses moyens y compris les plus déloyaux seront mis en œuvre, sa police et son armée joueront dans la cour où ils ont toujours joué, son pouvoir pris sur les media par les 9 milliardaires ne rendra pas les armes parce que nous avons gagné l’étape électorale. Si celle-ci est absolument nécessaire, elle n’est en aucun cas suffisante, toute autre conception d'une fausse démocratie où d'une loyauté inflexible des institutions serait suicidaire.

Mitterrand n’avait, à mon sens, d’autre volonté que ce qu’il a effectivement fait, Mélenchon a, j’en suis convaincu, la volonté de rupture, il est de plus la seule hypothèse d'une victoire de gauche possible par sa stature internationale, sa position radicalement sociale, sociétale et écologique. Il nous appartient de lui en donner les moyens, faute de quoi, il ne fera au mieux que du Mitterrand, voire du Rocard ou pire, du Tsipras.

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12 octobre 2021

12 octobre 2017…une meurtrissure au cœur des nombreux amoureux de Gien.

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Il est 7 heures, victime depuis quelques mois, de la sale maladie cancéreuse qui atteint tant de gens, je me prépare pour une de mes séances de chimiothérapie quand un ami, Antoine, qui travaillait à cette période à Briare, me passe un message après avoir traversé la Loire par le pont Anne de Beaujeu.

« Tu ne dois pas savoir encore mais un massacre est en cours sur quai Lenoir »

Depuis avril 2016, un projet qui paraît au demeurant très séduisant intègre l’indicible, l’abattage de 60 % de l’alignement ombragé, magnifique, historique qui borde notre beau fleuve de la faïencerie jusqu’au Port-au-Bois avec le motif éternel de la maladie, outil éprouvé de la maxime « quand on veut noyer son chien…. »

Depuis avril 2016, dans une réelle indifférence de trop de Giennois,certes, notamment de l’association qui se doit statutairement de défendre le patrimoine, je proteste contre cette aberration, le Journal de Gien la reprend illico, le regretté Guy Meneau, autre Giennois passionné de sa ville m’y rejoint très vite mais, hélas, vie giennoise oblige, il faudra attendre septembre 2017 pour qu’un autre militant, Mickael, relève le gant de la protestation, isolé mais courageux porteur d’une banderole « Gien sauvons les platanes ».

La résistance prend forme immédiatement, nous savons que l’exécution de la décision approche à grands pas mais, cette fois de nombreux giennois réagissent, des manifestations commencent à s’organiser, nous célébrons nos platanes, rappelons leur histoire, leur résistance aux aléas de l’histoire, les plaies qui servent de prétexte de maladie, simple résultat des effets de bombes incendiaires des combats de 1940/1944…Nous commençons à reprendre confiance dans notre action, dans les sphères de la majorité municipale se profile la crainte de ne pouvoir poursuivre cette sinistre besogne mais :

Ce douze octobre 2017, sur le quai Lenoir, à cette heure du laitier où se perpétuaient généralement les exécutions, monsieur le maire de Gien accompagné de la gendarmerie en armes accompagne les engins destinés à mettre à mort le majestueux alignement. Branche par branche, les arbres plient sans que nous ayons pu nous organiser pour les protéger, les troncs exhibent leur coupe qui se révèle, bien sûr, totalement saine…

Sorti de ma séance, mon système de traitement me permettant sur avis médical, de me déplacer avec grande fatigue mais sans autre risque, je me rends immédiatement sur le quai, prend la mesure du spectacle apocalyptique qui nous est offert et comme beaucoup de Giennois, les larmes me viennent aux yeux, la colère que je sais contenir mais qui est bien réelle me permet de prononcer intérieurement ce serment « Ils n’auront pas le quai Joffre et nous replanterons le quai Lenoir en platanes ».

Depuis les ridicules arbres à la mode essaient de survivre sur le quai Lenoir, l’ombre saine et si agréable de nos platanes a été remplacée par les bâches étouffantes des bars du quai, le concours de pétanque de l’été si agréable sous les frondaisons se déroule désormais sous l’ardent soleil des mois de chaleur.

Triste jour, triste réalité, triste attitude que le maire a payé de sa défaite judiciaire sur le quai Joffre2 ans après et de sa non-réélection 3 ans plus tard, nous avons célébré la mémoire de nos arbres martyrs, autant que nous le pouvions, nous avons sauvé le quai Joffre avec cette belle victoire du tribunal administratif qui, non seulement a refusé l’abattage du quai Joffre mais a reconnu l’illégalité de l’abattage de Lenoir qui fait que, tant nous serons vivants:

Le jour du 12 octobre sera pour nous, dans notre mémoire, l’un des jours marquants de cette agonie de notre ville, l’un des témoignages marquants du mépris de notre histoire et de notre patrimoine dont nous aurions dû nous enorgueillir et que nous n’avons pu sauver de l’avidité et de la marque de prétendu pouvoir qu’on a voulu nous imposer.

 

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23 août 2021

Puisque ça vous occupe, vous pouvez continuer à taper sur Mélenchon mais…

JIl développe depuis bien longtemps une vision globale de l’humain, une analyse profonde et murie des évolutions sociales et sociétales :

- première proposition de loi sur la vie commune des homosexuels hommes ou femmes 1990

- convention avec d’autres sur la 6ème République 1992

- participation plus qu’active à la victoire du NON en 2005

- lucidité sur l’impossibilité de faire quoi que ce soit dans un PS réformiste et libéral et création du parti de Gauche 2008

- réalisation du score à 2 chiffres lors de la Présidentielle de 2012

- participation active à l’élaboration de la charte éco socialiste du Parti de Gauche 2013

- acquiert sur son nom 7 millions d’électeurs en 2017

- est élu député en 2017 et préside un groupe parlementaire qui sait faire feu de tout bois en opposition claire, de gauche réelle  et radicale au pouvoir libéral et répressif d’ultra droite macronien.

- développe sur la scène internationale une vision géopilitique d’exception et démontre en permanence une véritable stature d’homme d’Etat en mesure de remettre les valeurs de notre pays à leur place historique dans le monde

Dès 1991 où je l’ai découvert, j’ai acquis cette certitude qu’il était l’homme de la situation pour redonner à notre peuple la foi en ses valeurs, celles de Robespierre et de Jaurès, celle du siècle des Lumières.

Oh il ne s’agit pas pour moi de céder à un quelconque culte de la personnalité, Jean-Luc n’est pour moi ni un gourou, ni un camarade à qui je ne reconnaitrais aucune erreur ou aucun défaut.

Comme moi, comme tout humain normal, il en a et pas des moindres parfois, comme moi et comme beaucoup, la passion, l’investissement dans la mission qu’il s’est donnée le pousse à s’emporter devant la force violente médiatique, sociale, politique, comme moi et d’autres, sa volonté de pousser la relève et la jeunesse (ce qui est tout à son honneur et constitue une si belle réussite) le contraint et parfois à ne pas savoir s'écarter, (cf les nombreux choix souvent discutables de la FI ou l’oubli des positions fondamentales de notre parti),de positions des forces de son camp ou de celles et ceux qui l’ont choisi pour diverses raisons, son obsession de gagner pas pour lui mais pour notre peuple le pousse trop souvent à tolérer déclarations et alliances de circonstance vis-à-vis de ceux qui de toutes manière ont choisi la voie de participer à la société libérale issue de 1983; mais face à tout cela, il sait tenir la barre, ne pas dévier de la ligne fixée, celle de la vraie gauche, celle des choix sociétaux qui nous conduisent à la vie des Jours Heureux.

Certes il n’est pas, dans notre construction issue des années de travail du Parti de Gauche, la seule possibilité à moyen terme, de nombreux talents ont émergé et sont en capacité de relève, illustrant l’une des phrases mythiques de Che Guevara « d’où qu’elle vienne, à quelque moment que ce soit, la mort peut nous surprendre…l’essentiel est que nos idées soient comprises par ceux à qui elles sont destinées et que d’autre mains se tendent pour ramasser nos fusils » mais en ce temps où la macronie a fait preuve de son incapacité, de son choix de rejoindre la droite la plus avancée vers les idées et actes nauséabonds du FN/RN, alors oui, vous pouvez attribuer à Jean-Luc Mélenchon, tous les qualificatifs usuels, chercher la petite bête, la paille dans son discours, ses actes sans vouloir regarder la poutre dans le regard des forces de droite au sens le plus large, incluant bien sûr cette soi-disant gauche qui trahit depuis 1983 ou certaines forces qui sont suffisamment opportunes pour la rejoindre à chaque élection.

Mais vous n’empêcherez pas cette réalité qui fait que si JLM n’est pas élu en 2022, nous cracherons du sang et que si, parce que nous n'aurons pas su mobiliser notre peuple pour l’aider dans la tâche, si, par abstention, démobilisation nous ne savons pas imposer la rupture avec l’ordre ancien, si nous ne pouvons imposer l’élection de la Constituante, la sortie des traités européens, l’annulation de la dette et autres fondamentaux de notre combat, ce n’est pas Mélenchon qui sera condamné à faire du Rocard ou pire du Tsipras mais bien nous, le peuple de 1789 qui n’auront pas su l’y conduire.

La victoire de 2022 n’est qu’une étape nécessaire mais pas suffisante vers l’objectif fixé depuis des décennies de combats, porté par ceux de l’an 2, par les communards, par Croizat et le CNR, par nos barricades de 68 et repris courageusement par Mélenchon et le Parti de Gauche, celle de la Révolution Citoyenne, celle du retour enfin espéré des Jours Heureux

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