50 ans après...

21 août 2016

C’EST LA RENTREE ET QUELLE RENTREE YOUPI !!!!!!!!!!!!!!!!!!

IMG_2771CopieDernière semaine de ces mois d’été, synonymes de vacances pour celles et ceux qui, tout en les méritant amplement, peuvent encore s’offrir un petit dépaysement, signe de repos pour ceux qui se réfugient en famille pour goûter les beaux plaisirs du farniente, de la lecture.

Ce fut un été compliqué par des tragédies que certains masquent derrière des affaires vestimentaires sur fond de haine de l’autre, été triste avec les disparitions de grands militants, écrivains ou artistes de valeur.

Les superstructures de la pensée dominante et des fausses valeurs de la compétition en œuvre, de l’Euro  jusqu’aux JO ont tenté de jouer leur rôle, celui de masquer la réalité des situations, le vote scandaleux de la loi travail, l’exploitation politicienne des évènements graves de Nice à l’assassinat de monsieur Jacques Hamel dans l’exercice de ses fonctions. Il n'ont en tous cas pas réussi à redorer le blason du pouvoir politique en place qui, malgré la participation aux matches, cérémonies d'ouvverture et autres amusements de notre Président, ne réussit à étaler qu'un record celui du plongeon de plus en plus profond dans l'opinion.

Cette dernière semaine de vacances est aussi l’occasion pour les pseudo-frondeurs du PS de reprendre langue afin de mettre une touche finale à la stratégie du TSM ( Tout Sauf Mélenchon) et ressortent les candidatures annoncées pour tenter de trouver un candidat de ce qu’ils osent appeler la Gauche qu’ils ont largement contribué, par leur participation active ou leur abstention quand il fallait voter contre, à conforter dans son choix libéral, sa soumission aux diktats européens et sa politique de droite. Filoche, Hamon, Montebourg, qui sais-je encore? Ils ont tout à fait le droit d’être candidats, souvenons nous seulement que tous, contrairement à JLM, s’inscrivent dans le maintien des traités européens, dans le maintien du cadre de la 5ème République et de ce fait n’ont rien à voir avec notre choix.

MAIS L’ETE EST FINI YOUPI C’EST LA RENTREE !!!!!!!

Deux évènements majeurs pour cette rentrée 2016 : le discours de rentrée du candidat de la France Insoumise Jean-Luc Mélenchon le 28 août, la rentrée sociale sur fond de refus encore et toujours de la loi scélérate dite loi Travail le 15 septembre.

C’est le 28 août, à la suite du « remue-méninges pour tou-te-s » organisé par le Parti de Gauche à Toulouse que Jean-Luc Mélenchon, candidat au service de la France Insoumise prononcera son allocution de rentrée. J’encourage vivement tous ceux, toutes celles qui le peuvent à s’y rendre, pour les autres, à s’organiser pour des écoutes, de cet évènement capital à 9 mois du 1er tour.

Le 15 septembre, nous reprendrons la rue pour une rentrée sociale de la plus grande envergure possible, soyons présents au rendez-vous….Même votée, la loi travail peut être retirée si nous en prenons les moyens….

D'autres évènements méritent bien sût tout autant d'être sugnalés notamment les actions en cours à Bure, la manifestion des 1er et 2 octobre à Flamanville, je ne les oublie pas et les traiterai dans un prochain blog.

Les 9 mois qui viennent sont les plus importants de la période qui s'ouvre, la victoire de JLM est à notre portée. Comme il le dit et le répète : Une fois élu, la Constituante sera convoquée, elle fera son travail, dès ce travail validé, il rentrera chez lui, fier de la tâche accomplie.

Ne gâchons pas cette opportunité d’une telle chance de victoire…

Si ce n’est fait, on se rend sur www.jlm2017.fr, on clique, on participe.

Posté par Michel PG à 14:26 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

04 août 2016

Métropole d’Orléans et le Giennois entre l’économique et l’humain, entre concentration urbaine et ruralité.

cygnes3Oh certes de la querelle de Genabum à la pression pour dévier le trajet naturel du POCL par Gien vers Orléans, du débat porté par l’abbé Vallet sur la place du Giennois dans la formation du département du Loiret à la désertification actuelle du Giennois, la volonté des élus de privilégier le développement d’Orléans n’est pas affaire nouvelle mais laissons là les éléments d’histoire pour simplement nous interroger sur la décision de permettre la métropole d’Orléans et ses conséquences.

Bien sûr tout ceci s’inscrit dans la réforme territoriale qui tend à créer des structures gigantesques, à faire disparaître la zone rurale sous prétexte de meilleures conditions de gestion économique.

Je n’ai aucune honte à dire que je fus, en un temps relativement long de ma vie militante, un partisan d’une réforme territoriale regroupant des communes, privilégiant la région sur le département. La vie, la réalité des populations rencontrées, la culture politique acquise notamment grâce au Parti de Gauche m’ont amené à cette conclusion que j’avais été dans l’erreur et que ce n’est pas la gestion économique qui doit déterminer notre action politique mais la réalité de l’humain. Comme d’autres, et notamment notre candidat, je pense avoir ce qui doit être une vertu, celle de reconnaître ses erreurs.

Oui ce fut une erreur de croire que s’éloigner de l’humain pour mieux gérer est une solution, ce fut une erreur de vouloir désertifier des parties entières de territoire pour créer des zones urbaines à coup de volonté mégalomaniaque. Même s’il est exact et très souvent souhaitable que des moyens peuvent être mutualisés, la communauté humaine ne peut s’organiser qu’autour de ce qui favorise le vivre ensemble et donc d’un nombre raisonnable de citoyens et ce qui le permet c’est le village, le quartier, jamais la concentration qui éloigne du débat quotidien nécessaire.

Bien sûr, il ne s’agit pas que de réforme territoriale et d’autres facteurs d’organisation de la vie dépassent le cadre des structures administratives. Il s’agit également de présence des services publics, de vie des petites exploitations, de développement des structures commerciales de proximité, du refus des logiques d’hyper grande distribution, des transports en commun mais dans tout ceci, il appartient au politique de maîtriser.

EN TOUTES CHOSES, CE QUI DOIT GUIDER NOS CHOIX POLITIQUES NE PEUT RELEVER QUE D’UN CRITERE PRINCIPAL: L’HUMAIN.

Donc, par modification de parties des textes, sans débat des populations concernées, nos chers médias nous apprennent ce jour que l’accès au statut de métropole est acquis pour un certain nombre de villes. Ceci est tragique dans beaucoup de cas notamment Paris mais intéressons-nous, pour une fois à une réalité plus proche de nous : Orléans et le Giennois.

Depuis maintenant plusieurs décennies, la désertification du Giennois est enclenchée par des choix faisant de l’agglomération orléanaise, et dans quelques cas d’un axe Orléans-Montargis, l’axe essentiel de développement.

C’est ainsi que l’axe routier Orléans-Gien est totalement délaissé, que la volonté touristique s’est arrêtée à Sully-sur-Loire dans le cadre de l’atout majeur de la Loire, la portion giennoise du fleuve ayant été ignorée ou refusée dans le dossier Patrimoine de l’Unesco; que le château, image phare et historique s’il en est du pays giennois est fermé en mode longue durée, en réflexion exclusive des édiles départementaux, sans lien avec l’histoire locale.

Il en est de même de la zone rurale, nos villages se meurent de plus en plus du fait de l’absence des services publics indispensables au développement et à la vie sociale ( services postaux, accès ADSL, service minimum de santé, commerces de proximité). Nos petites exploitations souffrent certes du climat, mais ceci tout paysan sait le gérer, mais surtout de l’asphyxie dans laquelle elles sont plongées du fait du choix productiviste dans lequel les ont embourbées FNSEA et grande distribution, alliées pour l’occasion.

FACE A CELA, LA REFORME TERRITORIALE EN COURS APPORTE T ELLE DES SOLUTIONS? SUREMENT PAS!

Si ceci permet une mutualisation des moyens, parfois importante, surtout en ce temps où les choix gouvernementaux depuis une décennie, asphyxient les communes, le choix d’effacer le pouvoir communal devant une intercommunalité s’appropriant la grande part du pouvoir est au contraire un élément de recul du débat citoyen ; il favorise le sentiment d’abandon et par là même le développement des idées d’extrême-droite.

La réforme des cantons qui prennent une taille gigantesque et parfois ridicule, type certains villages du Giennois, voire certaines rues de Gien faisant partie d’une communauté de communes et pas du même canton procède du même illogisme.

Il serait possible d’élargir cette réflexion à tous les éléments d’une réforme anarchique, au Grand Paris, à la taille des régions etc…

QUE PEUT APPORTER LA CREATION DE LA METROPOLE D’ORLEANS ?

-          Aux Orléanais et aux habitants villes et villages qui s’y rattacheront, sans doute peu de choses même si l’argument officiel dit l’inverse.

-          Aux politiques du lieu, sans doute une autre aura, sans doute un accroissement de population avec ses conséquences (au détriment du département)

-       Au problème réel de l'emploi, à suivre, mais si un développement local de l'emploi aggrave une désertification ailleurs, on peut parler surtout de déplacement d'emplois...

-          Aux habitants du Giennois, mais aussi du Pithiverais et d’une grande partie du Montargois, probablement, par des choix favorisant le développement de la Métropole, un accroissement de l’abandon et une augmentation de la désertification.

CET ARTICLE N’EST QU’UNE BASE DE REFLEXION, QUE CHACUN S’EN EMPARE, LE CRITIQUE , L’ENRICHISSE SACHANT QUE RIEN N’EST JOUE, LES CONSEILS MUNICIPAUX CONCERNES AYANT A SE PRONONCER AVANT TOUTE MISE EN PLACE DE LA COMMUNAUTE URBAINE.

Posté par Michel PG à 11:14 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

31 juillet 2016

De Jaurès à la France Insoumise

10306462_10152648356771057_8081288406031824017_nIl y a 102 ans, au café du Croissant, alors qu’il se préparait à rédiger un article pour le journal qu’il avait crée, l’Humanité, article qui dénonçait les fauteurs de la guerre qui devait éclater le lendemain, était assassiné Jean Jaurès.

Il n’est aucunement question pour moi d’instrumentaliser sa figure, nul ne sait dans quel sens il aurait évolué, nul ne connaît l’attitude qu’il aurait eu au congrès de Tours, la seule chose que nous savons c’est que l’hommage qui lui est rendu ici ou là par le parti dit socialiste est, disons le...quelque peu déplacé, eu égard à l’attitude de ce parti depuis 30 ans et quelques autres périodes…

Limitons-nous donc à rendre hommage à l’œuvre, aux écrits, aux discours de Jean Jaurès.

Formé à l’époque républicaine du temps où celle-ci faisait œuvre d’éducation civique, j’ai eu cette chance incommensurable d’avoir lu Jaurès vers 15 ans et de discuter les commentaires de texte avec mon éminent professeur de français qui me préparait à l'examen d'entrée à l'école normale d'instituteurs (entrée ratée d'ailleurs à cause de mes performances sportives... rires) .

Oui Jaurès était un insoumis, un de ceux qui évolua au contact des mineurs de Carmaux et de leurs luttes, un de ceux qui a su saisir les évolutions du temps, un tribun exceptionnel, un visionnaire. Reconnaissons le humblement, à suivre ses discours, ses analyses, ses livres et autres écrits, il y a du Jaurès dans le Mélenchon d’aujourd’hui, il y a du Jaurès dans notre opposition absolue à la guerre comme solution aux problèmes du monde, il y a du Jaurès dans notre certitude qu’un autre monde est possible, il y a du Jaurès dans notre soutien total aux syndicalistes, aux travailleurs en lutte, aux victimes d’une répression inadmissible qui va des Conti aux manifestants bloqués dans une nasse hier à Paris alors qu’ils dénonçaient la mort, dans un fourgon de police, d’un de nos camarades.

Ni Jaurès, ni Mélenchon ne sont nos maîtres à penser, ils incarnent simplement, chacun à leur place, l’espoir d’une révolution victorieuse, celle qui redonnera sa place au peuple, celle qui continuera la victoire de la grande Révolution, ils prennent leur place dans le combat aux côtés de Maximilien Robespierre, de Gracchus Baboeuf, de Louise Michel. A nous militants du vrai parti du socialisme de savoir prendre à notre tour notre part dans la grande marche du mouvement populaire et de conduire les insoumis de France à la victoire en 2017, de réussir l’acte majeur que constitue l'installation et le travail de l’Assemblée Constituante, d’instaurer la République sociale…Enfin.

Il ne s’agit donc pas de commémorer, tout au plus de célébrer l’hommage et de tout mettre en œuvre pour gagner, contre vents et marées, contre toutes les obstructions, contre aussi, hélas, les pseudo-intellos du clavier qui enflamment la toile sur les quelques mots ou sur les origines de telle ou telle déclaration.

Le pari de 2017 est finalement très simple :

- utiliser le cadre monarchique de la 5ème République pour accéder aux leviers du pouvoir, la Présidence, nous sommes à ce jour 121 000 à avoir choisi notre camarade Mélenchon pour assumer cette conquête. Les obstacles ne sont pas invincibles mais très nombreux et piégés à souhait- des règles mises par l’oligarchie sur les parrainages, premier obstacle à dépasser, c’est en cours ; les média contrôlés par 9 milliardaires qui ne nous feront aucun cadeau, les « camarades » qui cherchent l’occupation du pouvoir avant que de penser révolution, les intellos et doux rêveurs qui croient qu’en France la révolution viendra du peuple et de lui tout seul une nuit debout sur une place…

- dès le pouvoir présidentiel conquis, comme le dit JLM lui-même, il nous faut décréter la Constituante et entamer le travail essentiel d’une nouvelle Constitution pour la France. Il nous suffit de ne plus perdre de temps, de considérer ce point comme le point capital, de savoir clairement comment, dans quel contexte, dans quelles conditions elle sera élue (car je n’envisage pas qu’elle puisse être composée autrement que par élection du peuple souverain)  et fonctionnera. C’est le rôle des partis, en premier lieu le nôtre, celui de Jean-Luc Mélenchon, que d’en proposer les modalités.

- mettre en œuvre par l’Assemblée nationale élue jusqu’à conclusion des travaux de la Constituante, le programme d’urgence nécessaire à atténuer sensiblement la misère de notre peuple, à rétablir la place normale de la France dans le monde, à abroger les lois scélérates type Macron, El Khomri et autres mesures anti sociales des 15 dernières années.

Voici simplement, trop rapidement sans doute, résumée la campagne que nous portons, l’espoir que la France Insoumise représente, la nécessité de s’engager dans cette victoire possible et souhaitable de nos idées…

2017, c’est demain, ne perdons pas de temps et assumons le soutien au candidat que nous nous sommes choisi, Jean-Luc Mélenchon et si ce n’est fait:

on clique aujourd’hui même sur www.jlm2017.fr

26 juillet 2016

Nos erreurs et nos ratés ont forgé notre espoir

Une vie militante de p12733381_1013524508718898_2084957615836840409_nlus de 50 ans permet de faire un bilan, non pas pour donner des leçons aux jeunes qui n’en ont pas besoin, non pas pour parodier ce fameux «  j’y étais », non, simplement pour essayer de tirer de ce que nous avons fait, de ce que nous avons grandement raté et de quelques maigres réussites, des analyses qui pourraient servir.

Les leçons, pour ma part je les laisse à ceux qui se permettent de les donner, à ceux qui, parmi les militants des années CFDT, des années PSU, à ces acteurs de notre début de révolution en mai 68 qui ont répondu, comme hélas beaucoup de mes camarades de cette époque, aux sirènes d’un parti social-démocrate dit socialiste qui leur offrait leur part d’un pouvoir dont ils ont bien profité.

Moi je me limite à dire comment, formé au syndicalisme dans la mouvance du beau mouvement de mai avec la CFDT révolutionnaire que nous construisions, formé à la politique successivement dans le PSU de 70, dans les combats sociétaux de la période 70/80, dans les alternatifs des années 80, dans le début de compagnonage du PC dans les années 90 et conscient des dérives et erreurs de ces différents mouvements, j’en suis arrivé à m’enthousiasmer pour la belle aventure du PG à parti de 2009.

Sans revenir au soutien indéfectible que je porte à Jean-Luc Mélenchon depuis 1990 et que je lui porterai dans tous les cas jusqu’à la victoire possible de 2017 et à l’installation qui suivra de la Constituante, c’est l’apport de ces erreurs aux réflexions du moment que je souhaite traiter dans l’article de ce jour. Je la traite dans ce blog car décidément Facebook ne permet aucun développement sincère sans attaque permanente des intervenants en mal de polémique, j’y écrirai de moins en moins car ce n’est en aucun cas porteur de débat productif.

Ces années m’ont appris énormément, elles m’ont appris que la révolution au sens noble du terme est une œuvre qui n’est jamais achevée, un métier sur lequel il convient 100 fois de remettre l’ouvrage, une confrontation permanente entre intellectuels et mouvement social.

Ainsi, les élections, base du système constitutionnel qui nous gouverne, ne sont et ne restent qu’un élément de ce processus révolutionnaire, pas son achèvement.

Ceux qui croient que l’accès d’une étiquette labellisée gauche, élue pour 5 ou 6 ans est une victoire, se trompent lourdement. Ainsi vouloir des alliances pour que la gauche labellisée (le PS) batte la droite labellisée ( LR, FN, Centristes) est du domaine de la bien courte analyse.

Ceux qui croient que les camarades, que nous envoyons aux élections municipales ou départementales doivent se comporter en révolutionnaires exemplaires, n’ont pas intégré la réalité du processus révolutionnaire. Ils sont élus pour donner de la force au mouvement, ils règlent les problèmes locaux et sociaux mieux que d’autres ne le feraient mais sont pris dans un fonctionnement notamment budgétaire et restent tributaires d’un héritage et d’une logique comptable. C’est pourquoi il ne peut y avoir de compromission au premier comme au second tour dans des alliances, des promesses de fusion de second tour ou des ambigüités sur ces alliances avec le parti qui, participe, chaque jour par son attitude, du maintien d’un système que nous voulons abattre et remplacer. C’est pourquoi le torrent de reproches coulant sur les réseaux sociaux vis-à-vis de nos camarades élus du PG à Grenoble est un non sens et que je leur garde mon amitié et tout mon soutien.

Ceux qui croient que le Président une fois élu va résoudre tous les problèmes se trompent de la même manière car même cette élection, clé de voûte de la Constitution que nous aboliront pour reconstruire le lien politique du peuple, ne permettra rien si nous n’avons pas la capacité de la coordonner à un mouvement populaire déterminé et exigeant.

Ceci dit, elle est dans notre pays la seule clé d’ouverture pour renverser la table et Jean-Luc Mélenchon est, de toutes façons, le seul candidat mieux placé pour la porter.

Or, le système capitaliste est ce qu’il est. Il se battra jusqu’à la dernière goutte de notre sueur et sans doute de notre sang, pour garder à l’oligarchie, aux forces réelles qui ont pris le pas sur le politique, leurs privilèges. Nos camarades Grecs, Portugais, Espagnols sont là, après nos amis d'Amérique Latine, pour nous permettre de le mesurer.

L’impuissance des partis politiques face à ces phénomènes n’a pas d’autre raison d’être et je l’ai pratiquée aussi qu’un faux attachement à des valeurs dites démocratiques… la droite voulant battre une fausse gauche, la fausse gauche et certaines de ses alliances parfois avec des partis de la  gauche réelle voulant battre la droite, les deux sachant surenchérir dans leurs arguments et actes sur un terrain nauséabond  pour battre l’extrême droite et les deux sachant probablement s’unir demain pour barrer la route à un Mélenchon accusé de tous les maux dès que celui-ci sera présent au second tour…

Il n’y a pas d’ambigüité, j’aime ce qui résiste, j’aime ce qui milite au premier rang desquels les militants communistes, les syndicalistes, les forces de la gauche radicale ; je suis du côté des drapeaux qui flottent dans nos manifestations et je n’ai pas, parce que j’affirme preuves à l’appui que la stratégie du Front de Gauche était une erreur dont le PG mourra sans doute faute de l’avoir dénoncée quand il le fallait, à être considéré comme anticommuniste, encore moins traité de ce qualificatif; je n’ai pas parce que je crois à la priorité du parti sur le mouvement à subir les remarques des anti partis. Je n’ai pas à tenir compte de tout cela parce que ma vie militante m’a conduit à vivre toutes ces expériences et leurs désastreuses onclusions.

La réalité est toute autre ; au fil de ces combats, de ces découragements, des moments exaltants de l’espoir, des joies de quelques victoires, les mouvements alternatifs des années 80, leur impuissance et le cortège des insatisfaits (qui ne l’admettront pas) qui se complaisent dans un statut dit de non-encartés, les ambigüités du PC vis-à-vis des manipulations du PS, les évolutions des mouvements pris en main par le PS y compris et surtout la CFDT et ce que nous voulions en faire et tant d’autres actes et déclarations m’avaient en fait amené dans les années 2000 à considérer sans doute un peu vite que nous avions tout raté, que jamais l’occasion ne se représenterait. Nous avons ainsi vu un Le Pen au second tour, un PS qui n’avait rien compris de ses erreurs, une lueur d’espoir avec un referendum gagné sans savoir qu’il serait trahi à Lisbonne avec le pire des Présidents que notre République ait connu.

Et puis, une nouvelle page, une nouvelle leçon pour rappeler que rien n’est jamais perdu, Jean-Luc Mélenchon et de nombreux camarades fondent le Parti de Gauche- pour moi, malgré un désaccord sur l’annonce d’une volonté d’un Front de Gauche avec le PCF, j’adhère sans trop tarder et vis l’expérience d’une renaissance politique et militante que je croyais disparue.

Dans le programme du Parti de Gauche, tout ce que nous avions bâti au congrès de la CFDT de 1970 avec le socialisme autogestionnaire, tous ce que nous avions travaillé au PSU, ces  thèmes auxquels Mitterrand en son temps déclarait « ne rien comprendre »  se retrouvent remis à leur place. Nos combats sociétaux pour l’égalité des droits et notamment l’organisation de vie des homosexuels, combat des années 70 porté courageusement au Sénat par Jean-Luc Mélenchon en 90, les droits des femmes etc.…reprenaient leur place naturellement dans le programme du PG. Quelques années plus tard, nos combats contre le nucléaire, nos luttes écologistes se retrouvaient dans la plateforme écosocialiste du parti.

Il n’y a pas d’autre réalité que celle de constater que c’est bien le Parti de Gauche qui porte l’espoir d’une génération et ceci éclaire l’échec prévisible du Front de Gauche tant les différences entre les 2 partis fondateurs sont patentes, qu’il s’agisse de la manière d’appréhender les élections, qu’il s’agisse surtout de la conception des modes de production, de l’écologie d’un côté, du productivisme de l’autre. Ce n’est pas être anti communiste que dire cela, c’est admettre des différences qui ne peuvent se fédérer dans un même cartel mais qui n’empêchent nullement l’union dans les luttes sociales sur des bases communes ou même des alliances électorales ponctuelles dès lors que sont satisfaites des exigences communes e tnotamment la relation au PS.

Pour toutes ces raisons, il convient d’appréhender 2017 et la candidature de Jean-Luc Mélenchon avec cette réalité qu’elle est seule porteuse d’espoir, que le passage au second tour est chose tout à fait possible et souhaitable et, je le redirai jusqu’à ma disparition ou la disparition du PG sans savoir bien sûr laquelle précédera l’autre. L’important c’est la victoire aux Présidentielles qui déclenche la Constituante à laquelle nous devons, en tant que parti être absolument prêt puisque la Constituante est la pierre angulaire du combat que nous menons et elle ne peut se limiter au travail qui se fait dans La France Insoumise ou dans le M6R…

C’est aux partis et au nôtre en particulier de s’y préparer intensivement en priorité sur les Législatives qui de toutes façons, comme c’est prouvé depuis cette sale réforme du quinquennat seront de la couleur du Président et si Jean-Luc n’est pas élu, n’auront qu’une importance tout à fait relative.à moins que l'on considère des éléments financiers comme objectif politique...

Oui, il nous faut non pas déserter le terrain du parti mais nous y battre jusqu’au bout pour lui donner le statut qu’il aurait dû acquérir, celui du parti fort, organisé, déterminé de l’Ecosocialisme, continuer dans cette recherche permanente de l’inaccessible étoile ne peut que contribuer à un échec gravissime pour le Peuple de notre pays.

En attendant, bien entendu, nous sommes tous investis dans l’enjeu capital des mois à venir, celui de la victoire de la France Insoumise avec Jean-Luc Mélenchon, combat majeur qui ne peut se gagner sans l’investissement total du PG en tant que parti qui doit être prêt pour la victoire et pour sa place majeure dans l’Assemblée Constituante.

www.jlm2017.fr

Posté par Michel PG à 18:49 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

03 juillet 2016

Du PSU au PG, de Rocard à Mélenchon------Les turpitudes de la vie militante

 

13344788_780436578724783_3478759841897993243_n Dans notre culture,notre formation ,la mort sacralise tout. Je suis de cette formation et pour éviter d’y déroger, je reste toujours dans une simple forme de respect sans éloge ou commentaire désobligeant.

Dans ma vie militante, Michel Rocard tient une place un peu particulière, celle du combat des idées, celle de la valse hésitation intellectuelle permanente entre la fidélité aux idéaux défendus et l’attrait du pouvoir avec sa dose de duperies, de tromperies, de mensonges. J’ai choisi d’essayer de ne jamais trahir la fidélité, je n’ai jamais pu assumer la moindre parcelle de pouvoir y compris celle de maire de ma ville dont j’avais tant rêvé…Est-ce un bien, est-ce un mal, je ne sais mais je suis de cette trempe qui ne fait aucune concession à l’honnêteté y compris intellectuelle et puis, je suis ainsi fait …comme disent ces gens de ma génération «  ce n’est pas ton âge qu’on va te changer »

C’est dans le début de ma vie politique que j’ai lu, étudié les années passées et l’attitude de Michel Rocard dans la révolution algérienne, la rupture avec la SFIO et la création du PSU. La véritable rencontre s’est faite un soir de mai 68 lors de ce fameux meeting du stade Charléty. La position claire, lucide, intelligente de ce camarade face à la situation, face à Mitterrand qui pour nous, jeunes militants, imprégnés du rôle joué vis-à-vis de l’Algérie, était la négation absolue du socialisme, face aussi à la vision qu’avaient la CGT et le PC de l’époque, m’a amené à penser que l’engagement syndical n’était pas suffisant et c’est ainsi que j’ai adhéré, dans la foulée des évènements au PSU, section de Gien animée par le docteur Jean Chibout. Certes je vivais à Orléans mais je gardais quelque part, l’amour de cette ville de Gien où j’espérais jouer un jour un rôle.

Nous faisions notre travail de petit parti qui faisait tout pour grandir et c’est ainsi que je me suis vite retrouvé dans le comité de campagne du Loiret pour la Présidentielle de 69. Les souvenirs de notre belle campagne, la première pour moi sont ceux de nos affichages et tractages, de notre recherche compliquée des parrainages, de nos réunions dans une salle de la rue des Pensées à Orléans avec les militants de l’époque dont quelques uns m’ont beaucoup marqué Michel de la Fournière (longtemps après ambassadeur de France en Haîti), Tintin Cornu, Jacques Boutonnet ( président de l’UNEF qui comme moi, pour la CFDT, prononça son premier discours le 13 mai et avec qui nous étions face aux syndicats traditionnels, la voie de construction d’une force révolutionnaire pendant les évènements de mai 68), Marcel Reggui, Jean Chibout, Jean-Claude Groeninck ( qui fut maire de La Ferté-Saint Aubin). Il me souvient aussi de ces pots pris souvent au Lutécia et la mémoire d’un soir où Michel Rocard était des nôtres, belle campagne, beau parti, belles promesses d’avenir.

Beaucoup de mes camarades de la CFDT avaient comme moi, fait le choix d’adhérer à ce parti et il se passa ce qui se passe trop souvent dans la relation syndicat parti, la volonté du parti d’avoir « une courroie de transmission » et le parti avait jeté son dévolu sur notre syndicat pour porter sa parole dans les entreprises, avoir des candidats dans les élections etc…

Beaucoup d’entre nous ont eu la force de refuser ce type de choses et chacun choisit sa voie, la priorisation à la CFDT pour les uns dont je fus, la priorisation au parti pour les autres mais les années se suivaient et un autre monstre, plus gourmand apparaissait à l’horizon, le parti socialiste créé sur les cendres de la SFIO dont Rocard avait claqué la porte 15 ans auparavant faisait les yeux doux. Présidé par Mitterrand, avec l’objectif de réunir la gauche pour accéder au pouvoir, en discussion pour le programme commun, le PS réussit à influencer le PSU et son secrétaire général et ce fut le passage de bon nombre d’entre nous avec Rocard au PS avec armes et bagages pour y porter disaient-ils « la force d’une gauche plus radicale »… En fait l’outil qui devait permettre une orientation plus à gauche du courant mitterrandien s’est retourné contre lui et ce n’est pas le PS qui prit la voie de la gauche mais bel et bien la voie social-démocrate qui fut empruntée par Rocard rejoignant Delors et aboutit au désastre de 1983, l’opération électorale d’accès à la fonction suprême s’étant échouée à plusieurs reprises sur la ténacité rusée du président Mitterrand. L’opération sur le terrain social fut également menée de main de maître en féodalisant la CFDT, réussissant de fait ce que le PSU avait essayé sans succès 10 ans plus tôt.

Pour des raisons remontant probablement à l’affaire algérienne où, je l’ai déjà dit, Rocard fut admirable et Mitterrand plus que discutable dans leurs attitudes, le Président réélu en 1988 joue avec un Rocard 1er ministre qu’il rêve d’achever politiquement, ce qui d’ailleurs fut réussi.

Dans la logique des directives européennes, Rocard s’est en fait toujours opposé aux nationalisations. Il fallait alors aller plus loin et faire entrer dans les privatisations ce qui ne l’a jamais été et c’est le statut des PTT avec le ministre Quilès (qui de temps à autre ose se réclamer de l’aile gauche du PS) qui essuiera les plâtres… Un débat interne biaisé, un débat public bien organisé et l’on arrive à la loi de 1991 où les métiers de la plus belle administration sont séparés, où l’on peut accéder avec un statut de non fonctionnaire, où l’on supprime la fonction et le serment de comptable public aux « receveurs des PTT ». Ceci permettra sans soucis, la privatisation d’Orange sous le gouvernement Jospin, l’ouverture du capital de La Poste sous Sarkosi et le résultat humain et qualitatif désastreux que l’on connaît pour ces deux branches.

Certes, la rupture était depuis longtemps consommée et je croyais qu’on avait touché le fond mais non, cet homme en lequel j’avais tant cru, qui pour moi avait abandonné tous nos combats, a réussi a accepter une mission du dangereux Président que la France s’est donnée en 2007 ( car il n’y aucun problème en ce qui me concerne à accepter que des gens de sensibilité à droite pensent et votent  à droite mais pour moi le Sarkosisme reste autre chose de plus grave et de plus inquiétant).

Donc il reste de ce temps un espoir déçu, une question ancienne restée sans réponse sur l’évolution possible des hommes de conviction les plus endurcis mais Rocard est mort, place à l’avenir et paix à sa mémoire.

Et que viennent faire Mélenchon et le PG dans ton texte, seriez vous sans doute tentés de dire….

Pour les gens de ma génération qui ont vécu les suites de l’Algérie, l’espoir de la révolution cubaine, Mai 68 et le PSU de Rocard et qui ont voulu rester fidèles à une conception révolutionnaire, la désillusion de 1983 fut un déchirement.

Je ne traiterai pas ici des années de recherche, du leurre que fut la conception des « mouvements alternatifs citoyens » des années 80/90, du désastreux « compagnonnage » de route avec le PCF en 1955/2005, des atermoiements y compris sociétaux des gouvernements socialo-communistes ou socialistes de ces trente dernières années, ceci a été déjà été traité.

Cependant la rupture de Mélenchon avec le PS n’est pas sans rappeler la rupture Rocard/SFIO, la création du PG n’est pas forcément comparable à la création du PSU mais des traits communs s’y retrouvent.

C’est ainsi que, Internet, 2012 et le PG aidant, un candidat prometteur, ayant réuni 4 millions de voix en 2012, porteur de 118 000 soutiens à ce jour a fait renaître l’espoir et mène pour 2017 une campagne très bien menée qui peut se révéler avoir un résultat plus que positif. Par ailleurs le mouvement social qui se développe et engrange un espoir nouveau peut se conjuguer avec la candidature de Jean-Luc Mélenchon.

La rupture avec le PS des femmes et des hommes qui ont crée en 2008 le Parti de Gauche était facteur de grande espérance. Son élargissement naturel qui s’est réalisé avec les apports de militants non issus du PS ou, comme moi, issus d'un parcours politique-galère suite à une rupture avec le PS depuis 30 ans, l’apport de la charte écosocialiste doivent faire de ce parti le vecteur essentiel de la victoire et surtout de l’après-victoire de 2017…

Sommes –nous en mesure de nous l’imposer et de savoir ne pas disparaître dans des rêves de fusion avec tel ou tel grand parti, comme ce fut le cas pour la disparition du PSU ? Sommes-nous en mesure de faire en sorte que les milliers de  soutiens de  JLM2017 comprennent que rien ne se fera sans un parti fort, structurellement organisé pour aider le peuple à débattre et s’imposer, pour permettre de nous donner une Constitution en ce sens, que ce parti existe, qu’il s’appelle Parti de Gauche et qu'une des conditions de la réussite c'est qu'ils le rejoignent ?

Que les mois et les années qui viennent soient la concrétisation de ces aspirations, seuls moyens véritables pour que le Peuple sache éviter à Jean-Luc Mélenchon un dérive de type Rocard et au PG une disparition dans les méandres politiciens comme ce fut le cas du PSU.

www.jlm2017.fr

 

 

 

 

 

Posté par Michel PG à 16:43 - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , , ,

21 juin 2016

Primaires disent-il- Nous avons choisi : la France Insoumise avec Jean-Luc Mélenchon

10154533_10202461334187406_8914433111298552929_nJe profite de ce billet pour rappeler qu’il y a un an hier, notre camarade, notre ami François Delapierre nous laissait seuls dans ce beau combat où il nous a, où il m’a personnellement, tant appris. Il n’aurait pas aimé un torrent d’hommages, il ne nous aurait demandé qu’une chose, continuer, amplifier, gagner le combat des idées que nous portons. Nous sommes toujours sur la route, François, avec Jean Luc, Charlotte, Jacques et les 116 000 soutiens, sans laisser passer un jour où nous ne penserions pas à toi et à cette campagne que tu aurais conduite,NOUS MARCHONS.

 

Primaires de droite, primaires de la droite qui se croit de gauche, primaires hypothétiques de la gauche qui peut s’allier avec la droite qui se croit de gauche à l’occasion pour quelques sièges, finalement un seul avait vu clair, un seul a un projet, un seul peut faire gagner notre camp : Jean-Luc Mélenchon.

Ainsi, dans la plus pure logique de la 5ème République, ils sont une douzaine chez Les Républicains, sans doute plus à se lancer dans une primaire de toute la droite, ils sont un nombre incertain chez les PS, il sont en recherche autour du PCF pour désigner des vainqueurs à peu près connus d’avance et qui se lanceraient dans la campagne, l’un en novembre, le suivant en décembre, le troisième en janvier.

Grand bien leur fasse, ce n’est pas notre combat.

Le combat que nous menons avec Jean-Luc Mélenchon n’a rien à voir avec le désir occuper pour 5 ans le trône du monarque, il n’a rien à voir avec les accords électoraux d’après présidentielle pour un maximum de sièges et de voix qui déterminent les allocations de la soumission au système.

Notre projet, ce n’est pas celui-là, notre projet c’est d’en finir avec la constitution monarchique de la 5ème République, c’est de redonner à notre démocratie sa fonction, celle du pouvoir au peuple. Plus besoin d’une assemblée qui décide sous contrôle du monarque, d’un premier ministre qui joue les matamors alors qu'aux primaires 2012 il à recueilli 149 000 voix (pour mémoire Mélenchon a 116 000 soutiens déclarés aujourd’hui) qui supprime le débat à coups de 49-3, plus besoin d’élus qui sont installés pour une mandature et ne peuvent être contestés.

Certes le mouvement social est en route, il permet tous les espoirs et la notion même d’une 5ème République à abattre peut paraître aléatoire, peu prioritaire et pourtant elle fait partie du vaste programme élaboré par les Insoumis qui travaillent sur ce que nous mettrons en œuvre dès l’accession au pouvoir.

Notre projet c’est clair, faire élire un président suivant les règles de la 5ème République.

Une fois élu ce dernier convoque une Assemblée Constituante.

Celle-ci propose au peuple une nouvelle Constitution.

Les nouvelles institutions se mettent en place, le Président prend les fonctions que lui donne la Constitution si cette dernière lui en donne ou rentre chez lui si elle ne lui en donne pas.

Le droit de révocation figurera dans la Constitution et pourra permettre au Peuple, à tous les niveaux de renvoyer un élu qui ne correspond pas à ce pourquoi le Peuple l’a élu qu’il s’agisse d’un maire, d’un conseiller municipal, d’un député, conseiller départemental ou régional.

L’impossibilité de débattre par les députés au travers de l’actuel article 49-3 disparaîtra.

Le reste sortira bien sûr du travail de la Constituante.

Conjointement l’Assemblée Nationale qui siègera jusqu’à son remplacement par les nouvelles institutions travaillera sur les urgences issues du désastre des 30 années passées :

-          La démocratie dans l’entreprise, le droit syndical, le droit de veto, le niveau de financement des actionnaires (si actionnaires il y a), la règle de hiérarchie des salaires (règle du 1 à 20)

-          Le nouveau droit fiscal, la lutte efficace contre les paradis fiscaux, la remise à plat des niches fiscales, la récupération des sommes détournées.

-          Les dossiers confisqués par la Commission européenne, la relation à l’euro, la réparation des désastres issus de TAFTA et autres traités, font partie d’un ensemble de dossiers qui seront clairs dans le programme en cours d’élaboration par les Insoumis et qui sortira en septembre/octobre.

Et l’on voudrait nous faire croire que l’élection de 2017 n’est qu’une banale élection comme les autres, qu’en fait au travers de primaires, il convient d’ajouter un tour à l’élection présidentielle et de désigner celui qui sera candidat dans les règles de la Vème pour parvenir au second tour en espérant plus ou moins secrètement que l’autre soit le candidat du FN pour renouveler 2002 et se trouver élu par défaut.

Et l’on voudrait nous amener à penser par medias du système interposés que tout est joué, que ce qu’ils appellent la gauche est battu et que le second tour sera droite/FN en oubliant méticuleusement l’hypothèse Mélenchon.

Et l’on voudrait ailleurs nous interpeller sur un candidat de la soi-disant gauche de la gauche qui sortirait d’une primaire, une de plus, pour porter un projet génial qui, à coup sûr, balayerait Hollande, Valls et consorts….

ET BIEN, DISONS NOUS UNE BONNE FOIS POUR TOUTES QUE NOUS N’EN AVONS RIEN A FAIRE, QUE NOTRE CANDIDAT EST DECLARE, QU’IL EST EN MARCHE ET POUR MA PART JE PENSE QU’IL EST TEMPS D’ARRETER DE S’INTERROGER, DE PARTAGER CE QUE DISENT LES RIGOLOS DE SERVICE DU PS, CE QUE VEULENT FAIRE LES ETATS MAJOR DU DEFUNT FRONT DE GAUCHE QUI PEUT-ETRE PREPARENT POUR CERTAINS LEUR SOUTIEN A JLM POUR NOUS REFAIRE LE COUP DE LA CONTRE-PARTIE DES LEGISLATIVES QUI A COUTE SI CHER AU PG EN JUIN 2012. 

Et puis, soyons clairs, nous avons assez de boulot pour faire face à tout le système, pour conduire avec Jean-Luc la marche vers cette Révolution Citoyenne initiée par le PG en 2008 et qui pour la première fois, porte les germes réels d’une victoire possible.

Oui, préparons nous à la victoire, soyons clairs sur la Constituante, sur son élection que nous devrions conjointement préparer en même temps.

Pour ma part en tous cas, c’est pour ces deux seules victoires que je rêve et que j’agis, pour rien d’autre. Mon âge me permettra de continuer 50 ans de combats en aidant la Constituante ou de rentrer chez moi si par malheur, rien ne change.

Posté par Michel PG à 12:15 - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

15 juin 2016

Il y a 76 ans Gien s'écroulait sous les bombes

collection famille TissierFaisant une entorse au caractère essentiellement politique de ce blog, j’ai choisi de l’ouvrir à une page tragique de notre histoire locale.

Il y a 76 ans aujourd’hui, notre belle cité Médiévale-Renaissance s'écroulait sous les bombes nazies.

Oh certes Gien, citée à l’ordre de l’armée, décorée de la Croix de Guerre, n’est pas la seule ville à avoir vécu la tragédie issue de la prise de pouvoir des nazis allemands et des fascistes italiens ; Elle n’est pas non plus la seule cité ligérienne à avoir grandement souffert. Disons simplement, ce qui a été reconnu par le général Weygand : « Les défenseurs de la région de Gien prendront place dans l’Histoire, et dès maintenant, à côté des héroïques Cadets de Saumur ».

Mais attachons-nous à la relation des faits qui ont tant meurtri notre ville, qui ont détruit   420 immeubles, fait 926 familles sinistrées dans une commune qui comptait à l’époque 8000 habitants. Volontairement, pour ne pas alourdir cet article et parce que je le souhaite, révélateur du climat dans la ville, je ne traite pas les premiers combats à la ferme de la Gâcherie, tout aussi tragiques et meurtriers.

Depuis le 12 juin, des milliers de réfugiés à pied, en voiture, tirant des chariots surchargés descendent des Pays Bas, de la Belgique, du Nord de la France avec un seul objectif franchir la Loire et gagner le sud pour tenter d'échapper à l’avance des armées ennemies.

Le 14 juin 1940, la nouvelle se répand comme une traînée de poudre… Paris est déclaré ville ouverte, deux millions de ce qu’on appelle aujourd’hui les Franciliens viennent grossir le flot des réfugiés. Devant l’ampleur de l’exode, une vive émotion s’empare de la population. Le député-maire de Gien est Pierre Dézarnaulds, ancien secrétaire d’Etat à la jeunesse du gouvernement Blum et médecin de son état. Recevant de la Préfecture des conseils de calme « Gien n’est en aucun cas menacé », voyant la gendarmerie évacuer, la caserne se replier, il prend l’initiative de mettre à l’abri les malades, les vieillards de son l’hôpital et commence à organiser l'évacuation. A 23 heures l’ordre d’évacuer la ville arrive enfin. Toute la nuit, il fera de son mieux pour alerter la population en essayant d’éviter la panique.

Le samedi 15 juin à 5h du matin, les personnels du téléphone et télégraphe maintenus à leur poste pour assurer les communications nécessaires à l’Etat Major siégeant à Briare reçoivent l’ordre d’organiser leur évacuation. Etant d'une famille qui était dans ce centre, combien de récits m'ont été faits des difficultés à se rassembler, à prévenir les collègues, à partir dans des conditions épouvantables en se couchant, la peur au ventre, sous les premiers mitraillages....

A 12h15, dans son hôpital, le maire reçoit la visite du général de l' Etat Major qui lui fait le reproche d’avoir contribué à la panique «  Gien ne risque rien, c’est folie d’avoir provoqué la panique ». Signe d’un dépassement complet du pouvoir militaire, dès la fin de sa phrase, dans un fracas épouvantable, les vitres de l’hôpital volent en éclat, une bombe est tombée à quelques mètres, une autre sur la place du château, la nef de l’église s’écroule, une troisième avenue de la République, la bataille de Gien est engagée.

Déjà se comptent les morts et les blessés, 19 victimes dans la cour du château. Mr le chanoine Juranville blessé mais ayant fait preuve dans cette période d’un courage remarquable réconforte, soigne les plaies, assiste les mourants pendant toutes ces heures d’épouvante.

A partir de 23 heures, c’est un déluge de bombes incendiaires qui s’abat. La ville est en flamme. La magnifique photo bataille de Gienvue du châteaucité médiévale et renaissance disparaît pour toujours. A partir du 16 juin, les bombardements sont entrecoupés de mitraillages. Sur le pont et sur les quais ce ne sont qu’encombrements, blocages, ralentissements avec les affres habituels de la nature d’humains en panique : actes d’héroïsme et de solidarité pour les uns, actes de lâcheté, d’égoïsme, pour les autres et souvent pour chacun, les deux mêlés.

Sous les mitraillages, la 23ème division d’Infanterie avec le 32ème RI, chargée de défendre la Loire, creuse des tranchées, on obstrue les fenêtres des maisons du quai de Sully. On se prépare pour la grande bataille, celle de la défense de la Loire.

Les troupes françaises retardées par les convois interminables de réfugiés auxquels elles sont mêlées subissent à la Gâcherie les assauts des troupes allemandes. On se bat par ilots dans un milieu incertain, les Allemands se faufilent pour atteindre Gien et la Loire.

Dans l’après-midi du 17 juin, Gien est pris en tenaille, à 18h30 les ennemis sont aux portes de la ville.

A 20 heures un bruit se colporte « Ils vont faire sauter le pont »  et une gigantesque bousculade se produit avec son cortège d’horreurs, véhicules gênants balancés dans la Loire, tout ce qui empêche de passer traité sans ménagement.... Il est 20h15 quand le 32ème RI donne l’ordre de faire sauter le pont qui se fracture immédiatement.

Les allemands prennent la ville à 22 heures mais ne peuvent se rendre maîtres du pont. Les combats font rage dans la ville. Embusqués dans le quartier de la Genabie, des tirailleurs sénégalais se battent à la grenade et au coupe-coupe, on ne dira jamais assez avec quel courage, ils ont défendu notre patrie. Ils se rassemblent au niveau du « Puits à deux étages », traversent la Loire à la nage.

photo bataille de Gien ViaducLes milliers de réfugiés qui n’ont pu franchir le pont vivent des heures horribles, pris entre la ville qui brûle, les mitraillages incessants, les Allemands. Gien n'est que cris d'horreurs, pleurs, chacun cherche qui un enfant, qui un compagnon ou une compagne, qui un parent avec ces question "est il passé? s'est il noyé? Où s'est il caché?"  A l’aide d’échelles, ils tentent de grimper sur le viaduc de la ligne de chemin de fer Gien-Argent-Le Blanc. Dans cette pagaille obligatoire, à Oh10 dans un fracas infernal, la première arche saute pendant le passage d'un convoi.

La Loire coule, imperturbable, majestueuse comme si de rien n’était. Pourtant ce soir là, elle sépare deux univers.

Certes le prix est élevé mais le 32ème RI sera reconnu comme le régiment qui aura retardé efficacement de quelques jours l'avancée apparemment irrésistible des troupes ennemies.

C'est le coeur serré que les Giennois découvrent leur ville lors de leur retour d'exode, sur Saint -Martin, Poilly, le quartier du Berry, leur apparaît leur ville recouverte de gravats. Ils passent le pont de secours avec cette question rivée au coeur "comment vais-je trouver ma maison ". Commence alors le long travail de déblaiement, l'installation des sinistrés dans logements provisoires jusqu'à pour certains la fin des années 50, le tout dans la nuit noire de l'occupation, de la collaboration, des dénonciations et l'espoir des premiers actes de la Résistance...

Gien a vécu cette horreur, elle en vivra une autre pour la libération de notre pays en 1944. Les Giennois de cette époque qui m’en ont tant raconté, les ruines spectaculaires dans lesquelles j’ai joué enfant poussent à ce que jamais ces jours d’horreur ne soient oubliés, à ce qu’ils soient rappelés dans leur vérité historique et non dans un GIEN (photo Thibault)quelconque folklore.

Et puis comme toujours, la vie a repris ses droits, la ville de Gien, sous l’impulsion d’un maire d’exception Pierre Dézarnaulds (démis de ses fonctions par Vichy) et réintégré en 1944 (après avoir travaillé au projet depuis son hôpital dès 1941), est reconstruite, obtenant comme il le souhaitait le titre de  « Joyau de la Reconstruction Française » conjointement je crois avec « Saint-Malo ».

Il convient de noter le travail extraordinaire fourni par les chercheurs de la Société Historique du Giennois et spécialement de Marcel Champault, auteur d'une brochure photo bataille de Gien mardi de l'histoire"Le"s Combats de Gien", de citer l'oeuvre de vulgarisation effectuée par le Journal de Gien quand il était sous la direction locale de Raymond Jatteau et la République du Centre pour le développement pendant 5 ans  de nos travaux (les Mardi de l'Histoire) quand j'avais la joie et surtout l'honneur de présider la SHAG.

A nous de savoir préserver, face à tous les intérêts qui souhaitent démolir, enlaidir, livrer aux seuls intérêts commerciaux, cette cité dont l’Histoire si riche des trouvailles de la Préhistoire, de la querelle à l’instant tranchée pour Orléans de Genabum, des acquisitions du roi Gontran, des Cisterciens, des apports de l’Abbaye de Fleury, de Louis IX, de la Ligue de Gien, de Louis XIV, d’Anne de Beaujeu.

Sachons rendre à Guillaume Gonat et Pierre Dézarnaulds, les deux grands bâtisseurs modernes de notre ville, le plus beau des hommages celui de défendre le patrimoine qu’ils nous ont légué.

Sources: recherches personnelles, brochures et livres SHAG, photos et cartes collection famille Tissier

 

                                                                                                                                                                                          

Posté par Michel PG à 07:59 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

08 juin 2016

Rappels d’histoire sociale pour otages à la mémoire courte

13310477_10209592612921804_8556177149783538071_nLe terme d’otage est à la mode, indécent quand il est utilisé par des gens qui n’ont pour préoccupation que leur intérêt personnel immédiat, honteux quand il est comparé à ceux qui passent ou ont passé des années dans les geôles des talibans ou des bourreaux de Daesh.

Il semble donc nécessaire de ramener le débat à sa juste réalité, à le resituer dans ce contexte historique qu’est celui de l’histoire sociale de notre pays dont l’histoire syndicale et politique est l’un des éléments les plus importants.

Il convient de se souvenir que depuis la nuit des temps, rien ne fut arraché sans luttes sociales, que de Spartacus aux grévistes de 2016, le ton reste toujours le même, celui qui martèle les combats que mène une classe exploitée, naturellement majoritaire en nombre face à un système au service d’une idéologie dominante pour une oligarchie naturellement minoritaire en nombre.

Non rien ne fut acquis sans lutte, rien ne fut acquis sans répression organisée, volontaire par la minorité et je dirais avec tous les outils de la répression, au premier rang de ceux-ci l’infiltration d’agents provocateurs ou l’utilisation de la violence inutile et inconsciente d’une minorité.

Il suffit de se souvenir des luttes des sardinières bretonnes, des mineurs de Fourmies et plus près de nous des actions spectaculaires des homosexuels ou des mouvements féministes des années 70 avec les accusations du type «  ils exagèrent, le monde a toujours tourné dans le même sens, pour être heureux vivons cachés » et autres locutions du même ordre.

Quand pris avec bonheur dans la belle révolution (inachevée certes mais la Révolution et elle un jour achevée ?) de mai 68, je suis rentré après 3 semaines intenses dans ma belle ville de Gien, fier et heureux d’avoir participé à une victoire qui apportait 35% d’augmentation du SMIG, mais convaincu aussi que la lutte continuait et qu’il ne fallait pas répondre oui à ceux qui depuis Billancourt nous disaient qu’il fallait savoir terminer une grève, je les ai entendu ces arguments éternels des bienpensants «  35% d’augmentation du SMIG… et ben les usines ne tiendront pas le coup, la faïencerie va licencier » ou bien «  empêcher les gens de travailler, elle est belle la France !!! » etc. etc.  Elles n’étaient que la reprise de ce qui a suivi les magnifiques victoires de mai juin 36 «  payer les gens à ne rien faire etc. etc. »

Et pourtant, qui aujourd’hui demande à revenir aux temps anciens ? Qui est prêt à rendre les acquis des « preneurs d’otage » de juin 36, de mai 68, du CNR ? Qui, à part quelques abrutis de droite extrême, est prêt à revenir au temps des avortements clandestins, des homos traduits devant les tribunaux, des femmes interdites des actes aussi mineurs que de ne pouvoir ouvrir un compte chèque sans autorisation de leur mari ?

Nous avons donc dans toute l’histoire sociale, les mêmes arguments qui s’opposent à ceux qui luttent. Ils sont les mêmes aujourd’hui amplifiés par la prise de pouvoir sur les média au travers de la concentration des groupes de presse sur 5 ou 6 milliardaires tenants de la pensée oligarchique.

Il en est de même de l’histoire du syndicalisme, lequel s’est imposé par la lutte lui aussi, ce sont les Canuts, les révoltés du XIXème siècle qui ont imposé le droit de coalition, puis le droit syndical qui va de la création de la CGT en 1895 à la reconnaissance de la section syndicale d’entreprise en mai 68, ce sont les luttes de mai juin 36 qui ont imposé les délégués du personnel etc.

Ce droit syndical imposé par la lutte a toujours été battu en brèche par le patronat et le système politique dominant qu’il s’agisse des scissions provoquées au sein de la CGT, qu’il s’agisse de la création de la CFTC (même si elle n’a pas à rougir de son comportement dans la Résistance, de son évolution en CFDT ou de sa période révolutionnaire issue du congrès de 70 et qui dura jusqu’à son noyautage par le PS), qu’il s’agisse de la création de FO avec le soutien actif des syndicats étasuniens.

Nous sommes dans la même logique aujourd’hui dans les conflits en cours. Une oligarchie de bienpensants a toujours contrôlé le système politique avec l’aide d’une Constitution de la 5ème République faite pour conforter cette ligne et n’a de cesse que de servir un système économique basé sur la dominance de la finance.

Cette oligarchie a vécu ses grandes peurs, celle de juin 36, celle de la libération où son slogan «  plutôt Hitler que le Front Populaire » s’est trouvé vaincu par la Résistance, celle de mai 68 et celle de mai 1981.

Elle a donc joué de sa puissance, crée une nouvelle division du mouvement syndical en faisant se noyauter la CFDT par le PS, en faisant tomber les espoirs de 81 en 1983 dans un courant libéral où elle a utilisé le prétexte de l’Europe pacifiée.

Après avoir réussi une partie de ses rêves de privatisation  en audiovisuel, aux PTT, dans l’énergie, elle a réussi, avec son consentement enthousiaste, à utiliser le PS pour signer sans changer une virgule le traité imposé contre la volonté du peuple et concocté par Sarkosi et Merkel, à préparer la satisfaction du MEDEF (qui représente une faible partie du patronat) par les lois Macron.

Elle en est aujourd’hui à faire finaliser par ce gouvernement et ce parti qui ressemblent à la gauche comme moi au prélat des Gaules, la casse du code du travail et donc de tous les acquis des mouvements sociaux sous la pression évidente (à laquelle le gouvernement est consentant) de la Commission Européenne.

Cette fois, c’en est trop. Nous sommes un peuple éduqué, organisé, connecté aux réseaux sociaux et les bobards des media du système ne prennent plus. Par la grève, par les manifestations, par l’occupation des places, par le développement de la conscience politique, chacun peut se situer et se situe clairement en rejetant à 75% cette loi scélérate.

Dans le même temps, dans les métiers, des décisions en cohérence avec cette orientation tentent de casser l’unité des entreprises, en séparant les branches comme ils l’ont expérimenté aux PTT et c’est sur cette base que les cheminots se battent. Il y a donc lien direct et indiscutable entre les ambitions de la loi travail, les revendications des cheminots et le slogan qui chapote toutes les luttes : Retrait de la loi El Khomri.

Pilotant l’opinion publique par médias services, tous les aspects de la mise en scène sont en place :

-         Répression commandée depuis l’Etat, avec l’aide de casseurs plus ou moins pilotés, des manifestations- mise en scène des bagarres, utilisations de grenades d’encerclement, passage sous silence médiatique des camarades ayant celui-ci perdu qui un œil, celui-là  une jambe en mauvais état suite utilisation de tirs offensifs, ici une dame âgée qui défendait les arbres et mise en valeur de policiers blessés

-         Utilisation des syndicats dits réformistes, notamment la CFDT bien prise en mains depuis 1983 pour valoriser la loi Travail ou casser le mouvement des cheminots.

-         Et surtout, l’objectif rêvé du patronat et de l’oligarchie, en finir définitivement avec ce syndicat de luttes, la CGT qui décidément ne veut pas rentrer dans le moule et continue malgré tout, dans toutes les élections d’entreprises, à réussir des scores majoritaires.

Alors, il faut crier « haro sur ce baudet », expliquer à ce bon peuple par tous les moyens, à l’Assemblée lors des questions au Gouvernement, dans toutes les interventions médiatiques, dans cette presse acquise aux idées des belles personnes d’où vient tout ce mal. « Vous n’aurez plus d’essence, la CGT organise des blocages » alors que dans les raffineries, ce sont les travailleurs en AG qui votent massivement la grève. « Les cheminots, déjà privilégiés, organisent avec la CGT le blocage du pays », il y a des inondations, certes catastrophe épouvantable pour els populations concernées et les voies noyées empêchent les trains de rouler «  mais c’est irresponsable de la part de la CGT de ne pas cesser le mouvement » et suprême agression…. « A cause de la CGT, l’Euro de foot peut être loupé » vrai que c’est important de retirer au peuple son opium…

Bref, il ne vient à personne l’idée de se dire qu’au lieu de parler d’otages, il y a un moyen simple de régler cette situation : retirer immédiatement une loi de casse du code du travail rejetée par 75% de la population, revenir sur les projets de démantèlement du chemin de fer en redonnant son histoire, sa structure, ses moyens au service public de la SNCF…

Mais ça, c’est peut être bien difficile à comprendre pour des media sous contrôle de la finance, c’est peut être difficile à assimiler pour ceux qui veulent oublier ou n’ont pas appris ce qu’ils doivent à nos luttes et à la grande histoire sociale de notre pays.

 

Posté par Michel PG à 13:37 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

06 juin 2016

IL A FAIT TRES BEAU SUR STALINGRAD

Crédit photo: Emmanuel Olivard

Crrédit Photo Emmanuel OlivardEn février 2016, Jean-Luc Mélenchon proposait au peuple de France sa candidature pour être le porte-parole des Insoumis aux prochaines élections présidentielles. Son programme, en finir avec la Constitution monarchique de la 5ème République, construire avec les citoyen(e)s la nouvelle République sociale en y intégrant les acquits du programme de 2012 « L’Humain d’Abord » et la Charte Ecosocialiste du Parti de Gauche.

110 000 personnes ont en, à peine 4 mois, répondu à cet appel et nous avions un rendez-vous capital sur cette belle place de La-Bataille-de-Stalingrad, hier 5 juin 2016, à quelques jours près 5 ans après la même présence qui en 2011, présentait devant 6000 militants sa candidature portée à l’époque par ce qui s’est révélé comme ce que je m’accorde le droit d’appeler un mirage, celui du Front de Gauche.

Peu importe une tristesse et un ressenti personnel dans la place que je puis prendre dans ce mouvement, ressenti que seuls 3 ou 4 amis acceptent de discuter et de comprendre, peu importe le peu de place que, comme je le regrette, mon parti prend officiellement dans ce beau mouvement. C’est avec détermination et fidélité à ce que fait, courageusement comme il l’a toujours fait, mon camarade de combat, je me suis rendu et s’il avait fallu y aller à pied, je crois que je l’aurais fait, à cette invitation lancée à tous les Insoumis.

Content d’avoir pu organiser avec mon comité du parti de Gauche du Giennois un covoiturage loin d’être ridicule au vu de nos réalités, c’est vers 11h que nous arrivons à Paris.

De suite je me rends sur la place, un peu anxieux car même s’il fallait l’affirmer haut et fort, je mesurais la difficulté de la tâche au vu de la situation sociale et climatique liée à l’habituel silence ou mépris des media et déjà, à 11h30 ça « grouille » de tous côtés. Je rencontre avec joie pas mal de mes anciens camarades et amis du conseil national du PG ou du pôle orga, mention particulière et incomplète pour Georges, Vincent, Maryvonne, Alan, Rémy et tant d'autres.

Puis je me rends au rendez-vous dont nous sommes convenus avec les amis et camarades, insoumis internes du parti, exclus, démissionnaires ou paumés comme moi. Ce fut un très grand bonheur de retrouver l’équipe qui préparait il y a 18 mois avec enthousiasme une motion d’orientation du congrès de Villejuif sans soupçonner un seul instant qu’elle serait à ce point combattue jusqu’à l’absurdité de procédures et d’accusations diverses et traumatisantes. Mais quels que soient nos choix individuels, partir, pas partir, créer autre chose, considérer que le PG était la dernière chance, nous sommes là, heureux de nous retrouver, fidèles à ce pourquoi nous avons rejoint Jean-Luc, la Révolution Citoyenne, la rupture définitive avec le libéralisme économique, la fierté d’avoir porté avec le PG l’Ecosocialisme entre autres et certains que la voie à suivre pour 2017 est claire et qu’elle s’appelle France Insoumise avec son porte-parole Jean-Luc Mélenchon.

Et puis le moment tant attendu arrive, sur la place c’est déjà bien rempli et va commencer cette manifestation dans la pure logique de ce que nous sommes des Insoumis, le fameux défilé où tour à tour, présentés magnifiquement par la verve de Charlotte, ouvert par les présentations d’artistes qui soutiennent notre combat, se présentent les thèmes d’insoumission : travailleurs en lutte, les cheminots, les sanctionnés des combats d’Air France, les Infirmières, les combattants de Notre Dame des Landes, la magnifique résistance des opposants à la poubelle nucléaire de Bure, les taxis parisiens en lutte contre l’ »Uberisation » les résistants pour l’égalité des droits etc. Magnifique défilé de l’Insoumission, extraordinaire démonstration de tous ceux qui refusent que le PS continue de nous voler le vocable de Gauche, sensationnelle vitalité de ce qu’est un peuple en lutte.

Et puis Charlotte nous donne les chiffres à cet instant plus de 8000 et ça continue de rentrer au point que la place dût être fermée par sécurité et ils sont là, les Insoumis de toute la France ceux qui ont passé la nuit dans les bus, ceux qui arrivent très tard car les inondations ont fait dévier les itinéraires et au total avec ceux restés dans la rue, c’est à plus de 10 000 que nous évaluons la présence.  4000 de plus qu'avec la soi-diant force d'un cartel de partis....pas si mal !!!!

C’est devant cette foule rassemblée malgré le silence médiatique des uns, le sarcasme des autres qui parlent d’homme seul et d’autoproclamé qu’arrive à la tribune, sous un torrent de cris et d’applaudissements, Jean-Luc Mélenchon.

Quelle joie je ressens, quel bonheur de voir l’homme du courage politique démontré, avoir réussi son parcours et être désormais, non pas, comme il le dit lui-même notre candidat mais notre porte-parole. Quel souvenir de l’entendre redire ces paroles « Ne criez pas mon nom mais Résistance » et puis comme d’habitude les paroles s’enchaînent, libérées des entraves nécessaires aux compromis des cartels de partis.

Enfin, enfin, sans ambiguïté, je peux entendre les éléments des mes 50 années de combats. Face à ceux qui ont organisé le reniement du choix des Français à Lisbonne et de ceux qui l’ont conforté en 2012, la foule applaudit à la priorité de la souveraineté de la France sur les traités européens.

Soutenant la lutte contre la loi El Khomri nous enregistrons la pédagogie qui explique, replace la soumission du gouvernement de notre pays au diktat de Bruxelles «  Ne vous y trompez pas, cette loi ne s’appelle pas El Khomri, elle s’appelle Bruxelles »

Et puis, enfin dirais-je, même si Jean-Luc a toujours été clair sur ce point, quelle joie fut la mienne 40 ans après ma découverte des dangers du nucléaire à Dampierre d’entendre sans ambiguïté, sans les hésitations que certains partis imposaient « Nous sommes passés à un cil de la catastrophe en 1999 à Blaye, faut il attendre…NON IL FAUT SORTIR DU NUCLEAIRE »

Chacun pourra se faire une idée plus précise bien sûr en écoutant sur tous les réseaux cette intervention car il est impossible de tout reprendre sur une page de blog mais oui, vraiment oui, les onze mois qui viennent sont porteurs de tous les espoirs.

Oh je ne rêve pas, il y aura des jours de grisaille, des jours de pluie et des grêles  acides, des gros orages et des tempêtes dans verre d’eau mais pour le moment, savourons cette première victoire et vraiment :

IL A FAIT TRES BEAU HIER SUR STALINGRAD

Posté par Michel PG à 10:39 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

27 mai 2016

JEAN-LUC MELENCHON CHEZ DPDA----------L’AGRICULTURE PRODUCTIVISTE OU PAS-LA LAICITE TOUT CA…TOUT CA

 Pour sa dernière, le pJrésentateur de Des paroles et des Actes avait invité Jean-Luc Mélenchon, bien décidé à lui opposer tous les acteurs du Tout Sauf Mélenchon. Pas de chance, nombre se sont défilés et finalement nous avons eu droit successivement à Pujadas, aux inénarrables Lenglet et Saint Cricq , à un pauvre petit artisan boulanger, par ailleurs fournisseur de l’Elysée et défenseur de la loi El Khomri, à Emmanuelle Cosse venue justifier sa présence dans un gouvernement droitier, à un brillant maire LR et pour finir à une agricultrice d’un syndicat de jeunes au service de la FNSEA et de ses choix productivistes.

Exercice difficile, complexe pour notre candidat à qui son acharnement au travail des dossiers, son choix de l’écoute et de l’élaboration collective des analyses et positions et quand même, sans froisser sa modestie reconnue, son esprit de synthèse, ont permis de sortir brillamment de ce bourbier comme le démontrent les résultats exceptionnels des commentaires et sondages de fin d’émission.

Que le lecteur n’attende pas de moi quelque commentaire de ressenti sur une certaine tristesse à la vue du panel des invités et à la place trop diffuse de mon parti, ceci est affaire interne au PG partagée avec les amis qui veulent bien en discuter et qui n’a pas sa place ici, même si, bien sûr ce blog est mien….

Je pourrais sans doute, prendre point par point tous les éléments de ce débat, donner un avis, certains sont très importants, la loi de casse du code du travail bien sûr, débat, magistralement mené, orienté dirais-je par Pujadas, l’économie, l’Euro, l’Europe avec Lenglet, Saint Cricq, avec Cosse bah avec rien finalement, la laïcité avec ce jeune maire de Les Républicains, preuve vivante de ce que personnellement je pense, à savoir qu’il y a bien grande différence entre la droite qui n’est pas ma famille de pensée mais que je respecte et le sarkosisme mais bon…Il convient de faire des choix et c’est sur l’intervention de la porte parole du SNJA que j’ai choisi de bâtir cet article.

Cette dame est venue, pétrie de ses certitudes, expliquer, thème cher à la FNSEA, la valeur de l’agriculture productiviste et nous accuser de diviser le monde paysan etc. etc. Dans le contexte d’une émission ne permettant pas de longs développements, Jean-Luc a quand même pu contrer ce faisceau d’affirmations par une présentation lucide et claire des effets négatifs du productivisme agricole. Il l’a fait d’une manière beaucoup plus claire que je n’aurais, bien sûr, su le faire mais essayons de nous poser, sur cette affaire, des questions plus profondes, base d’un débat qui se devrait, à mon sens, d’être travaillé.

Le choix de l’agriculture productiviste, les rendements à tout prix, sont avec leur lot de pesticides, de relations avec les « lobbies », de poids de ces mêmes groupes sur les politiques et les instances conduit ce monde à sa perte. C’est un modèle de développement qui doit être condamné en bloc et tous les travaux sur la charte écosocialiste du Parti de Gauche démontrent que nous n’avons pas le choix, sinon celui qui consiste à continuer d’empoisonner la terre et détruire la planète ou à prendre le taureau par les cornes…

Dire, comme le dit cette dame, que le combat se situe entre le bio (qui a c'est vrai aussi sa part d'ombre) et la production est un faux débat comme d’ailleurs d’excellents éléments le présentent dans un livre de mon camarade Laurent Levard du PG que je vous encourage à commander.

La vérité se situe à mon sens ailleurs dans un débat que nous devrions continuer à mener sur le choix de société que nous voulons car, hormis l’adhésion de la FNSEA à cette politique mortifère et les moyens qu’elle prend pour empêcher le développement de la Confédération Paysanne, beaucoup plus claire sur le sujet, c’est bien de cela qu’il s’agit.

Il est impossible de traiter isolément la problématique de l’agriculture ou du commerce et de l’artisanat sans, dans le même temps, se poser la question des éléments qui sont la cause de la situation et qui trouvent tous leur origine dans le système capitaliste à son apogée (ou à la veille de son aboutissement fascisant comme on veut…).

Les relations entre les gens se faisaient depuis la nuit des temps de producteur à consommateur en circuit court, la logique économique et le développement urbain ont imposé l’intermédiaire, le commerçant qui pendant des siècles s’est trouvé sur les marchés, les foires et dans les cités un intermédiaire de proximité. La vie était ce qu’elle doit être, un système d’échanges et de relations.

Le capitalisme a veillé au grain, comme toujours il a su s’adapter pour tirer du citoyen lambda la substantifique moelle.

« Votre commerçant est cher, pas de soucis on va grouper et tirer les prix »

« votre commerçant est en ville pas de soucis on va s’établir aux abords, vous faire de grands parkings car bien sûr, vous êtes moderne, vous n’allez pas rester sans utiliser votre voiture »

« votre mairie veut défendre ses petits commerces, pas d’inquiétude on va l’amadouer, on va financer ronds-points et bretelles » 

Et finalement, budgets pub à la clé, ces éléments-mirage ont pris et les commerçants disparaissent comme neige au soleil, nos centres ville sont livrés aux faiseurs de fric des agences immobilières et autres groupes d’assurances.

Et les agriculteurs dans tout ça me dire-vous ? Ben c’est pareil. Avec l’aide de la FNSEA et du crédit agricole, souvent les mêmes d'ailleurs, on a conçu des contrats de gros, on leur a dit

« multipliez votre production,  on se charge de l’écouler    investissez, devenez gros … Ne vous amusez pas à élever 10 vaches, 30 porcs et 50 poulets, on va vous proposer des usines à 1000 vaches, à 2000 porcs, 30000 poulets et on va faire ouvrir les marchés…Vous verrez ce sera bien !!! Vous n’êtes pas séduit, vous ne voulez pas vous engager dans cette voie et bien…Sortez du monde agricole et mourrez !!!"

Et nos campagnes se désertifient, les petits exploitants rejoignent les petits commerçants sur la rivière de la fonte des neiges.

Ce raisonnement pourrait bien sûr s’appliquer aux artisans, aux libraires, disquaires et autres corps en voie de disparition, ce n’est pas le sujet de ce jour mais…

Soyons clairs cependant, je ne suis pas agriculteur, commerçant, artisan et je n’ai pas la capacité d’étude et d’analyse d’un Mélenchon, je n’ai pour tout bagage que la réflexion d’une vie de militant qui regarde une société qui devient invivable, que la qualité de sa nourriture rend malade et qui essaie d’apporter une pierre à sa sauvegarde.

C'est donc, sans soucis, que je prends pour peu qu’il soit un peu étayé l’avis de toutes celles et de tous ceux qui seront intéressés pour en débattre mais:

la sauvegarde passe par les solutions que portent le Parti de Gauche et le mouvement La France Insoumise. Allez donc sur ce site : www.jlm2017.fr et poursuivons ce débat

Posté par Michel PG à 12:09 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,