50 ans après...

12 avril 2018

De mai 1968 à mai 2018, c’est de la lutte contre le système qu’il s’agit

50 ans 68 recto_20180309_0001_NEWEn mars 68, la jeunesse universitaire qui voulait changer le système (et pas seulement, contrairement à ce que les élites bourgeoises et leurs serviteurs rabâchent, accéder au dortoir de l’autre sexe) se voyaient qualifier par certain journal de « anarchistes et trotskistes dans le sillage d’un juif allemand » et par les autres de «  jeunesse trop gâtée  qui se comporteraient autrement si la 12/7 (pour les non-initiés comme moi, c’était un fusil mitrailleur je crois)  lui avait frôlé les talons » propos véridiques entendus sur mon poste de travail….

En mai 68, nous jeunes travailleurs, politisés dans notre adolescence et notre jeunesse  par les récits de Résistance et les horreurs de la guerre d’Algérie étions  agacés en permanence par un autoritarisme qui n’avait rien à voir avec l’autorité et qui se traduisait par le :  travaille et tais-toi, mange et tais- toi, apprends et tais- toi, salue ton ainé et pour les filles, ne va pas au bal seule ou autres locutions du genre, « une femme s’occupe de sa maison et n’a pas besoin de longues études, la couture ou la comptabilité suffisent » etc….

Voulant un syndicalisme moderne, nous avions adhéré à la CFDT à partir de 1964, en mai 68 nous avons très vite décelé deux attitudes différentes, la nôtre et l’UNEF qui considérions le 13 mai comme le début d’une libération et celles de la CGT et de FO qui voyaient dans un mouvement social l’avancée vers les revendications salariales ou de conditions de travail.

Non pas que ces revendications ne intéressaient pas, bien au contraire…Elles ne nous suffisaient pas c’est tout. La CFDT a dès ce moment intégré le concept d’autogestion et nous voulions faire de notre organisation un pivot essentiel de la lutte révolutionnaire démocratique et pacifique.

En juin 1968, ils sont rentrés en criant « on a gagné », nous sommes rentrés en disant « ce n’est qu’un début ».

Et effectivement, ce n’était qu’un début, nous avons réalisé le beau congrès de la CFDT en 1970 basé sur le triptyque : Autogestion, Socialisme, Planification démocratique et les militants de la CFDT mais aussi les autres  militants de 1968 se sont retrouvés dans tous les combats de cette belle décennie :

-          Lutte des homosexuels avec J.L Bory, Guy Hocquenheim et le FHAR

-          Lutte des femmes avec Gisèle Halimi et les 343 salopes

-          Lutte des paysans du Larzac

-          Lutte pour les comités de soldats et pour une armée démocratisée

-          Découverte de l’écologie et du combat anti-nucléaire à artir de Dampierre-en-Burly

-          Et tous les terrains sociaux comme la grande grève des PTT de 1974 (après que VGE ait annoncé la nécessité d’une Compagnie Nationale du Téléphone), les LIP etc...

Nos combats ont porté une partie de leurs fruits en matière de libération des femmes quand le combat de Gisèle Halimi que nous soutenions à amener, sous VGE, le gouvernement à proposer et faire adopter la loi Veil…

Et puis est arrivé le PS issu d'Epinay... vers 1978, beaucoup de militants de la CFDT y ont vu un espoir… pour ma part, baigné par mes lectures, mon vécu, mon adolescence politisée, je n’avais aucune confiance en Mitterrand qui était pour moi le ministre de l’Intérieur de la période algérienne et avec quelles déclarations !!!! Mais pendant 16 mois et c’est une heureuse réalité, sous Mauroy et avec Badinter un certain nombre de combats ont vu un début d’aboutissement, le Larzac fut abandonné, la centrale nucléaire de Plogoff aussi, la peine de mort fut abolie, l’homosexualité dépénalisée, de multiples revendications sociales satisfaites mais ce ne fut qu’une courte embellie.

Il y eut d’abord cet épisode qui, pour ce qui me concerne, fut le révélateur du fait que ce Président et ce parti ne seraient jamais le mien. Fin 1982, le président Mitterrand décide (probablement à la suite d’une promesse) que les généraux putschistes d’Alger (avril 1961) seraient amnistiés et rétablis dans leurs droits. Comme tous bons socialistes, les députés du PS, ont protesté et n'ont pas voté  la censure…Comme le jeune ado qui suivait ce putsch à la radio, j'en fus scandalisé et cette trace reste indélébile.

Et puis est arrivé 1983, le choix de l’Europe libérale triompha, grâce au choix présidentiel, sur celui de l’Europe sociale, la CFDT noyautée par le PS emboîta ce pas et pour ma part, je me suis senti perdu et suis entré dans la recherche d’une cohérence et des moyens d’une fidélité à ce pourquoi je me suis toujours battu et ce furent à la fois, le dossier d’adoption, le parcours avec les alternatifs, les expériences politiques électorales ou autres qui feront l’objet d’autres billets de blog…

La renaissance vint avec 2008 et la création du Parti de Gauche autour d’un camarade découvert en 1989, Jean-Luc Mélenchon. Le temps n’est pas venu sur ce blog de faire un bilan de cette magnifique expérience et de ce qu’elle deviendra mais au final, aujourd’hui 50 ans après que voyons-nous :

Une situation sociale portée par les cheminots qui situent très bien l’enjeu et qui savent qu’ils ne se battent pas pour eux mais pour la société, des étudiants avec qui, comme en 68, il faut réussir la fusion, un pouvoir répressif, beaucoup plus dur que ne l’était le pouvoir gaulliste avec un Président bien éloigné de la force et de la dimension de celui de l’époque et pour conclure ce billet, je dirais que comme en 68, nous retrouvons la même ambiguïté la CGT, le syndicat auquel j’ai adhéré après la scandaleuse réforme des PTT préparée par le PS et la CFDT, se situe dans sa logique : l’alliance avec les forces réformistes pour un combat social trop souvent branche par branche qui peut totaliser des acquis, qui le conduit à ne pas soutenir les appels venus de notre camp les 23 septembre 2017 ou le 5 mai 2018 et des forces plus disparates (hélas la CFDT de 68 n’existe plus) dont le parti de Gauche fait partie qui se battent sur la thèse qui a toujours la nôtre : rien ne sera gagné si nous n’affrontons pas, ensemble Travailleurs-Etudiants-Chômeurs-Défavorisés-Exclus le système représenté en France par la Constitution de la 5ème République et le monarque qui en est l’émanation.

Espérons vivement et travaillons à ce nécessaire sursaut de notre peuple qui fera reculer ce pouvoir vers la sortie et permettra enfin la Révolution Citoyenne qui débutera par la convocation et l'élection de la Constituante pour une nouvelle république sociale.

 

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27 mars 2018

10 000 visiteurs et les affres du crépuscule

11403220_10205330811288898_3516334211356826784_nCe blog vient de passer les 10 000 visiteurs, avec 11 360 pages vues…Merci les camarades, les amis, les curieux, les passionnés de la politique de notre pays.

Ce blog a été créé à l’origine pour mettre en perspective les années passionnantes au sein du parti de gauche avec le vécu, les joies, les peines, les réussites et les échecs de 50 années de vie militante qui coururent de ce beau mois de mai 68, l’espoir né avec la CFDT à laquelle j’adhérais en décembre 1964 à 17 ans, ce magnifique congrès dit de l'évolution en décembre 1970, ces bouillantes et si enrichissantes années 70, aux désillusions des années 80/90 pour aboutir à la renaissance de nos combats en 2008 avec la belle aventure du Parti de Gauche.

Je voulais y traiter beaucoup de sujets, je n’y ai pas renoncé d‘ailleurs, que ce soit sur ce blog ou dans une autre écriture. Ils concernaient les combats où, beaucoup épaulé par la CFDT de l’époque, j’ai participé, pour les droits des homosexuels dès 1970, pour « gardarem lou Larzac » où avec les copains militants et mon fidèle et très très proche ami Jean-Pierre Reculé qui nous quitta bien trop tôt, nous passions nos étés sur le plateau, pour la découverte de l’écologie à partir des actions anti nucléaires et de défense des deux pauvres paysans de Dampierre–en-Burly écrasés par la décision d’implanter cette énergie mortifère. Il s’agissait aussi de ce beau et si enrichissant dossier porté seul avec quelques amis que je ne remercierai jamais assez, celui, porté de 1985 à 1991, de l’adoption d’un enfant Haïtien et de ces paroles inoubliables d’une assistante sociale (poids important de ce dossier refusé par deux fois) « Que cet enfant soit en danger dans son pays n’empêche nullement qu’un enfant a besoin d’un papa et d’une maman » tant d’années après, ces paroles résonnent curieusement non ?

Je souhaitais y traiter cette traversée du désert qui va de 1983 à 2008 avec tous les essais de rattachements pour continuer ce que nous avions commencé en 1968 dans ce discours du 13 mai «  ce n’est pas la fin d’une lutte, c’est le début d’une libération », avec l’inscription dans les luttes antiracistes et anti FN du début des années 80,  la participation au mouvement alternatif de 1987 à 1993,  la découverte du courage porté par un Jean-Luc Mélenchon dès 1989 et les années compliquées où il a bien fallu qu’avec la CFDT devenue libérale, nos routes se séparent, le compagnonnage de route avec le PCF de 1995, l’accompagnement des opposants au OUI de 2005 et enfin  la création du PG qui devait m’apporter tant d’espoir et de bonheur de 2008 à 2016.

Aujourd’hui, en ce temps où les hasards de la vie, de l’histoire et des rencontres font que je suis sollicité pour témoigner de ces beaux évènements de mai 68 et de leurs suites, je vis avec bonheur les retrouvailles des militants, la découverte des parcours et cheminements des uns et des autres que l’âge nous permet de regarder sans juger.

C’était l’objectif initial du blog, cependant la vie sociale, les évènements ont très vite occulté cet objectif pour se consacrer presque uniquement aux campagnes de ce camarade exceptionnel qu’est Jean-Luc Mélenchon et aux positionnements politiques fondamentaux de notre parti à commencer par la charte éco socialiste et la sortie, qui nous fut imposée de ce qui était in fine une erreur de stratégie, celle du Front de Gauche.

Aujourd’hui, dans ce monde instable où les USA, maîtres de l’OTAN à laquelle le Président Sarkosi nous a réintégrés démontrent en permanence une dangereuse volonté guerrière, où les dérives libérales des pouvoirs y compris et surtout sociaux-démocrates nous conduisent à une misère catastrophique, où le fascisme progressant nous ramène aux années 30, plus que jamais les idées développées par notre parti et si bien exprimées par J.L.Mélenchon apparaissent comme la seule issue permettant d’éviter que notre pays se trouve au cœur de la catastrophe annoncée. Saurons-nous les porter jusqu’à la victoire ? Notre parti saura-t-il se refonder pour porter cet espoir et s’imposer comme force de gauche capable de gagner ? Saura t il trouver sa place et son autonomie dans le mouvement dit insoumis ou restera t il à ce qu'il appelle "en service" ?

Je n’ai bien sûr pas cette réponse. Au crépuscule d’une vie où j’ai donné mon maximum pour rester fidèle aux idéaux de la jeunesse de 68, j’ai vécu dans ce parti de la Révolution citoyenne, la réalité de cette jeunesse qui ressemble tant à la mienne,  avec en plus une culture que la situation de l’époque permettait à très peu de fils d’ouvriers d’acquérir, je garde cette conviction que la longue marche vers le goût du bonheur continue sans trêve ni repos et que comme le dis Jean-Luc «  Je ne sais pas quand notre heure viendra, mais elle viendra »

Pour ma part, fort de votre soutien, fort des 10 000 visiteurs et je l’espère des 15 000 que nous atteindrons, ce blog reprendra désormais sa fonction initiale de témoignage sur ces 50 années de route pour atteindre enfin l’inaccessible étoile….

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15 mars 2018

Mai 68 le temps des témoignages Châteauneuf-sur-Loire 24 et 25 mars

50 ans 68 recto_20180309_0001_NEWNon Mai 68, ce n'était pas que Cohn Bendit, c'était aussi Sauvageot qui nous a quitté mais n'a pas bénéficié de la même couverture malgré des positions beaucoup plus claires et constantes, ce n'était pas que Georges Séguy et les accords de Grenelle mais aussi Eugène Descamps qui appela dès le départ à l'unité des étudiants et des ouvriers, c'était l'UNEF de l'époque avec qui nous portions des slogans si proches, c'était aussi la vraie naissance de la CFDT que nous voulions révolutionnaire, qui a posé le concept d'autogestion, qui incarna l'espoir à son congrès de 1970 avec le tryptique Autogestion, Socialisme, Planification démocratique, qui tout au long des années 70 a porté les revendications sociétales des femmes, des homos, qui soutenait le combat du Larzac, qui m'a permis la découverte du combat anti nucléaire et tant d'autres combats.

Qu'elle ait sombré dans le cadre de son inféodation au PS, dans la dérive du libéralisme européen, ne retire rien à ce que nous voulions en faire et qui mérite d'être redit en cette année anniversaire. Ne sombrons donc pas dans les commentaires stériles de placer la CFDT de 68 dans son comportement d'aujourd'hui.

50 ans 68 verso_20180309_0001_NEW

Agé de seulement 21 ans, la CFDT m'a fait le bonheur et surtout la confiance de me demander de prononcer à Orléans le discours du 13 mai sur le thème hautement sociétal et révolutionnaire de "Ce n'est pas la fin d'une lutte, c'est le début d'une libération ".

La lutte ne s'est jamais arrêtée, le plus bel hommage que nous pourrions faire à ces évènements, c'est de développer le combat que beaucoup d'entre nous, au prix de leur démission de cette confédération, ont porté sans relâche et, au moment de ces satanées lois, ordonnances et comportements anti sociaux du moment, bloquer encore ce pays hasta la victoria...

Une date à noter, l'association CITUDI de Châteauneuf-sur-Loire organise un week-end exposition/débats à l'occasion du cinquantenaire de Mai 68, coïncidant avec la date du 22 mars, importante s'il en est dans ce mouvement.
Ils m'ont fait l'honneur et la grande joie de solliciter mon témoignage à la fois sur les évènements, les combats qui en sont issus et le parcours du militant que je suis resté.
Expos, témoignages, débats, vraiment ça vaut le coup d'inscrire ces dates sur votre agenda....

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10 mars 2018

Parce que l'Assemblée doit faire la loi, plus que jamais, la VIème République par une constituante élue du peuple

5 mai ensembleJ’aurai l’occasion d’y revenir dans un texte plus élaboré mais il me semble utile et important de communiquer ce texte qui,  pose clairement le fait que le passage à une VIème République par une Assemblée constituante élue apparaît comme l’impérieuse nécessité du moment avec son corollaire indispensable, la concentration sur l’élection présidentielle, garante de sa convocation.

« Texte signé par l'ensemble des députés de la France insoumise

Le Premier ministre a entamé mardi une série de "consultations" sur la réforme constitutionnelle. Le groupe parlementaire de "La France insoumise" souhaite, à cette occasion, qu'un véritable débat de fond ait lieu sur le rôle et le fonctionnement de l'Assemblée nationale, qui soit d'une toute autre ampleur que les comptes d'apothicaires, étroits et mesquins, menés actuellement par monsieur De Rugy. Nous appelons en effet à un véritable renouveau institutionnel. A libérer l'Assemblée du carcan présidentialiste de la Ve République. A couper le cordon entre l'exécutif et un "pouvoir législatif", qui n'a de "pouvoir" et de "législatif" que le nom.

"Les réformes des insoumis pour l'Assemblée, je les attends toujours!" s'exclamait le président de Rugy, lundi 19 février au matin sur France Inter. Alors, c'est qu'il ne doit pas bien nous écouter. Ou qu'il ne veut pas nous entendre. Nous, nous l'écoutons, nous l'entendons. Et c'est toujours la même petite musique qui revient: dévaluer l'institution qu'il préside pour la ramener à sa hauteur. Un dimanche, il suggère de retirer les bureaux des député·e·s, de louer des locaux par la plate-forme Airbnb. Un autre jour, en un coup de colère au perchoir, il envisage carrément de supprimer les questions au gouvernement. Ou encore, en proviseur face à des cancres, il menace les absent·e·s – qui appartiennent surtout à son camp – de sanctions financières. Mais son grand dessein, sa "grande" réforme, c'est de procéder à un plan social, de passer de 577 député·e·s à 400. Voilà la modernisation en cours!

Dans toutes ces mesures, François de Rugy s'attache à des détails, à la forme, pour mieux éviter le fond, la question qui fâche, la seule qui vaille à vrai dire: à quoi sert-on? A quoi sert le Parlement? A quoi doivent servir ses élu·e·s? Notre réponse, assez évidente: l'Assemblée devrait faire la loi. Or, c'est un secret de Polichinelle, elle ne la fait pas. La loi est impulsée de l'Élysée, transite par les ministères, avec à l'arrivée le Parlement comme chambre d'enregistrement des désirs du président. Les textes sont votés en cadence par une majorité godillot, celle d'En Marche aujourd'hui, celle socialiste hier, celle de droite avant-hier. On peut, certes, dans l'hémicycle, en commission, donner de la voix, nuancer un amendement, mais nul ne s'y trompe: la séparation des pouvoirs est une fiction, l'exécutif a la main sur le législatif. Quand il ne s'assoit pas carrément dessus, imposant la loi travail par ordonnances, et maintenant le statut des cheminot·e·s...

Cet obstacle majeur, jamais François de Rugy ne l'évoque dans ses entretiens. Pas plus que, dans sa "grande" réforme, il n'émet cette hypothèse: que l'Assemblée fasse la loi. Voilà qui n'a, semble-t-il, jamais effleuré son esprit. Et l'idée de couper le cordon ombilical avec l'Élysée paraît franchement taboue. Et pour cause: cette grande réforme est imposée, elle aussi, depuis l'Élysée. Le président de l'Assemblée ne sert, ici, que de valet, ou de – soyons polis – courroie de transmission aux désidératas du président de la République. Le premier doit d'ailleurs tout au second: c'est Emmanuel Macron qui l'a installé, intronisé au perchoir, le retournement de veste rapportant plus que le port de maillot de football. Un chef de l'Etat qui, au passage, ne fut jamais député, et qui a toujours fait montre d'un mépris pour cette fonction. C'est dire si l'émancipation du Parlement n'est pas dans les tuyaux...

A défaut de faire la loi, François de Rugy a pour marotte "le contrôle et l'évaluation", sous-entendu de l'exécutif par le législatif. Mais qui effectuerait ce contrôle? Ces mêmes député·e·s qui, chaque jour, témoignent d'une fidélité sans faille au président de la République? Qui obéissent le doigt sur la couture du costume? Qui ont interdiction de signer une proposition de loi venant d'un autre camp? Qui jamais ne soutiennent un amendement qui n'émane pas de leurs rangs? C'est cette majorité au vote automatique qui viendrait, demain, contrôler et évaluer l'exécutif? L'Élysée doit trembler.

La France insoumise est habitée d'une autre ambition. D'une constituante, d'une 6ème République qui en finirait avec la toute puissance du président monarque, qui rendrait le peuple, comme l'écrivait Jaurès, "roi dans la cité". Des commentateur·trice·s, et M. de Rugy en premier lieu, pourront trouver cette perspective lointaine, utopique, incertaine. Alors, très immédiatement, et dès l'été dernier, nous avons proposé une mesure simple: la déconnection des élections présidentielle et législatives. Qu'on les inverse, par exemple, ou qu'elles se déroulent à un an d'intervalle. Voilà qui éviterait les majorités pléthoriques, quasi-systématiques, avec des député·e·s qui doivent tout à leur président·e, la campagne électorale réduite à apposer sa photo à côté de la leur. Voilà qui renforcerait la légitimité des parlementaires élu·e·s. Voilà qui, à défaut de couper le cordon ombilical avec l'Élysée, le distendrait.

Et nous sommes convaincu·e·s qu'alors, le président de Rugy n'aurait plus à multiplier les coups de sang, les menaces, les sanctions, à dénombrer en petit comptable les présent·e·s et les absent·e·s, car les député·e·s l'éprouveraient avec joie, avec fierté, qu'elles et ils ont un rôle à jouer dans cette Assemblée redevenue une arène incertaine, le lieu d'expression des espoirs, des colères, des contradictions qui traversent notre pays. Tandis que, intimement, aujourd'hui, elles et ils ressentent l'inverse avec tristesse, que le débat y est réduit à la portion congrue, à du formalisme, à des postures, et leur rôle, le nôtre, n'est que celui de figurant·e.

La France est malade de sa démocratie. L'Assemblée en est le poumon, aujourd'hui silicosé. Tel est l'enjeu. Faute de remède, faute d'oser le remède, émanciper l'Assemblée, François de Rugy préfère brandir un bâton de gendarme en une gesticulation puérile et rageuse.

Signataires: Clémentine AUTAIN, Ugo BERNALICIS, Eric COQUEREL, Alexis CORBIERE, Caroline FIAT, Bastien LACHAUD, Michel LARIVE, Jean-Luc MELENCHON, Danièle OBONO, Mathilde PANOT, Loïc PRUD'HOMME, Adrien QUATENNENS, Jean-Hugues RATENON, Muriel RESSIGUIER, Sabine RUBIN, François RUFFIN, Bénédicte TAURINE »

 

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27 février 2018

Du 23 septembre au statut de la SNCF….Pour que Macron ne marque pas le deuxième point.

IMG_0541Le 23 septembre2017, Jean-Luc Mélenchon appelait à l’union populaire face à la politique de casse du code du travail.

Réactions outrées des syndicats, la grande CGT à laquelle je suis adhérent, se référait, ce qui ne fut pas toujours  le cas dans sa longue histoire, à la charte d’Amiens, les syndicats dits réformistes faisaient la leçon à JLM et tous parlaient d’une nécessaire union syndicale que tous et toutes, nous savons impossible dans le cadre du style de la politique PS comme macronienne. Résultat, échec de la mobilisation, passage en force de la destruction du code du travail. Le Président, le gouvernement et leur majorité ont effectivement « marqué le point ».

Fort de cette première semi-réussite, la politique anti sociale dictée par l’Europe libérale continue son jeu de massacre et tente de casser l’un des bastions de la culture ouvrière, la SNCF.

Cette entreprise de service public, honneur de la France reconnue tant pour son attitude de Résistance que pour l’excellence des services qu’elle effectuait, a subi les premiers assauts de la casse par ce joujou dangereux, expérimenté et bien rôdé aux PTT, de la séparation des métiers et du retour « au cœur de métier ».

C’est ainsi que séparer lignes TGV  et lignes secondaires, que sortir le rail dans une branche spécifique ont abouti à un abandon de l’entretien, à une gestion régionale des lignes secondaires et à une surproduction coûteuse de la branche TGV. Il y a donc une première conséquence, monter les unes contre les autres les catégories de personnel et une deuxième conséquence, négliger l’entretien du réseau, la régularité des trains, la qualité du service liée à une jungle tarifaire qui permet de faire monter la grogne de l’usager.

Dès lors, ces objectifs, fruits de 30 années de gouvernements et de dirigeants SNCF, étant atteints, il convient pour ce gouvernement de terminer la mission : en finir avec le service public et vanter au maximum les vertus du privé.

Comme ils l’ont fait pour les fonctionnaires qualifiés dès 1982 en privilégiés, ils  organisent une opinion publique, exaspérée par la situation actuelle, contre les personnels et surtout contre un statut comme si l’abandon de celui-ci était la panacée universelle pour résoudre les problèmes et ce n’est pas un hasard si le résultat des enquêtes d’opinion paraît en leur faveur. Et pourtant, il suffit de lire ce statut pour savoir combien, d’une part, il n’a rien d’un statut de privilégié et mesurer d’autre part, combien il a apporté de solutions au développement et à la survie de ce service public.

Nous sommes donc au cœur de la situation où le gouvernement Philippe, le Président Macron et sa majorité de godillots devraient vaciller, la SNCF n’étant pas la seule affaire des cheminots mais bien celle de l’ensemble des usagers que nous sommes.

Or que voyons-nous se profiler et je le vois avec l’inquiétude que peut inspirer l’échec de l’appel Mélenchon du 23 septembre.

Avec une espèce de, comment dire, analyse du fait que l’Histoire repasserait les plats, est choisie, depuis déjà quelques semaines, la date du 22 mars pour une manif dite gigantesque de la fonction publique et des cheminots, certains « facebookiens » exprimant la certitude que mai 2018 sera un  mai 68 réussi. Soyons sérieux, je suis issu de mai 68, je suis fier du 22 mars comme du mois de mai, comme de la révolution sociétale qui s’y est enclenchée mais ne prenons pas l’Histoire pour une science exacte qui va reproduire les évènements tels que nous les espérons.

Bloquée sur cette date du 22 mars, la plus grande et la plus respectable des organisations syndicales reste axée sur cette nécessité d’une union syndicale qui nous a fait rater le rendez-vous contre la casse du code du travail, les syndicats dits réformistes ne veulent pas de cette date et en proposent d’autres et l’on va causer, discutailler sur la date d’une journée en souhaitant qu’elle dure un mois…

Est-ce bien ainsi qu’il faut prendre le problème ? Devant l’urgence de la réaction, devant la force des agressions qui touchent toutes les catégories de salariés et de retraités, devant la situation des services de la santé, du transport, des communications, devant tout cela, ne conviendrait-il pas de fédérer le peuple contre cette politique et ne serait-ce pas le rôle des syndicats revendicatifs, des forces politiques de gauche, c’est-à-dire grosso modo le PC, le PG, le groupe parlementaire porteur du programme l’Avenir en Commun de pousser, non pas à une date précise mais à lancer le débat, entreprise par entreprise, atelier par atelier, quartier par quartier sur les moyens à mettre en œuvre pour organiser très vite, plus que très vite, le blocage de l’économie comme ont si souvent su le faire, pour nos acquis, les cheminots de ce pays.

Nous sommes dans cette réalité, si cette réforme passe, si Macron marque ce deuxième point, alors mes amis, nous allons à une catastrophe d’un tel niveau qu’il nous faudra subir le sort qu’ont subi nos camarades Grecs et chacun devrait méditer sur ce point.

 

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22 février 2018

De Siemens à Bure, ils n’ont qu’une réponse : la répression De Bure à Belleville, ils continuent leur industrie mortifère

27973258_155321615275899_1917419852262668404_nLa semaine dernière, nous apprenons qu’à Belleville-sur-Loire, au pied d’une des deux centrales qui encadrent le pays Giennois, serait envisagé un stockage énorme de déchets nucléaires. Bien sûr, cette information révélée par Reporterre qu’il nous faut remercier pour l’avoir sortie car bien entendu, le lobby nucléaire, bien rôdé par les années du secret qui entoure les implantations, n’en avait dit mot.

Catastrophe pour notre région, déclaration en semblant d‘indignation du président PS de la Région qui en profite pour glisser que nous avons déjà beaucoup de boulot pour la nécessaire prolongation de 20 ans des 4 centrales de la région Centre-Val de Loire…Bref, pour nous anti nucléaires de la première heure, convaincus à la position tenue sans faille par le Parti de Gauche depuis qu’il élabora la charte éco socialiste et qui n’est pas prêt à la sacrifier pour quelques sièges en s’alliant avec ceux qui ont tout renié de la Gauche et de l'écologie, il n’y a qu’une attitude logique, légitime : combattre un tel projet s’il vient à voir le jour avec tous les moyens appropriés et sans exclure, si nécessaire, l’occupation du site jusqu’au retrait d’une telle perspective.

Dans le projet en cours d’élaboration, là-bas dans la Meuse, à Bure, nos camarades anti nucléaires mènent ce combat depuis des années, les militants locaux du parti de Gauche sont à leurs côtés depuis le début et le temps, les évènements du jour commandent aujourd’hui d’être plus que jamais solidaires de nos camarades comme le fait la députée Caroline Fiat qui, portant l’écharpe de sa fonction est sur place et apporte le beau  soutien comme doit le faire une élue de la Nation appartenant au courant de gauche.

En effet depuis ce matin, aux premières lueurs de l’aube naissante, 500 policiers aux ordres du Préfet, représentant de la République française, vous savez ce beau régime issu des Lumières, de la grande Révolution et de la déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen,  sont à la manœuvre pour déloger 40 occupants. Ils y sont comme ils étaient à Sievens, ils y sont comme ils seront à Notre Dame des Landes sous les ordres d'un Etat qui ne connait que la répression.

Parce que le nucléaire a prouvé son caractère dangereux, parce que le lobby et en premier lieu EDF a bloqué toute possibilité de recherche sur le renouvelable, parce que la finalité dépasse largement la production d’électricité, il est vital, comme le préconise le programme l’Avenir en Commun porté par Jean-Luc Mélenchon, de décider le processus de sortie de cette énergie et de lancer la mise en route des énergies renouvelables pour prendre le relais au plus vite.

On pourrait parler de ça, on pourrait, notamment au Parlement, avoir ce débat sur les déchets produits car effectivement il y a matière à débat mais que nenni… Ils ont la solution…après avoir utilisé les fonds marins, l’enfouissement dans la terre… La situation de la planète, la mort des hectares de terre viable, on verra ça plus tard… c’est-à-dire dans 28000 ans quand les déchets commenceront seulement à perdre une partie de leur force radio active…

Alors oui, nous combattons cette politique énergétique, nous en voulons pas d’une terre piégée par la volonté de lobbies irresponsables et la seule réponse apportée aux courageux militants qui font obstruction à cette politique mortifère c’est 500 policiers pour 40 manifestants… Telle est la sinistre réalité de ces années d’irresponsabilité politique qui aboutit à Sievens à la mort de notre camarade Rémy Fraysse, mort dans laquelle  le donneur d’ordre n’a aucune sanction et le tireur sort blanchi. Souhaitons simplement ce soir que ce scenario dramatique ne se reproduise pas.

Ce soir, à 18 h, pour tous ceux et toutes celles qui le peuvent et qui sont près des villes où les rassemblements de protestation se font, exprimons notre refus de cette répression sauvage et notre solidarité avec les zadistes de Bure.

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02 février 2018

Fonctionnaires : Au nom de tous les nôtres.

10154533_10202461334187406_8914433111298552929_nLe président Macron, le gouvernement Philippe et leurs députés inféodés au point de s’octroyer le droit de ne pas  siéger dans l’hémicycle quand parlent les députés du groupe dit insoumis, s’attaquent aujourd’hui à la Fonction Publique après avoir cassé les 150 années d’acquis du code du travail.

Ils en ont décidé la fin, au travers de plans de sortie pour les fonctionnaires et de recours au droit privé pour l’embauche. Ce plan déjà testé depuis 1991 aux PTT, produit les résultats que l’on sait en matière de qualité de service et  de stress des agents.

Ce procès en emplois privilégiés lancé en 1982 par le gouvernement PS qui préparait sa régression vers le libéralisme, symbolisé en services non adaptés par la scandaleuse loi « socialo-cédétiste » de massacre des PTT par Rocard/Quilès, illustré par la désertification de nos zones rurales ou péri-urbaines, démontré dans la misère des services de santé ou dans le sort réservé aux enseignants du public quand des millions coulent à flots vers l’enseignement privé, tué par les décisions de privatisation de Mitterrand, Chirac, Jospin ou Sarkosi arrive aujourd’hui à sa phase braderie par un plan dit de départs volontaire où nos chers media se font déjà un plaisir immense à dévoiler ce que chacun va toucher dans cette généreuse opération….

Au nom de mes camarades fonctionnaires, au nom de 43 années de services que je crois loyaux, dans les différents services de ce qu’étaient les PTT, je vis ces évolutions avec douleur et tristesse, avec cette volonté déterminée aussi d’une mobilisation populaire de grande ampleur qui en finisse avec ces lamentables politiques….

Comment, dans ces tristes moments, oublier ce qu’est la Fonction Publique, ce modèle dont devrait se glorifier notre pays ; comment ne pas se souvenir du travail difficile, nécessaire et dont nous bénéficions toutes et tous de ces infirmières, de ces aides-soignants sur-employés, mal payés et malgré tout  avenants quand ils ont à nous supporter dans la maladie, comment oublier nos maîtres et maîtresses de l’école publique à qui nous devons notre instruction et notre culture, comment ne pas me souvenir des services effectués en 43 ans de services où j’ai vu des facteurs braver la Loire en crue en faisant un détour de 20 minutes pour passer le fleuve, de ceux qui en bottes sur les quais de Gien inondés faisaient leur tournée quotidienne, des agents des guichets allongeant leur temps de trajet pour rejoindre dans les temps, sur neige et verglas,  leur poste, et pourquoi ne pas exprimer ma fierté d’être de cette famille, de celle de mon grand-père blessé de guerre, devenant fonctionnaire facteur à ce titre qui effectuait ses 3 tournées quotidiennes (réduites à 2 le dimanche), dans les années 30, de mon père receveur remplaçant qui rejoignait ses bureaux à mobylette en respectant scrupuleusement l’obligation de présence du dimanche soir au samedi 16 h, de ma mère au téléphone avec ses horaires à la noix et ses rappels incessants pour le service soit parfait.

Oui, nous étions si privilégiés que les fins de mois étaient souvent difficiles et que depuis 6 années bientôt notre point d’indice est gelé, nous étions si nuls que le modèle de la Fonction Publique française s’imposait comme référence dans le monde, nous étions si peu performants que dans les jours et les nuits de galère, nous réparions le téléphone avec objectif d’en finir dans les 3 heures, nous assurions aux guichets les services bancaires de tous ces pauvres ou ces classes moyennes qui, à l’époque n’intéressaient en aucun cas les banques privées.

Mais bon, taper sur la Fonction Publique, c’est comme maltraiter la fonction d’homme et femme politique, c’est un sport national dans ce pays… Regrettable mais faut faire avec…

Dommage simplement que ceux qui ont été élus par le Peuple relaient ce sentiment pour se faire une clientèle électorale comme d’autres et pour certains, ils cumulent, font usage des idées nauséabondes du parti du racisme pour coller à ce qu’ils croient être le sentiment du peuple Français.

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29 janvier 2018

Faut-il se satisfaire d'une progression...ou analyser notre impuissance à mobiliser ?

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Certes, je me réjouis de voir notre progression dans les deux partielles, voir se laminer le parti des idées nauséabondes ne peut que me satisfaire et, cerise sur le gâteau, voir à ce niveau le PS dont je combats l’orientation prise depuis 1983 ne peut me laisser indifférent mais faut il se résigner à voir une éternelle 3ème place laissant libre court à un débat entre un mouvement fantoche au service du président et une droite ayant épousé définitivement la thèse sarkosiste d'intégration des idées du Front National…

Faut- il pour autant crier victoire, faut- il se satisfaire d’une troisième place tendant à devenir pérenne, faut- il nier que malgré un travail colossal accompli par le groupe parlementaire soutenant l’Avenir en Commun ne modifie en rien une situation de l’abstention qui nous est totalement préjudiciable ?

C’est ainsi que se pose véritablement la question de l’angle électoral de la Révolution citoyenne.

Tout se résume en fait à la seule solution de la mobilisation populaire, mobilisation dans les votes bien sûr et sachons nous interroger sur cette situation que nous ne pouvons résumer à des territoires de droite ce qui est vrai ou à une attitude médiatique qui désigne à chaque élection les finalistes du second tour, créant de ce fait la notion de résultat connu et de vote inutile au premier tour. Non il y a d’autres paramètres sur lesquels nous devons nous interroger. Le travail formidable des députés du groupe, les positions pertinentes développées sur tous les sujets à l’ordre du jour, les propositions de loi sur les sujets les plus ardus de notre société portés par des Adrien Quatennens, Ugo Bernalicis, Caroline Fiat et autres non moins productifs et valeureux ne permet pas de développer suffisamment l’espoir nécessaire.

L’incapacité du monde du travail, qui se bat vu le nombre de conflits qui existent réellement, mais qui sombre très vite dans le piège tendu de la satisfaction catégorielle par des syndicats qui, hormis la CGT (et encore) ou SUD, soutiennent au final la stratégie « macronienne ». Nous l’avons vu avec les dockers où nous espérions l’élargissement des luttes, nous l’avons vu avec les raffineries, nous le vivons avec les gardiens de prison.

Que faudra-t-il pour que manifeste l’étincelle qui mettra le feu à la plaine ? Je n’ai pas plus que d’autres, la réponse à cette question ou la solution à cette problématique mais toujours est- il que cette difficulté de mobilisation joue énormément sur l’indifférence qui préside aux participations électorales.

Nous avons cette chance rare d’avoir le porteur d’espoir, Jean-Luc Mélenchon, cette réalité, peut-être plus exceptionnelle encore, de sa volonté de transmettre aux jeunes générations, nos années communes au Parti de Gauche me l’ont prouvé, son attitude avec les jeunes députés le démontre encore plus clairement.

Nous avons la chance de 9 années de travail immense au PG qui ont élaboré la colonne vertébrale et même plus du programme de haut niveau que représente l’Avenir en Commun.

Dès lors, que manque-t-il pour aller plus loin, accéder enfin au second tour des scrutins importants que sont la présidentielle et les législatives ?

Sans doute des pratiques héritées du passé PS qui, le diable étant dans les détails, nous conduit parfois à nous mouler dans des pratiques et positions dans la logique de la Constitution que nous combattons, peut-être une attitude trop respectueuse, dont je ne défais pas non plus, qui est un frein à la généralisation des luttes  d’un mouvement syndical qui refuse obstinément d’exercer sa dimension politique au nom d’une charte que pour l'un d'entre eux, il respecte quand ça l’arrange, probablement  avons-nous du mal à transformer la volonté de réussite électorale en volonté de mobilisation populaire et je le pense vraiment,  le choix du PG de se fondre petit à petit dans le mouvement dit insoumis au lieu de construire le parti fort, clairement identifié et représentatif d’un espoir immense sont des élements de réponse à la situation du courant abstentionniste.

Tels sont les enjeux mes camarades, qu’il nous faut réfléchir pour enfin gravir aux scrutins d’importance à venir à savoir les Présidentielles qui peut, espérons-le,  ne pas attendre 2022 et les législatives partielles ou pas qui se produiront. Face à ce questionnement, le sempiternel appel à l'untié de forces hétérocytes au nom d'une conception dépassée d'union d'une gauche unie dans laquelles certains sont en fait de droite, ne pèse pas bien lourd..

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23 janvier 2018

Mobilisation populaire et Jean-Luc Mélenchon seuls porteurs d’espoir pour les jours heureux.

114428897Depuis les réussites du premier tour de la présidentielle (20%) et  de l’élection d’un groupe parlementaire porteur de l’Avenir en Commun en avril et juin 2017, la grande mode en cours est au dénigrement systématique de JLM et du mouvement qu’il a souhaité.

Même si la pérennisation de  ce mouvement n’est pas ma « tasse de thé » et si je crois à la nécessité d’un parti de Gauche refondé, même si je crains une évolution de ce mouvement vers un retour à gouverner au lieu d’entamer la nécessaire révolution citoyenne, il y a urgence à conquérir la Présidence dans ce but.

Jean-Luc Mélenchon, je l’ai découvert en 1989/90, en ce temps où après 2 décennies de lutte pour les droits des homosexuels, après  une décennie où dans les 18 mois de gouvernement de gauche, Robert Badinter confirmait la dépénalisation de l’homosexualité, un jeune sénateur me révélait son courage en présentant une proposition de loi permettant aux homos d’organiser leur vie commune.

Sans rejoindre pour autant le PS, même PRS, j’ai suivi le travail brillant du ministre de la formation professionnelle et surtout me suis inscrit dans le beau combat et dans notre victoire du 29 mai 2005 contre le traité européen.

2008 a consacré mon retour à l’engagement des années 68 dans le parti crée par Jean-Luc en lequel j’ai retrouvé nos slogans et nos combats du mois de mai et des années 70, le Parti de Gauche. Jean-Luc a donc ma confiance et il aura ma voix jusqu’au bout comme je me battrai tant que le pourrai pour que le PG revienne à ce qu’il aurait dû être depuis le début, le parti développé, organisé, porteur de la pédagogie et de la formation nécessaire à la Révolution citoyenne.

Cependant, contrairement à ce qui se dit ou s’écrit, Jean-Luc n’est pas pour moi un gourou et je ne sais pas être une groupie… Il est cependant une référence comme très peu ont existé depuis la grande Révolution.

A ce titre, il m’arrive d’être en désaccord et je le suis quand il s’agit de sortir du rôle de déclencheur de débats comme celui de la GPA pour se limiter aux slogans du commun, je le suis quand existent des tendances suicidaires de croire à la valeur de mouvements comme le fut celui du défunt Front de Gauche ou quand se développe l’idée de pérenniser le mouvement qui aurait dû rester électoral, de la FI, je le suis quand la volonté révolutionnaire cède le pas devant le réalisme du moment ou le légalisme de la 5ème République comme le referendum constituant ou le salaire net plutôt que le vrai salaire, le brut.

Mais la confiance, l’adhésion aux valeurs que porte notre camarade sont des atouts beaucoup plus précieux que ces points de divergence.

Outre une vision géopolitique de premier plan, une adhésion totale et claire à la vraie lutte pour l’écologie au travers de la charte éco socialiste élaborée par le PG, la lutte contre la casse du code du travail illustre nettement cette volonté. Tout au long de ces combats, le groupe parlementaire a porté la volonté de mobilisation des éléments concernés par cette ineptie. L’appel du 23 septembre, battu en brèche par les syndicats qui auraient dû la relier et qui s’y sont refusés au nom d’une illusoire union de syndicats et au nom d’une tragique séparation du politique et du syndical qui a déjà produit ses dégâts dans les suites de mai 68 était la solution. Son rejet fait que, comme l’a dit JLM, Macron a marqué le point.

Nous sommes dans ce stade où le pouvoir, beaucoup plus fragile qu’il n’en a l’air, a une crainte réelle et fondée, celle de voir se développer un mouvement populaire de grande ampleur qui, Macron étant loin d’être De Gaulle, risquerait fort d’amener le Président à se démettre avec toutes ses conséquences et d’imposer un Président porteur des espérances révélées. Ce Président ne pourrait être autre que Jean-Luc Mélenchon pour peu que les forces réactionnaires ne brisent à nouveau l’espoir par une négociation salariale certes victorieuse mais insuffisante à retrouver le goût du bonheur, bref le retour au scénario de mai 68, de Grenelle et de la tentation de Billancourt face à Charletty.

Dès lors, le gouvernement désamorce tout mouvement qui ne généralise pas, ce fut le cas pour les raffineries  dont nous nous rappelons l’espérance qu’ils portaient, ce peut être le cas pour les prisons si une négociation aboutit, ce qui est possible, avant que ne se développe une généralisation à d’autres secteurs.

Malgré la déception légitime issue du 23 septembre, il a urgence à la parole en ce sens, aux initiatives nécessaires, à l’appel solennel à l’ensemble des exploités, travailleurs, paysans et commerçants de proximité, bref à la France qui travaille et qui souffre.

Notre objectif ne doit pas être que celui de gouverner la France, il doit être celui d’entamer avec le peuple, le seul objectif qui vaille : une révolution citoyenne pour retrouver le goût du bonheu

 

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02 janvier 2018

Meilleurs voeux pour 2018, cinquantenaire d'un mouvement authentiquement révolutionnaire

 

15741187_646532938851467_8415851070963041619_nPour tous les lecteurs de ce blog, que chacun recoive pour sa vie militante, politique, personnelle, sociale, mes meilleurs voeux.

Que cette année soit une année de luttes victorieuses, de combats fructueux en marche vers cette Révolution citoyenne dans laquelle nous nous impliquons, chacun à notre manière et au poste que nous estimons le mieux adapté. Quelles qu'en aient été ou en soient les embûches et les difficultés, elle ne fait que continuer la longue route vers le goût du bonheur comme l'ont tracée celles et ceux qui depuis ces siècles combattent la classe dominante, les croquants des luttes paysannes, les esprits des Lumières, les sans-culotte de 1789 ou les braves de la Commune, comme j'ai essayé de l'exprimer au travers de ces pages.

1968-2018, 50 ans d'une vie militante passionnante où, contrairement à ce que certains affirment, la seule et peut être la plus gtrande victoire et elle est d'importance n'est pas que le SMIC et Grenelle, mais aussi l'ouverture à des conquêtes sociétales que la CFDT, qui essayait alors d'être le mouvement révolutionnaire indispensable porta tout au long des années 70.

J'aurai l'occasion tout au long de cette année, de relater nos combats aux côtés de ceux qui voulaient le respect et les droits pour tous, comme les homosexuels, qu'on disait "différents" quand ce n'était pas "qui devaient avoir honte d'exister", aux côtés des luttes des femmes, celels de la contraception, de l'IVG, des femmes battues, ceux qui découvraient et s'investissaient dans les combats écologistes anti-nucléaire, ceux qui combattaient les racismes... Oui que ces 10 années furent belles et pleines de tant d'espoirs.

Je savoure pour ma part, à chaque moment, la fierté d'avoir été investi dans ces mouvements et quel bonheur fut le mien de retrouver intacts nous idées et nos espoirs dans la création en 2008 du parti de Gauche par son fondateur Jean-Luc Mélenchon dont je connaissais la détermination et le courage depuis 20 années, après, pour ce qui me concerne, des années d'errance dans les méandres nés en 1983 de la dérive du PS et du Président  que nous aurions à minima espéré  voir porter la Gauche au pouvoir plus de 18 mois.

Aujourd'hui, de cette naissance du PG émerge une jeunesse passionnante, celle qui de tous temps, a porté les révolutions, que j'ai toujours admiré et à qui je fais confiance. Souhaitons simplement que 2018 ne soit pas le début des errements et virages inhérents aux pièges de la 5ème République, aux résultantes des traités européens et au monde de l'oligarchie politique ou financière.

Au moment où, grâce à vous tous, à vous toutes, nous allons bientôt célébrer les 10 000 visiteurs de ce blog, souhaitons nous pour 2018, la réalisation des nos souhaits personnels et militants les plus chers et, chers amis, à bientôt pour ce travail de notre connaissance de 53 années de vie militante.

Posté par Micmilitant Gien à 18:25 - Commentaires [0] - Permalien [#]
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