50 ans après...

02 janvier 2022

Malgré les diverses salissures....Mélenchon le seul et dernier espoir....

 

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"Je suis d’accord avec votre programme mais je ne veux pas de Mélenchon," j’aurais préféré untel, une telle…entend-on ici où là, au comptoir du bistrot, sur les marchés, dans les réunions d’amis ou de famille….

Voilà une sacré matière à discussion…qui porte en elle tous les défauts de cette satanée 5ème République et du rôle d’une presse au logique service de ceux qui la financent, les fameux neuf milliardaires qui la contrôlent pour 90 %.

La Constitution actuelle fait de l’élection présidentielle, la rencontre d’un homme ou d’une femme et d’un peuple et quel que soit la valeur d’un programme, nul ne peut empêcher la réalité que c’est l’homme ou la femme qu’on juge sur son apparence, sur ce que veut en montrer le système médiatique. Dès lors peu importe pour la masse d’électeurs que Jean-Luc Mélenchon soit porteur d’un programme pour le moins structuré et alléchant, peu importent les déclarations infâmes, dégoulinantes de racisme et de xénophobie d’un Zemmour ou des  Le Pen, peu importe le bilan désastreux d’un PS à la dérive, d’un EELV européiste et pro capitaliste, d’un Montebourg rallié au nucléaire et le tragique ralliement permanent pour quelques strapontins et les subsides qui les accompagnent d’un PC aux sirènes social-démocrate dudit PS et peu importe que Mélenchon porte le seul et surtout le plus séduisant des programmes…On élit sur quelques aspects physiques, sur le port ou la couleur de la cravate, sur la mise en valeur ou l’oubli de telle ou telle déclaration…ainsi va ce que d’aucuns baptisent du beau nom de démocratie en stigmatisant les pays qui appliquent d’autres formes de relations sociales tout aussi respectables…

Au service du système, au travers de ses propriétaires, les media font la politique de la France en mettant en scène les tenants de la finance, en portant au pinacle s’il le faut les tenants des positions les plus abjectes type  la montée d’un Zemmour, en oubliant volontairement les actes ou positions d’un Mélenchon ou en dénaturant ses propos, en jouant sur des sondages dont on connaît à la fois la méthode et l’objectif poursuivi, en faisant la promotion de leur résultat préféré, l’ancrant dans la tête de leurs auditoires ou lectorat et plus tard en jouant le second tour avant le résultat du premier et les journalistes qui peuvent par ailleurs être excellents se trouvent qu’ils le veuillent ou pas, pris dans ce triste engrenage malgré leur refus de toute critique au nom d’une forme d’esprit de corps…

Il en est ainsi en 5ème République, on élit un homme ou une femme, lui donnant un pouvoir exorbitant et tout repose sur la confiance que l’on peut accorder à l’élu pour appliquer le programme qu’il a porté. Sur ce point soyons précis, quels que soient les divergences que je puis avoir avec 3 points du programme de l’AEC, pour soutenir Jean-Luc depuis 30 ans, pour l’avoir accompagné dans la belle aventure du Parti de Gauche, pour sa vie de militant, son courage politique maintes démontré depuis 1990, pour son honnêteté personnelle et intellectuelle, je sais qui il est et j’ai confiance en Jean-Luc pour appliquer et j’espère dépasser avec la pression populaire les points quelque peu dérivants du programme de la FI, J’AI CONFIANCE

Mais, outre le fait qu’il ne soit candidat qu’après avoir proposé maintes et maintes fois, sans succès, aux forces de gauche de rejoindre, sur la base de notre programme, une union populaire, après avoir consulté les candidats potentiels de notre mouvance, après avoir souhaité l’adhésion de 150 000 citoyens à sa candidature, au final que reproche-t-on à Jean-Luc Mélenchon ?

Il serait ceci ou cela…il serait colérique…il serait, il serait etc…oui, il est un humain, porteur de sentiments, de réactions, et pas suffisamment hypocrite pour ne pas les exprimer….

En fait deux évènements majeurs sont à la base de cette réputation :

Sur dénonciation de problèmes de comptes de campagne (par ailleurs validés) aussi ridicule qu’haineuse d’une élue FN, avec l’assentiment d’une garde des sceaux PS, le parquet décide d’une magistrale perquisition au domicile de notre candidat, de 16 de ses collaborateurs, du siège de notre parti et de la permanence du mouvement LFI par 100 policiers interdisant les accès et saisissant entre autres les fichiers d’adhérents. Face à cela, au refus qui lui est imposé d'accéder à ses locaux, notre candidat exprima en 3 minutes sur une matinée une légitime colère. Ce furent ces 3 minutes qui firent les choux gras du système médiatique, influençant tous ces beaux esprits qui « ne votent pas pour un tel caractère » et sont prêts à donner leur voix aux différents candidats, certains étant d'ailleurs condamnés ou mis en examen pour divers délits dont des délits de racisme, d'autres exprimant sans vergogne leur adhésion aux idées portées par l'extrême-droite….

Alors que les musulmans ou présumés tels, en fait toutes les populations issues du Maghreb sont partout, en permanence stigmatisées, qu’un attentat vise directement des fidèles sortant d’une mosquée, que Mélenchon fidèle à tout antiracisme comme je le suis, militant de la première heure comme moi contre toutes les discriminations, laïc de conviction qui respecte toutes les croyances, y compris celles et ceux qui n’en ont aucune, s’écrie « Foutez la paix aux musulmans » et participe à une manifestation de soutien comme il l’avait fait suite à un attentat contre les juifs, les bien-pensants organisent une campagne de dénigrement au prétexte de la présence dans la manif d’une organisation communautariste au milieu de 39 autres organisations dont la CGT et la presse s’empare de cette pseudo polémique pour couler encore un peu plus notre candidat…Les bonnes âmes charitables que les stigmatisation des musulmans ne choquent pas bien au contraire répandent le venin d’un Mélenchon communautariste, les mêmes d'ailleurs qui ne s'offusquent aucunement d'une manifestation policière aux accents d'extrême droite devant l'Assemblée nationale et à laquelle participaient certains candidats dits de gauche.

Voici comment est née la légende, sans rien connaître de lui, sans rien lire de lui, d’un candidat infréquentable, qui ne peut pas gouverner notre pays parce que…on ne sait pas trop pourquoi d’ailleurs….Déjà militant en 1980, cette période me rappelle les campagnes contre Mitterrand et cette brave dame de ménage de nos locaux syndicaux qui nous déclarait chaque fois qu’elle voyait sa photo dans la presse « Mon Dieu comme il a l’air méchant »

A mes lecteurs, à mes amis, à mes camarades, connaissant et soutenant Mélenchon, je déclare et redis aujourd’hui : ne vous laissez pas influencer par des media qui n’ont de cesse qu’empêcher son élection, n’écoutez pas les sondages faux comme avant chaque campagne, faux comme ils l’étaient au Chili, lisez son programme et faites confiance comme je fais confiance car contrairement aux habitudes ancrées, il fera ce qu’il dit et si la situation l'oblige à dériver il sera prêt à ce que nous le peuple de gauche lui rappelions par notre mobilisation les fondamentaux de nos idées communes.

13 décembre 2021

Militant de cette gauche, celle qui allie social, sociétal et éco socialisme, faut-il céder à l’inévitable découragement ?

408780_2973933543496_1116512132_33228482_1833726367_n« Toujours militante, mais complètement découragée » dit l’admirable camarade Marie-Georges Buffet.

En militant de la vraie gauche, même et surtout si je ne suis pas au PCF, il est bien sûr des moments de questionnements et de bas-moral dans cette  campagne où l’extrême-droite est portée au pinacle par un système médiatique avide de ses prestations, par une droite dont la fonction est de sauver ce système capitaliste et les privilèges qu’il lui procure y compris au prix des glissements droitiers les plus infâmes, par des forces s’intitulant de gauche qui ont tout trahi depuis 1983 et par une direction du PCF qui les rejoints pour de seules raisons alimentaires….

Dans ce marasme, ne barguignons pas, il n’est qu’une solution saine, un seul réel mais mince espoir, celui porté par Jean-Luc Mélenchon et la volonté qu’il affiche d’appliquer un programme social, sociétal basé sur ce que nous construisons ensemble depuis 14 ans au PG, la Révolution citoyenne par la Constituante.

Mais ce système est retors, cette satanée 5ème République, mais surtout ceux, tous ceux qui l’ont servie avec célérité, a prévu toutes les parades…

Ainsi en est- il de cette règle absurde et éliminatoire des 500 signatures sur laquelle butent tous les candidats qui n’ont pas la base d’élus acquise dans les jeux électoraux au prix d’alliances parfois impensables.

Parlons également de cette réforme constitutionnelle signée Jospin qui, au travers du quinquennat, sacre le nouveau roi pour 5 années avec tous les pouvoirs et institue l’élection législative concomitante avec une certitude à 80 % que l’assemblée sera ultra majoritairement de la couleur du Président élu.

Dès lors, regardons de plus près ces certitudes absolues de tous experts Facebook qui circulent sur les réseaux :

L’idée sentimentalement agréable que 1+4 font 5 et donc qu’il faut non pas, avoir la volonté populaire de sortir du système, d’assumer la rupture avec lui mais de sortir le sortant, certes porteur du gêne de tous nos maux en le remplaçant par un élu issu de la fusion de 4 ou 5 prétendants sans programme et qui feront peu ou prou la même politique, dans le cadre de la même Constitution, dans la même soumission aux diktats financiers et européens…Ceci me rappelle un temps de ma jeunesse à Orléans quand le résistant Roger Secrétain, maire certes pas de gauche, a été battu et des cris de joie de certains collègues ou camarades « on a viré Secrétain »…Oui et alors…Orléans est- il devenu socialiste pour autant ?

Le concept de sauter l’élection présidentielle en disant que tout se joue aux législatives ou de considérer que l’élection présidentielle ne serait pas celle d’un homme ou d’une femme mais celle d’un programme…Si c’était si  simple…Non que cela nous plaise ou pas et je suis de ceux à qui ça ne plaît pas, l’esprit de la constitution actuelle c’est bien la rencontre d’un « homme ou d’une femme et d’un peuple » et qu’on le veuille ou pas, l’homme ou la femme élue a le maximum de pouvoirs qui lui permettent de porter avec autorité le déclenchement des réformes nécessaires. De Gaulle n’a jamais hésité à se passer des corps constitués dans certaines situations, Mitterrand ne s’est pas embarrassé de formalités en amnistiant par exemple, scandale absolu, les généraux d’Alger ou en refusant de signer les ordonnances du premier ministre Chirac.

Et ne faisons pas de fausse rigueur intellectuelle en disant que l’élection de J.L. Mélenchon est la clé qui permet d’enclencher cette rupture nécessaire pour peu qu’il le veuille et que le mouvement qui le porte ne lui permette pas d’y résister.

Or la situation présente laisse planer dans le programme de l’AEC ou dans les déclarations du candidat les plus grandes inquiétudes

Outre  l’erreur dans le programme qui consiste à prévoir pour le peuple Français un referendum pour confirmer à nouveau la volonté exprimée par l’élection du Président qui porte ce choix en pierre angulaire, outre le quasi abandon de la sortie des traités européens, voici que se profile un nouveau referendum pour se gagner un accord avec ceux qui ne se privent pas dans leurs diverses tribunes de tacler notre candidat sur le nucléaire et même sur notre choix assumé de légaliser le cannabis.

Tout d’abord, il est paradoxal de crier partout « le programme avant le candidat » et d’envisager de revenir consulter sur de ses autres pierres angulaires : la sortie du nucléaire. Soyons conscients que des militants anti -nucléaire comme je le suis depuis 48 ans ne peuvent pas comprendre ce message même si, comme j’en ai toujours donné les raisons, mon vote d’avril ira de toute manière à Jean-Luc Mélenchon.

Or quelle est l’utilité d’une telle proposition ? Si l’on se situe dans cette réalité que le PCF a fait son choix et que son candidat ira à l’élection d’Avril et que les législatives ont toutes les chances d’être de la couleur du Président, ou bien notre candidat est élu et sa majorité se composera à partir de ce qui l’a élu, la représentation populaire ou bien il est battu et qu’apportera de plus un groupe parlementaire commun qui ne sera pas plus écouté que les groupes LFI et PCF actuels.

Donc ressaisissons-nous, laissons loin de nous ces fantasmes d’unité et développons notre réalité, celle d‘un candidat honnête, déterminé, d’un courage démontré entre autres qualités et organisons la nécessaire mobilisation populaire pour l’aider dans son engagement de rupture…

Tout le reste n’est que jeux politiciens qui ne nous concernent pas et dans lesquels nous-serions bien avisés de ne pas tenter d’entrer.

Je suis de ceux qui gardent intacte, je sais et j’ai souvent dit pourquoi, la confiance en Jean-Luc Mélenchon, que les situations du moment, les pressions médiatiques ne me poussent pas après tant d’années de combats, après l’espoir que m’a redonné le Parti de Gauche, à céder mi aussi à ce funeste découragement.

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22 novembre 2021

Avril 2022…la rupture ou le chaos

259166142_10224629627715341_3203093044585278547_n« Celui qui ne conçoit pas la rupture avec l’ordre établi, c’est-à-dire avec le système capitaliste, celui-là je le dis, il ne peut pas être adhérent du Parti Socialiste »

C’était le discours de François Mitterrand en 1971...

Oh dans les militants de 68 que nous étions, dans la jeunesse marquée par la guerre d’Algérie et les positions de certain ministre de l’Intérieur de l’époque, nous étions nombreux à n’apporter aucun crédit au porteur de cette parole…

1983 nous montra combien nous avions raison mais qu’il a fallu du temps de soumission de ce parti à l’Europe libérale pour que tout un chacun mesure l’ampleur de la supercherie, le quinquennat Hollande a sonné pour tant et tant la fin de l’illusion PS, il n’est pas utile dans ce billet de tirer à nouveau sur l’ambulance…

Dans ces années funestes pour la gauche auxquelles tant et tant qui se présentent aujourd’hui comme des recours ont collaboré à la dégringolade, un homme s’est toujours démarqué. La proposition de loi pour la vie commune des couples de même sexe (1991), la convention pour la 6ème République (1992), la demande d’interdiction du FN (1995), le NON au referendum (2005) sont autant d’actes de résistance interne qui accompagnent son louable aveu d’erreur du OUI au traité de Maastricht et conduisirent à son impossibilité de continue à appartenir à ce parti en 2008 pour refonder l’espoir d’une rupture par la révolution citoyenne avec le Parti de Gauche.

Ce camarade, qui a redonné à tant et tant d’espoir à nous autres désormais vieux militants anticapitalistes, pour beaucoup éloignés depuis longtemps du PS ou qui n'y ont jamais adhéré en même temps qu’il enthousiasmait et apportait son expérience à une jeunesse réfléchie, militante, c’est vous l’aurez compris, celui que j’admire, que je soutiens depuis 30 ans et que je veux voir présider à la renaissance de notre pays, c’est bien sûr Jean-Luc Mélenchon.

Quelles que soient certaines ambiguïtés du programme qui accompagne sa candidature, Il est aujourd’hui la seule hypothèse d’une rupture tant attendue et qui justifie effectivement la seule gauche réelle, celle de l’anticapitalisme, celle qui fait le lien entre social, sociétal, écologie, celle que nous portons depuis 2008 avec Jean-Luc.

La rupture c’est clair est notre ADN, elle ne souffre aucune compromission avec l’ordre établi, elle doit se retrouver sans barguigner dans la réforme profonde des institutions de cette 5ème République en les changeant de fond en comble par la convocation immédiate de la Constituante d’abord, pas par une nouvelle consultation référendaire en période estivale mais par un affrontement aussi clair que symbolique avec le conseil constitutionnel, par un programme social ambitieux dans les 100 jours suivant l’investiture ménageant clairement la conception du salaire net auquel est ajouté le socialisé c’est à dire le salaire brut, par des actions décisives en matière sociétale sur l’égalité hommes/femmes, sur la fin du patriarcat et des choix radicaux en matière d’écologie…

Toute l'énergie dont nous serons capables doit s'orienter vers une volonté de sa victoire mais le Président Mélenchon, même épaulé d’une majorité législative, puisque tout a été prévu par cette satanée loi du quinquennat pour que l’Assemblée ait la couleur du Président, ne pourra rien faire si la rupture n’est pas portée par une mobilisation populaire exprimée fortement dès la victoire.

Sachons clairement nous y préparer, savoir que la révolution citoyenne n’est pas un diner de gala, nos camarades d’Amérique latine le mesurent tous les jours, que le capitalisme, ses outils, ses moyens y compris les plus déloyaux seront mis en œuvre, sa police et son armée joueront dans la cour où ils ont toujours joué, son pouvoir pris sur les media par les 9 milliardaires ne rendra pas les armes parce que nous avons gagné l’étape électorale. Si celle-ci est absolument nécessaire, elle n’est en aucun cas suffisante, toute autre conception d'une fausse démocratie où d'une loyauté inflexible des institutions serait suicidaire.

Mitterrand n’avait, à mon sens, d’autre volonté que ce qu’il a effectivement fait, Mélenchon a, j’en suis convaincu, la volonté de rupture, il est de plus la seule hypothèse d'une victoire de gauche possible par sa stature internationale, sa position radicalement sociale, sociétale et écologique. Il nous appartient de lui en donner les moyens, faute de quoi, il ne fera au mieux que du Mitterrand, voire du Rocard ou pire, du Tsipras.

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12 octobre 2021

12 octobre 2017…une meurtrissure au cœur des nombreux amoureux de Gien.

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Il est 7 heures, victime depuis quelques mois, de la sale maladie cancéreuse qui atteint tant de gens, je me prépare pour une de mes séances de chimiothérapie quand un ami, Antoine, qui travaillait à cette période à Briare, me passe un message après avoir traversé la Loire par le pont Anne de Beaujeu.

« Tu ne dois pas savoir encore mais un massacre est en cours sur quai Lenoir »

Depuis avril 2016, un projet qui paraît au demeurant très séduisant intègre l’indicible, l’abattage de 60 % de l’alignement ombragé, magnifique, historique qui borde notre beau fleuve de la faïencerie jusqu’au Port-au-Bois avec le motif éternel de la maladie, outil éprouvé de la maxime « quand on veut noyer son chien…. »

Depuis avril 2016, dans une réelle indifférence de trop de Giennois,certes, notamment de l’association qui se doit statutairement de défendre le patrimoine, je proteste contre cette aberration, le Journal de Gien la reprend illico, le regretté Guy Meneau, autre Giennois passionné de sa ville m’y rejoint très vite mais, hélas, vie giennoise oblige, il faudra attendre septembre 2017 pour qu’un autre militant, Mickael, relève le gant de la protestation, isolé mais courageux porteur d’une banderole « Gien sauvons les platanes ».

La résistance prend forme immédiatement, nous savons que l’exécution de la décision approche à grands pas mais, cette fois de nombreux giennois réagissent, des manifestations commencent à s’organiser, nous célébrons nos platanes, rappelons leur histoire, leur résistance aux aléas de l’histoire, les plaies qui servent de prétexte de maladie, simple résultat des effets de bombes incendiaires des combats de 1940/1944…Nous commençons à reprendre confiance dans notre action, dans les sphères de la majorité municipale se profile la crainte de ne pouvoir poursuivre cette sinistre besogne mais :

Ce douze octobre 2017, sur le quai Lenoir, à cette heure du laitier où se perpétuaient généralement les exécutions, monsieur le maire de Gien accompagné de la gendarmerie en armes accompagne les engins destinés à mettre à mort le majestueux alignement. Branche par branche, les arbres plient sans que nous ayons pu nous organiser pour les protéger, les troncs exhibent leur coupe qui se révèle, bien sûr, totalement saine…

Sorti de ma séance, mon système de traitement me permettant sur avis médical, de me déplacer avec grande fatigue mais sans autre risque, je me rends immédiatement sur le quai, prend la mesure du spectacle apocalyptique qui nous est offert et comme beaucoup de Giennois, les larmes me viennent aux yeux, la colère que je sais contenir mais qui est bien réelle me permet de prononcer intérieurement ce serment « Ils n’auront pas le quai Joffre et nous replanterons le quai Lenoir en platanes ».

Depuis les ridicules arbres à la mode essaient de survivre sur le quai Lenoir, l’ombre saine et si agréable de nos platanes a été remplacée par les bâches étouffantes des bars du quai, le concours de pétanque de l’été si agréable sous les frondaisons se déroule désormais sous l’ardent soleil des mois de chaleur.

Triste jour, triste réalité, triste attitude que le maire a payé de sa défaite judiciaire sur le quai Joffre2 ans après et de sa non-réélection 3 ans plus tard, nous avons célébré la mémoire de nos arbres martyrs, autant que nous le pouvions, nous avons sauvé le quai Joffre avec cette belle victoire du tribunal administratif qui, non seulement a refusé l’abattage du quai Joffre mais a reconnu l’illégalité de l’abattage de Lenoir qui fait que, tant nous serons vivants:

Le jour du 12 octobre sera pour nous, dans notre mémoire, l’un des jours marquants de cette agonie de notre ville, l’un des témoignages marquants du mépris de notre histoire et de notre patrimoine dont nous aurions dû nous enorgueillir et que nous n’avons pu sauver de l’avidité et de la marque de prétendu pouvoir qu’on a voulu nous imposer.

 

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23 août 2021

Puisque ça vous occupe, vous pouvez continuer à taper sur Mélenchon mais…

JIl développe depuis bien longtemps une vision globale de l’humain, une analyse profonde et murie des évolutions sociales et sociétales :

- première proposition de loi sur la vie commune des homosexuels hommes ou femmes 1990

- convention avec d’autres sur la 6ème République 1992

- participation plus qu’active à la victoire du NON en 2005

- lucidité sur l’impossibilité de faire quoi que ce soit dans un PS réformiste et libéral et création du parti de Gauche 2008

- réalisation du score à 2 chiffres lors de la Présidentielle de 2012

- participation active à l’élaboration de la charte éco socialiste du Parti de Gauche 2013

- acquiert sur son nom 7 millions d’électeurs en 2017

- est élu député en 2017 et préside un groupe parlementaire qui sait faire feu de tout bois en opposition claire, de gauche réelle  et radicale au pouvoir libéral et répressif d’ultra droite macronien.

- développe sur la scène internationale une vision géopilitique d’exception et démontre en permanence une véritable stature d’homme d’Etat en mesure de remettre les valeurs de notre pays à leur place historique dans le monde

Dès 1991 où je l’ai découvert, j’ai acquis cette certitude qu’il était l’homme de la situation pour redonner à notre peuple la foi en ses valeurs, celles de Robespierre et de Jaurès, celle du siècle des Lumières.

Oh il ne s’agit pas pour moi de céder à un quelconque culte de la personnalité, Jean-Luc n’est pour moi ni un gourou, ni un camarade à qui je ne reconnaitrais aucune erreur ou aucun défaut.

Comme moi, comme tout humain normal, il en a et pas des moindres parfois, comme moi et comme beaucoup, la passion, l’investissement dans la mission qu’il s’est donnée le pousse à s’emporter devant la force violente médiatique, sociale, politique, comme moi et d’autres, sa volonté de pousser la relève et la jeunesse (ce qui est tout à son honneur et constitue une si belle réussite) le contraint et parfois à ne pas savoir s'écarter, (cf les nombreux choix souvent discutables de la FI ou l’oubli des positions fondamentales de notre parti),de positions des forces de son camp ou de celles et ceux qui l’ont choisi pour diverses raisons, son obsession de gagner pas pour lui mais pour notre peuple le pousse trop souvent à tolérer déclarations et alliances de circonstance vis-à-vis de ceux qui de toutes manière ont choisi la voie de participer à la société libérale issue de 1983; mais face à tout cela, il sait tenir la barre, ne pas dévier de la ligne fixée, celle de la vraie gauche, celle des choix sociétaux qui nous conduisent à la vie des Jours Heureux.

Certes il n’est pas, dans notre construction issue des années de travail du Parti de Gauche, la seule possibilité à moyen terme, de nombreux talents ont émergé et sont en capacité de relève, illustrant l’une des phrases mythiques de Che Guevara « d’où qu’elle vienne, à quelque moment que ce soit, la mort peut nous surprendre…l’essentiel est que nos idées soient comprises par ceux à qui elles sont destinées et que d’autre mains se tendent pour ramasser nos fusils » mais en ce temps où la macronie a fait preuve de son incapacité, de son choix de rejoindre la droite la plus avancée vers les idées et actes nauséabonds du FN/RN, alors oui, vous pouvez attribuer à Jean-Luc Mélenchon, tous les qualificatifs usuels, chercher la petite bête, la paille dans son discours, ses actes sans vouloir regarder la poutre dans le regard des forces de droite au sens le plus large, incluant bien sûr cette soi-disant gauche qui trahit depuis 1983 ou certaines forces qui sont suffisamment opportunes pour la rejoindre à chaque élection.

Mais vous n’empêcherez pas cette réalité qui fait que si JLM n’est pas élu en 2022, nous cracherons du sang et que si, parce que nous n'aurons pas su mobiliser notre peuple pour l’aider dans la tâche, si, par abstention, démobilisation nous ne savons pas imposer la rupture avec l’ordre ancien, si nous ne pouvons imposer l’élection de la Constituante, la sortie des traités européens, l’annulation de la dette et autres fondamentaux de notre combat, ce n’est pas Mélenchon qui sera condamné à faire du Rocard ou pire du Tsipras mais bien nous, le peuple de 1789 qui n’auront pas su l’y conduire.

La victoire de 2022 n’est qu’une étape nécessaire mais pas suffisante vers l’objectif fixé depuis des décennies de combats, porté par ceux de l’an 2, par les communards, par Croizat et le CNR, par nos barricades de 68 et repris courageusement par Mélenchon et le Parti de Gauche, celle de la Révolution Citoyenne, celle du retour enfin espéré des Jours Heureux

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16 mai 2021

Un essai d'écriture pour témoigner d'une vie bien remplie...

Tissier bio, pub Michel 2

L’envie d’écrire chez moi, n’est pas une envie soudaine, c’est un rêve qui m’a poursuivi toute ma vie. Cependant, je n’envisageais pas de me lancer dans une autobiographie, pensant que cette vie banale de militant de divers niveaux n’était pas matière à publication.

Ce sont deux très jeunes camarades du Parti de Gauche, connus dans leurs premiers combats alors qu’ils étaient lycéens qui, à longueur de discussion sur nos espoirs, nos expériences de longue ou courte vie, m’ont convaincu de l’intérêt pour eux, mais surtout pour leur génération, de connaître ce parcours de vie, ses espoirs, ses échecs, ses enseignements.

Grâce à vous, Sacha et Sylvain, qui êtes très vite devenus de très précieux amis, ce livre est aujourd’hui achevé…Puisse-t-il répondre à vos espoirs en étant lu par ceux, anciens ou nouveaux, jeunes ou moins jeunes qui ne se résignent pas à ce monde injuste, triste et violent et veulent faire de leur vie une belle espérance.

Au fil des pages, chacun trouvera au choix  cette belle ville de Gien, riche de son histoire,son charme et ses risques de déclin, cet engagement dans la CFDT que nous voulions révolutionnaire, ce beau mois de mai 68 notamment à Orléans, les combats de cette belle décennie 70 avec leur lot d’espérance, leur réussites et leurs échecs, les luttes des femmes , des homosexuels, les LIP, le Larzac, la découverte des dangers du nucléaire à Dampierre, les désespérances et rêves déçus des années 80, un passionnant combat pour le droit à l’adoption, la découverte du militant Mélenchon en 1990 et le combat de 2005 contre le traité européen pour terminer par cette magnifique, belle et prometteuse aventure du parti de Gauche et tant d’autres choses mais aussi les amours et les amitiés tant est qu'il y ait une différence entre ces deux locutions…

Avec ces centaines de camarades évoqués, cités, aux rives du grand témoin qu’est la Loire, voici pour celles et ceux qui s’y intéresseront, non pas une œuvre littéraire, je n’ai pas la capacité ni le talent d’un Mélenchon, mais simplement un témoignage d’une vie qui ressemblent à celle de tous nos camarades, une vie de militant.

Pour réserver ce livre en souscription :

Extérieurs au Giennois : www.ericjamet-editeur.com

Habitants du Giennois : Maison de la presse ou librairie Au Fil des Mots  à Gien

Volontairement, j’ai demandé à ce que ce livre ne soit diffusé ni en hyper grande distribution, ni à plus forte raison chez Amazone ou autre officine du même tonneau….toujours cette sacrée cohérence entre les idées et les comportements, c’est génétique chez moi….

Sommaire du livre :

Sommaire

Avant-propos

9

Gien ville tant aimée

16

L’enfance

19

Devenir adulte

22

L’entrée dans la vie professionnelle

30

Un très beau printemps

38

Formidable décennie 70

51

Les droits des femmes

58

La reconnaissance de l’homosexualité

60

La Palestine

62

La Yougoslavie

63

L’impasse nucléaire

65

Le Larzac

71

Les lip

76

11 septembre 1973, coup d’État au Chili

79

Le décès de Pompidou

80

Le choix d’une fin de mandat

81

Jean-Pierre nous quitte

82

Et la lutte continue

85

L’ambiguë montée du parti Socialiste

88

Le combat pour l’adoption

92

Le retour à la politique

99

 

Une première expérience électorale

101

La découverte d’un exceptionnel militant

103

1991, la rupture avec la CFDT

104

Les législatives de 1993

108

Candidat sur liste PCF à Gien

110

1997, le retour du PS

112

Entrée dans la nuit politique

115

Le retour définitif en terre
Giennoise

117

2005 à 2008

119

2008, l’espérance s’appelle
Parti de Gauche

122

L’écosocialisme

128

Un congrès de haute facture

131

Les plaies du Front de Gauche

132

Les années difficiles

137

Les autres plaisirs et découvertes

143

Et Gien dans tout ça

145

L’aventure de la recherche historique

147

Les platanes des quais de Gien

153

Et, au bilan ?

156

 

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13 avril 2021

Parce que je suis un militant, pas un politicien…en 2022 c’est Mélenchon et personne d’autre.

10620527_771823629522602_5891450159602612604_nJe l’ai déjà dit, je l’ai exprimé plus clairement dans un livre qui sortira peut-être…, dès mon adolescence, j’ai fait le choix de la vie militante vécue pour des causes auxquelles je crois et pour lesquelles je me suis largement investi notamment dans le syndicalisme, la lutte anti raciste, les combats pour l’égalité des droits.

La démocratie bourgeoise, les joutes électorales, la recherche d’un poste d’élu à n’importe quel prix n’ont jamais fait partie de mes aspirations, d’autant plus que cette vie militante s’est émaillée de tant et tant de désillusions, de nombreuses manifestations de victoire ridicules de mes camarades militants politiques. J'ai toujours tenu cette ligne, m^me au prix parfois de défaites électorales amères ou de propositions alléchantes refusées.

Je ne me souviens que trop bien de ces joies absurdes proférées à l’issue des municipales d’Orléans dans les années 70 «  c’est nous qui avons viré Secrétain (résistant, maire d’Orléans etc…) »  au profit d’un autre homme sans rapport direct avec nos aspirations de l’époque, du communiqué de victoire de la liste communiste à laquelle je participais à Gien parce que nous passions de 7 % avec 2 élus à 9% avec un seul sans parler de cette fête de mai 81 pour une victoire certes un peu prometteuse mais trahie en 2 années à peine.

Non ces combats ne sont pas les miens, mes admirations s'appellent Commune de Paris, Robespierre, Jean Moulin, le CNR, Jaurès ou Mélenchon, pas les victoires électorales de 36 ou de 81.... et c’est parce qu’il portait contre vents et marées, avec un courage exemplaire, une proposition de loi sur les droits des couples de même sexe que j’ai découvert en 1990 Jean-Luc Mélenchon, que j’ai suivi ses positions, ses combats jusqu’à la victoire du Non en mai 2005.

C’est parce que, en 2008, j’ai décelé une attitude prometteuse de ce beau parti, le Parti de Gauche, parce qu’il portait en son sein l’ensemble de mes combats depuis 68, l’égalité des droits, la révolution sociale, la volonté d’une Constituante élue pour une nouvelle République, l’écologie et l’abandon du nucléaire que j’ai, avec enthousiasme adhéré à cette forme de choix politique, celui de la Révolution citoyenne. Les années qui suivirent, la superbe campagne de 2012, le magnifique congrès de Bordeaux en 2013, la charte écosocialiste ont conforté ce choix.

Depuis 2015, notre parti est à la peine. Pour des raisons qui ne s’expriment légitimement qu’en interne, j’ai fait le choix de participer à sa nécessaire refondation, choix conforté par cette situation de ce printemps où, pour la première fois depuis cette période, en un congrès quelque peu surréaliste…une partie importante de nos militants et de membres de notre conseil national s’est enfin prononcé pour une telle alternative et nous permet d’espérer une opposition constructive et au final victorieuse d'un parti refondé, organisé, autonome, développé, révolutionnaire et écosocialiste.

Mais la situation de ce moment, particulièrement complexe, est celle de l’année électorale dans laquelle nous entrons.

Je ne commenterai aucunement cette phase présentée comme importante des régionales/départementales de cette année. Elle revient comme à chaque fois avec son cortège d’énergie déployée pour quels sièges gagnés à n’importe quel prix…Ici, accords avec les amis de M. Hamon qui dès 2012 ne se gênait pas pour déclarer « que le rôle d’un candidat PS est de barrer la route à Mélenchon », ailleurs avec les amis de M.Jadot qui déclare à tout va son amour pour l’Europe de Maastricht ou encore que « l’écologie est tout à fait compatible avec le capitalisme ». Même si j’irai voter, même si je ferai mes choix comme je l’ai toujours fait, ces scrutins ne mobiliseront ni mon enthousiasme ni mon énergie.

Car la politique, pour le militant que suis, n’a qu’une raison d’être…Utiliser les institutions de cette satanée 5ème République pour engager la seule raison d’être de mes engagements : permettre l’émergence de la Révolution citoyenne dont le premier acte est la rupture avec les institutions de la 5ème en imposant, par le seul courage du Président élu, la convocation d’un Constituante élue.

Dès lors, il ne s’agit pas de "négocier sur un coin de table" (serment d ela Porte de Versailles) quelques arrangements pour paraître consensuel avec les règles bourgeoises, il n’ s’agit pas de négocier tel ou tel accord pour un groupe parlementaire de 32 au lieu de 17,  il ne s’agit pas d’adapter notre programme pour qu’il puisse être réalisable dans le cadre d’une Europe que nous combattons, il ne s’agit pas de donner un côté réaliste à nos revendications salariales, type salaire net au lieu du brut, il s’agit d’engager la révolution par le peuple, pour le peuple, avec le peuple, c’est la seule raison d’être d’un investissement dans cette élection capitale.

Dès lors quelles sont les possibilités des forces en présence ?

Une droite qui va du RN au PS où chacun joue sa partition sur le thème habituel tantôt de l’immigration ou l’identité nationale, augmentation du poids du capital, défense des intérêts du privé, abandon des politiques publiques…Une mouvance dite verte qui base l’écologie sur un capitalisme adapté sur base d’efforts individuels sans toucher aux logiques de production…Un semblant de fausse gauche préoccupée par le maintien de quelques postes avec possibilité, en espérant me tromper, d’alliances sur le même thème avec le PCF, tout ce beau monde appelant à l'alliance de la carpe et du lapin pour occuper le palais élyséen….

Et puis, il y a ce que nous avons construit avec le Parti de Gauche et Jean-Luc Mélenchon, celui d’une victoire des forces se réclamant de la révolution citoyenne et même si, hélas, mille fois hélas, le programme de la FI comporte un certain nombre d'ambiguïtés mille fois dénoncées par votre serviteur, nous n’avons dans la logique de notre action qu’un seul candidat d’espoir, qu’un seul candidat possible Jean-Luc Mélenchon.

Pourquoi, alors qu’il est l’initiateur de ce que tu dénonces à la FI, soutiens-tu Mélenchon, me demandent certains très bons voire proches amis ?

Alors oui pourquoi ?

Je le répète, j’ai, pour l’homme de culture, pour l’homme de courage, pour l’homme de l’honnêteté politique un respect, une confiance qui ne s’est jamais, dans mon esprit, démentie.

Mais ceci n’est pas une argumentation politique suffisante. La victoire présidentielle n’est qu’un outil au service de notre cause, elle n’est en aucun cas une occupation du siège élyséen pour notre plaisir et Jean-Luc, plus peut-être que tout autre sait où il met ses pieds.

Il sait combien, à la lueur entre autres, des répressions et difficultés sud-américaines organisées par les USA, des forces capitalistes qui, ici comme ailleurs, ne négligeront aucun des moyens, y compris les plus vils pour tuer dans l’œuf toute idée révolutionnaire, et je pense qu’il sait que tout l’arsenal institutionnel, médiatique, policier sera dès le premier soir de résultat en action pour démonter la stratégie.

J’ai coutume de dire que si, nous le peuple, ne sommes pas capables de mobilisation dès le premier matin qui suit l’investiture, mobilisation dans les services, les entreprises et la rue pour imposer nos choix et soutenir le Président en ce sens, alors, même s’il n’a pas la volonté et j’ai la faiblesse de croire qu’il ne l’a pas, de céder, il sera contraint de faire au mieux du Mitterrand, au pire du Rocard ou du Tsipras.

Alors oui, certes, JLM a, comme tout humain et ça reste louable de rester humain, son caractère, ses mots parfois durs même avec ses soutiens les plus fidèles, ses déclarations et ses colères…

De grâce ne tombons pas dans ce piège de juger l’homme sur ces traits et regardons la réalité. Avec vigilance, nous n’avons aucun autre choix, aucune autre voie d’espoir que celle de porter Jean-Luc Mélenchon pour que la Révolution Citoyenne s’enclenche au travers de la prise du pouvoir par cette voie et que la victoire porte notre peuple à s’y engouffrer.

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09 mars 2021

9 mars 2021-Jour de deuil en pays Giennois

 

Mardi de l'Histoire

En ce deuxième mardi de carême, devait se tenir à Gien, comme c’est depuis 1441 ans (moins une interruption de 16 ans sur laquelle je reviendrai), l’élément capital de notre patrimoine local et le vecteur important de notre année commerciale,  la foire des Cours.

Elle n’aura pas lieu, non pas à cause de la crise sanitaire, ce qui aurait été compris (encore que la COVID, très maligne en somme, ne s’attaquera aucunement aux coureurs fortunés du nouveau dieu  de notre temps équipé de bicyclettes de compétition  et à ses adeptes qui vont animer notre ville en lieu et place de cette manifestation historique s’il en est) mais à cause d’une décision sous pression.

Je ne reviens pas sur l’histoire de cette foire, abondamment développée et qu’on retrouve rapidement résumée dans l’illustration jointe.

Non, il m’a semblé plus judicieux de reprendre les fausses raisons qui conduisent une nouvelle fois à son assassinat et sur ce qui pouvait, si nous l’avions voulu procéder de sa renaissance, de son adaptation à notre temps, de son maintien en vecteur essentiel de développement commercial de notre cité qui en a  bien besoin, car c’est bien de foire commerciale qu’il s’agit et en aucun cas d’ »ancestrale fête agricole », alias comice bis, comme se plaît à le répéter un quotidien local qui aurait pu explorer plus avant cette affaire, j’étais à son service si besoin mais …

Pourquoi en sommes-nous arrivés à cette situation ?

1998, par un jour de mauvais temps qui affecta notre foire comme tant de fois dans son histoire, le lobby agricole local pousse la municipalité de l’époque à en finir avec ce mardi de foire.

 Cette journée où du pont à la faïencerie, de la crèche Dezarnaulds au carrefour du Puy de Dôme, les étals des marchands de tous genres, les éleveurs et paysans venus  de Berry, Bourgogne, Puisaye, Gâtinais en ce carrefour éternel des provinces, couvraient les rues de leurs produits et productions, où des milliers d’acheteurs faisaient leurs emplettes, où les enfants et leurs parents libérés quelques heures pour l’occasion,  découvraient les produits de la ferme, les animaux, les productions des commerces et usines de Gien lançait de manière très fructueuse le commerce de la cité.

Il fut donc décidé que notre foire commerciale devenait manifestation historico-folklorique du dimanche matin avec quelques vaches, chevaux et autres animaux pour que les enfants admirent la vie campagnarde. De là vient sans doute le vocable d’ »ancestrale fête agricole » et pour l’occasion le comité d’organisation de la foire, composé de toutes pièces par la municipalité devient « l’association de la foire des Cours »

Ceci devait donc durer pendant 16 années.

En 2014, une nouvelle majorité conquiert la mairie. Courageusement, face  à l «association » le nouveau maire de Gien et son équipe décide de rendre à la foire son statut historique et invite la foire à la date que l’histoire lui a conféré : le deuxième mardi de carême. Ce fut dès la première année en 2015, un réel et incontestable succès même si malheureusement,, il ne fut pas possible d’engager une réflexion nécessaire sur l’adaptation à notre temps de cet évènement commercial d’importance et si la place des commerçants sédentaires et des industriels ne fut ni réussie ni encouragée.

Mais les tenants de l’annulation de ce mardi, ceux de 1998, n’avaient pas désarmé et dans la perspective des élections municipales 2020, la pression se fit très forte sur les candidats pour l’annulation pure et simple des décisions de 2014…

Ceci marcha si bien que, hormis le maire sortant bien sûr, les deux autres têtes de liste inscrivirent dans leur programme le retour au folklore du dimanche et l’annulation de ce mardi. Dire qu’il fallait se mettre autour d’une table, réfléchir avec tous les acteurs (commerçants sédentaires ou pas, industriels, services, associations) à en faire un évènement commercial d‘importance s’est révélé tout simplement impossible, se limitant à des éléments éculés comme impossibilité de libérer les écoliers, collégiens, lycéens quelques heures (l’inspection académique ne le souhaitant pas paraît- il), de la difficulté d'organisation, du refus des entreprises de libérer du personnel ce que d’ailleurs personne ne demandait mais de réflexion approfondie que nenni !!!! Notons ici que pour ce fameux Paris Nice d’aujourd’hui, certains services ou commerces sont amenés à ne pas travailler, les écoles sans doute perturbées par les difficultés d’accès, les travailleurs qui poseront certainement des RTT pour voir la course, des services municipaux mobilisés pour une organisation de haut niveau mais bien sûr tout cela est bien plus simple que d’organiser une foire enc entre ville !!!!

TOUT AU LONG DE SA LONGUE HISTOIRE NOTRE FOIRE S’EST ADAPTEE, UNE REFLEXION ETAIT ET RESTE NECESSAIRE SUR LA SITUATION DE NOTRE EPOQUE ET, OUTRE L’ASPECT PATRIMONIAL LA SUPPRESSION EST LA PLUS MAUVAISE,  LA PLUS ANTI-COMMERCIALE QUI SOIT.

Il y avait d’autres solutions

Bien sûr, comme tout au long de son histoire, notre foire devait s’adapter aux réalités commerciales de ce temps. La fixation des cours du tan s’est effacée devant la vente des produits manufacturés comme les bonnets des Chennevières, le commerce de la marine de Loire , le sel a cédé la place aux produits de la faîencerie qui à son tour cédé de la place à l’arrivée de l’automobile puis des produits électro-ménagers.

Une grande concertation, comme, reconnaissons-le, la nouvelle municipalité sait le faire et en a la volonté, aurait dû précéder une telle décision, il était indispensable de mettre autour d’une table :

-les représentants des commerçants et artisans sédentaires et non-sédentaires pour inscrire la foire dans un évènement commercial d’importance

-les représentants de l’industrie pour valorisation de leurs productions et l’étude de promotions de vente-foire. Qui peut valablement dire que Shisheido, OTIS, Pierre Fabre et autres n'ont aucun produità valoriser ou à vendre, aucune technologie à présenter dans une grande foire

-le monde associatif pour mise en valeur des activités

-les services pour les adaptations nécessaires

Etc…Etc…

En lieu et place de cette réelle opportunité, on a préféré jouer petit, reculer sur une manifestation capitale pour notre histoire, notre région, notre commerce, céder à la pression tenace d’un milieu agricole qui a, certes, comme tous les acteurs, ses problèmes et ses contraintes, mais n’est pas de toutes façons, en notre temps, l’élément dominant d’une grande foire commerciale.

On pourrait se contenter de dire c’est dommage ou, comme un précédent maire de Gien, évoquer « une nostalgie d’un passé révolu ».

Pour ma part, je ne m’y résoudrai pas, certain comme je le suis que notre ville mérite mieux que de jouer petit, que l’annulation de ce patrimoine qui rejoint tant d’abandons patrimoniaux comme les puits de Gien en leur temps, la grange Bourgoin, la crèche Dezarnaulds, la chapelle Saint- Lazare, la non-préemption du château d’Arrabloy et tant d’autres témoins d’un riche passé sur l'autel du modernisme ou d'un prétendu progrès.

Oui ce 9 mars 2021 est bien un triste jour de deuil. Que chacun où qu’il se trouve, qu’il apprécie ou pas l’évènement qui meuble cette journée ait, au minimum une pensée pour feue la foire des Cours.

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29 novembre 2020

La Constituante, un enjeu majeur…qui doit rompre avec l’ambiguïté de 2017

Dan10620527_771823629522602_5891450159602612604_ns son brillant développement numérique d’hier au soir, Jean-Luc Mélenchon a réaffirmé et expliqué avec la pédagogie qui le caractérise, les raisons et la situation qui rendent impérative la nécessité de ce choix, qu’il porte depuis 1992, celui d’une 6ème République affiné par nos travaux du Parti de Gauche dans le sens d’une Assemblée Constituante chargée d’écrire une nouvelle constitution pour une autre République.

Dans cette déclaration réaffirmée «  Dès lors que nous aurons gagné, il nous faudra convoquer une Assemblée Constituante » comme un écho à sa déclaration de septembre 2016, approximativement «  dès le jour de mon investiture, je décréterai, l’élection d’une Assemblée Constituante ».

Comme un effet du hasard, à la suite de ce performant discours numérique, en seconde partie de soirée, LCP diffusait un documentaire sur le choix de 1962 d’élire directement le président de la République au suffrage direct. Loin de moi l’idée de défendre ce choix, l’une des causes de nos malheurs et du glissement inévitable vers la situation monarcale que nous connaissons aujourd’hui mais cette affaire est très riche d’enseignements sur la latitude qu’a, sous la 5ème République,  un Président de la République en situation de crise pour affronter ou, au moins pire, s’affranchir, de l’opposition du Conseil Constitutionnel opposé à une décision que la situation du pays impose.

Cette problématique est, sachons la regarder avec lucidité, celle qui sera la nôtre en cas de victoire pour plusieurs choix et puisque le temps serait, semble-t-il venu de critiquer, proposer, amender certains aspects de l’AEC sans recevoir les foudres du mouvement LFI, évitons de nous en priver et reprenons ce débat sereinement.

Septembre 2016, c’est la déclaration de Jean-Luc à laquelle j’ai applaudi des deux mains mais il y eut octobre 2016, la convention de Lille et certains reculs de type social-démocrate ou, au mieux, électoralistes.

Pour ma part trois choix, celui du Tirage au Sort, celui de la revendication salariale en net et décalée de la revendication des syndicats CGT et SUD et surtout, surtout, celui d’un déport de la convocation de la Constituante à un nouveau referendum, comme  pour savoir si le peuple qui avait approuvé le programme, en voulait vraiment. Ces trois éléments ont entraîné mon éloignement de la FI sous les quolibets de beaucoup, les insultes de quelques-uns et le plus attristant, le mépris, l’arrêt des relations avec certains amis proches, logique FI qui en fit bien d‘autres depuis….

Mais revenons à nos moutons, à ce programme prometteur et surtout à ce choix vital qui n’est pas, ne peut pas être un point accessoire du programme, celui de la convocation à l’élection d‘une Assemblée constituante car Président élu, c’est une chose, Président condamné à gouverner dans le cadre de la 5ème République en est une autre et, sauf cas de mobilisation populaire qui n’est pas à ce jour démontrée, c’est se condamner à faire au pire du Tsipras, au moins pire, encore que, du Mitterrand.

Dans cette affaire imposée à la FI par d’éminents juristes, il me fut longuement expliqué et réexpliqué que le Conseil constitutionnel risquait de s’opposer à notre choix et qu’il faudrait le contourner par un referendum qui, s’il était gagnant, légitimait le choix. Comme si nous pouvions penser qu’il en soit autrement, venant d’une des institutions dont les membres sont soigneusement triés sur le volet et où siègent les anciens Présidents qui, que je sache, ne sont pas à la veille de nous faciliter la tâche, comme si nous pouvions être sûr qu'un referendum raté ne serait pas pire pour notre peuple.

Dans ce domaine comme dans d’autres, nous ne sommes pas au pays des bisounours et le choix est simple entre assumer la rupture, ce qui est je pense, en tous cas j’espère,  dans l’esprit de Jean-Luc Mélenchon ou se mouler dans la fonction telle que la prévoit la Constitution tant qu’on en l’a pas changée comme l’a fait Mitterrand avec les dérives que nous avons connues et qui se reproduiraient inévitablement.

1962, c’est l’exemple même du conflit qu’il nous faut assumer sans barguigner, c’est dire au Conseil Constitutionnel ce que l’intérêt supérieur du pays exige, c’est ne garder l’appel au peuple qu’en position de force et surtout éviter de vouloir paraître sage en ne choquant ni l’électeur ni les institutions, ainsi se présente le combat que dans la crise actuelle, nous devons mener.

Ainsi, le processus référendaire tel qu’il est inscrit dans l’AEC doit être complètement reformulé pour abandonner l’idée d’une consultation préalable au lancement du processus constituant et dire clairement que sur ce point, la décision populaire de conférer le pouvoir à un Président dont le programme comporte l’élection d‘une Constituante a force de loi et s’applique en priorité dès le jour de l’investiture et du premier gouvernement, c’est placer l’élection d’une Constituante en point central du programme et pas en 17ème place comme en 2016 car, enfin, nous le savons bien, faute de sortir de ce système du Président Roi élu, rien ne sera possible.

Oui je sais bien, je ne suis qu’un militant de base, pas un juriste, mes cours limités de droit constitutionnel se limitent à la formation basique de ma préparation au concours de cadre supérieur des PTT; travaillant à l’âge de 17 ans,  ce que je sais, ce que j’ai appris, je le dois à ma vie militante et aux possibilités internes que m’a permis mon métier mais, je suis un soutien sans réserve de Jean-Luc Mélenchon, un militant du Parti de Gauche et, de grâce, réfléchissons puisque nous nous sommes donnés du temps pour ça et améliorons certains points de l'AEC puisque ceci nous est proposé…

11 novembre 2020

Maurice Genevoix au Panthéon … tout à fait mérité mais sa vie en bord de Loire...

ob_f13048_ob-277bb7-monument-aux-morts-d-equeurdA grand renfort de couverture médiatique, Maurice Genevoix entre au Panthéon 102 ans après la fin de cette tragique et sanglante Grande Guerre. Pourquoi pas ? Il l’a bien mérité, autant et même beaucoup plus que certain mari de…

102 ans c’est loin, beaucoup de mélange dans les esprits, beaucoup parlent de libération, confondant allègrement cette guerre de revanche avec la deuxième (qui hélas ne restera sans doute pas la seconde) que les résistants transformèrent en vraie guerre de libération.

Comme pour tous les enfants nés peu après 1945, mon enfance fut baignée par « Ceux de 14 », par la lecture programmée de son livre dans mon « cursus scolaire », par cette sempiternelle projection des « Croix de Bois » dans nos après-midi du jeudi en parascolaire chaque année au plus proche jeudi du 11 novembre, par notre participation quasi obligatoire (et c’était une bonne chose) au défilé de ce jour et par les réalités :  l’œil de verre  de mon grand-père, résultat des combats d'octobre 1915 à « La fille morte », et décédé quand j’avais 5 ans avant d’avoir eu le temps de me raconter,  des deux pieds coupés à « la route de  l’homme mort » de son frère mon grand-oncle que j’adorais,  qui lui me narra sans compter les horreurs de ce temps, la guerre, la blessure, les traitements et les séjours sanitaires. Oui 1914-1918, ceux de ma génération en ont une idée plus que précise.

Très vite d’ailleurs, les souvenirs officiels faisant des héros avec tous ces pauvres gars qu’on envoya au massacre se sont enrichis de la lecture d’Anatole France « on croit mourir pour la Patrie, on meurt pour les Industriels », les premières sorties du Gien natal pour des sorties, des fins de semaine avec les copains ou amis ont apporté ces quelques monuments portant l’inscription « maudite soit la guerre », puis la vie militante permit la connaissance des mutineries de 17, des « fusillés pour l’exemple », de la « Chanson de Craonne » et l’adolescence sur fond de guerre d’Algérie pas plus propre que les autres était là pour nous rappeler que le rêve des poilus d’avoir vécu la « der des der » était un vœu pieux…

Genevoix a écrit « Ceux de 14 » avec son talent, il n’y a pas valorisé les va-t-en-guerre, pas décrit une guerre d’exploits dits glorieux mais bel et bien son horreur, sa réalité quotidienne, celle du copain qu’on voit rire avant que la balle tirée le fige à jamais dans la boue d’une tranchée, celle du ventre ouvert, de la « gueule cassée » et de l’infirmité pour toute une vie. Qu’il en soit remercié aujourd’hui est tout à fait normal et même appréciable mais heureusement Genevoix ce n’est pas que « Ceux de 14 ».

Le talent de Genevoix toucha chez moi une sensibilité beaucoup plus grande qui ne m’a jamais quitté, l’amour de la Loire et de ce pays ligérien, et je me souviens de cette étude de texte que nous donna notre merveilleux prof de français du collège public de Gien, M.Petit, avec ce bel extrait de Rémy des Rauches qui commence par « Il regardait la Loire » et qui contient ce paragraphe superbe : « « Lorsqu’une libellule passe devant ma porte et vole à la pointe des rauches, je l’écoute grésiller comme une verte étincelle et je lui dis seulement : « Sois libellule. » Et mes yeux qui la suivent s’en vont vers la Loire ; et la Loire prend mes yeux ; et je lui dis seulement, tout au fond de mon cœur : « Sois la Loire. » »

Tout comme ceux qui se battent actuellement avec les défenseurs de la Loire face à un pont près de sa maison de famille, je pense qu’il les aurait soutenus et aussi qu'il aurait rejoint les nombreux et prestigieux parrains de nos platanes de Gien.

J’en profite pour signaler un magnifique article que m’a fait connaître mon amie politique Brigitte Blang « la dernière bataille de Maurice Genevoix-lettre ouverte à Emmanuel Macron (https://genevoix-vivra.frama.site) qui resitue Maurice Genevoix dans l'ensemble de ce que fut sa vie qui ne se limite pas à "Ceux de 14".

Il n’est pas non plus étranger à mon amour de la nature et des bois.  Et comment ne pas me souvenir de la célébration de ce pays de Sologne qui gagna mon cœur dans ces années 60 et ces superbes week-ends avec l’ami Jean-Pierre, bien trop tôt disparu qui repose là-bas dans ce petit cimetière de Sennely ….

Oui Genevoix c’est «  Ceux de 14 » générateur de l’hommage aujourd’hui rendu mais pour moi, c’est avant tout et pour toujours « Rémy des Rauches »,  "Raboliot » et tant et tant d'autres belles pages....

Posté par Micmilitant Gien à 16:43 - Commentaires [0] - Permalien [#]
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