C’est parti po5 mai ensembleur les déclarations aux primaires de la droite…et de la droite. Ils ne sont, sans doute pas encore au complet, sur la ligne de départ.

Chez ceux de droite qui revendiquent d’être de droite, c’est une quinzaine de candidats qui postulent à être l’élu qui s’opposera à Hollande (car pour eux il n’y a pas d’autre scenario) au second tour….Dernier inscrit en date, celui que le suffrage universel a renvoyé dans ses foyers un soir de mai 2012, pour laisser la place à un piètre remplaçant certes, mais renvoyé quand même à cause de ses nombreuses frasques, des discours honteux de Dakar, de Grenoble, de son reniement à Lisbonne du vote du peuple français en 2005, de son pbession d'une guerre en Lybie avec les conséquences que l'on sait jusqu’à la mise en œuvre des thèmes du Front National au travers de ligne Buisson. Il a donc quitté le pouvoir, annonçant qu’il abandonnait la politique et laissant derrière lui l’ardoise d’un nombre épouvantable de chômeurs supplémentaires, d’une dette augmentée considérablement, d’un traité européen que son adversaire avait promis de renégocier. Il revient, grand bien lui fasse et faisons un rêve, que ceux de sa famille politique qui croient encore aux vertus de notre République, barrent la route à cette tendance si dangereuse pour notre démocratie. Oui car, même si je suis en désaccord avec une partie de mon propre camp sur ce point, il y a bien différence entre une droite libérale que je combats mais qui est respectueuse de certaines valeurs et une droite extrême, les Sarkosistes et le FN, qui cultive les terres de la haine et de l’exclusion. Mais bon, c’est leur affaire, pas la nôtre.

Chez ceux de droite qui veulent faire croire qu’ils sont la gauche, pas mieux, un nombre similaire de postulants qui croient que ce sera Sarkosi/Hollande au second tour et qui rêvent même d’un score meilleur, un Hollande/Le Pen qui rejouerait la carte d’un mois de mai 2002….Pauvres inconscients, pauvres tartuffes. Ils ont voté, sans changer une virgule le traité, Sarkosi/Merkel, continué une politique de cadeaux au patronat, maintenu une soumission totale aux décisions et orientations européennes, traité de voyous nos camarades syndicalistes d'Air France, réprimé les manifestation contre leur loi Travail et tenté de stygmatiser la CGT, organisé la guerre sur tous les terrains possibles. Et là aussi, un dernier inscrit en date, celui qui passa de l’antimondialisation à la louange des vertus de cette dernière, celui qui devait démissionner à Florange, celui qui soutient la poursuite du nucléaire et du gaz de shiste, qui enfonça nos camarades de Goodyear, qui fut ministre et faiseur de 1er ministre et qui quitta la politique pour l’entreprise… Le voici donc revenu lui aussi dans ce piège des primaires où il sera condamné comme le prédisait Mélenchon à soutenir celui qui en sortira, fut-il l’actuel Président qui sera finalement considéré comme moins nul que ce M. Montebourg le déclarait récemment. Là aussi, c’est leur affaire, pas la nôtre

Passons sur les Verts qui jouent leur jeu habituel avec le PS. Tout ceci ne nous intéresse pas.

La réalité de cette élection, elle se joue dans le programme bientôt fini d’affiner, celui de la France Insoumise et du porte-parole qu’à 122 300 à ce jour nous lui avons choisi : Jean-Luc Mélenchon.

Ce qui se joue est d’une toute autre nature que ces petits jeux et tripatouillages électoraux, que ces alliances de circonstance pour occuper le trône du monarque élu par cette Constitution et de l'Assemblée à l'élection conçue pour être de sa couleur.

Car c’est bien de cela qu’il s’agit, la place de la France dans l’Europe et dans le Monde, la place du peuple français dans le fonctionnement de notre démocratie.

Certes il faudra très vite briser le mur de l’argent, certes il faudra clairement remettre en cause les traités,  Maastricht comme TAFTA mais le nœud du problème, la solution pour entamer notre révolution citoyenne, c’est clair, c’est le premier acte après la victoire : Convoquer la Constituante, rédiger la nouvelle Constitution non pas entre experts mais avec des élus du peuple qui n’ont pas été députés et ne le seront pas ensuite, valider cette Constitution.

Alors, dans la France nouvelle qui aura, loin des décisions par godillots ou à coup de 49-3, retrouvé toute sa capacité à créer, à débattre, à éclairer le monde, les nouvelles institutions nationales et territoriales se mettront en place et loin de la conception du monarque, comme il l’a souvent déclaré, le Président Mélenchon aura accompli sa tâche et rentrera chez lui.

Autrement enthousiasmant que la bagarre de cour d’école pour occuper le siège du monarque non ?