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Certes, je me réjouis de voir notre progression dans les deux partielles, voir se laminer le parti des idées nauséabondes ne peut que me satisfaire et, cerise sur le gâteau, voir à ce niveau le PS dont je combats l’orientation prise depuis 1983 ne peut me laisser indifférent mais faut il se résigner à voir une éternelle 3ème place laissant libre court à un débat entre un mouvement fantoche au service du président et une droite ayant épousé définitivement la thèse sarkosiste d'intégration des idées du Front National…

Faut- il pour autant crier victoire, faut- il se satisfaire d’une troisième place tendant à devenir pérenne, faut- il nier que malgré un travail colossal accompli par le groupe parlementaire soutenant l’Avenir en Commun ne modifie en rien une situation de l’abstention qui nous est totalement préjudiciable ?

C’est ainsi que se pose véritablement la question de l’angle électoral de la Révolution citoyenne.

Tout se résume en fait à la seule solution de la mobilisation populaire, mobilisation dans les votes bien sûr et sachons nous interroger sur cette situation que nous ne pouvons résumer à des territoires de droite ce qui est vrai ou à une attitude médiatique qui désigne à chaque élection les finalistes du second tour, créant de ce fait la notion de résultat connu et de vote inutile au premier tour. Non il y a d’autres paramètres sur lesquels nous devons nous interroger. Le travail formidable des députés du groupe, les positions pertinentes développées sur tous les sujets à l’ordre du jour, les propositions de loi sur les sujets les plus ardus de notre société portés par des Adrien Quatennens, Ugo Bernalicis, Caroline Fiat et autres non moins productifs et valeureux ne permet pas de développer suffisamment l’espoir nécessaire.

L’incapacité du monde du travail, qui se bat vu le nombre de conflits qui existent réellement, mais qui sombre très vite dans le piège tendu de la satisfaction catégorielle par des syndicats qui, hormis la CGT (et encore) ou SUD, soutiennent au final la stratégie « macronienne ». Nous l’avons vu avec les dockers où nous espérions l’élargissement des luttes, nous l’avons vu avec les raffineries, nous le vivons avec les gardiens de prison.

Que faudra-t-il pour que manifeste l’étincelle qui mettra le feu à la plaine ? Je n’ai pas plus que d’autres, la réponse à cette question ou la solution à cette problématique mais toujours est- il que cette difficulté de mobilisation joue énormément sur l’indifférence qui préside aux participations électorales.

Nous avons cette chance rare d’avoir le porteur d’espoir, Jean-Luc Mélenchon, cette réalité, peut-être plus exceptionnelle encore, de sa volonté de transmettre aux jeunes générations, nos années communes au Parti de Gauche me l’ont prouvé, son attitude avec les jeunes députés le démontre encore plus clairement.

Nous avons la chance de 9 années de travail immense au PG qui ont élaboré la colonne vertébrale et même plus du programme de haut niveau que représente l’Avenir en Commun.

Dès lors, que manque-t-il pour aller plus loin, accéder enfin au second tour des scrutins importants que sont la présidentielle et les législatives ?

Sans doute des pratiques héritées du passé PS qui, le diable étant dans les détails, nous conduit parfois à nous mouler dans des pratiques et positions dans la logique de la Constitution que nous combattons, peut-être une attitude trop respectueuse, dont je ne défais pas non plus, qui est un frein à la généralisation des luttes  d’un mouvement syndical qui refuse obstinément d’exercer sa dimension politique au nom d’une charte que pour l'un d'entre eux, il respecte quand ça l’arrange, probablement  avons-nous du mal à transformer la volonté de réussite électorale en volonté de mobilisation populaire et je le pense vraiment,  le choix du PG de se fondre petit à petit dans le mouvement dit insoumis au lieu de construire le parti fort, clairement identifié et représentatif d’un espoir immense sont des élements de réponse à la situation du courant abstentionniste.

Tels sont les enjeux mes camarades, qu’il nous faut réfléchir pour enfin gravir aux scrutins d’importance à venir à savoir les Présidentielles qui peut, espérons-le,  ne pas attendre 2022 et les législatives partielles ou pas qui se produiront. Face à ce questionnement, le sempiternel appel à l'untié de forces hétérocytes au nom d'une conception dépassée d'union d'une gauche unie dans laquelles certains sont en fait de droite, ne pèse pas bien lourd..