10620527_771823629522602_5891450159602612604_nCa y est, cette séquence qu’il convient d’appeler le congrès du PS est enfin derrière nous. Les primaires de droite et du PS ont choisi leurs porteurs de parole….

Le premier, Fillon est déjà confronté à la situation des pratiques qu’une Constitution monarchique et la conception de la droite décomplexée issue du sarkosisme ont permises, le second Hamon, dont la victoire n’a d’autre sens que de régler le vieux rêve du PS : se débarrasser de Mélenchon.  est empêtré dans la politique libérale de droite des gouvernements qu’il a soutenu, le plagiat de notre programme et les tripatouillages électoraux de son parti .

Aujourd’hui comme hier, aujourd’hui encore plus qu’hier, ceci ne nous concerne pas.

Les plus graves erreurs que nous pourrions commettre seraient celles de céder au défaitisme, de croire de savants calculs mathématiques qui aboutissent à la solution du retour à nos démons du passé dans une union de forces qui n’ont rien à faire ensemble, de concéder tel ou tel aménagement de notre programme pour « gagner les voix nécessaires au second tour ».

La force de la candidature Mélenchon, c’est la crédibilité d’un camarade clair sur l’objectif, bénéficiaire d’une vie militante honnête et courageuse, porteur d’une capacité de tribun pédagogue liée à un sens du collectif qui a permis un programme d’exception : l’Avenir en Commun.

C’est ce programme et lui seul qui doit être le ciment de notre volonté de passer le premier tour, de gagner au second et d’engager sans délai, sans tergiverser, dès le soir même de l’investiture, la révolution citoyenne.

Celle-ci commence par son acte fondateur, la Constituante, élue par le Peuple Français avec la mission précise de rétablir la voix démocratique du peuple. qui implique le coup d’éclat nécessaire, sa convocation sans délai, considérant que le vote du peuple du 7 mai a force de loi, 

C'est l’Ecosocialisme comme base économique et les autres aspects fondamentaux comme l’égalité des droits ou le rôle majoritaire des travailleurs dans l’entreprise.

Pour ceci, notre candidat doit préciser encore plus clairement qu’il ne le fait, les axes du programme sur ce point et se différencier clairement de la pseudo politique de gauche du candidat du PS.

Pour cette raison,  il convient d’accentuer le programme social déjà très bien pensé, de contrer l’absurdité du revenu universel par des mesures sociales d’exception que doit prendre le premier gouvernement du quinquennat qui s’ouvrira, notamment rejoindre la proposition syndicale du SMIC à 1800 euros bruts, résoudre le problème du montant actuellement inacceptable des minima sociaux et je pense que doit être mis à la réflexion collective cette partie d’un excellent billet de ma camarade Brigitte Pascall:

« D'où, à ce stade, la nécessité d'infléchir à gauche notre programme: en offrant une vie décente à chacun :

- soit par un emploi correctement rémunéré,

- soit par le salaire versé intégralement en cas de perte d'emploi.

- Soit grâce à une allocation mensuelle, allant entre 900 et 1000 euros.

.Il nous reste à préciser encore plus clairement les moyens d’égalité du salaire hommes/femmes, matraquer sur le choix de la petite entreprise, la petite exploitation et le commerce de proximité…Ce ne sont là que des idées à creuser encore et encore bien sûr

Toute autre attitude, notamment celle d'un quelconque rapprochement avec Hamon autre que celui d'accepter qu'il se soumette au candidat et au programme, serait pour une partie de l’électorat acquit, une déception comparable à la confiance perdue en 1983 dans la politique de gauche sacrifiée au libéralisme européen.

Et puis, bien sûr la situation créée montre s’il en était besoin, la nécessité que se refonde pour l’avenir notre parti de gauche en un vrai parti de la révolution citoyenne sans lequel tout accompagnement des mesures et de la réussite du programme se révélera impossible.

M.T.