Depuis la proposition de candidature de Jean-Luc Mélenchon, à quelques jours d’atteindre les 100 000 soutiens, le débat va bon train, signe s’il en était besoin que cette proposition répond  aux souhaits profonds d’une partie non négligeable de notre peuple.

 

Enfin, pour la première fois depuis la dérive libérale entamée en 1983, la légitimité de gauche d’un parti qui se dit socialiste vacille dans la tête de gens, peu ou pas politisés, elle confirme notre engagement de 2008 au Parti de Gauche sur les mêmes bases.

Il n’est pas simple pour chacun d’entre  nous, pour notre vie militante ou pour notre vie tout simplement, de faire la révolution culturelle qui s’offre à nous.

Mis à part quelques vieux débris comme moi ou quelques passionnés d’histoire dont je fais partie, la plupart n’ont connu que ce système, n’ont voté que dans la 5ème République, ils n’ont appris dans leur fonctionnement qu’une logique :

-un Président ayant reçu tous pouvoirs du peuple par les urnes ,

-un gouvernement choisi par le dit Président ,

-un Parlement issu de votes de circonscriptions et qui privilégie ses mandants donc sa réélection sur l’intérêt général ,qui vote en majorité et à qui la possibilité d’un 49-3 ou d’une dissolution s’offre en cas de réticence.

Si l’on considère que s’ajoutent à ceci des éléments qui se sont insérés dans le fonctionnement suite aux 27 ou 28 révisions constitutionnelles, l’erreur du quinquennat, les conséquences du sarkosisme, l’aboutissement de la dérive du PS et sa fin programmée, nous assistons en cette fin de règne, à l’accumulation qui serait logique des arguments en faveur de notre candidat trompée par l'effet dominant des puissances financières et de l’une d’entre elles qui contrôle tous les groupes de presse mais en même temps au repli des intérêts particuliers qui orientent l'électorat vers la droite extrême ou l'extrême droite qui finissent par se confondre..

Il est donc logique que les commentaires, les réactions aient du mal à sortir de ce fonctionnement mental et que les commentaires tournent autour d’un Jean-Luc Mélenchon meilleur candidat qu’un autre, autour du soutien souhaité ou redouté du PCF,  autour des alliances en termes de législatives, des calculs pour savoir si des primaires sont utiles à notre cause ou pas.

MAIS CE N’EST PAS LE DEBAT 

Il ne s’agit pas pour l’électorat de rêver à un homme providentiel qui, une fois élu va résoudre le problème du chômage, de l’écologie, de la paix, de la justice sociale. Jean-Luc Mélenchon présente clairement lui-même sa stratégie comme suit ( citation de mémoire):

«  Une fois élu, je procède à la mise en place de la Constituante, elle fait son travail, le peuple valide ses résultats et je rentre chez moi »

CAR C’EST BIEN DE CELA QU’IL S’AGIT- ETRE ELU POUR RENVERSER LA TABLE, EN FINIR AVEC CETTE INSTITUTION OBSOLETE ET REBATIR UNE NATION SOUVERAINE, DEMOCRATIQUE, DEBARRASSEE DES FORCES FINANCIERES QUI L’OPPRIMENT.

Dès lors, les seuls débats qui devraient nous animer sont ceux qui conduisent notre candidat vers son objectif, être le dernier Président de la 5ème République, être le vecteur qui ouvre la voie à la Constituante et à une nouvelle République.

Il ne s'agit pas de disperser nos militants sur tout ce qui existe ou se créé, sur ces initiatives, certes enthousiasmantes et qui devraient ramener le peuple vers la politique ( encore qu'il conviendrait d'analyser si elles s'ouvrent vraiment ou regroupent les participants habituels des manifs). Il s'agit de porter le message de ce que nous militants du Parti de Gauche avons élaboré en commun dans nos travaux programmatiques, il s'agit de nous mettre en ordre de bataille même si, comme nouc l'avons choisi, la candidature de Jean-Luc n'est pas celle d'un parti mais celle d'une stratégie.

Peu nous importe désormais qu’hormis le Parti de Gauche ( et il lui est arrivé hélas de tomber aussi dedans ici ou là), tous les partis s’écharpent sur la nécessité ou pas de primaires, sur des primaires avec ou sans le PS, sur les alliances aux législatives, sur savoir comment participer ou pas à la lutte des places, ceci n’est plus notre problème si tant est que ce le fut pour certains.

NOTRE SITUATION EST DESORMAIS LIMPIDE, C’EST LA VICTOIRE DE JEAN-LUC MELENCHON, C’EST LA METHODE DE MISE EN PLACE DE LA CONSTITUANTE, C’EST L’ARTICULATION ANTICIPEE DE LA PHASE TRANSITOIRE POUR RESOUDRE LES URGENCES NOTAMMENT SOCIALES.

DANS CETTE DEMARCHE,

LE PROCHAIN OBJECTIF S’APPELLE SANS HESITATION

5 JUIN  PLACE DE LA VICTOIRE DE STALINGRAD-

PRENONS Y TOUTE NOTRE PLACE- ORGANISONS LE GRAND RASSEMBLEMENT DE LANCEMENT ET PEU NOUS IMPORTENT LES TRIPATOUILLAGES DE  UNS OU DES AUTRES-

NOTRE CANDIDAT, NOUS L'AVONS, IL EST EN MARCHE-

A NOUS D’EMBOÎTER LE PAS ET DE PERMETTRE QUE COMMENCE LA REVOLUTION CITOYENNE